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Semaine 35-2019

Une citation

« Le passé et le futur rentrent continuellement l’un dans l’autre et ne donnent jamais que le présent. »

L. M. Deschamps

 

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L’image de la semaine 35-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une masse circulaire et un espace semblant vide, entourés de matériel fibreux.

 

La masse circulaire est formée d’unités concentriques, allongées et courbées. Elle contiennent chacune une sous-unité nettement délimitée et finement granuleuse, baignant dans un milieu homogène.
Une telle organisation est caractéristique des cellules animales, la sous-unité ponctuée correspondant à un noyau et le milieu l’entourant à du cytoplasme.

Leur forme allongée, leur cytoplasme lisse et la présence d’une fine couche fibreuse les isolant les unes des autres, suggèrent qu’il s’agit de fibres musculaires lisses. Elles sont de manière générale disposées de manière circulaire.

 

L’espace semblant vide est délimité par une paroi également formée de cellules, agencées en tuniques superposées.

Au contact de la lumière, une couche continue de cellules est présente, le plus souvent aussi hautes que larges, parfois aplaties. Elles constituent un tissu épithélial de revêtement, simple et cubique.

Il est entouré d’une tunique plus épaisse, comprenant un matériel fibreux dans lequel sont enchâssées des cellules. Certaines sont de petite taille, fusiformes et dispersées, alors que d’autres sont plus volumineuses, circulaires et groupées.
Le matériel fibreux associé aux petites cellules effilées correspond à du tissu conjonctif fibreux, les fibres étant des faisceaux de fibres de collagène extracellulaires et les cellules des fibrocytes.
Les cellules circulaires groupées sont des fibres musculaires lisses en section transversale.

Autour, seul le tissu conjonctif fibreux est présent.

Cet agencement est caractéristique des vaisseaux sanguins des Vertébrés : la lumière est bordée d’un épithélium simple soutenu par une fine couche de tissu conjonctif, formant une intima, autour de laquelle des fibres musculaires lisses associées à du tissu conjonctif constituent une média, entourée d’une adventice conjonctive.
Toutefois, l’épithélium bordant la lumière des vaisseaux sanguins, appelé endothélium, est le plus souvent pavimenteux.

 

L’image de la semaine 35-2019 représente la structure d’un septum de branchie de Roussette, Vertébré élasmobranche, décrit dans l’article de la semaine 29-2019 de Codex virtualis et localisé dans celui de la semaine 28-2019.

En l’occurrence, l’espace semblant vide correspond à un corps caverneux situé à la base d’une lame branchiale et illustré dans l’article de la semaine 33-2019 et la masse circulaire à un sphincter contrôlant le flux sanguin alimentant le corps caverneux depuis l’artère branchiale afférente.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Wright D.E., 1973 – The Structure of the gills of the Elasmobranch, Scyliorhinus canicula (L.). Zeitschrift für Zellforschung und Mikroskopische Anatomie, 144, 4 : 489-509 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00307376)
DOI = 10.1007/BF00307376

 


Semaine 34-2019

Une citation

« Si vous voulez un conseil, la diplomatie consiste souvent à paraître beaucoup plus stupide qu’on n’est. »

T. Pratchett

 

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L’image de la semaine 34-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte trois structures approximativement circulaires, centrale de grande dimension, à droite de faible diamètre, et en bas irrégulière. Elles sont entourées d’une même enveloppe lâche et fibreuse elle-même environnée d’un ensemble compact et continu.

 

Les structures circulaires comportent un espace central semblant vide ou contenant des unités indépendantes les unes des autres, et bordé d’une paroi. Il s’agit vraisemblablement de sections transversales de tubes dont la lumière contient un liquide.

Les unités présentes dans la lumière des tubes sont constituées d’une sous-unité ovale, centrale et ponctuée, entourée d’une masse homogène. Elles correspondent à des cellules animales, la sous-unité ponctuée étant un noyau et la masse l’entourant du cytoplasme.

La paroi bordant la lumière est de même constituée de cellules agencées en plusieurs tuniques.
Au contact de la lumière, elles forment une couche continue et sont plates. Elles déterminent un épithélium de revêtement simple et pavimenteux.
Il est entouré d’une tunique contenant des cellules allongées possédant un noyau allongé, ou circulaires munies d’un noyau circulaire, baignant dans un cytoplasme homogène. Elles sont isolées les unes des autres par un discret tissu fibreux. Ce sont des fibres musculaires lisses coupées longitudinalement ou transversalement, associées à du tissu conjonctif fibreux.

L’ensemble est enveloppé par un tissu fibreux lâche dans lequel sont dispersées des cellules de taille réduite et effilées. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux, comprenant du matériel extracellulaire structuré par des fibres protéiques ainsi que des fibrocytes.

Une telle organisation est caractéristique des vaisseaux sanguins des Vertébrés : leur paroi est formée de tuniques concentriques et délimite une lumière contenant des cellules isolées baignant dans un liquide, le plasma. Au contact de la lumière, un épithélium simple pavimenteux, appelé endothélium, est présent, reposant sur une fine couche de tissu conjonctif fibreux. L’ensemble forme une intima. Une tunique constituée de fibres musculaires lisses entrelacées de tissu conjonctif fibreux l’entoure, correspondant à une média. Du tissu conjonctif fibreux l’enveloppe, constituant une adventice. La lumière contient des cellules sanguines, érythrocytes et leucocytes.

En l’occurrence l’abondance des fibres musculaires lisses situées dans la média suggère que les vaisseaux sanguins sectionnés sont des artères musculaires de petit calibre et des artérioles.
Leur organisation est décrite dans l’article de la semaine 06-2017 de Codex virtualis.

 

Le groupe de vaisseaux sanguins est recouvert d’une tunique formée de cellules jointives agencées en plusieurs couches, dans laquelle sont enchâssées de volumineuses poches granuleuses associées à de petits noyaux arqués. Elles constituent un épithélium pluristratifié principalement formé de cellules de revêtement, entre lesquelles des cellules sécrétrices sont intercalées.

Il s’agit de l’épithélium de revêtement des lames et des septums branchiaux de Roussette, décrits dans les articles des semaines 30-2019 et 28-2019.

 

L’image de la semaine 34-2019 représente l’extrémité libre d’une lame branchiale de Roussette au niveau de laquelle convergent les vaisseaux sanguins capillaires issus des lamelles branchiales, formant des artérioles post-lamellaires drainées par les artères efférentes et acheminant du sang hématosé au niveau de l’échangeur des gaz respiratoires.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Wright D.E., 1973 – The Structure of the gills of the Elasmobranch, Scyliorhinus canicula (L.). Zeitschrift für Zellforschung und Mikroskopische Anatomie, 144, 4 : 489-509 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00307376)
DOI = 10.1007/BF00307376

 


Semaine 33-2019

Une citation

« La politique, c’est l’art de chercher les problèmes, de les trouver, de les sous-évaluer et ensuite d’appliquer de manière inadéquate les mauvais remèdes. »

G. Marx

 

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L’image de la semaine 33-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique au microscope photonique, à l’objectif x40.

Elle comporte une structure centrale lacuneuse, s’étendant du coin inférieur gauche au coin supérieur droit. Elle est bordée de part et d’autre par du matériel fibreux compact. Dans la partie inférieure, un espace semblant vide est présent alors que la partie supérieure est dense.

 

La structure centrale est une juxtaposition d’unités semblables, comprenant une paroi composite et relativement peu épaisse, bordant un vaste espace central.
La paroi est constituée de sous-unités de forme allongée ou circulaire, contenant une volumineuse masse ovoïde, nettement délimitée et densément ponctuée, entourée de matériel finement granuleux.

Une telle organisation est caractéristique des cellules animales, délimitées par une membrane plasmique et contenant un noyau ovoïde baignant dans du cytoplasme.

L’ensemble paroi et espace central représente une section de structure creuse dont le cœur est appelé lumière. Il est vraisemblable que les unités juxtaposées correspondent à des sections successives dans une même structure, irrégulière et dont la paroi est hérissée de replis.

 

Au contact de la lumière les cellules sont agencées en une couche continue. Jointives, elles sont généralement aussi hautes que larges, exception faite de la région inférieure dans laquelle elles sont plus larges que hautes.
Les cellules ainsi décrites constituent un épithélium de revêtement simple, cubique ou pavimenteux selon la région.

L’épithélium repose sur un tissu fibreux dans lequel sont enchâssées des cellules disjointes relativement volumineuses, de section circulaire ou allongée. Ils correspondent respectivement à du tissu conjonctif fibreux et des fibres musculaires lisses coupées transversalement ou longitudinalement.

Dans la région inférieure, la lumière contient des cellules libres de forme elliptique ou grossièrement circulaire. Leur présence ainsi que celle d’une paroi constituée d’un épithélium simple et pavimenteux, de tissu conjonctif fibreux et de fibres musculaires lisses suggère que la structure sectionnée est un vaisseau sanguin contenant des érythrocytes. Il s’agit en l’occurrence d’une artère musculaire de petit calibre dont l’organisation est décrite dans l’article de la semaine 06-2017 de Codex virtualis.
Sa lumière et sa paroi sont en continuité avec celles des structures creuses qui la surmontent. Leur paroi est formée des mêmes tissus mais leur épithélium est cubique. Elles en sont vraisemblablement des expansions.

 

Le matériel fibreux bordant l’artère et ses expansions correspond à du tissu conjonctif fibreux formé de cellules isolées, les fibrocytes, environnées de matériel extracellulaire comportant de multiples faisceaux de fibres de collagène.

Il est surmonté en haut à gauche d’un tissu constitué de cellules jointives et agencées en plusieurs couches, déterminant un épithélium pluristratifié.

Il entoure, en bas à droite, un espace semblant vide, délimité par une assise de cellules accolées et plates. Elles forment un épithélium simple et pavimenteux reposant sur du tissu conjonctif fibreux lâche.
Un tel agencement laisse à penser qu’il s’agit d’un espace sanguin.

 

L’image de la semaine 33-2019 est un agrandissement des images des semaines 28-2019 et 27-2019.

Elle représente la région basale d’une lame branchiale de Roussette, par laquelle elle est insérée sur un septum branchial.
L’artère musculaire de petit calibre est une ramification de l’artère branchiale afférente, amenant le sang non hématosé à la branchie. Elle alimente un espace sanguin à paroi hérissée de reliefs, appelé corps caverneux, qui pénètre dans l’axe de la lame branchiale. Il donne naissance à des artérioles qualifiées de prélamellaires irriguant les lamelles branchiales.

À sa jonction avec le corps caverneux, les fibres musculaires lisses de la paroi de l’artère musculaire forment un sphincter contrôlant la débit du sang. De même, un sphincter est présent à l’origine de chaque artériole prélamellaire.

L’espace sanguin courant sous le corps caverneux est vraisemblablement un sinus sanguin recueillant le sang alimentant les tissus branchiaux en dioxygène.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Wright D.E., 1973 – The Structure of the gills of the Elasmobranch, Scyliorhinus canicula (L.). Zeitschrift für Zellforschung und Mikroskopische Anatomie, 144, 4 : 489-509 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00307376)
DOI = 10.1007/BF00307376

 


Semaine 32-2019

Une citation

« La démocratie dont je suis partisan, c’est celle qui donne à tous les mêmes chances de réussite, selon la capacité de chacun. Celle que je repousse, c’est celle qui prétend remettre au nombre l’autorité qui appartient au mérite. »

H. Ford

 

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L’image de la semaine 32-2019 est issue de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte principalement des structures fibreuses, compactes en haut à gauche et moins denses au centre. De volumineuses masses ovales sont également présentes à droite.

 

Les masses ovales de droite apparaissent clairement délimitées. Elles contiennent chacune une unité circulaire et granuleuse comportant une tache homogène intensément colorée. Le milieu l’entourant est finement granuleux.

Une telle organisation est caractéristique des cellules animales. La limite cellulaire externe borde une masse de cytoplasme contenant de fins granules, dans laquelle baigne un noyau tacheté muni d’un nucléole.

 

Les structures fibreuses centrales sont relativement volumineuses. Allongées lorsqu’elles sont coupées longitudinalement et circulaires quand elles sont sectionnées transversalement, elles possèdent un contenu hétérogène et semblant vacuolisé mais sont dépourvues de noyau. Elles apparaissent isolées les unes des autres par un tissu fibreux lâche englobant des cellules à petits noyaux ovales.

 

La région fibreuse de gauche contient des noyaux plats entourés d’une fine couche de cytoplasme. Ils matérialisent la présence de cellules allongées et de taille réduite, isolées les unes des autres par du matériel extracellulaire formé de faisceaux de fibres.

Cet agencement est rencontré dans le tissu conjonctif fibreux, les cellules correspondant à des fibrocytes et les fibres à du collagène.

 

La dimension importante des cellules présentes à droite et leur forme suggèrent qu’il s’agit de corps cellulaires de cellules nerveuses ou neurones, décrits dans la rubrique Premiers pas histologiques de Codex virtualis.
Les structures fibreuses centrales correspondent à leurs prolongements, en l’occurrence des axones. Ils sont associés à des cellules gliales dont les noyaux sont visibles, vraisemblablement des cellules de Schwann à l’origine de la gaine de myéline entourant les axones.
Le tissu fibreux environnant est du tissu conjonctif. Localisé autour d’un axone, il est dit endonèvre, autour d’un faisceau d’axones, périnèvre, et autour d’un nerf, épinèvre.

L’image de la semaine 32-2019 représente une structure contenant des corps cellulaires de neurones et des axones.
Il s’agit d’un ganglion nerveux. Il est situé dans un septum de branchie de Roussette, décrit dans les articles des semaines 28-2019 et 29-2019.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Wright D.E., 1973 – The Structure of the gills of the Elasmobranch, Scyliorhinus canicula (L.). Zeitschrift für Zellforschung und Mikroskopische Anatomie, 144, 4 : 489-509 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00307376)
DOI = 10.1007/BF00307376

 


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