Codex virtualis
Qui sont ils ?
En-tête
Calendrier
août 2019
L M M J V S D
« Juil    
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  
Archives

Articles avec le tag ‘Annélide’

Semaine 24-2019

Une citation

« Méditer, c’est s’abriter dans le présent. »

F. Midal

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 24-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle comporte plusieurs structures ovales ou circulaires formées d’une paroi délimitant une zone vide. Il s’agit vraisemblablement de tubes sectionnés obliquement ou transversalement, l’espace central correspondant à leur lumière.

Elles sont entourées d’un espace semblant vide, divisé en deux par une cloison horizontale, dans lequel des amas hétérogènes sont également présents.

 

L’espace semblant vide est certainement un compartiment liquidien.

La présence de tels compartiments, vastes, délimités par des cloisons et contenant des organes, est caractéristique du plan d’organisation d’animaux segmentés comme les Annélides.

Dans ce groupe, chaque segment est organisé autour de deux cavités remplies de liquide, appelées cavités cœlomiques, fréquemment fusionnées en une seule. Elles sont bordées d’un épithélium simple qualifié de cœlomique et reposant sur du tissu conjonctif. Chaque segment porte le nom de métamère.

Les métamères se succèdent le long de l’axe antéropostérieur, délimités par des cloisons appelées dissépiments, tapissées de part et d’autre par deux épithéliums cœlomiques et du tissu conjonctif entre lesquels sont disposées des fibres musculaires lisses.

Le liquide remplissant les cavités cœlomiques, également qualifié de cœlomique, contient des cellules isolées, appelées cœlomocytes.

L’image de la semaine 24-2019 représente deux métamères successifs de Lombric, Annélide oligochète, l’axe antéropostérieur étant vertical.

 

Parmi les organes présents dans les cavités cœlomiques figurent le organes excréteurs, les métanéphridies. Chaque métamère en contient une paire.

Une métanéphridie est formée d’un tube contourné, désigné par l’expression tube néphridien, étroitement associé à des vaisseaux sanguins. Il est ouvert sur la cavité cœlomique du métamère n par un pavillon cilié en forme d’entonnoir, le néphrostome décrit dans l’article de la semaine 17-2019 de Codex virtualis, et sur le milieu extérieur au niveau du métamère n+1 par un orifice, le néphridiopore. L’ensemble est entouré d’épithélium cœlomique et de tissu conjonctif fibreux.

Les sections de tubes de l’image de la semaine 24-2019 correspondent à des coupes de tube néphridien. Leurs parois possèdent des caractéristiques permettant de distinguer les différentes régions du tube néphridien. Depuis le néphrostome jusqu’au néphridiopore, ce sont :

le segment grêle, dont le diamètre est de l’ordre de 30 µm, à paroi peu épaisse et portant localement une ciliature, creusé dans des cellules ;

le segment moyen, dont le diamètre est d’environ 60 µm puis diminue jusqu’à 20 µm, également creusé dans des cellules, mais dont la paroi épaisse contient des granules denses et est munie d’une ciliature ;

le segment large subdivisé en quatre zones, débutant par une large ampoule de 100 µm de diamètre suivie d’une région proximale, toutes deux bordées d’une paroi épaisse possédant des stries basales et une bordure en brosse apicale, d’une région moyenne puis d’une région distale, dont le diamètre est de l’ordre de 70 µm, la paroi épaisse, munie de stries basales mais dépourvue de bordure en brosse apicale ;

le segment musculeux ou vessie, bordé d’un fin épithélium reposant sur du tissu conjonctif fibreux entouré de fibres musculaires lisses.

Le tube néphridien est replié en trois boucles. Le segment grêle forme une épingle dans la première boucle puis la seconde et à nouveau dans la première. Le segment moyen ainsi que les régions proximale et moyenne du segment large constituent une épingle dans la deuxième boucle, et la région moyenne du segment large forme une seconde épingle dans la première boucle. Pour finir, la région distale du segment large et la vessie sont organisées en épingle dans la troisième boucle.

Le segment grêle est illustré dans l’article de la semaine 19-2019, le segment moyen dans les articles des semaines 20-2019 et 21-2019, le segment large dans les articles des semaine 21-2019 et 22-2019 et le segment musculeux dans celui de la semaine 23-2019.

 

En qualité d’organes excréteurs, les métanéphridies assurent l’évacuation de certains déchets du métabolisme hors de l’organisme.

Chez le Lombric, les déchets du métabolisme sont pris en charge par le sang circulant dans l’appareil circulatoire. Il est filtré à travers la paroi des vaisseaux sanguins et des cavités cœlomiques. Les déchets sont ainsi transférés dans le liquide cœlomique.
Le liquide chargé de déchets pénètre dans les métanéphridies à la faveur du néphrostome, devenant de l’urine primitive.

Des échanges sont réalisés par le tube néphridien entre l’urine qui y circule et le sang présent dans les vaisseaux sanguins associés. Des substances comme les déchets azotés sont sécrétées, transférées du sang à l’urine, alors que d’autres comme les protéines et l’eau sont réabsorbées, transférées de l’urine au sang.

Les modifications de composition effectuées transforment l’urine primitive en urine définitive, stockée temporairement dans le segment musculeux puis éliminée dans le milieu par le néphridiopore.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbhttps://codexvirtualis.frio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 23-2019

Une citation

« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera. »

Bouddha

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 23-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte une portion de structure approximativement ovale, délimitée par une paroi relativement épaisse et composite, entourée d’un espace semblant vide.
Le cœur de la structure apparaît vide, il correspond vraisemblablement à une lumière et la structure à un tube coupé obliquement.

 

La paroi du tube comprend au contact de la lumière une tunique continue et peu épaisse, dans laquelle des unités plates et ponctuées sont présentes, entourées de milieu granuleux. Il s’agit de noyaux, baignant dans du cytoplasme, l’ensemble constituant des cellules animales.

Les noyaux étant disposés en une unique couche, les cellules étant plates et jointives, la tunique correspond à un épithélium simple et pavimenteux.

Une fine enveloppe fibreuse borde l’épithélium extérieurement. Elle correspond à du tissu conjonctif fibreux.

Autour, des unités étroites et allongées, comportant un noyau plat et dont le cytoplasme est homogène, sont présentes. Elles sont parfois coupées longitudinalement et d’autres fois sectionnées transversalement. Ce sont des fibres musculaires lisses formant la tunique externe du tube, dans laquelle leur orientation est longitudinale ou circulaire.

 

Le tube dont la paroi est ainsi décrite est entouré d’une vaste espace semblant vide, duquel il est isolé par une couche continue de cellules relativement volumineuses, à noyau ovale et à cytoplasme peu dense. Localement, elles sont artificiellement décollées du tube.

L’espace vide est vraisemblablement une cavité liquidienne et la couche de cellules, l’épithélium la bordant.

De telles cavités liquidiennes, vastes et délimitées par un épithélium, existent dans le plan d’organisation des Annélides comme le Lombric, ou Ver de terre. Appelées cavités cœlomiques, elles sont présentes à raison d’une paire par segment corporel ou métamère, et fusionnent parfois en un unique espace. Elles contiennent du liquide cœlomique dans lequel baignent divers organes qui en sont isolés par un épithélium cœlomique.

 

Parmi les organes des cavités cœlomiques figurent les organes excréteurs, les métanéphridies, à raison d’une paire par métamère. Ils sont décrits dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis. Il s’agit de structures ouvertes sur une cavité cœlomique d’un métamère n par un pavillon cilié, le néphrostome, et se poursuivant par un tube néphridien débouchant sur l’extérieur par un néphridiopore au niveau du métamère n+1.

Le tube néphridien est divisé en segments successifs, distincts par leurs diamètres, leurs structures et leurs fonctions. Ce sont le segment grêle, le segment moyen, le segment large et la vessie, ou segment musculeux, présentée ici.
En relation avec l’organisation de sa paroi, la vessie est responsable de l’expulsion de l’urine définitive, issue du traitement par les segments successifs de l’urine primitive formée au niveau du néphrostome.

Le néphrostome est illustré dans l’article de la semaine 17-2019, les diverses régions du tube néphridien dans ceux des semaines 19-2019, 20-2019, 21-2019 et 22-2019.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbhttps://codexvirtualis.frio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 22-2019

Une citation

« Un jour j’irai vivre en théorie parce qu’en théorie tout se passe bien. »

Anonyme

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 22-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte deux ensembles verticaux présentant chacun deux lumières de forme circulaire ou ovale, bordées d’une paroi relativement épaisse. Ils sont entourés d’un espace semblant vide et isolés par une étroite structure verticale.

Il s’agit vraisemblablement d’organes tubuleux coupés transversalement ou obliquement, et baignant dans une cavité liquidienne.

 

Les parois des tubes contiennent des unités ovales bien délimitées et finement ponctuées, autour desquelles des milieux hétérogènes et différents d’un tube à l’autre sont présents.
Les unités ovales correspondent à des noyaux et les milieux les entourant à des cytoplasmes. L’ensemble constitue des cellules animales. Agencées en une unique couche et aussi hautes que larges, elles forment des épithéliums simples et cubiques.

Dans les tubes situés à gauche de l’image, les cellules possèdent des stries basales et une région apicale claire.
Dans les tubes localisés à droite de l’image, les cellules ont un cytoplasme clair grossièrement granuleux et portent de longues expansions apicales ondulées, correspondant vraisemblablement à une ciliature.

 

Les tubes sont recouverts en périphérie d’une fine tunique fibreuse dans laquelle des massifs circulaires composites sont présents, surmontée d’une étroite assise de cellules plates. Elles adhèrent étroitement aux tubes de gauche et sont désolidarisées des tubes de droite

Il s’agit respectivement de tissu conjonctif fibreux contenant des vaisseaux sanguins et d’un épithélium simple pavimenteux. Ils marquent la limite entre les tubes et la cavité liquidienne qui les entoure.

De vastes espaces liquidiens sont caractéristiques du plan d’organisation des Annélides comme le Lombric, également appelé Ver de terre.
Chaque segment corporel, ou métamère, est organisé autour d’une cavité remplie de liquide, qualifiée de cœlomique. Elle est bordée d’un épithélium cœlomique, simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux, qui l’isole des organes qui y baignent.

 

Parmi les organes contenus dans les cavités cœlomiques du Lombric figurent les organes excréteurs appelés métanéphridies.

Chaque segment corporel comporte une paire de métanéphridies, présentées dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis.
Elles sont formées d’un néphrostome, pavillon cilié ouvert dans la cavité cœlomique du métamère n, et d’un tube néphridien contourné, ouvert sur l’extérieur dans le métamère n+1 par un néphridiopore.
Le tube néphridien est constitué successivement d’une région grêle, d’une région moyenne et d’une région large creusées dans des cellules, puis d’une vessie.

Le néphrostome est décrit dans l’article de la semaine 17-2019. Il recueille le liquide cœlomique chargé de déchets du métabolisme provenant du sang et le transfère au tube néphridien, donnant naissance à l’urine primitive.
La région grêle ayant fait l’objet de l’article de la semaine 19-2019 est le siège d’une modification de la composition de l’urine primitive par sécrétion de déchets du métabolisme azoté et d’ions minéraux présents dans le sang des vaisseaux à la métanéphridie.
La région moyenne décrite dans l’article de la semaine 20-2019 ainsi que la région large présentée en semaine 22-2019 réalisent inversement la réabsorptions de protéines, d’ions et d’eau depuis l’urine vers le sang, contribuant à la formation de l’urine définitive.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbhttps://codexvirtualis.frio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 21-2019

Une citation

« Il est difficile de trouver le bonheur en nous, et impossible de le trouver ailleurs. »

N. de Chamfort

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 21-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte deux ensembles baignant dans un espace semblant vide. Le premier situé à droite présente deux lacunes, de forme approximativement ovale, alors que le second localisé à gauche apparaît plus compact.

 

Les lacunes de l’ensemble de droite sont bordées de parois relativement épaisses, constituées d’unités accolées contenant des sous-unités ovales finement ponctuées et entourées d’un espace granuleux.
Cette organisation est caractéristique des cellules animales, les sous-unités ovales correspondant à des noyaux et l’espace les entourant à du cytoplasme.

En l’occurrence, les parois délimitant les lacunes sont formées d’une unique couche de cellules, continue. Il s’agit d’épithéliums simples bordant une lumière. Les ensembles paroi et lumière correspondent vraisemblablement à deux tubes coupés transversalement.

Les cellules apparaissent plus hautes que larges, déterminant un épithélium prismatique ou cylindrique.
Selon la section de tube, elles possèdent des organisations distinctes. Les cellules du tube de gauche présentent des granulations basales denses et de longues expansions apicales ondulées correspondant à une ciliature. Les cellules du tube de droite comportent des granulations plus discrètes mais un liseré apical marqué et strié, constituant une bordure en brosse.

Une fine couche continue de cellules entoure l’ensemble de droite, constituant un épithélium simple et pavimenteux.

 

Le massif situé à gauche est formé de multiples cellules juxtaposées, d’organisations diverses. Leur cytoplasme est plus ou moins abondant, dense et granuleux.

 

L’espace semblant vide qui entoure les structures décrites correspond vraisemblablement à une cavité liquidienne. Elle contient des organes tubuleux entourés d’un épithélium simple pavimenteux et des cellules isolées groupées en amas.

Une telle organisation est caractéristique du plan d’organisation des Annélides, Vers annelés comme le Lombric, la cavité liquidienne est une cavité cœlomique remplie de liquide dans lequel des cellules isolées, les cœlomocytes, sont présentes.

Les structures tubuleuses baignant dans le liquide cœlomique correspondent à des organes excréteurs, appelés métanéphridies. Elles sont présentées dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis.

Une métanéphridie est formée d’un pavillon cilié, en forme d’entonnoir, le néphrostome. Il est décrit dans l’article de la semaine 17-2019.
Un tube néphridien contourné lui fait suite. Il est constitué d’un segment grêle creusé dans des cellules drain ciliées puis d’un segment moyen d’organisation similaire mais de diamètre plus important. Ils sont décrits dans les articles des semaines 19-2019 et 20-2019.
Le tube néphridien comprend également un segment large lui-même divisé en une région proximale et une région distale. L’image de la semaine 21-2019 illustre les segments moyen et large proximal.

En termes fonctionnels, les battements des cils du néphrostome mettent en mouvement le liquide cœlomique et provoquent son entrée dans le tube néphridien. Le liquide cœlomique est chargé des déchets du métabolisme qui lui sont transmis à partir du sang par un processus de filtration à travers la paroi des vaisseaux sanguins et l’épithélium cœlomique.
Le liquide cœlomique devient ainsi l’urine primitive.

Le tube néphridien est responsable de la modification de la composition de l’urine primitive par le biais de sécrétions et de réabsorptions, échanges réalisés à travers sa paroi avec le sang des vaisseaux sanguins qui lui sont associés.
Dans le segment large interviennent en particulier des réabsorptions de protéines, d’ions et d’eau.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 20-2019

Une citation

« L’homme sans patience est une lampe sans huile. »

A. de Musset

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 20-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte une masse centrale baignant dans un espace semblant vide, mais contenant des unités diverses dispersées. La masse centrale est elle-même creusée d’une lacune, bordée d’une paroi relativement épaisse. Il s’agit vraisemblablement d’une structure tubuleuse coupée transversalement.

 

La paroi délimitant la lacune apparaît formée d’unités accolées les unes aux autres, agencées en une unique couche. Chacune contient une sous-unités ovale intensément colorée, entourée de matière hétérogène comprenant de fines et de volumineuses granulations.

Cette organisation est caractéristique des cellules animales, la sous-unité ovale correspondant au noyau et la matière hétérogène au cytoplasme.
L’agencement des cellules en une couche continue détermine un épithélium simple.
La hauteur des cellules étant relativement élevée, il est de type cubique. La présence dans la lumière de longs filaments ondulés suggère que ses cellules sont ciliées.

 

La masse centrale est enveloppée d’une fine couche continue. Elle comporte des renflements correspondant à des noyaux plats. Il s’agit d’un épithélium simple et pavimenteux localisé au contact de l’espace semblant vide.

L’espace vide est vraisemblablement une cavité liquidienne, dans laquelle des cellules libres sont présentes sous forme d’unités dispersées.

De tels vastes espaces liquidiens contenant des cellules isolées variées sont rencontrés dans le groupe des Annélides, et notamment chez le Lombric également appelé Ver de terre. Ce sont des cavités cœlomiques remplies de liquide cœlomique contenant de nombreuses cellules, les cœlomocytes.
Les cavités cœlomiques sont décrites dans les articles des semaines 41-2018 et 42-2018 de Codex virtualis, et les cœlomocytes dans les articles des semaines 37-2018, 38-2018 et 39-2018.

Parmi les tubes baignant dans les cavités cœlomiques figurent les tubes néphridiens, constituants des organes excréteurs, les métanéphridies.
Chaque métamère corporel du Lombric est organisé autour d’une cavité cœlomique et comporte une paire de métanéphridies. Chacune est formée d’un entonnoir cilié appelé néphrostome, décrit dans l’article de la semaine 17-2019, et d’un tube néphridien.

 

Le néphrostome est responsable du transfert du liquide cœlomique contenant les déchets métaboliques dans la métanéphridie. Il est à l’origine de l’urine primitive.

Le tube néphridien assure la modification de la composition de l’urine primitive et la transforme en urine définitive. Il comporte plusieurs segments distincts par leurs dimensions, leurs structures et leurs fonctions.
Le segment grêle, situé immédiatement en aval du néphrostome et décrit dans l’article de la semaine 19-2019, est impliqué dans la sécrétion de déchets azotés.

Le segment moyen qui lui fait suite, et est l’objet de l’article de la semaine 20-2019, a une organisation voisine. Il présente cependant un diamètre plus important, de l’ordre de 60µm, et un épithélium plus épais. Il est le siège de réabsorptions d’ions et d’eau depuis l’urine vers le sang.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 19-2019

Une citation

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes c’est celui de chacun. »

B. Vian

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 19-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte deux structures de formes approximativement circulaire et ovale, constituées d’une bordure relativement épaisse entourant une zone semblant vide à l’exception de quelques filaments fins et ondulés. Elles surmontent une unité composite recourbée et fibreuse.
Toutes sont enveloppées d’amas irréguliers.

L’ensemble baigne dans un espace apparemment vide.

 

Les structures circulaire et ovale délimitant une zone vide correspondent vraisemblablement à des tubes présentant une lumière, en sections respectivement transversale et oblique.
Leur paroi est formée d’une couche d’unités granuleuses accolées les unes aux autres, constituant une limite continue. Il s’agit de cellules animales.
Une telle organisation est caractéristique d’un épithélium simple. Les cellules épithéliales étant relativement plates, il est qualifié de pavimenteux à cubique.
Les filaments présents dans la lumière sont portés par les cellules épithéliales. Ce sont des groupes de cils.

 

L’espace semblant vide autour des tubes ainsi décrits est vraisemblablement une cavité liquidienne.

Les amas apposés aux tubes comportent des sous-unités circulaires finement ponctuées, entourées de matière granuleuse. Ils sont constitués de cellules relativement volumineuses, les sous-unités ponctuées correspondant à des noyaux et la matière granuleuse à du cytoplasme.

L’existence de vastes cavités liquidiennes et de cellules granuleuses localisées autour des organes est observée dans des groupes comme les Annélides oligochètes. Leur corps est formé d’unités répétées le long de l’axe antéropostérieur, les métamères, organisées autour de cavités cœlomiques remplies de liquide cœlomique.

Leurs organes baignent dans le liquide cœlomique, dont ils sont isolés par un épithélium cœlomique. Ils sont fréquemment entourés de cellules chloragogènes.
Cette organisation est décrite dans les articles des semaines 41-2018 et 42-2018 de Codex virtualis.

En l’occurrence, l’image représente une section de Lombric ou Ver de terre.

 

Parmi les organes présents dans les cavités cœlomiques, à raison d’une paire par segment, figurent les organes excréteurs appelés métanéphridies.

Une métanéphridie comporte un néphrostome, pavillon cilié ouvert sur la cavité cœlomique du segment n, recueillant le liquide cœlomique chargé de déchets avant de le conduire au tube néphridien communiquant avec le milieu extérieur par un néphridiopore situé dans le segment n+1.
Le néphrostome, décrit dans l’article de la semaine 17-2019, assure la formation de l’urine primitive à partir du liquide cœlomique.

L’urine primitive est ensuite prise en charge par un tube néphridien, responsable de modifications de sa composition et la transformant en urine définitive.
Le tube néphridien est divisé en diverses régions distinctes par leurs organisations et leurs fonctions. La première est qualifiée de segment grêle en raison de son diamètre faible, de l’ordre de 30µm. Elle est creusée dans des cellules dites cellules-drain, qui forment un épithélium simple pavimenteux à cubique. Elles portent des touffes de cils dont les battements contribuent à la progression de l’urine dans leur lumière.

Le segment grêle décrit dans l’article de la semaine 19-2019 est impliqué dans la sécrétion de déchets du métabolisme azoté (acide urique, urée, ions ammonium) et d’ions minéraux du sang, circulant dans les vaisseaux proches de la métanéphridie, à l’urine.

Il est en continuité avec un segment moyen puis un segment large débouchant dans un segment musculaire également appelé vessie dont une partie de la paroi, courbée et fibreuse, est visible en bas de l’image.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 18-2019

Une citation

« Au reste, si l’éducation de la jeunesse est négligée, ne nous en prenons qu’à nous-mêmes, et au peu de considération que nous témoignons à ceux qui s’en chargent. »

J. Le Rond d’Alembert

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 18-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x4 du microscope photonique.

Elle apparaît formée de trois unités semblables les unes aux autres séparées par des cloisons, comprenant une limite supérieure et une limite inférieure de même organisation. Chacune comporte un espace semblant vide dans lequel des structures ondulées, allongées ou ovales, sont présentes.

 

Les unités répétées possèdent une enveloppe épaisse et composite. Elle est constituée d’une tunique externe fine et continue recouverte d’un étroit liseré uniforme. Elle surmonte deux épaisses tuniques fibreuses, la première coupée transversalement, la seconde longitudinalement. Les cloisons verticales séparant les unités répétées semblent de même nature mais sont moins épaisses.

Un tel agencement est caractéristique du plan d’organisation d’animaux segmentés, chaque unité répétée correspondant à un segment. Les espaces vides sont vraisemblablement des cavités liquidiennes, autour desquelles les unités corporelles sont organisées. Il s’agit de cavités cœlomiques et les segments sont des métamères.

La coupe a été confectionnée dans le corps d’un animal dont la métamérie est manifeste. C’est le cas notamment des Annélides et en particulier du Lombric ou Ver de terre.

La paroi corporelle est constituée d’un épiderme, épithélium simple et prismatique formant la fine tunique externe continue, surmonté d’une cuticule discrète. Il recouvre deux épaisses tuniques de fibres musculaires, circulaires et longitudinales. Les cloisons antérieure et postérieure des métamères sont des dissépiments, formés d’une couche de fibres musculaires.
La tunique de fibres musculaires longitudinales ainsi que les fibres musculaires des dissépiments sont tapissées d’un fin épithélium simple et pavimenteux. Il s’agit de l’épithélium cœlomique délimitant la cavité cœlomique.

L’image est un agrandissement de l’image de la semaine 41-2018 de Codex virtualis.

 

Les structures ondulées contenues dans les cavités cœlomiques sont constituées d’une paroi délimitant une lumière. Il s’agit vraisemblablement de tubes circonvolués coupés longitudinalement ou transversalement.

Parmi les appareils répétés dans les métamères figure l’appareil excréteur représenté par des organes, les métanéphridies, présents à raison d’une paire par métamère.

Une métanéphridie est formée d’un pavillon cilié en forme d’entonnoir, le néphrostome, ouvert sur la cavité cœlomique du segment n et d’un tube néphridien circonvolué débouchant sur l’extérieur dans le segment n+1. En relation avec les caractéristiques de sa paroi, il est divisé en plusieurs segments, grêle, moyen, large et musculaire.

Le néphrostome, décrit dans l’article de la semaine 17-2019, recueille le liquide cœlomique contenant les déchets provenant du sang et le transfère dans le tube néphridien.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 17-2019

Une citation

« Rien, ici-bas, n’est plus souple, moins résistant que l’eau, pourtant il n’est rien qui vienne mieux à bout du dur et du fort. »

Lao-Tseu

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 17-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une structure centrale arquée, située dans un espace semblant vide à l’exception de petites unités dispersées ou groupées localement en amas.

 

La structure arquée est constituée d’unités accolées agencées en une couche, légèrement plus hautes que larges. Chacune contient une sous-unité circulaire ou ovale finement ponctuée, entourée d’un environnement finement granuleux. Dans la concavité, de longues expansions ondulées sont présentes.

Les unités ainsi décrites correspondent à des cellules animales, la sous-unité qu’elles contiennent étant un noyau environné de cytoplasme et les filaments qu’elles portent des cils.

L’ensemble constitue un épithélium simple et prismatique, cilié. Sa courbure suggère qu’il délimité une structure de forme conique.

Sur la face convexe, une fine tunique fibreuse recouvre le cône. Elle est surmontée d’une couche continue de cellules plates. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux sur lequel repose un épithélium simple et pavimenteux.

L’espace apparemment vide est vraisemblablement une cavité liquidienne, et les unités qu’elle contient des cellules isolées.

 

La présence de vastes cavités liquidiennes dans lesquelles des cellules dispersées et divers organes sont localisés est caractéristique des Annélides comme le Lombric ou Ver de terre.

Les cavités corporelles sont des cavités cœlomiques, délimitées par un épithélium cœlomique et contenant des cellules appelées cœlomocytes.
Ils sont décrits respectivement dans les articles des semaines 41-2018, 42-2018, 43-2018, 44-2018 et 37-2018, 38-2018, 39-2018, 40-2018 de Codex virtualis.

Parmi les organes présents dans les cavités cœlomiques figurent les organes excréteurs, les métanéphridies.
Ils comportent un pavillon cilié en forme d’entonnoir, le néphrostome, ouvert sur un tube néphridien. Il met en communication la cavité cœlomique et la lumière du tube néphridien.
L’ensemble est recouvert par l’épithélium cœlomique et du tissu conjonctif.

Chez le Lombric, les déchets du métabolisme sont notamment pris en charge par le sang. La filtration du sang à travers la paroi des vaisseaux sanguins de la cavité cœlomique conduit au transfert des déchets vers le liquide cœlomique. Les battements des cils du néphrostome assurent leur entrée dans la métanéphridie.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 16-2019

Une citation

« Sans la musique, la vie serait une erreur. »

F. Nietzsche

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 16-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une épaisse bande verticale située à la frontière entre un espace semblant vide à droite et un autre à gauche, occupé par une masse homogène et de multiples fibres ondulées.
Il s’agit vraisemblablement de la paroi d’une structure creuse possédant une lumière, localisée à gauche et au contenu hétérogène.

 

La bande verticale apparaît constituée d’unités jointives aux limites peu nettes, allongées de sa base vers la lumière. Chacune contient une sous-unité ovale en position basale, finement ponctuée et comportant souvent une tache circulaire dense. Elle semble baigner dans un milieu granuleux comportant localement des amas volumineux et composites.

Les unités ainsi décrites correspondent à des cellules animales. Les sous-unités qu’elles contiennent sont des noyaux comprenant de la chromatine et un nucléole, entourés d’un cytoplasme granuleux dans lequel de volumineuses vésicules de sécrétion sont présentes. Au contact de la lumière ces cellules possèdent une bordure marquée.
Jointives et formant une unique couche, elles forment un épithélium simple et prismatique.

L’épithélium repose sur une tunique dans laquelle plusieurs constituants sont distingués.
Elle comprend de fines fibres formant un réseau, avec lesquelles des structures circulaires à contenu homogène sont entrelacées, et extérieurement une couche de cellules jointives, relativement plates.

Le réseau de fibres correspond à du tissu conjonctif fibreux dans lequel courent de nombreux vaisseaux sanguins.
La fine assise cellulaire externe est un épithélium simple pavimenteux. Situé au contact de l’espace semblant vide, qui peut être interprété comme une cavité liquidienne, il en constitue la limite.
Une telle disposition est présente dans les cavités cœlomiques, contenant du liquide et bordées d’un épithélium cœlomique. Elles sont présentes et bien développées chez les Annélides adultes par exemple.

 

Le contenu de la lumière bordée par la paroi comporte d’une part une masse homogène et d’autre part des unités fibreuses.

La masse homogène correspond probablement aux produits sécrétés par les cellules épithéliales et déversés dans la lumière.

Les unités fibreuses présentent une extrémité renflée sur laquelle est inséré un long filament. Cette organisation est caractéristique des spermatozoïdes des animaux, gamètes mâles.

 

L’organe de l’image de la semaine 16-2019 est ainsi un organe creux, délimité par un épithélium simple, prismatique et sécréteur, contenant des spermatozoïdes mêlés aux produits de sécrétion.

Provenant d’un animal qui possède des cavités cœlomiques bien développées, il s’agit en l’occurrence d’une spermathèque ou réceptacle séminal de Lombric, également appelé Ver de terre.
Organe de l’appareil génital femelle, il recueille les spermatozoïdes transmis par le partenaire au cours de l’accouplement et les libère au moment de l’oviposition.

L’organisation générale des spermathèques de Lombric est décrite dans l’article de la semaine 15-2019 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Grove A. J., 1925 – On the Reproductive Processes of the Earthworm, Lumbricus terrestris. Quarterly journal of microscopical science, 69 : 245-290 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-69/274/245.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 15-2019

Une citation

« L’homme est une invention dont l’archéologie de notre pensée montre aisément la date récente. Et peut-être la fin prochaine. »

M. Foucault

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 15-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x4 du microscope photonique.

Elle comporte une volumineuse structure centrale de forme ovale, répétée à droite, entourée d’un espace semblant vide et délimité par des cloisons fibreuses.
Dans la partie inférieure, un organe massif est présent.

 

La structure centrale est bordée d’une épaisse tunique continue autour de laquelle est située une fine couche dont l’organisation est indistincte à cette échelle. La tunique épaisse comporte de points basaux disposés sur un unique cercle, laissant à penser qu’elle est formée d’une assise de cellules dont les points sont les noyaux. Elle correspond vraisemblablement à un épithélium simple et prismatique.
Le cœur de la structure est occupé par des fibres denses et ondulées, associées à des amas homogènes.

Une telle organisation suggère qu’il s’agit d’une structure sphérique creuse coupée obliquement, délimitée par un épithélium entouré de tissus extraépithéliaux.
Son contenu est représenté par des cellules étroites et allongées, en l’occurrence peut-être des spermatozoïdes, et des produits de sécrétion coagulés en masses homogènes.

 

L’espace entourant cette structure, semblant vide, est vraisemblablement une cavité liquidienne.
Ses limites apparaissant fibreuses comportent des fibres musculaires. Elles sont délimitées au contact de la cavité par un étroit filet continu constitué notamment de tissu conjonctif fibreux.

Cet agencement est caractéristique de l’organisation corporelle des Annélides. Le long de l’axe longitudinal, elle comprend une succession des segments contenant chacun deux cavités cœlomiques remplies de liquide. Elles sont bordées par un fin épithélium simple et pavimenteux soutenu par du tissu conjonctif fibreux. Extérieurement il est au contact de la paroi corporelle, formée de muscles longitudinaux, à l’avant et à l’arrière de dissépiments également musculeux.

La coupe décrite a été confectionnée à partir d’un Lombric, ou Ver de terre, appartenant au groupe des Annélides oligochètes.

 

La structure centrale correspond à une spermathèque, également appelée réceptacle séminal, organe de l’appareil génital femelle. Il en existe deux paires, situées dans les segments 9 et 10 du corps.

Le Lombric est un animal hermaphrodite. Au cours de l’accouplement, les spermatozoïdes des partenaires sont échangés et les spermatozoïdes reçus sont stockés dans les spermathèques.

Lors de l’oviposition réalisée au sein d’un cocon produit par le clitellum décrit dans l’article de la semaine 24-2018 de Codex virtualis, ovules de l’individu et spermatozoïdes du partenaire stockés dans les spermathèques sont libérés.
La fécondation se déroulant dans le cocon est externe.

 

L’organe massif de la région inférieure de l’image est une vésicule séminale, appartenant à l’appareil génital mâle et décrite dans les articles des semaines 03-2019, 04-2019 et 05-2019 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Grove A. J., 1925 – On the Reproductive Processes of the Earthworm, Lumbricus terrestris. Quarterly journal of microscopical science, 69 : 245-290 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-69/274/245.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Portraits

Images et poésies


Albums d’images

Biodiversité urbaine
Le Souci

 

 

 

 

 

Délices histologiques
Panache de la Sabelle

À visiter

Des fleurs à notre porte