Semaine 49-2016

Une citation

« Le bonheur est comme un papillon : il vole sans jamais regarder en arrière. »

R. Lalonde

 

Une image

Grande Balane grise
Grande Balane grise (Crozon, février 2011)

 

La Grande Balane grise (Perforatus perofratus) est une espèce marine appartenant au groupe des Cirripèdes, inclus dans les Arthropodes. Elle représente plus particulièrement la famille des Balanidés.

Elle est présente depuis la région moyenne de la zone intertidale, alternativement couverte et découverte par la marée, jusqu’à une profondeur de 20 mètres environ.
Elle vit fixée sur divers supports, naturels comme artificiels, immobiles ou mobiles, tels les rochers, les coquilles de Mollusques et les carapaces de Crabes, voire les Baleines et les bateaux. Elle affectionne les milieux battus.

 

La Grande Balane grise est identifiée aux caractéristiques de son corps.
Il est protégé par une enveloppe rigide et dure, constituée de plusieurs plaques formant d’une part une muraille dressée et d’autre part un opercule horizontal au sommet de la muraille.

L’enveloppe corporelle a la forme d’un cône dont la base a un diamètre de 30 mm en moyenne, pour une hauteur équivalente. Son sommet présente une étroite ouverture ovale.
La muraille est formée de six plaques équivalentes. À l’avant, la plaque rostrale recouvre les deux plaques latérales antérieures, qualifiées de rostrolatérales. À l’arrière, la plaque carénale est recouverte par les deux plaques latérales postérieures dites carénolatérales.
L’opercule quant à lui comporte quatre plaques, scutales à l’avant et tergales à l’arrière, susceptibles d’être écartées en cas d’immersion.

De couleur plutôt foncée, grisâtre, brunâtre ou violacée, la muraille est fréquemment hérissée de côtes verticales.

La base de l’enveloppe corporelle, par l’intermédiaire de laquelle l’animal est fixé au substrat, persiste après sa mort, formant une plaque blanche circulaire portant des stries rayonnantes périphériques.

 

La Grande Balane grise se nourrit de particules en suspension dans l’eau de mer, lorsqu’elle est immergée.

Les plaques de l’opercule s’écartant, les trois paires d’appendices thoraciques postérieurs, portant de longues soies et appelés cirres, sont déployées. En mouvement elles sont traversées par l’eau environnante et les particules qu’elle véhicule sont piégées par leurs soies.
Les mouvements de ces appendices sont à l’origine d’un courant d’eau parcourant la cavité de la muraille. Les appendices thoraciques antérieurs, qui entourent la bouche, retiennent les particules en suspension qu’il apporte.

Les particules captées constituent la nourriture de l’animal.
De petites dimensions par rapport à celles de l’animal, elle déterminent une prise alimentaire dite microphage. Leur capture étant réalisée par filtration de l’eau de mer, la microphagie de la Grande Balane grise est effectuée par filtration, et désignée par le terme suspensivorie.

À cet égard, l’espèce se nourrit comme les autres Balanes ayant fait l’objet de pages et d’articles de Codex virtualis (Les Balanes, de surprenants hôtes du bord de mer, la Balane Croix de Malte en semaine 47-2016 et le Chthamale étoilé en semaine 48-2016).

 

La Grande Balane grise est une espèce hermaphrodite dont les individus, à la fois mâle et femelle, produisent des spermatozoïdes et des ovules.

La reproduction intervient à la fin du printemps et en été, les individus transférant leurs spermatozoïdes à leurs voisins lors d’une copulation à l’aide d’un long pénis.

La fécondation a lieu dans l’individu receveur entre les ovules qu’il a produit et les spermatozoïdes de son partenaire.
La fécondation est ainsi le plus souvent croisée, bien que des autofécondations puissent se produire chez les individus isolés.

Elle donne naissance à des œufs dont le développement embryonnaire se déroule dans l’individu parent.
Durant une quinzaine de jours, il prend fin avec l’éclosion qui libère des larves caractéristiques du groupe, appelées nauplius.

Les larves nauplius mènent une vie planctonique. Se nourrissant de plancton, elles grandissent à la faveur de mues.
Six stades nauplius se succèdent ainsi, séparés par cinq mues.

La larve nauplius de sixième stade subit une mue supplémentaire la transformant en une nouvelle forme larvaire nommée cypris. Celle-ci gagne un substrat favorable et s’y fixe, avant de donner naissance à un individu juvénile par une métamorphose.
La fixation se produit environ un mois et demi après la fécondation.

 

Pour en savoir plus, consulter :

la page Les Balanes, de surprenants hôtes du bord de mer du Cabinet de curiosités virtuel de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/cabinet-de-curiosites-virtuel/des-animaux-meconnus/les-balanes)

le site Doris (Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques – Fédération française d’études et de sports sous-marins – adresse : http://doris.ffessm.fr)

et notamment

la fiche ZIEMSKI Frédéric, BOUCHARD Jean-Marie in : DORIS, 07/02/2016 : Perforatus perforatus (Bruguière, 1789) (adresse : http://doris.ffessm.fr/ref/specie/86 consultée le 28 novembre 2016)

le site Marlin (The marine life information network – en anglais – adresse http://www.marlin.ac.uk)

et notamment

la fiche Perforatus perforatus (en anglais – adresse : http://www.marlin.ac.uk/species/detail/1603 consultée le 28 novembre 2016)

le site Wikipedia (adresse http://www.wikipedia.org)

et notamment

l’article Balane commune (adresse : https://fr.wikipedia.org/wiki/Balane_commune consultée le 28 novembre 2016)