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Semaine 21-2019

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« Il est difficile de trouver le bonheur en nous, et impossible de le trouver ailleurs. »

N. de Chamfort

 

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L’image de la semaine 21-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte deux ensembles baignant dans un espace semblant vide. Le premier situé à droite présente deux lacunes, de forme approximativement ovale, alors que le second localisé à gauche apparaît plus compact.

 

Les lacunes de l’ensemble de droite sont bordées de parois relativement épaisses, constituées d’unités accolées contenant des sous-unités ovales finement ponctuées et entourées d’un espace granuleux.
Cette organisation est caractéristique des cellules animales, les sous-unités ovales correspondant à des noyaux et l’espace les entourant à du cytoplasme.

En l’occurrence, les parois délimitant les lacunes sont formées d’une unique couche de cellules, continue. Il s’agit d’épithéliums simples bordant une lumière. Les ensembles paroi et lumière correspondent vraisemblablement à deux tubes coupés transversalement.

Les cellules apparaissent plus hautes que larges, déterminant un épithélium prismatique ou cylindrique.
Selon la section de tube, elles possèdent des organisations distinctes. Les cellules du tube de gauche présentent des granulations basales denses et de longues expansions apicales ondulées correspondant à une ciliature. Les cellules du tube de droite comportent des granulations plus discrètes mais un liseré apical marqué et strié, constituant une bordure en brosse.

Une fine couche continue de cellules entoure l’ensemble de droite, constituant un épithélium simple et pavimenteux.

 

Le massif situé à gauche est formé de multiples cellules juxtaposées, d’organisations diverses. Leur cytoplasme est plus ou moins abondant, dense et granuleux.

 

L’espace semblant vide qui entoure les structures décrites correspond vraisemblablement à une cavité liquidienne. Elle contient des organes tubuleux entourés d’un épithélium simple pavimenteux et des cellules isolées groupées en amas.

Une telle organisation est caractéristique du plan d’organisation des Annélides, Vers annelés comme le Lombric, la cavité liquidienne est une cavité cœlomique remplie de liquide dans lequel des cellules isolées, les cœlomocytes, sont présentes.

Les structures tubuleuses baignant dans le liquide cœlomique correspondent à des organes excréteurs, appelés métanéphridies. Elles sont présentées dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis.

Une métanéphridie est formée d’un pavillon cilié, en forme d’entonnoir, le néphrostome. Il est décrit dans l’article de la semaine 17-2019.
Un tube néphridien contourné lui fait suite. Il est constitué d’un segment grêle creusé dans des cellules drain ciliées puis d’un segment moyen d’organisation similaire mais de diamètre plus important. Ils sont décrits dans les articles des semaines 19-2019 et 20-2019.
Le tube néphridien comprend également un segment large lui-même divisé en une région proximale et une région distale. L’image de la semaine 21-2019 illustre les segments moyen et large proximal.

En termes fonctionnels, les battements des cils du néphrostome mettent en mouvement le liquide cœlomique et provoquent son entrée dans le tube néphridien. Le liquide cœlomique est chargé des déchets du métabolisme qui lui sont transmis à partir du sang par un processus de filtration à travers la paroi des vaisseaux sanguins et l’épithélium cœlomique.
Le liquide cœlomique devient ainsi l’urine primitive.

Le tube néphridien est responsable de la modification de la composition de l’urine primitive par le biais de sécrétions et de réabsorptions, échanges réalisés à travers sa paroi avec le sang des vaisseaux sanguins qui lui sont associés.
Dans le segment large interviennent en particulier des réabsorptions d’ions et d’eau.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 20-2019

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« L’homme sans patience est une lampe sans huile. »

A. de Musset

 

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L’image de la semaine 20-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte une masse centrale baignant dans un espace semblant vide, mais contenant des unités diverses dispersées. La masse centrale est elle-même creusée d’une lacune, bordée d’une paroi relativement épaisse. Il s’agit vraisemblablement d’une structure tubuleuse coupée transversalement.

 

La paroi délimitant la lacune apparaît formée d’unités accolées les unes aux autres, agencées en une unique couche. Chacune contient une sous-unités ovale intensément colorée, entourée de matière hétérogène comprenant de fines et de volumineuses granulations.

Cette organisation est caractéristique des cellules animales, la sous-unité ovale correspondant au noyau et la matière hétérogène au cytoplasme.
L’agencement des cellules en une couche continue détermine un épithélium simple.
La hauteur des cellules étant relativement élevée, il est de type cubique. La présence dans la lumière de longs filaments ondulés suggère que ses cellules sont ciliées.

 

La masse centrale est enveloppée d’une fine couche continue. Elle comporte des renflements correspondant à des noyaux plats. Il s’agit d’un épithélium simple et pavimenteux localisé au contact de l’espace semblant vide.

L’espace vide est vraisemblablement une cavité liquidienne, dans laquelle des cellules libres sont présentes sous forme d’unités dispersées.

De tels vastes espaces liquidiens contenant des cellules isolées variées sont rencontrés dans le groupe des Annélides, et notamment chez le Lombric également appelé Ver de terre. Ce sont des cavités cœlomiques remplies de liquide cœlomique contenant de nombreuses cellules, les cœlomocytes.
Les cavités cœlomiques sont décrites dans les articles des semaines 41-2018 et 42-2018 de Codex virtualis, et les cœlomocytes dans les articles des semaines 37-2018, 38-2018 et 39-2018.

Parmi les tubes baignant dans les cavités cœlomiques figurent les tubes néphridiens, constituants des organes excréteurs, les métanéphridies.
Chaque métamère corporel du Lombric est organisé autour d’une cavité cœlomique et comporte une paire de métanéphridies. Chacune est formée d’un entonnoir cilié appelé néphrostome, décrit dans l’article de la semaine 17-2019, et d’un tube néphridien.

 

Le néphrostome est responsable du transfert du liquide cœlomique contenant les déchets métaboliques dans la métanéphridie. Il est à l’origine de l’urine primitive.

Le tube néphridien assure la modification de la composition de l’urine primitive et la transforme en urine définitive. Il comporte plusieurs segments distincts par leurs dimensions, leurs structures et leurs fonctions.
Le segment grêle, situé immédiatement en aval du néphrostome et décrit dans l’article de la semaine 19-2019, est impliqué dans la sécrétion de déchets azotés.

Le segment moyen qui lui fait suite, et est l’objet de l’article de la semaine 20-2019, a une organisation voisine. Il présente cependant un diamètre plus important, de l’ordre de 60µm, et un épithélium plus épais. Il est le siège de réabsorptions d’ions et d’eau depuis l’urine vers le sang.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 19-2019

Une citation

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes c’est celui de chacun. »

B. Vian

 

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L’image de la semaine 19-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte deux structures de formes approximativement circulaire et ovale, constituées d’une bordure relativement épaisse entourant une zone semblant vide à l’exception de quelques filaments fins et ondulés. Elles surmontent une unité composite recourbée et fibreuse.
Toutes sont enveloppées d’amas irréguliers.

L’ensemble baigne dans un espace apparemment vide.

 

Les structures circulaire et ovale délimitant une zone vide correspondent vraisemblablement à des tubes présentant une lumière, en sections respectivement transversale et oblique.
Leur paroi est formée d’une couche d’unités granuleuses accolées les unes aux autres, constituant une limite continue. Il s’agit de cellules animales.
Une telle organisation est caractéristique d’un épithélium simple. Les cellules épithéliales étant relativement plates, il est qualifié de pavimenteux à cubique.
Les filaments présents dans la lumière sont portés par les cellules épithéliales. Ce sont des groupes de cils.

 

L’espace semblant vide autour des tubes ainsi décrits est vraisemblablement une cavité liquidienne.

Les amas apposés aux tubes comportent des sous-unités circulaires finement ponctuées, entourées de matière granuleuse. Ils sont constitués de cellules relativement volumineuses, les sous-unités ponctuées correspondant à des noyaux et la matière granuleuse à du cytoplasme.

L’existence de vastes cavités liquidiennes et de cellules granuleuses localisées autour des organes est observée dans des groupes comme les Annélides oligochètes. Leur corps est formé d’unités répétées le long de l’axe antéropostérieur, les métamères, organisées autour de cavités cœlomiques remplies de liquide cœlomique.

Leurs organes baignent dans le liquide cœlomique, dont ils sont isolés par un épithélium cœlomique. Ils sont fréquemment entourés de cellules chloragogènes.
Cette organisation est décrite dans les articles des semaines 41-2018 et 42-2018 de Codex virtualis.

En l’occurrence, l’image représente une section de Lombric ou Ver de terre.

 

Parmi les organes présents dans les cavités cœlomiques, à raison d’une paire par segment, figurent les organes excréteurs appelés métanéphridies.

Une métanéphridie comporte un néphrostome, pavillon cilié ouvert sur la cavité cœlomique du segment n, recueillant le liquide cœlomique chargé de déchets avant de le conduire au tube néphridien communiquant avec le milieu extérieur par un néphridiopore situé dans le segment n+1.
Le néphrostome, décrit dans l’article de la semaine 17-2019, assure la formation de l’urine primitive à partir du liquide cœlomique.

L’urine primitive est ensuite prise en charge par un tube néphridien, responsable de modifications de sa composition et la transformant en urine définitive.
Le tube néphridien est divisé en diverses régions distinctes par leurs organisations et leurs fonctions. La première est qualifiée de segment grêle en raison de son diamètre faible, de l’ordre de 30µm. Elle est creusée dans des cellules dites cellules-drain, qui forment un épithélium simple pavimenteux à cubique. Elles portent des touffes de cils dont les battements contribuent à la progression de l’urine dans leur lumière.

Le segment grêle décrit dans l’article de la semaine 19-2019 est impliqué dans la sécrétion de déchets du métabolisme azoté (acide urique, urée, ions ammonium) et d’ions minéraux du sang, circulant dans les vaisseaux proches de la métanéphridie, à l’urine.

Il est en continuité avec un segment moyen puis un segment large débouchant dans un segment musculaire également appelé vessie dont une partie de la paroi, courbée et fibreuse, est visible en bas de l’image.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 18-2019

Une citation

« Au reste, si l’éducation de la jeunesse est négligée, ne nous en prenons qu’à nous-mêmes, et au peu de considération que nous témoignons à ceux qui s’en chargent. »

J. Le Rond d’Alembert

 

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L’image de la semaine 18-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x4 du microscope photonique.

Elle apparaît formée de trois unités semblables les unes aux autres séparées par des cloisons, comprenant une limite supérieure et une limite inférieure de même organisation. Chacune comporte un espace semblant vide dans lequel des structures ondulées, allongées ou ovales, sont présentes.

 

Les unités répétées possèdent une enveloppe épaisse et composite. Elle est constituée d’une tunique externe fine et continue recouverte d’un étroit liseré uniforme. Elle surmonte deux épaisses tuniques fibreuses, la première coupée transversalement, la seconde longitudinalement. Les cloisons verticales séparant les unités répétées semblent de même nature mais sont moins épaisses.

Un tel agencement est caractéristique du plan d’organisation d’animaux segmentés, chaque unité répétée correspondant à un segment. Les espaces vides sont vraisemblablement des cavités liquidiennes, autour desquelles les unités corporelles sont organisées. Il s’agit de cavités cœlomiques et les segments sont des métamères.

La coupe a été confectionnée dans le corps d’un animal dont la métamérie est manifeste. C’est le cas notamment des Annélides et en particulier du Lombric ou Ver de terre.

La paroi corporelle est constituée d’un épiderme, épithélium simple et prismatique formant la fine tunique externe continue, surmonté d’une cuticule discrète. Il recouvre deux épaisses tuniques de fibres musculaires, circulaires et longitudinales. Les cloisons antérieure et postérieure des métamères sont des dissépiments, formés d’une couche de fibres musculaires.
La tunique de fibres musculaires longitudinales ainsi que les fibres musculaires des dissépiments sont tapissées d’un fin épithélium simple et pavimenteux. Il s’agit de l’épithélium cœlomique délimitant la cavité cœlomique.

L’image est un agrandissement de l’image de la semaine 41-2018 de Codex virtualis.

 

Les structures ondulées contenues dans les cavités cœlomiques sont constituées d’une paroi délimitant une lumière. Il s’agit vraisemblablement de tubes circonvolués coupés longitudinalement ou transversalement.

Parmi les appareils répétés dans les métamères figure l’appareil excréteur représenté par des organes, les métanéphridies, présents à raison d’une paire par métamère.

Une métanéphridie est formée d’un pavillon cilié en forme d’entonnoir, le néphrostome, ouvert sur la cavité cœlomique du segment n et d’un tube néphridien circonvolué débouchant sur l’extérieur dans le segment n+1. En relation avec les caractéristiques de sa paroi, il est divisé en plusieurs segments, grêle, moyen, large et musculaire.

Le néphrostome, décrit dans l’article de la semaine 17-2019, recueille le liquide cœlomique contenant les déchets provenant du sang et le transfère dans le tube néphridien.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 17-2019

Une citation

« Rien, ici-bas, n’est plus souple, moins résistant que l’eau, pourtant il n’est rien qui vienne mieux à bout du dur et du fort. »

Lao-Tseu

 

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L’image de la semaine 17-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une structure centrale arquée, située dans un espace semblant vide à l’exception de petites unités dispersées ou groupées localement en amas.

 

La structure arquée est constituée d’unités accolées agencées en une couche, légèrement plus hautes que larges. Chacune contient une sous-unité circulaire ou ovale finement ponctuée, entourée d’un environnement finement granuleux. Dans la concavité, de longues expansions ondulées sont présentes.

Les unités ainsi décrites correspondent à des cellules animales, la sous-unité qu’elles contiennent étant un noyau environné de cytoplasme et les filaments qu’elles portent des cils.

L’ensemble constitue un épithélium simple et prismatique, cilié. Sa courbure suggère qu’il délimité une structure de forme conique.

Sur la face convexe, une fine tunique fibreuse recouvre le cône. Elle est surmontée d’une couche continue de cellules plates. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux sur lequel repose un épithélium simple et pavimenteux.

L’espace apparemment vide est vraisemblablement une cavité liquidienne, et les unités qu’elle contient des cellules isolées.

 

La présence de vastes cavités liquidiennes dans lesquelles des cellules dispersées et divers organes sont localisés est caractéristique des Annélides comme le Lombric ou Ver de terre.

Les cavités corporelles sont des cavités cœlomiques, délimitées par un épithélium cœlomique et contenant des cellules appelées cœlomocytes.
Ils sont décrits respectivement dans les articles des semaines 41-2018, 42-2018, 43-2018, 44-2018 et 37-2018, 38-2018, 39-2018, 40-2018 de Codex virtualis.

Parmi les organes présents dans les cavités cœlomiques figurent les organes excréteurs, les métanéphridies.
Ils comportent un pavillon cilié en forme d’entonnoir, le néphrostome, ouvert sur un tube néphridien. Il met en communication la cavité cœlomique et la lumière du tube néphridien.
L’ensemble est recouvert par l’épithélium cœlomique et du tissu conjonctif.

Chez le Lombric, les déchets du métabolisme sont notamment pris en charge par le sang. La filtration du sang à travers la paroi des vaisseaux sanguins de la cavité cœlomique conduit au transfert des déchets vers le liquide cœlomique. Les battements des cils du néphrostome assurent leur entrée dans la métanéphridie.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 16-2019

Une citation

« Sans la musique, la vie serait une erreur. »

F. Nietzsche

 

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L’image de la semaine 16-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une épaisse bande verticale située à la frontière entre un espace semblant vide à droite et un autre à gauche, occupé par une masse homogène et de multiples fibres ondulées.
Il s’agit vraisemblablement de la paroi d’une structure creuse possédant une lumière, localisée à gauche et au contenu hétérogène.

 

La bande verticale apparaît constituée d’unités jointives aux limites peu nettes, allongées de sa base vers la lumière. Chacune contient une sous-unité ovale en position basale, finement ponctuée et comportant souvent une tache circulaire dense. Elle semble baigner dans un milieu granuleux comportant localement des amas volumineux et composites.

Les unités ainsi décrites correspondent à des cellules animales. Les sous-unités qu’elles contiennent sont des noyaux comprenant de la chromatine et un nucléole, entourés d’un cytoplasme granuleux dans lequel de volumineuses vésicules de sécrétion sont présentes. Au contact de la lumière ces cellules possèdent une bordure marquée.
Jointives et formant une unique couche, elles forment un épithélium simple et prismatique.

L’épithélium repose sur une tunique dans laquelle plusieurs constituants sont distingués.
Elle comprend de fines fibres formant un réseau, avec lesquelles des structures circulaires à contenu homogène sont entrelacées, et extérieurement une couche de cellules jointives, relativement plates.

Le réseau de fibres correspond à du tissu conjonctif fibreux dans lequel courent de nombreux vaisseaux sanguins.
La fine assise cellulaire externe est un épithélium simple pavimenteux. Situé au contact de l’espace semblant vide, qui peut être interprété comme une cavité liquidienne, il en constitue la limite.
Une telle disposition est présente dans les cavités cœlomiques, contenant du liquide et bordées d’un épithélium cœlomique. Elles sont présentes et bien développées chez les Annélides adultes par exemple.

 

Le contenu de la lumière bordée par la paroi comporte d’une part une masse homogène et d’autre part des unités fibreuses.

La masse homogène correspond probablement aux produits sécrétés par les cellules épithéliales et déversés dans la lumière.

Les unités fibreuses présentent une extrémité renflée sur laquelle est inséré un long filament. Cette organisation est caractéristique des spermatozoïdes des animaux, gamètes mâles.

 

L’organe de l’image de la semaine 16-2019 est ainsi un organe creux, délimité par un épithélium simple, prismatique et sécréteur, contenant des spermatozoïdes mêlés aux produits de sécrétion.

Provenant d’un animal qui possède des cavités cœlomiques bien développées, il s’agit en l’occurrence d’une spermathèque ou réceptacle séminal de Lombric, également appelé Ver de terre.
Organe de l’appareil génital femelle, il recueille les spermatozoïdes transmis par le partenaire au cours de l’accouplement et les libère au moment de l’oviposition.

L’organisation générale des spermathèques de Lombric est décrite dans l’article de la semaine 15-2019 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Grove A. J., 1925 – On the Reproductive Processes of the Earthworm, Lumbricus terrestris. Quarterly journal of microscopical science, 69 : 245-290 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-69/274/245.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 14-2019

Une citation

« Être ce que nous sommes et devenir ce que nous sommes capables de devenir, tel est le seul but de la vie. »

R. L. Stevenson

 

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L’image de la semaine 14-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle comporte une structure centrale en forme de V appuyée à une masse oblongue et fibreuse. De part et d’autre, des espaces semblant vides ou contenant de petites unités isolées sont présents.

 

La structure centrale est représentée par une paroi relativement épaisse et hétérogène.

Elle porte au niveau du creux du V, appelé lumière, une fine bande striée semblant constituée de filaments juxtaposés.
Elle surmonte une tunique formée de sous-unités étroites et longues accolées les unes aux autres mais semblant localement disjointes. Chacune contient une tache sombre allongée.
L’ensemble repose sur une couche de fines fibres d’orientations diverses, elle-même soutenue par une tunique dans laquelle alternent fibres et masses circulaires homogènes et vivement colorées.
Une fine couche plate délimite extérieurement la structure.

La tunique bordant la structure en V du côté de la lumière est constituée de cellules animales contenant chacune un noyau étroit, correspondant à la tache sombre allongée. Allongées et accolées les unes aux autres, elles déterminent un épithélium simple et prismatique.
La bande striée les surmontant est une ciliature.

L’épithélium est soutenu par un tissu fibreux correspondant à du tissu musculaire lisse. Il surmonte du tissu conjonctif fibreux dans lequel de nombreux vaisseaux sanguins sont présents.

Au contact de la lumière, une étroite couche de cellules jointives marque la limite avec l’espace semblant vide. Il s’agit d’un épithélium simple et pavimenteux.

 

De par sa forme et son organisation, la structure centrale constitue un entonnoir ou pavillon cilié, dont la lumière est en continuité avec une cavité corporelle. Il est soutenu par des tissus musculaire lisse et conjonctif fibreux puis délimité par un épithélium simple et pavimenteux.

 

La présence des vastes cavités corporelles répétées suggère que la coupe a été confectionnée à partir d’un individu segmenté, dont chaque segment est agencé autour d’une cavité liquidienne. En l’occurrence, il s’agit d’un Lombric ou Ver de terre, du genre Lumbricus appartenant aux Annélides oligochètes.

Le pavillon cilié est adossé à une masse fibreuse, délimitée de chaque côté par une fine bande de cellules plates. Elle correspond à un dissépiment comportant plusieurs couches de tissus, du centre à la périphérie respectivement musculaire, conjonctif et épithélial.

 

Une telle organisation rappelle celle de l’entonnoir cilié de l’appareil génital femelle du Lombric, début de l’oviducte recueillant les ovules libérés par l’ovaire et les transférant dans un diverticule cœlomique appelé ovisac où ils terminent leur maturation avant d’être évacués vers le milieu extérieur.

L’ovaire du Lombric est décrit dans les articles des semaines 10-2019, 11-2019, 12-2019 et 13-2019 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Gorgees N. S. and Khalid V. A., 2017 – Histomorphology of the ovaries of the earthworm, Dendrobaena atheca Cernosvitov (Annelida, Clitellata: Oligochaeta). Journal of Morphological Science, 34, 3 : 178-185 (adresse : https://www.thieme-connect.de/products/ejournals/abstract/10.4322/jms.117817)
DOI : 10.4322/jms.117817

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Siekierska E., 2003 – The structure of the ovary and oogenesis in the earthworm, Dendrobaena veneta (Annelida, Clitellata). Tissue & Cell, 35 : 252–259
DOI : 10.1016/S0040-8166(03)00038-7

 


Semaine 13-2019

Une citation

« Dans chaque vieux, il y a un jeune qui se demande ce qui s’est passé. »

T. Pratchett

 

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L’image de la semaine 13-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente une portion triangulaire d’organe, contenant des unités de dimensions diverses semblant isolées les unes des autres par de fines enveloppes.
La plupart comportent une sous-unité claire dans laquelle des ponctuations et des filaments sombres sont présents. Elle est entourée d’une couronne intensément colorée et granuleuse.
Cette organisation est caractéristique des cellules animales, la sous-unité claire correspond au noyau contenant de la chromatine et la couronne l’entourant au cytoplasme.

 

Les cellules ont des dimensions différentes en raison de l’abondance variable du cytoplasme, leurs noyaux apparaissant de tailles similaires quand ils sont visibles.
Il est vraisemblable que les cellules volumineuses comportent des réserves cytoplasmiques alors que les petites cellules en contiennent peu.

Parallèlement, les contenus nucléaires sont divers, la chromatine se présentant sous forme d’amas ou de filaments plus ou moins épais.
L’existence des filaments de chromatine, correspondant à des chromosomes condensés, suggère que les cellules sont à différents stades de l’évolution nucléaire caractéristique des divisions cellulaires. En l’occurrence, les filaments très épais et courts sont rencontrés au cours de la prophase de première division de méiose au stade pachytène.

Un tel organe, contenant des cellules de dimensions diverses et en cours de méiose, est un ovaire. Il s’agit d’un ovaire de Lombric, également appelé Ver de terre, appartenant au groupe des Annélides oligochètes.
Son organisation générale ainsi que son détail sont décrits dans les articles des semaines 10-2019, 11-2019 et 12-2019 de Codex virtualis.

 

Chez le Lombric, l’ovaire est délimité extérieurement par une enveloppe formée d’une couche de cellules plates reposant sur une fine couche fibreuse. Elles déterminent un épithélium simple et pavimenteux associé à du tissu conjonctif fibreux. L’ensemble constitue la limite de la cavité cœlomique.

Chaque ovocyte est en outre entouré d’une tunique fibreuse ainsi que de cellules plates. Qualifiées de folliculaires, elles constituent un follicule au sein duquel est situé l’ovocyte.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Gorgees N. S. and Khalid V. A., 2017 – Histomorphology of the ovaries of the earthworm, Dendrobaena atheca Cernosvitov (Annelida, Clitellata: Oligochaeta). Journal of Morphological Science, 34, 3 : 178-185 (adresse : https://www.thieme-connect.de/products/ejournals/abstract/10.4322/jms.117817)
DOI : 10.4322/jms.117817

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Siekierska E., 2003 – The structure of the ovary and oogenesis in the earthworm, Dendrobaena veneta (Annelida, Clitellata). Tissue & Cell, 35 : 252–259
DOI : 10.1016/S0040-8166(03)00038-7

 


Semaine 12-2019

Une citation

« Il suivait son idée. C’était une idée fixe et il était surpris de ne pas avancer. »

J. Prévert

 

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L’image de la semaine 12-2019 est issue de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte de multiples unités juxtaposées, comprenant chacune une structure centrale circulaire ou ovale bien délimitée, entourée d’une masse granuleuse périphérique peu importante.
La structure centrale contient des amas sombres périphériques ou des filaments d’épaisseur variable ainsi qu’un fond pâle.
Il s’agit d’un noyau, entouré d’un cytoplasme, l’ensemble correspondant à une cellule animale.

Le noyau étant volumineux par rapport au cytoplasme, le rapport nucléoplasmique de ces cellules est élevé.

 

Les cellules présentes dans l’organe diffèrent par l’organisation de leurs noyaux. Ils contiennent des taches sombres accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ou des filaments. Ces structures représentent deux formes de la chromatine, en amas et condensée en chromosomes.
Elles révèlent que les cellules sont à différents stades d’une évolution nucléaire.

En l’occurrence, la présence de filaments épais dans certains noyaux suggère que les cellules qui les contiennent sont entrées en prophase de première division de méiose.
L’organe correspond vraisemblablement à une gonade au sein de laquelle des cellules germinales évoluent en gamètes, processus appelé gamétogenèse.

Certaines cellules possèdent en outre un cytoplasme relativement plus abondant.

 

Entre les cellules germinales, des fibres sont présentes ainsi que des cellules allongées à noyau finement ponctué et cytoplasme granuleux peu coloré.

Il s’agit de tissu conjonctif fibreux et de cellules somatiques, non reproductrices.

 

L’organisation ainsi décrite est caractéristique d’un ovaire. En absence de cavité interne, il peut être qualifié de plein.

Organe à l’origine des gamètes femelles ou ovules, il est le siège de l’ovogenèse.
Schématiquement, les cellules germinales appelées ovogonies, par division mitotique, donnent naissance à des ovocytes I qui effectuent la première division de méiose. Elles produisent des cellules filles désignées par le terme ovocytes II qui subissent la deuxième division de méiose et conduisent à des ovotides.
Parallèlement à cette évolution nucléaire, une évolution cytoplasmique intervient, avec l’accumulation de réserves constituant le vitellus, généralement déposé au stade ovocyte I.

Les cellules présentes sont au début de leur évolution. Les cellules dont les noyaux comportent des amas de chromatine périphériques sont des ovogonies, et les cellules dont les noyaux contiennent des chromosomes sont des ovocytes I ayant débuté la première division de méiose.
En l’occurrence, il s’agit d’un ovaire de Lombric, Annélide oligochète, dont l’organisation générale a fait l’objet de l’article de la semaine 10-2019 de Codex virtualis, et les ovocytes I en vitellogenèse de celui de la semaine 11-2019.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Gorgees N. S. and Khalid V. A., 2017 – Histomorphology of the ovaries of the earthworm, Dendrobaena atheca Cernosvitov (Annelida, Clitellata: Oligochaeta). Journal of Morphological Science, 34, 3 : 178-185 (adresse : https://www.thieme-connect.de/products/ejournals/abstract/10.4322/jms.117817)
DOI : 10.4322/jms.117817

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Siekierska E., 2003 – The structure of the ovary and oogenesis in the earthworm, Dendrobaena veneta (Annelida, Clitellata). Tissue & Cell, 35 : 252–259
DOI : 10.1016/S0040-8166(03)00038-7

 


Semaine 11-2019

Une citation

« Le sang s’hérite et la vertu s’acquiert, et la vertu vaut par elle seule ce que le sang ne peut valoir. »

M. de Cervantes

 

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L’image de la semaine 11-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente un organe dense dépourvu de cavité, et constitué d’unités ovoïdes de dimensions diverses.
Chacune comporte une sous-unité circulaire dans laquelle des structures granuleuses ou filamenteuses sont présentes.
Il s’agit de cellules animales contenant un noyau.

 

La cellule centrale comporte un noyau dans lequel un nucléole est visible ainsi que des filaments épais correspondants à des chromosomes. De grande taille, elle comprend un cytoplasme abondant dans lequel de nombreux granules sont présents. Certains sont fins alors que d’autres sont très volumineux.
Elle est entourée d’une enveloppe fibreuse.

Une telle organisation suggère qu’il s’agit d’une cellule germinale femelle : les chromosomes individualisés sont caractéristiques des cellules en cours de division, et le cytoplasme granuleux abondant est rencontré dans les cellules accumulant des réserves comme le vitellus.
En l’occurrence, elle correspond à un ovocyte I en prophase de première division de méiose. Elle est en phase de vitellogenèse, c’est-à-dire de dépôt de réserves.

Des cellules de dimensions réduites, dont le noyau contient des chromosomes mais dont le cytoplasme est peu abondant, sont également présentes.
Ce sont vraisemblablement des ovocytes I ayant atteint le même stade de la méiose mais dont la vitellogenèse n’est que peu avancée.

 

Enfin, des cellules légèrement allongées sont associées aux ovocytes. Elles possèdent un noyau ovale, muni d’un nucléole excentré et de chromatine en amas et en réseau. Elles constituent des chaînes associées aux ovocytes I.
Il s’agit de trophocytes, ou cellules nourricières, dérivant d’ovogonies. Connectées par des ponts cytoplasmiques à l’ovocyte qu’elles accompagnent, elles pourraient jouer un rôle nutritif et seraient impliquées dans le dépôt du vitellus.

 

L’organe ainsi décrit, au sein duquel est réalisée la formation des cellules sexuelles femelles ou ovogenèse, correspond à un ovaire. Son organisation, avec des ovocytes I en cours de vitellogenèse et des trophocytes, suggère qu’il appartient à un animal ovipare.

En l’occurrence, il s’agit d’un ovaire de Lombric, Annélide oligochète, dont la situation et la structure générale sont décrites dans l’article de la semaine 10-2019 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Gorgees N. S. and Khalid V. A., 2017 – Histomorphology of the ovaries of the earthworm, Dendrobaena atheca Cernosvitov (Annelida, Clitellata: Oligochaeta). Journal of Morphological Science, 34, 3 : 178-185 (adresse : https://www.thieme-connect.de/products/ejournals/abstract/10.4322/jms.117817)
DOI : 10.4322/jms.117817

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Siekierska E., 2003 – The structure of the ovary and oogenesis in the earthworm, Dendrobaena veneta (Annelida, Clitellata). Tissue & Cell, 35 : 252–259
DOI : 10.1016/S0040-8166(03)00038-7

 


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