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L’organe byssogène et l’élaboration du byssus

 

La Moule (Mytilus edulis) est un animal vivant fixé sur un support, généralement un rocher.
Un ensemble de filaments rigides assure la fixation. Ils constituent le byssus, élaboré par un organe byssogène.

 

Glande du byssus

Localisation de l'organe byssogène de la Moule (vue ventrale)

 

L’organe byssogène est situé à la base du pied. Il est ouvert sur l’extérieur par un pore d’où émergent les filaments composant le byssus.

 

Glande byssus

Coupe transversale de l'organe byssogène de Moule


 
Sur cette image, les filaments libres du byssus apparaissent colorés en rouge. Une fois passé le pore de la glande, ils courent dans la cavité palléale.

Le pore est l’ouverture sur l’extérieur d’une cavité allongée, comprenant de multiples cloisons. Elles délimitent des espaces dans lesquels les filaments du byssus sont formés individuellement.

L’ensemble est entouré de cellules glandulaires à l’origine de la synthèse et la sécrétion des substances constituant les filaments du byssus. Elles composent la glande byssogène.
 

Glande byssus

Épithélium sécréteur et cloisons de l'organe byssogène (coupe transversale)


 
Dans la partie inférieure de l’image ci-dessus, sous l’épithélium bordant le pore de l’organe byssogène, de volumineuses cellules glandulaires sont visibles, colorées en bleu.

À droite, des replis de l’épithélium bordant la glande byssogène forment des cloisons, soutenues par du tissu conjonctif. Entre les cloisons, les substances composant le byssus sont assemblées en filaments.

 

Glande byssus

Épithélium sécréteur, cloisons de l'organe byssogène et musculature associée (coupe transversale)


 
De la même manière dans la partie dorsale de l’organe byssogène (à droite sur l’image ci-dessus), l’épithélium de revêtement forme des cloisons soutenues par du tissu conjonctif entre lesquelles les produits de sécrétion des cellules glandulaires sont agencés en filaments.

Des fibres musculaires lisses colorées en violet sont à ce niveau associées au pied et à l’organe byssogène.

 

Glande byssus

Épithélium sécréteur et cloisons de l'organe byssogène (coupe transversale)


 
À plus fort grossissement, l’épithélium des cloisons apparaît formé d’une seule assise de cellules prismatiques. Elles présentent une ciliature apicale, qui serait impliquée dans l’acheminement des produits sécrétés par les cellules glandulaires.

Ces dernières sont de type séreux. Certaines sont insérées à la base des cloisons.

 

Glande byssus

Épithélium sécréteur de la glande byssogène (coupe transversale)


 
Les cellules glandulaires sont également présentes de part et d’autre de la cavité de l’organe byssogène. Elles forment des amas et apparaissent de couleurs diverses (bleu, rouge et rose ici).

 

Glande byssus

Cloisons de l'organe byssogène et musculature associée (coupe transversale)


 
Dans la région dorsale, des fibres musculaires lisses sont présentes entre les amas de cellules glandulaires. Elles sont entourées de tissu conjonctif qui est par ailleurs associé à l’épithélium de revêtement de l’organe byssogène.

 
Au-delà du pore de l’organe byssogène, dans la cavité palléale, les filaments de byssus courent dans un sillon creusé sur la face inférieure du le pied. Des cellules glandulaires sont également présentes à ce niveau et leurs produits de sécrétion contribuent à la composition du byssus.

Le pied est responsable de la mise en place des filaments du byssus : ils sont guidés dans le sillon et leur site de fixation au substrat est défini par l’extrémité du pied.
Peu après leur production, les filaments sont solidifiés par tannage et ils adhèrent au substrat.
Le pied se retire et l’animal est fixé.

La résistance des filaments est importante, en particulier en raison de leur composition.
La fixation est solide du fait de la forte adhérence de l’extrémité des filaments au substrat, mais aussi de l’insertion des racines des filaments du byssus dans les replis de l’épithélium de l’organe byssogène et de l’action de la musculature associée.

La fixation au substrat n’est toutefois pas définitive. La Moule peut rompre les filaments de son byssus un à un, en positionnant son pied entre eux avant de le mouvoir. Elle se détache ainsi progressivement et peut se déplacer pour se fixer ailleurs.

 

Référence :

Grassé P.P. (sous la direction de), 1960 – Traité de zoologie. Tome V. Bryozoaires, Brachiopodes, Chétognathes, Pogonophores, Mollusques (deuxième fascicule). Masson, 1054-2219p. Paris
 
Pour en savoir plus sur les propriétés du byssus, consulter la page La Moule et son rocher du cabinet de curiosités virtuel
 

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