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Semaine 25-2019

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« N’ayez d’intolérance que vis-à-vis de l’intolérance. »

H. Taine

 

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L’image de la semaine 25-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte une série de structures composites, plates et longues, dont l’extrémité libre est arrondie. Il s’agit vraisemblablement de lames ou de filaments coupés longitudinalement.

 

Les unités constituant les structures composites contiennent de manière générale une sous-unité ovale ou circulaire, nettement délimitée et finement ponctuée. Elle est entourée d’une masse granuleuse d’abondance variable, circonscrite par une bordure peu visible.

Une telle organisation est caractéristique des cellules animales, la sous-unité ponctuée correspondant au noyau, la masse l’entourant au cytoplasme et la bordure externe matérialisant la membrane plasmique.

 

Les cellules bordant les structures composites sont agencées en une unique couche continue et plate. Jointives, elles présentent en outre un noyau plat.

Elles forment un tissu épithélial de revêtement simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

L’épithélium apparaît replié sur lui-même, formant deux feuillets parallèles. L’espace entre les deux feuillets comprend des cellules isolées, biconcaves, dont les extrémités sont au contact de leurs faces internes. Semblant soutenir l’épithélium, elles portent le nom de cellules piliers ou en pilastre.

Les cellules piliers et l’épithélium délimitent des lacunes possédant une fine paroi et contenant des cellules elliptiques à cytoplasme homogène et noyau dense allongé. Il s’agit de cellules sanguines isolées, en l’occurrence de globules rouges également appelés érythrocytes. Ils circulent dans des vaisseaux sanguins capillaires, de faible diamètre et délimités par un épithélium simple et pavimenteux dit endothélium.

 

Les structures ainsi décrites, leur répétition et leur organisation suggèrent que l’organe ayant servi à confectionner la coupe est le site d’échanges entre l’organisme et son environnement.

L’épithélium les recouvrant est fin et situé à faible distance du compartiment sanguin représenté par les vaisseaux capillaires. L’échangeur est ainsi constitué des deux épithéliums simples et pavimenteux de la lame et du vaisseau, séparés par une étroite couche de tissu conjonctif fibreux. L’épaisseur à franchir par les substances échangées, du milieu extérieur au milieu intérieur et inversement, est en conséquence réduite.

Les replis de l’épithélium à l’origine de la série de structures plates et allongées contribuent à augmenter la surface de contact entre le milieu extérieur et le milieu intérieur.

Cette disposition est rencontrée en particulier dans les appareils respiratoires des animaux, sites des échanges des gaz respiratoires.
Ils sont réalisés par un processus de diffusion, c’est-à-dire de passage d’un compartiment à l’autre selon le gradient de pression partielle ou de concentration. En l’occurrence, les échangeurs de gaz respiratoires permettent la pénétration dans l’organisme, depuis le milieu de vie, de dioxygène et inversement la libération, depuis l’organisme jusqu’au milieu, de dioxyde de carbone.

De tels échanges sont favorisés par la faible épaisseur et la grande surface de l’échangeur.
Ils le sont également du fait de la circulation sanguine sous la surface d’échanges, assurant l’apport régulier de dioxyde de carbone et la prise en charge rapide du dioxygène, contribuant ainsi au maintien des gradients de pressions partielles des deux gaz au niveau de l’échangeur.
De la même manière, le renouvellement du milieu au contact de l’échangeur, évacuant le dioxyde de carbone et apportant du dioxygène, soutiennent les gradients.

 

La forme de l’échangeur, en lamelles, est caractéristique des branchies des animaux aquatiques.
Il s’agit en l’occurrence de lamelles branchiales d’un Élasmobranche, la Roussette.

Le dioxygène diffuse à travers l’épithélium vers les vaisseaux capillaires où il est pris en charge par les érythrocytes sanguins qui le distribuent à toutes les cellules de l’organisme.
À l’inverse, le dioxyde de carbone produit par les cellules de l’organisme est drainé et acheminé par le sang vers les lamelles branchiales, d’où il diffuse vers le milieu extérieur.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Wright D.E., 1973 – The Structure of the gills of the Elasmobranch, Scyliorhinus canicula (L.). Zeitschrift für Zellforschung und Mikroskopische Anatomie, 144, 4 : 489-509 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00307376)
DOI = 10.1007/BF00307376

 


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