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Images insolites instructives

Déplacement des images insolites instructives

 

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Le nid d’écume du Cercope

 

Écume printanière

Écume printanière (Lyon, avril 2010)

 

Au printemps alors que les feuilles des arbustes commencent à se déployer, l’observateur attentif remarque de petits amas d’écume généralement localisés au niveau des ramifications des petites branches.

 

Écume printanière

Écume printanière (Lyon, avril 2010)


 
Désignés par les expressions « crachat de coucou » ou « bave de grenouille », l’écume ayant jadis été considérée comme de la salive de l’un ou l’autre de ces animaux, ces amas cachent en fait des individus juvéniles d’Insectes appartenant au groupe des Cercopes.

 

Cercope juvénile

Cercope juvénile avec écume en formation (Lyon, avril 2010)


 
Dans cette famille, les juvéniles issus du développement embryonnaire s’enfouissent dans de l’écume, qui joue un rôle protecteur vis à vis de la déshydratation et de l’insolation, ainsi que des prédateurs et des parasites.
 
L’écume est produite par les juvéniles eux-mêmes. Ils prélèvent la sève de la plante sur laquelle ils se trouvent, à l’aide de leur appareil buccal et s’en nourrissent. En relation avec l’importante quantité d’eau absorbée, ils éliminent une urine abondante, se présentant comme un liquide clair et visqueux. Ils y mélangent de l’air, et des bulles se forment, dont l’accumulation produit l’écume.
 
C’est au niveau de l’abdomen qu’est réalisé le mélange.
Des expansions latérales de la cuticule sont repliées sur sa face ventrale, délimitant une enceinte aérifère qui peut être close à l’avant et à l’arrière grâce à des dispositifs variables avec les espèces. Lorsque la cavité aérifère communique avec l’extérieur, de l’air y est emmagasiné.
L’animal se tenant la tête en bas, de l’urine peut pénétrer dans la cavité, et grâce à de vigoureux mouvements abdominaux, elle est mélangée avec l’air emprisonné. Des bulles se forment, la présence de mucine dans l’urine contribuant à faciliter leur formation et favorisant leur persistance.
Les mouvements des pattes et de l’abdomen permettent d’agencer les bulles en un amas d’écume.
 
L’enceinte aérifère est par ailleurs impliquée dans la respiration du juvénile alors qu’il est enveloppé d’écume ou enduit de liquide. L’air qu’il contient permet d’alimenter l’appareil respiratoire dont les orifices sont ouverts sur le canal.
 
Pour en savoir plus :

sur la formation de l’écume et l’élaboration de l’urine chez les Cercopes, téléchargez l’article « L’urine des Homoptères, un matériau utilisé ou recyclé de façons étonnantes » de Michel Boulard, paru dans la revue Insectes n°80.

consultez le site internet dédié aux Cercopes du Québec (adresse http://entomofaune.qc.ca/entomofaune/cercopes/index.htm)
 

Retrouvez :

la revue Insectes en ligne, sur le site de l’Office pour les Insectes et leur environnement (OPIE, adresse : http://www.insectes.org)

les Insectes du Québec en ligne sur le site Entomofaune du Québec (adresse http://entomofaune.qc.ca)
 
Pour accéder aux images d’Hémiptères des parcs de Gerland et des berges du Rhône
 

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Les acrobaties de l’Escargot

 

Escargot des haies

Escargot des haies acrobate (Lyon, septembre 2010)

 

Il n’est pas rare d’observer des Escargots se déplaçant sur des surfaces verticales ou dans des positions improbables.
 
Comment réalisent-ils ces déplacements ?
 
Comme tous les Mollusques, les Escargots possèdent un organe impliqué dans la locomotion appelé « pied ». Chez les Gastéropodes, groupe dans lequel sont classés les Escargots, cet organe prend la forme d’une sole de reptation. Les animaux se déplacent en glissant, leur pied restant au contact du support.
 
La locomotion est réalisée grâce à la propagation d’une onde de contraction le long du pied.
Dans le cas d’un déplacement sur une surface pentue, la contraction débute à l’arrière du pied et progresse vers l’avant.

La contraction d’une zone du pied permet à celle-ci d’avancer dans la mesure où l’arrière de la zone se rapproche de l’avant qui reste fixe. Ce dernier se déplace au moment de la contraction de la région du pied juste antérieure.
 
L’Escargot adhère à la surface sur laquelle il se tient grâce à une substance appelée mucus, sécrétée par une glande localisée au niveau du pied.

Le mucus a une consistance de gel et joue le rôle de colle. Il est composé principalement d’eau et de sels minéraux mais il contient également de longues protéines qui établissent des liaisons entre elles et forment ainsi un réseau aux propriétés élastiques.

Au niveau de la zone du pied qui se contracte, les forces exercées sur le mucus rompent les liaisons entre les protéines, rendant le mucus liquide. Ce changement de consistance réduit localement l’adhérence au support et permet le déplacement de la zone contractée du pied.

Lorsque la contraction cesse, les forces exercées sur le mucus sont réduites et les liaisons entre protéines sont reformées, restaurant l’adhérence au support.
 
Les acrobaties de l’Escargot, déplacements sur des surfaces pentues, sont donc possibles grâce à la propagation d’ondes de contraction du pied réalisée en présence d’un mucus thixotrope, alternativement solide collant et liquide coulant.
 
Lorsqu’il évolue sur un support horizontal, l’Escargot emploie une technique moins coûteuse en énergie.

Des ondulations de la face inférieure du pied, au contact du support, se propagent de l’avant vers l’arrière. Dans les régions où la zone de contact entre le pied et le support est faible, la pression dans le mucus est plus élevée que dans les autres régions. En conséquence, le mucus s’écoule de l’avant vers l’arrière.

En réaction à l’écoulement et en relation avec la viscosité du mucus, le support exerce une force de réaction orientée vers l’avant, qui est transmise au pied et fait progresser l’animal.

 
Pour en savoir plus, consultez l’article

Courty J.M. et Kierlik E., 2009 – Avancer comme un escargot. Pour la Science, n°378 : 94-96.
 
Pour accéder au site de la revue Pour la science (adresse http://www.pourlascience.com)
 
Pour consulter les images d’Escargots et autres Mollusques des parcs de Gerland et des berges du Rhône
 

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