Codex virtualis
Qui sont ils ?
En-tête
Calendrier
juillet 2019
L M M J V S D
« Juin    
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031  
Archives

Les acrobaties de l’Escargot

 

Escargot des haies

Escargot des haies acrobate (Lyon, septembre 2010)

 

Il n’est pas rare d’observer des Escargots se déplaçant sur des surfaces verticales ou dans des positions improbables.
 
Comment réalisent-ils ces déplacements ?
 
Comme tous les Mollusques, les Escargots possèdent un organe impliqué dans la locomotion appelé « pied ». Chez les Gastéropodes, groupe dans lequel sont classés les Escargots, cet organe prend la forme d’une sole de reptation. Les animaux se déplacent en glissant, leur pied restant au contact du support.
 
La locomotion est réalisée grâce à la propagation d’une onde de contraction le long du pied.
Dans le cas d’un déplacement sur une surface pentue, la contraction débute à l’arrière du pied et progresse vers l’avant.

La contraction d’une zone du pied permet à celle-ci d’avancer dans la mesure où l’arrière de la zone se rapproche de l’avant qui reste fixe. Ce dernier se déplace au moment de la contraction de la région du pied juste antérieure.
 
L’Escargot adhère à la surface sur laquelle il se tient grâce à une substance appelée mucus, sécrétée par une glande localisée au niveau du pied.

Le mucus a une consistance de gel et joue le rôle de colle. Il est composé principalement d’eau et de sels minéraux mais il contient également de longues protéines qui établissent des liaisons entre elles et forment ainsi un réseau aux propriétés élastiques.

Au niveau de la zone du pied qui se contracte, les forces exercées sur le mucus rompent les liaisons entre les protéines, rendant le mucus liquide. Ce changement de consistance réduit localement l’adhérence au support et permet le déplacement de la zone contractée du pied.

Lorsque la contraction cesse, les forces exercées sur le mucus sont réduites et les liaisons entre protéines sont reformées, restaurant l’adhérence au support.
 
Les acrobaties de l’Escargot, déplacements sur des surfaces pentues, sont donc possibles grâce à la propagation d’ondes de contraction du pied réalisée en présence d’un mucus thixotrope, alternativement solide collant et liquide coulant.
 
Lorsqu’il évolue sur un support horizontal, l’Escargot emploie une technique moins coûteuse en énergie.

Des ondulations de la face inférieure du pied, au contact du support, se propagent de l’avant vers l’arrière. Dans les régions où la zone de contact entre le pied et le support est faible, la pression dans le mucus est plus élevée que dans les autres régions. En conséquence, le mucus s’écoule de l’avant vers l’arrière.

En réaction à l’écoulement et en relation avec la viscosité du mucus, le support exerce une force de réaction orientée vers l’avant, qui est transmise au pied et fait progresser l’animal.

 
Pour en savoir plus, consultez l’article

Courty J.M. et Kierlik E., 2009 – Avancer comme un escargot. Pour la Science, n°378 : 94-96.
 
Pour accéder au site de la revue Pour la science (adresse http://www.pourlascience.fr)
 
Pour consulter les images d’Escargots et autres Mollusques des parcs de Gerland et des berges du Rhône
 

Portraits

Images et poésies


Albums d’images

Biodiversité urbaine
Le Souci

 

 

 

 

 

Délices histologiques
Panache de la Sabelle

À visiter

Des fleurs à notre porte