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Semaine 33-2019

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« La politique, c’est l’art de chercher les problèmes, de les trouver, de les sous-évaluer et ensuite d’appliquer de manière inadéquate les mauvais remèdes. »

G. Marx

 

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L’image de la semaine 33-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique au microscope photonique, à l’objectif x40.

Elle comporte une structure centrale lacuneuse, s’étendant du coin inférieur gauche au coin supérieur droit. Elle est bordée de part et d’autre par du matériel fibreux compact. Dans la partie inférieure, un espace semblant vide est présent alors que la partie supérieure est dense.

 

La structure centrale est une juxtaposition d’unités semblables, comprenant une paroi composite et relativement peu épaisse, bordant un vaste espace central.
La paroi est constituée de sous-unités de forme allongée ou circulaire, contenant une volumineuse masse ovoïde, nettement délimitée et densément ponctuée, entourée de matériel finement granuleux.

Une telle organisation est caractéristique des cellules animales, délimitées par une membrane plasmique et contenant un noyau ovoïde baignant dans du cytoplasme.

L’ensemble paroi et espace central représente une section de structure creuse dont le cœur est appelé lumière. Il est vraisemblable que les unités juxtaposées correspondent à des sections successives dans une même structure, irrégulière et dont la paroi est hérissée de replis.

 

Au contact de la lumière les cellules sont agencées en une couche continue. Jointives, elles sont généralement aussi hautes que larges, exception faite de la région inférieure dans laquelle elles sont plus larges que hautes.
Les cellules ainsi décrites constituent un épithélium de revêtement simple, cubique ou pavimenteux selon la région.

L’épithélium repose sur un tissu fibreux dans lequel sont enchâssées des cellules disjointes relativement volumineuses, de section circulaire ou allongée. Ils correspondent respectivement à du tissu conjonctif fibreux et des fibres musculaires lisses coupées transversalement ou longitudinalement.

Dans la région inférieure, la lumière contient des cellules libres de forme elliptique ou grossièrement circulaire. Leur présence ainsi que celle d’une paroi constituée d’un épithélium simple et pavimenteux, de tissu conjonctif fibreux et de fibres musculaires lisses suggère que la structure sectionnée est un vaisseau sanguin contenant des érythrocytes. Il s’agit en l’occurrence d’une artère musculaire de petit calibre dont l’organisation est décrite dans l’article de la semaine 06-2017 de Codex virtualis.
Sa lumière et sa paroi sont en continuité avec celles des structures creuses qui la surmontent. Leur paroi est formée des mêmes tissus mais leur épithélium est cubique. Elles en sont vraisemblablement des expansions.

 

Le matériel fibreux bordant l’artère et ses expansions correspond à du tissu conjonctif fibreux formé de cellules isolées, les fibrocytes, environnées de matériel extracellulaire comportant de multiples faisceaux de fibres de collagène.

Il est surmonté en haut à gauche d’un tissu constitué de cellules jointives et agencées en plusieurs couches, déterminant un épithélium pluristratifié.

Il entoure, en bas à droite, un espace semblant vide, délimité par une assise de cellules accolées et plates. Elles forment un épithélium simple et pavimenteux reposant sur du tissu conjonctif fibreux lâche.
Un tel agencement laisse à penser qu’il s’agit d’un espace sanguin.

 

L’image de la semaine 33-2019 est un agrandissement des images des semaines 28-2019 et 27-2019.

Elle représente la région basale d’une lame branchiale de Roussette, par laquelle elle est insérée sur un septum branchial.
L’artère musculaire de petit calibre est une ramification de l’artère branchiale afférente, amenant le sang non hématosé à la branchie. Elle alimente un espace sanguin à paroi hérissée de reliefs, appelé corps caverneux, qui pénètre dans l’axe de la lame branchiale. Il donne naissance à des artérioles qualifiées de prélamellaires irriguant les lamelles branchiales.

À sa jonction avec le corps caverneux, les fibres musculaires lisses de la paroi de l’artère musculaire forment un sphincter contrôlant la débit du sang. De même, un sphincter est présent à l’origine de chaque artériole prélamellaire.

L’espace sanguin courant sous le corps caverneux est vraisemblablement un sinus sanguin recueillant le sang alimentant les tissus branchiaux en dioxygène.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Wright D.E., 1973 – The Structure of the gills of the Elasmobranch, Scyliorhinus canicula (L.). Zeitschrift für Zellforschung und Mikroskopische Anatomie, 144, 4 : 489-509 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00307376)
DOI = 10.1007/BF00307376

 


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