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Semaine 30-2019

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« La créativité, c’est l’intelligence qui s’amuse. »

A. Einstein

 

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L’image de la semaine 30-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de deux unités distinctes par leurs organisations.

 

L’unité supérieure est formée de structures accolées, agencées en couches superposées. La plupart sont de dimension relativement réduite, et contiennent une sous-unité circulaire ou ovale finement ponctuée entourée d’un espace peu coloré et relativement homogène. Quelques-unes sont volumineuses et ovales, contiennent principalement une masse semblant vacuolisée bordée d’une fine couronne dans laquelle une sous-unité dense et plate est présente.
Les structures ainsi décrites correspondent à des cellules animales, les sous-unités qu’elles contiennent sont des noyaux et l’espace les entourant est du cytoplasme.

Accolées les unes aux autres, les cellules constituent un tissu épithélial de revêtement. Comprenant plusieurs couches, il est qualifié de pluristratifié. Les cellules de la couche superficielle sont plates, allongées dans le plan de l’épithélium de même que leurs noyaux. En conséquence il est dit pavimenteux. Les cellules de la couche basale sont plus hautes que larges et leurs noyaux sont allongés perpendiculairement au plan de l’épithélium. Elles constituent une assise germinative. Elles s’y divisent et assurent ainsi le renouvellement des cellules superficielles.
Les cellules volumineuses ont une fonction sécrétrice : les produits qu’elles synthétisent sont stockés dans des vésicules groupées, ayant l’apparence de poches vacuolisées. Produisant du mucus qu’elles libèrent à la surface de l’épithélium, elles sont appelées mucocytes.

 

L’épithélium pluristratifié pavimenteux surmonte un tissu fibreux dense dans lequel des cellules ainsi que d’étroites lacunes sont dispersées.
Un tel agencement est caractéristique du tissu conjonctif fibreux. Les cellules correspondent à des fibrocytes séparés par du matériel extracellulaire abondant, comportant des fibres de collagène groupées en faisceaux. Il est parcouru de vaisseaux sanguins capillaires se présentant comme d’étroites lumières bordées d’une fine paroi.

 

L’image de la semaine 30-2019 illustre le revêtement du septum de branchie de Roussette décrit dans l’article de la semaine 29-2019 de Codex virtualis.
Il est formé d’un épithélium pluristratifié pavimenteux contenant des cellules muqueuses, surmontant un tissu conjonctif fibreux dense. Cette organisation est semblable à celle du tégument avec lequel il est en continuité, exception faite des écailles.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 29-2019

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« L’amour ne voit pas avec les yeux mais avec l’âme. »

W. Shakespeare

 

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L’image de la semaine 29-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle représente une structure allongée constituée de couches superposées dont les agencements diffèrent.
La plus superficielle est continue et relativement épaisse. Elle repose sur une tunique fibreuse, recouvrant un ensemble de massifs formés d’unités denses, circulaires ou ovales. Une nouvelle tunique fibreuse est localisée dessous, présentant de vastes lacunes ainsi que des amas fibreux, surmontée d’une couche continue semblable à la première.

 

Les assises superficielles sont formées d’unités de dimensions réduites et contenant chacune une sous-unité ovale ou circulaire finement ponctuée.
Cette organisation est caractéristique des cellules animales, formées d’une limite cellulaire et possédant un noyau entouré de cytoplasme.

Les cellules des assises superficielles sont jointives et agencées en plusieurs couches. Elles déterminent un tissu épithélial de revêtement pluristratifié. Les plus externes sont aussi hautes que larges et présentent un noyau circulaire. Elles définissent un épithélium cubique.
Outre les cellules de revêtement, l’épithélium comporte de volumineuses cellules dont le noyau et le cytoplasme sont repoussés en périphérie et contenant une importante vésicule granuleuse. Il s’agit vraisemblablement de cellules sécrétrices accumulant les produits synthétisés dans une vésicule avant de les déverser à la surface de l’épithélium. En l’occurrence, ce sont des mucocytes, cellules élaborant une substance visqueuse appelée mucus.

 

L’épithélium ainsi décrit surmonte un tissu fibreux contenant de petites cellules dispersées. Il correspond à du tissu conjonctif fibreux.

Dans la partie inférieure de l’image, il comporte également de vastes lacunes délimitées par une paroi clairement identifiable.
Elles correspondent aux lumières de structures tubuleuses coupées transversalement, obliquement ou longitudinalement. Localement, des cellules isolées y sont visibles. Ce sont des vaisseaux sanguins contenant des cellules sanguines.
Les vaisseaux dont la paroi présente une couche de cellules circulaires régulièrement disposées sont des artères, les cellules circulaires correspondant aux fibres musculaires lisses de la média coupées transversalement. Elles sont décrites dans l’article de la semaine 04-2017 de Codex virtualis. Elles forment des ensembles irréguliers juxtaposés, en l’occurrence un corps caverneux.
Les vaisseaux dépourvus d’une telle couche correspondent à des veines, illustrées dans l’article de la semaine 05-2017.
Artères et veines des Vertébrés sont comparées dans l’article de la semaine 06-2017.

Les vaisseaux jouxtent des ensembles compacts dans lesquels des fibres relativement épaisses sont présentes, ou des unités circulaires nettement délimitées.
Il s’agit de sections longitudinales de fibres musculaires lisses à disposition concentrique. Leur situation, autour du corps caverneux, suggère qu’elles constituent un anneau dont la contraction et le relâchement déterminent le diamètre. Il s’agit d’un sphincter contrôlant vraisemblablement la perfusion du corps caverneux. Les fibres musculaires lisses sont présentées dans la page consacrée au tissu musculaire lisse de la rubrique Premiers pas histologiques.

 

Entre les deux tuniques conjonctives localisées sous les épithéliums, des massifs de volumineuses unités circulaires ou ovales et ponctuées sont présents. Unités et massifs sont isolés par du tissu conjonctif fibreux.

Cette organisation est caractéristique des fibres musculaires striées squelettiques sectionnées transversalement, ayant fait l’objet de la page consacrée au tissu musculaire strié de la rubrique Premiers pas histologiques. Chaque fibre est entourée d’une couche de tissu conjonctif appelé endomysium, et les groupes de fibres ou faisceaux sont enveloppés de même de périmysium.

 

L’image de la semaine est un agrandissement de l’image de la semaine 28-2019, réalisé au niveau du septum branchial.
Elle révèle l’épithélium pluristratifié cubique contenant des cellules à mucus, le tissu conjonctif fibreux irrigué par des artères et des veines ainsi que les fibres musculaires striées squelettiques agencées en faisceaux.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 28-2019

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« Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris. »

O. Wilde

 

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L’image de la semaine 28-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique au stéréomicroscope.

Elle comporte quatre axes verticaux portant des expansions sur lesquelles sont insérés des filaments. Des espaces semblant vides isolent les axes les uns des autres, tandis qu’une structure continue les relie en bas de l’image.
L’ensemble correspond vraisemblablement à une cavité subdivisée par des cloisons portant des expansions de deux ordres.

 

Les expansions portées par les cloisons sont filamenteuses et denses. Il s’agit de structures lamelleuses coupées perpendiculairement par rapport à leur axe longitudinal.
En l’occurrence, les expansions de premier ordre sont appelées lames et les expansions de second ordre, lamelles.

Un tel agencement détermine une surface de contact importante entre l’organe et son environnement pour un volume donné. Il est caractéristique des organes spécialisés dans la réalisation d’échanges.

 

L’organisation des lames est illustrée dans les articles des semaines 26-2019 et 27-2019 de Codex virtualis, celle des lamelles dans l’article de la semaine 25-2019.

Il s’agit des structures formant les branchies de Roussette, animal du groupe des Vertébrés élasmobranches.
Les échanges gazeux respiratoires entre le milieu intérieur représenté par le sang et le milieu extérieur correspondant à l’eau contenue dans les cavités branchiales sont réalisés à travers la paroi des lamelles constituée d’un épithélium simple et pavimenteux, de tissu conjonctif fibreux et de l’enveloppe des vaisseaux sanguins capillaires. Le dioxygène diffuse du milieu extérieur vers le milieu intérieur alors que le dioxyde de carbone diffuse en sens inverse.

Les lames portent les lamelles, y apportent le sang par une artère branchiale afférente et le drainent par une artère branchiale efférente.

 

Les lames sont portées par des cloisons sur toute leur longueur.
Les cloisons sont bordées par une tunique continue et relativement épaisse reposant sur un tissu fibreux.
Il s’agit probablement d’un épithélium pluristratifié et de tissu conjonctif fibreux respectivement.

Un tissu organisé en faisceaux denses et fibreux est situé immédiatement sous le tissu conjonctif fibreux alors que le cœur des cloisons est occupé par un tissu fibreux lâche contenant des massifs circulaires isolés ainsi que des lacunes bien délimitées.
Les faisceaux denses correspondent à du tissu musculaire strié, le tissu fibreux lâche à du tissu conjonctif fibreux, les massifs circulaires à du tissu cartilagineux et les lacunes à des vaisseaux sanguins.

Cette organisation est caractéristiques des cloisons branchiales des Élasmobranches, également appelées septums branchiaux.
Bordées d’un épithélium pluristratifié, elles sont formées de tissu conjonctif fibreux dense puis lâche et de tissu musculaire strié. Elles sont soutenues par des rayons cartilagineux et abritent les vaisseaux branchiaux.

Elles contiennent parfois des massifs denses de cellules isolées, correspondant à du tissu lymphoïde.

Les cloions naissent du pharynx et prennent fin au niveau du tégument, où elles ménagent entre elles des fentes branchiales. L’eau contenue dans les cavités branchiales provient du pharynx et sort par les fentes branchiales.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 27-2019

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« Tout ce que l’on rêve est fiction et tout ce que l’on accomplit est science, toute l’histoire de l’humanité n’est rien d’autre que de la science-fiction. »

R. Bradbury

 

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L’image de la semaine 27-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle comporte une structure composite allongée portant des expansions parallèles, peu épaisses et elles-mêmes allongées.
Elle est insérée sur un axe situé à gauche de l’image.
Il s’agit vraisemblablement de lames ou de lamelles coupées longitudinalement.

 

L’ensemble est bordé par une tunique continue formée d’unités de dimensions réduites contenant chacune une sous-unité circulaire ou ovale bien délimitée. Ces unités correspondent à des cellules animales, et leur contenu à un noyau.
La tunique continue est constituée uniquement de cellules. Jointives et situées à l’interface avec le milieu extérieur, elles déterminent un tissu épithélial de revêtement.

L’épithélium bordant les expansions parallèles comprend une unique couche de cellules plates. Il est simple et pavimenteux.
L’épithélium de la surface des structures les portant, de même que celui l’axe de gauche, comporte plusieurs couches de cellules, les plus superficielles étant aussi hautes que larges. Il est pluristratifié et cubique.

De manière générale, l’épithélium repose sur un tissu formé de fibres entre lesquelles sont dispersées des cellules. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux.

 

Le cœur des expansions parallèles, de la structure les portant et de l’axe de gauche, est occupé par des lacunes contenant des cellules isolées dont la densité est variable. Elles sont délimitées par une fine tunique formée d’une couche de cellules plates, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux. Elle est parfois entourée d’une tunique épaisse de cellules de section circulaire ou fusiforme, et dans tous les cas de tissu conjonctif fibreux.

Une telle organisation est caractéristique des vaisseaux sanguins des Vertébrés. L’épithélium bordant la lumière est appelé endothélium. Il repose sur une fine couche de tissu conjonctif fibreux, l’ensemble portant le nom d’intima.
Dans les vaisseaux artériels, l’intima est entourée d’une tunique principalement constituée de fibres musculaires lisses, la média, puis d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux relativement épaisse, l’adventice.
Dans les vaisseaux sanguins capillaires, seule l’intima est présente.

En l’occurrence, des artères parcourent l’axe et sont présentes à la base et à l’extrémité de la structure portant les expansions. Du côté basal, l’artère alimente une structure lacuneuse, le corps caverneux.
Les expansions contiennent pour leur part des vaisseaux sanguins capillaires et des lacunes sanguines, vraisemblablement issus de la ramification de l’artère située à la base de la structure les portant et convergeant pour former l’artère localisée à son extrémité.

 

Un tel agencement laisse à penser que l’organe coupé est le siège d’échanges entre l’organisme et son environnement.
L’existence de multiples lamelles portées par des lames se répétant permet, dans un volume donné, de développer une vaste surface de contact avec l’environnement.
Par ailleurs, la finesse de l’épithélium des lamelles ainsi que sa proximité avec les vaisseaux sanguins capillaires et lacunes sanguines favorisent les échanges entre l’environnement et l’organisme, la distance de transfert entre les milieux extérieur et intérieur étant réduite.

Lames et lamelles sont présentes dans les branchies, organes des échanges gazeux respiratoires des animaux aquatiques. À leur niveau, le dioxygène du milieu extérieur est absorbé et le dioxyde de carbone du milieu intérieur rejeté.
L’insertion des lames sur une cloison, appelée septum, courant du pharynx à la paroi corporelle est caractéristique des branchies des Élasmobranches comme la Roussette. Les corps caverneux situés à la base des lames pourraient soutenir les lames, jouant le rôle d’hydrosquelette.

Le détail des épithéliums des lamelles et lames est décrit dans les articles des semaines 25-2019 et 26-2019 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 26-2019

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« Ne cherchez pas la perfection. Elle n’existe pas. Nous ne pouvons que faire notre possible. » H. Vétérini

T. Pratchett

 

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L’image de la semaine 26-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle est constituée d’une succession de structures composites, longues, étroites et parallèles, reliées au niveau de leur base. Il peut s’agir de lames ou de filaments portés par un axe, coupés longitudinalement.

 

Les structures sont formées d’unités délimitées plus ou moins nettement. Elles contiennent des sous-unités circulaires ou ovales finement ponctuées et entourées de masses granuleuses.

Une telle organisation est caractéristique des cellules animales, la limite marquant la présence de la membrane plasmique, la sous-unité ponctuée correspondant au noyau et la masse l’entourant au cytoplasme.

 

Les cellules bordant les structures parallèles sont plates et possèdent un noyau plat. Elles constituent une assise unique et continue. Il s’agit en l’occurrence d’un tissu épithélial de revêtement simple et pavimenteux. Il repose sur une fine couche fibreuse, matérialisant du tissu conjonctif fibreux.

L’épithélium est replié sur lui-même et délimite un espace dans lequel des lumières sont présentes, bordées d’une fine enveloppe et contenant des cellules elliptiques isolées. Ce sont des vaisseaux capillaires dans lesquels circule le sang et les cellules qu’il véhicule comme les globules rouges ou érythrocytes.

Des cellules de forme biconcave sont situées entre les vaisseaux capillaires. Au contact de la face interne des deux épithéliums, elles contribuent à les maintenir écartés, jouant le rôle de piliers. Elles sont dites cellules piliers ou en pilastre.

L’ensemble correspond à une lamelle sectionnée longitudinalement.

 

L’axe portant les lamelles est bordé de cellules agencées en plusieurs couches. Elles déterminent un épithélium pluristratifié. Les cellules superficielles possèdent un noyau circulaire et sont aussi hautes que larges, l’épithélium est qualifié de cubique.

Entre les cellules de revêtement sont présentes des cellules possédant une masse ovoïde homogène localisée au-dessus du noyau. Il pourrait s’agir de produits de sécrétion accumulés. En l’occurrence, ce sont des cellules à mucus ou mucocytes.

À l’instar de l’épithélium des lamelles, l’épithélium de l’axe repose sur du tissu conjonctif fibreux dans lequel courent des sinus sanguins, vraisemblablement en continuité avec les capillaires sanguins des lamelles.

 

L’organisation ainsi décrite est caractéristique d’un organe réalisant des échanges avec le milieu.

Les lamelles sont constituées de replis épithéliaux, à l’origine d’une importante surface de contact avec l’environnement pour un volume donné. Leur épithélium est simple et plat, situé à proximité des vaisseaux sanguins capillaires. La grande surface et la faible épaisseur de l’ensemble épithélium – tissu conjonctif fibreux – paroi des vaisseaux sanguins capillaires sont favorables aux échanges.

De telles structures sont rencontrées dans les appareils respiratoires branchiaux. Les lamelles sont le siège d’une absorption de dioxyègene et d’un rejet de dioxyde de carbone. Elles sont portées par un axe appelé lame branchiale, à épithélium pluristratifié.

En l’occurrence, l’image de la semaine illustre la structure des branchies des Élasmobranches avec l’exemple de la Roussette. Ce sont des animaux aquatiques réalisant leurs échanges de gaz respiratoires avec l’eau environnante.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 25-2019

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« N’ayez d’intolérance que vis-à-vis de l’intolérance. »

H. Taine

 

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L’image de la semaine 25-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte une série de structures composites, plates et longues, dont l’extrémité libre est arrondie. Il s’agit vraisemblablement de lames ou de filaments coupés longitudinalement.

 

Les unités constituant les structures composites contiennent de manière générale une sous-unité ovale ou circulaire, nettement délimitée et finement ponctuée. Elle est entourée d’une masse granuleuse d’abondance variable, circonscrite par une bordure peu visible.

Une telle organisation est caractéristique des cellules animales, la sous-unité ponctuée correspondant au noyau, la masse l’entourant au cytoplasme et la bordure externe matérialisant la membrane plasmique.

 

Les cellules bordant les structures composites sont agencées en une unique couche continue et plate. Jointives, elles présentent en outre un noyau plat.

Elles forment un tissu épithélial de revêtement simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

L’épithélium apparaît replié sur lui-même, formant deux feuillets parallèles. L’espace entre les deux feuillets comprend des cellules isolées, biconcaves, dont les extrémités sont au contact de leurs faces internes. Semblant soutenir l’épithélium, elles portent le nom de cellules piliers ou en pilastre.

Les cellules piliers et l’épithélium délimitent des lacunes possédant une fine paroi et contenant des cellules elliptiques à cytoplasme homogène et noyau dense allongé. Il s’agit de cellules sanguines isolées, en l’occurrence de globules rouges également appelés érythrocytes. Ils circulent dans des vaisseaux sanguins capillaires, de faible diamètre et délimités par un épithélium simple et pavimenteux dit endothélium.

 

Les structures ainsi décrites, leur répétition et leur organisation suggèrent que l’organe ayant servi à confectionner la coupe est le site d’échanges entre l’organisme et son environnement.

L’épithélium les recouvrant est fin et situé à faible distance du compartiment sanguin représenté par les vaisseaux capillaires. L’échangeur est ainsi constitué des deux épithéliums simples et pavimenteux de la lame et du vaisseau, séparés par une étroite couche de tissu conjonctif fibreux. L’épaisseur à franchir par les substances échangées, du milieu extérieur au milieu intérieur et inversement, est en conséquence réduite.

Les replis de l’épithélium à l’origine de la série de structures plates et allongées contribuent à augmenter la surface de contact entre le milieu extérieur et le milieu intérieur.

Cette disposition est rencontrée en particulier dans les appareils respiratoires des animaux, sites des échanges des gaz respiratoires.
Ils sont réalisés par un processus de diffusion, c’est-à-dire de passage d’un compartiment à l’autre selon le gradient de pression partielle ou de concentration. En l’occurrence, les échangeurs de gaz respiratoires permettent la pénétration dans l’organisme, depuis le milieu de vie, de dioxygène et inversement la libération, depuis l’organisme jusqu’au milieu, de dioxyde de carbone.

De tels échanges sont favorisés par la faible épaisseur et la grande surface de l’échangeur.
Ils le sont également du fait de la circulation sanguine sous la surface d’échanges, assurant l’apport régulier de dioxyde de carbone et la prise en charge rapide du dioxygène, contribuant ainsi au maintien des gradients de pressions partielles des deux gaz au niveau de l’échangeur.
De la même manière, le renouvellement du milieu au contact de l’échangeur, évacuant le dioxyde de carbone et apportant du dioxygène, soutiennent les gradients.

 

La forme de l’échangeur, en lamelles, est caractéristique des branchies des animaux aquatiques.
Il s’agit en l’occurrence de lamelles branchiales d’un Élasmobranche, la Roussette.

Le dioxygène diffuse à travers l’épithélium vers les vaisseaux capillaires où il est pris en charge par les érythrocytes sanguins qui le distribuent à toutes les cellules de l’organisme.
À l’inverse, le dioxyde de carbone produit par les cellules de l’organisme est drainé et acheminé par le sang vers les lamelles branchiales, d’où il diffuse vers le milieu extérieur.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quæ, collection Savoir-faire, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 24-2019

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« Méditer, c’est s’abriter dans le présent. »

F. Midal

 

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L’image de la semaine 24-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle comporte plusieurs structures ovales ou circulaires formées d’une paroi délimitant une zone vide. Il s’agit vraisemblablement de tubes sectionnés obliquement ou transversalement, l’espace central correspondant à leur lumière.

Elles sont entourées d’un espace semblant vide, divisé en deux par une cloison horizontale, dans lequel des amas hétérogènes sont également présents.

 

L’espace semblant vide est certainement un compartiment liquidien.

La présence de tels compartiments, vastes, délimités par des cloisons et contenant des organes, est caractéristique du plan d’organisation d’animaux segmentés comme les Annélides.

Dans ce groupe, chaque segment est organisé autour de deux cavités remplies de liquide, appelées cavités cœlomiques, fréquemment fusionnées en une seule. Elles sont bordées d’un épithélium simple qualifié de cœlomique et reposant sur du tissu conjonctif. Chaque segment porte le nom de métamère.

Les métamères se succèdent le long de l’axe antéropostérieur, délimités par des cloisons appelées dissépiments, tapissées de part et d’autre par deux épithéliums cœlomiques et du tissu conjonctif entre lesquels sont disposées des fibres musculaires lisses.

Le liquide remplissant les cavités cœlomiques, également qualifié de cœlomique, contient des cellules isolées, appelées cœlomocytes.

L’image de la semaine 24-2019 représente deux métamères successifs de Lombric, Annélide oligochète, l’axe antéropostérieur étant vertical.

 

Parmi les organes présents dans les cavités cœlomiques figurent le organes excréteurs, les métanéphridies. Chaque métamère en contient une paire.

Une métanéphridie est formée d’un tube contourné, désigné par l’expression tube néphridien, étroitement associé à des vaisseaux sanguins. Il est ouvert sur la cavité cœlomique du métamère n par un pavillon cilié en forme d’entonnoir, le néphrostome décrit dans l’article de la semaine 17-2019 de Codex virtualis, et sur le milieu extérieur au niveau du métamère n+1 par un orifice, le néphridiopore. L’ensemble est entouré d’épithélium cœlomique et de tissu conjonctif fibreux.

Les sections de tubes de l’image de la semaine 24-2019 correspondent à des coupes de tube néphridien. Leurs parois possèdent des caractéristiques permettant de distinguer les différentes régions du tube néphridien. Depuis le néphrostome jusqu’au néphridiopore, ce sont :

le segment grêle, dont le diamètre est de l’ordre de 30 µm, à paroi peu épaisse et portant localement une ciliature, creusé dans des cellules ;

le segment moyen, dont le diamètre est d’environ 60 µm puis diminue jusqu’à 20 µm, également creusé dans des cellules, mais dont la paroi épaisse contient des granules denses et est munie d’une ciliature ;

le segment large subdivisé en quatre zones, débutant par une large ampoule de 100 µm de diamètre suivie d’une région proximale, toutes deux bordées d’une paroi épaisse possédant des stries basales et une bordure en brosse apicale, d’une région moyenne puis d’une région distale, dont le diamètre est de l’ordre de 70 µm, la paroi épaisse, munie de stries basales mais dépourvue de bordure en brosse apicale ;

le segment musculeux ou vessie, bordé d’un fin épithélium reposant sur du tissu conjonctif fibreux entouré de fibres musculaires lisses.

Le tube néphridien est replié en trois boucles. Le segment grêle forme une épingle dans la première boucle puis la seconde et à nouveau dans la première. Le segment moyen ainsi que les régions proximale et moyenne du segment large constituent une épingle dans la deuxième boucle, et la région moyenne du segment large forme une seconde épingle dans la première boucle. Pour finir, la région distale du segment large et la vessie sont organisées en épingle dans la troisième boucle.

Le segment grêle est illustré dans l’article de la semaine 19-2019, le segment moyen dans les articles des semaines 20-2019 et 21-2019, le segment large dans les articles des semaine 21-2019 et 22-2019 et le segment musculeux dans celui de la semaine 23-2019.

 

En qualité d’organes excréteurs, les métanéphridies assurent l’évacuation de certains déchets du métabolisme hors de l’organisme.

Chez le Lombric, les déchets du métabolisme sont pris en charge par le sang circulant dans l’appareil circulatoire. Il est filtré à travers la paroi des vaisseaux sanguins et des cavités cœlomiques. Les déchets sont ainsi transférés dans le liquide cœlomique.
Le liquide chargé de déchets pénètre dans les métanéphridies à la faveur du néphrostome, devenant de l’urine primitive.

Des échanges sont réalisés par le tube néphridien entre l’urine qui y circule et le sang présent dans les vaisseaux sanguins associés. Des substances comme les déchets azotés sont sécrétées, transférées du sang à l’urine, alors que d’autres comme les protéines et l’eau sont réabsorbées, transférées de l’urine au sang.

Les modifications de composition effectuées transforment l’urine primitive en urine définitive, stockée temporairement dans le segment musculeux puis éliminée dans le milieu par le néphridiopore.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbhttps://codexvirtualis.frio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 23-2019

Une citation

« Accepte ce qui est, laisse aller ce qui était, et aie confiance en ce qui sera. »

Bouddha

 

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L’image de la semaine 23-2019 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte une portion de structure approximativement ovale, délimitée par une paroi relativement épaisse et composite, entourée d’un espace semblant vide.
Le cœur de la structure apparaît vide, il correspond vraisemblablement à une lumière et la structure à un tube coupé obliquement.

 

La paroi du tube comprend au contact de la lumière une tunique continue et peu épaisse, dans laquelle des unités plates et ponctuées sont présentes, entourées de milieu granuleux. Il s’agit de noyaux, baignant dans du cytoplasme, l’ensemble constituant des cellules animales.

Les noyaux étant disposés en une unique couche, les cellules étant plates et jointives, la tunique correspond à un épithélium simple et pavimenteux.

Une fine enveloppe fibreuse borde l’épithélium extérieurement. Elle correspond à du tissu conjonctif fibreux.

Autour, des unités étroites et allongées, comportant un noyau plat et dont le cytoplasme est homogène, sont présentes. Elles sont parfois coupées longitudinalement et d’autres fois sectionnées transversalement. Ce sont des fibres musculaires lisses formant la tunique externe du tube, dans laquelle leur orientation est longitudinale ou circulaire.

 

Le tube dont la paroi est ainsi décrite est entouré d’une vaste espace semblant vide, duquel il est isolé par une couche continue de cellules relativement volumineuses, à noyau ovale et à cytoplasme peu dense. Localement, elles sont artificiellement décollées du tube.

L’espace vide est vraisemblablement une cavité liquidienne et la couche de cellules, l’épithélium la bordant.

De telles cavités liquidiennes, vastes et délimitées par un épithélium, existent dans le plan d’organisation des Annélides comme le Lombric, ou Ver de terre. Appelées cavités cœlomiques, elles sont présentes à raison d’une paire par segment corporel ou métamère, et fusionnent parfois en un unique espace. Elles contiennent du liquide cœlomique dans lequel baignent divers organes qui en sont isolés par un épithélium cœlomique.

 

Parmi les organes des cavités cœlomiques figurent les organes excréteurs, les métanéphridies, à raison d’une paire par métamère. Ils sont décrits dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis. Il s’agit de structures ouvertes sur une cavité cœlomique d’un métamère n par un pavillon cilié, le néphrostome, et se poursuivant par un tube néphridien débouchant sur l’extérieur par un néphridiopore au niveau du métamère n+1.

Le tube néphridien est divisé en segments successifs, distincts par leurs diamètres, leurs structures et leurs fonctions. Ce sont le segment grêle, le segment moyen, le segment large et la vessie, ou segment musculeux, présentée ici.
En relation avec l’organisation de sa paroi, la vessie est responsable de l’expulsion de l’urine définitive, issue du traitement par les segments successifs de l’urine primitive formée au niveau du néphrostome.

Le néphrostome est illustré dans l’article de la semaine 17-2019, les diverses régions du tube néphridien dans ceux des semaines 19-2019, 20-2019, 21-2019 et 22-2019.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbhttps://codexvirtualis.frio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 22-2019

Une citation

« Un jour j’irai vivre en théorie parce qu’en théorie tout se passe bien. »

Anonyme

 

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L’image de la semaine 22-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte deux ensembles verticaux présentant chacun deux lumières de forme circulaire ou ovale, bordées d’une paroi relativement épaisse. Ils sont entourés d’un espace semblant vide et isolés par une étroite structure verticale.

Il s’agit vraisemblablement d’organes tubuleux coupés transversalement ou obliquement, et baignant dans une cavité liquidienne.

 

Les parois des tubes contiennent des unités ovales bien délimitées et finement ponctuées, autour desquelles des milieux hétérogènes et différents d’un tube à l’autre sont présents.
Les unités ovales correspondent à des noyaux et les milieux les entourant à des cytoplasmes. L’ensemble constitue des cellules animales. Agencées en une unique couche et aussi hautes que larges, elles forment des épithéliums simples et cubiques.

Dans les tubes situés à gauche de l’image, les cellules possèdent des stries basales et une région apicale claire.
Dans les tubes localisés à droite de l’image, les cellules ont un cytoplasme clair grossièrement granuleux et portent de longues expansions apicales ondulées, correspondant vraisemblablement à une ciliature.

 

Les tubes sont recouverts en périphérie d’une fine tunique fibreuse dans laquelle des massifs circulaires composites sont présents, surmontée d’une étroite assise de cellules plates. Elles adhèrent étroitement aux tubes de gauche et sont désolidarisées des tubes de droite

Il s’agit respectivement de tissu conjonctif fibreux contenant des vaisseaux sanguins et d’un épithélium simple pavimenteux. Ils marquent la limite entre les tubes et la cavité liquidienne qui les entoure.

De vastes espaces liquidiens sont caractéristiques du plan d’organisation des Annélides comme le Lombric, également appelé Ver de terre.
Chaque segment corporel, ou métamère, est organisé autour d’une cavité remplie de liquide, qualifiée de cœlomique. Elle est bordée d’un épithélium cœlomique, simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux, qui l’isole des organes qui y baignent.

 

Parmi les organes contenus dans les cavités cœlomiques du Lombric figurent les organes excréteurs appelés métanéphridies.

Chaque segment corporel comporte une paire de métanéphridies, présentées dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis.
Elles sont formées d’un néphrostome, pavillon cilié ouvert dans la cavité cœlomique du métamère n, et d’un tube néphridien contourné, ouvert sur l’extérieur dans le métamère n+1 par un néphridiopore.
Le tube néphridien est constitué successivement d’une région grêle, d’une région moyenne et d’une région large creusées dans des cellules, puis d’une vessie.

Le néphrostome est décrit dans l’article de la semaine 17-2019. Il recueille le liquide cœlomique chargé de déchets du métabolisme provenant du sang et le transfère au tube néphridien, donnant naissance à l’urine primitive.
La région grêle ayant fait l’objet de l’article de la semaine 19-2019 est le siège d’une modification de la composition de l’urine primitive par sécrétion de déchets du métabolisme azoté et d’ions minéraux présents dans le sang des vaisseaux à la métanéphridie.
La région moyenne décrite dans l’article de la semaine 20-2019 ainsi que la région large présentée en semaine 22-2019 réalisent inversement la réabsorptions de protéines, d’ions et d’eau depuis l’urine vers le sang, contribuant à la formation de l’urine définitive.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbhttps://codexvirtualis.frio/26/1/65.full.pdf)

 


Semaine 21-2019

Une citation

« Il est difficile de trouver le bonheur en nous, et impossible de le trouver ailleurs. »

N. de Chamfort

 

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L’image de la semaine 21-2019 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte deux ensembles baignant dans un espace semblant vide. Le premier situé à droite présente deux lacunes, de forme approximativement ovale, alors que le second localisé à gauche apparaît plus compact.

 

Les lacunes de l’ensemble de droite sont bordées de parois relativement épaisses, constituées d’unités accolées contenant des sous-unités ovales finement ponctuées et entourées d’un espace granuleux.
Cette organisation est caractéristique des cellules animales, les sous-unités ovales correspondant à des noyaux et l’espace les entourant à du cytoplasme.

En l’occurrence, les parois délimitant les lacunes sont formées d’une unique couche de cellules, continue. Il s’agit d’épithéliums simples bordant une lumière. Les ensembles paroi et lumière correspondent vraisemblablement à deux tubes coupés transversalement.

Les cellules apparaissent plus hautes que larges, déterminant un épithélium prismatique ou cylindrique.
Selon la section de tube, elles possèdent des organisations distinctes. Les cellules du tube de gauche présentent des granulations basales denses et de longues expansions apicales ondulées correspondant à une ciliature. Les cellules du tube de droite comportent des granulations plus discrètes mais un liseré apical marqué et strié, constituant une bordure en brosse.

Une fine couche continue de cellules entoure l’ensemble de droite, constituant un épithélium simple et pavimenteux.

 

Le massif situé à gauche est formé de multiples cellules juxtaposées, d’organisations diverses. Leur cytoplasme est plus ou moins abondant, dense et granuleux.

 

L’espace semblant vide qui entoure les structures décrites correspond vraisemblablement à une cavité liquidienne. Elle contient des organes tubuleux entourés d’un épithélium simple pavimenteux et des cellules isolées groupées en amas.

Une telle organisation est caractéristique du plan d’organisation des Annélides, Vers annelés comme le Lombric, la cavité liquidienne est une cavité cœlomique remplie de liquide dans lequel des cellules isolées, les cœlomocytes, sont présentes.

Les structures tubuleuses baignant dans le liquide cœlomique correspondent à des organes excréteurs, appelés métanéphridies. Elles sont présentées dans l’article de la semaine 18-2019 de Codex virtualis.

Une métanéphridie est formée d’un pavillon cilié, en forme d’entonnoir, le néphrostome. Il est décrit dans l’article de la semaine 17-2019.
Un tube néphridien contourné lui fait suite. Il est constitué d’un segment grêle creusé dans des cellules drain ciliées puis d’un segment moyen d’organisation similaire mais de diamètre plus important. Ils sont décrits dans les articles des semaines 19-2019 et 20-2019.
Le tube néphridien comprend également un segment large lui-même divisé en une région proximale et une région distale. L’image de la semaine 21-2019 illustre les segments moyen et large proximal.

En termes fonctionnels, les battements des cils du néphrostome mettent en mouvement le liquide cœlomique et provoquent son entrée dans le tube néphridien. Le liquide cœlomique est chargé des déchets du métabolisme qui lui sont transmis à partir du sang par un processus de filtration à travers la paroi des vaisseaux sanguins et l’épithélium cœlomique.
Le liquide cœlomique devient ainsi l’urine primitive.

Le tube néphridien est responsable de la modification de la composition de l’urine primitive par le biais de sécrétions et de réabsorptions, échanges réalisés à travers sa paroi avec le sang des vaisseaux sanguins qui lui sont associés.
Dans le segment large interviennent en particulier des réabsorptions de protéines, d’ions et d’eau.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Goodrich E.S., 1932 – On the nephridiostome of Lumbricus. Quarterly journal of microscopical science, 75 : 165-179 (adresse : http://jcs.biologists.org/content/joces/s2-75/297/165.full.pdf)

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

Ramsay J.A., 1949 – The site of formation of hypotonic urine in the nephridium of Lumbricus. Journal of experimental biology, 26 : 65-75 (adresse : http://jeb.biologists.org/content/jexbio/26/1/65.full.pdf)

 


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