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Semaine 25-2017

Une citation

« La fausseté n’a jamais empêché une vue de l’esprit de prospérer quand elle est soutenue et protégée par l’ignorance. »

J.-F. Revel

 

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Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

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L’image de la semaine 25-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte quatre régions distinctes par leur organisation, qui semblent correspondre à des tuniques concentriques.
La coupe pourrait concerner la paroi d’un organe tubuleux.

 

Du coin supérieur gauche au coin inférieur droit sont observés :

une couche fibreuse dans laquelle peu de cellules sont visibles ;

deux tuniques constituées de cellules bien délimitées, de sections respectivement circulaires et longitudinales ;

entre les deux tuniques, un amas de volumineuses cellules côtoyant des cellules de petite taille, associées à des fibres.

La couche fibreuse est constituée de faisceaux de fibres de collagène et de fibrocytes. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux.

Les deux tuniques superposées sont formées de fibres musculaires lisses. Ces cellules sont relativement petites, allongées et effilées. Elles possèdent un noyau allongé et central, entouré d’un cytoplasme souvent homogène semblant localement contenir de fines fibres longitudinales. En coupe transversale, elles présentent une section circulaire, un noyau rond et central, un cytoplasme localement finement ponctué.
Les fibres musculaires lisses sont individuellement entourées de tissu conjonctif fibreux.
Elles sont ici agencées en deux ensembles superposés, d’orientations perpendiculaires l’une par rapport à l’autre. La tunique localisée du côté du tissu conjonctif fibreux est formée de cellules allongées selon la circonférence de l’organe, les fibres musculaires qui la constituent sont circulaires. La tunique externe est formée de cellules allongées selon l’axe longitudinal de l’organe, les fibres musculaires qu’elle comporte sont longitudinales.

L’amas de cellules localisé entre ces tuniques de fibres musculaires correspond à du tissu nerveux.

 

La présence de ces trois tissus superposés est caractéristique de la paroi du tube digestif des Vertébrés, en l’occurrence du jéjunum de Rat coupé longitudinalement.

L’organisation de la paroi de cet organe est décrite dans l’article de la semaine 23-2017 de Codex virtualis.

Les tuniques musculaires lisses constituent la musculeuse. Les contractions alternées et coordonnées des fibres musculaires circulaires et longitudinales provoquent alternativement et localement une diminution du diamètre et une augmentation de la longueur puis une augmentation du diamètre et une diminution de la longueur du tube. Elles déterminent un péristaltisme responsable de la progression du contenu de la lumière le long du tube.

Le tissu nerveux correspond au plexus d’Auerbach. Il s’agit d’un ganglion nerveux localisé au sein de l’organe, impliqué dans le contrôle de l’activité de la musculeuse.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 24-2017

Une citation

« L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre. »

A. de Saint-Exupéry

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 24-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle est constituée de deux régions d’organisations différentes, dense et formée de sous-unités circulaires d’une part, lâche et constituée de structures possédant une lumière d’autre part.

 

La région dense apparaît formée de structures sphériques délimitant une lumière très étroite. Elles sont constituées de cellules accolées, relativement hautes et contenant un noyau allongé.
Il s’agit d’un épithélium simple et prismatique ou cylindrique, replié sur lui-même.

Un tissu fibreux entoure les structures sphériques, comportant de nombreuses cellules disjointes. Il correspond à du tissu conjonctif fibreux.

La limite de l’ensemble est marquée par la présence de cellules allongées et effilées, munies d’un unique noyau central, coupées transversalement ou longitudinalement. Ce sont des fibres musculaires lisses formant une tunique peu épaisse et discontinue.

La région lâche comporte divers espaces possédant une lumière bordée de cellules. Ils correspondent à des sections transversales ou longitudinales de structures tubuleuses.
Trois types de structures sont distingués.

La première présente, de la lumière vers la périphérie :

une couche continue de cellules plates, à noyau légèrement renflé, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux appelé endothélium ;

une tunique dans laquelle des cellules de section circulaire à noyau central sont entourées de tissu fibreux, il s’agit de fibres musculaires lisses longitudinales et de tissu conjonctif qui, associés, constituent une média ;

une enveloppe fibreuse relativement épaisse correspondant à du tissu conjonctif fibreux formant une adventice.

Une telle structure est caractéristique des vaisseaux sanguins, dont la lumière contient du sang. En l’occurrence, l’épaisseur réduite de la média et l’important développement de l’adventice indiquent que le vaisseau est une veine de faible calibre. L’organisation des veines est précisément décrite dans les articles des semaines 05-2017 et 06-2017 de Codex virtualis.

La deuxième est caractérisée par, de la lumière vers la périphérie :

une couche de cellules jointives, plates et à noyau légèrement en relief, formant un épithélium simple et pavimenteux, l’endothélium ;

une bande ondulée continue, dépourvue de cellules, correspondant à une limitante élastique interne ;

une tunique comportant des cellules allongées à noyau central et allongé, entourées de tissu fibreux, il s’agit de fibres musculaires lisses circulaires associées à du tissu conjonctif fibreux, formant une média ;

une enveloppe externe de tissu conjonctif fibreux, constituant une adventice.

Comme la précédente, cette structure est un vaisseau sanguin, dont la lumière contient du sang. La limitante élastique interne, la prépondérance de la média et des fibres musculaires lisses circulaires sont spécifiques des artères musculaires. Leur organisation est décrite dans les articles des semaines 04-2017 et 06-2017 de Codex virtualis.

La troisième structure a la particularité de présenter une lumière vide d’hématies.
Comme la veine de faible calibre, sa paroi est constituée d’un épithélium simple et pavimenteux, correspondant à un endothélium. Il est entourée d’une tunique relativement épaisse de tissu conjonctif fibreux dans laquelle des fibres musculaires lisses sont présentes, sous l’endothélium.
Cette organisation est caractéristique des vaisseaux lymphatiques.

 

Les deux régions ainsi décrites correspondent respectivement à une partie de la muqueuse et à la sous-muqueuse d’une coupe d’intestin grêle grêle de Mammifère, en l’occurrence de jéjunum de Rat, dont la paroi est décrite dans les articles des semaines 22-2017 et 23-2017 de Codex virtualis.

La muqueuse est représentée par les cryptes de Lieberkühn, creux associés aux villosités faisant saillie dans la lumière constitués d’un épithélium et de chorion, ainsi que par la musculaire de la muqueuse.
Cette tunique a pour fonction principale l’absorption des molécules simples issues de la digestion des aliments. Elles transitent par les cellules épithéliales dans lesquelles elles sont parfois transformées avant d’être transférées aux vaisseaux capillaires sanguins ou lymphatiques, appelés vaisseaux chylifères, courant dans le chorion.

Les vaisseaux capillaires sanguins sont des ramifications des artères présentes dans la sous-muqueuse et sont drainés par des veines qui la rejoignent.
Les vaisseaux chylifères sont des structures en cul-de-sac, qui convergent et forment des vaisseaux lymphatiques dans la sous-muqueuse.

Les vaisseaux de la sous-muqueuse traversent les tuniques périphériques et courent dans l’enveloppe séreuse du tube digestif, constituant le mésentère.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 23-2017

Une citation

« Je sens que la lumière se répand dans mon esprit à proportion que je le désire, et que je fais pour cela un certain effort que j’appelle attention. »

N. Malebranche

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 23-2017 a été obtenue par observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente une portion d’organe formé de plusieurs sous-unités délimitant une lumière.
Il peut s’agir d’une structure tubuleuse coupée transversalement ou longitudinalement.

 

De la lumière vers la périphérie sont visibles :

une tunique formant des plis et des creux, constituée d’une couche de cellules jointives elle surmonte un ensemble de cellules disjointes au niveau des plis et en est entourée au niveau des creux ;

une enveloppe fibreuse, dans laquelle les cellules sont dispersées et des espaces clairs sont présents ;

deux tuniques concentriques formées de cellules de section circulaire puis de cellules de section allongée.

 

Au contact de la lumière, le tissu formé de l’unique couche de cellules jointives est un épithélium simple. En raison de la forme allongée des cellules et des noyaux qu’elles contiennent, perpendiculairement au plan de l’épithélium, il peut être qualifié de prismatique ou cylindrique. Deux types de cellules sont distingués.
Le premier porte un liseré apical, correspondant à une bordure en brosse également appelée plateau strié. Il s’agit d’entérocytes.
Le second possède une poche apicale renflée, d’aspect spumeux, et correspond à des mucocytes.

L’épithélium repose sur du tissu conjonctif fibreux dont les cellules sont disjointes et au sein duquel des vaisseaux sanguins et lymphatiques sont visibles. Il correspond au chorion, également nommé lamina propria.

L’association de l’épithélium et du tissu conjonctif fibreux constitue une muqueuse repliée. Les plis qui s’étendent dans la lumière ont la forme de doigts de gants et portent le nom de villosités. Les creux situés à leur base sont des cryptes de Lieberkühn dans l’épithélium desquelles des figures de mitoses sont fréquentes. Elles révèlent que ces régions sont responsables de la production des cellules assurant le renouvellement de l’épithélium.

Quelques fibres musculaires lisses sont présentes à la base des cryptes de Lieberkühn. Elles forment une musculaire de la muqueuse aussi appelée muscularis mucosae.

L’organisation des villosités a fait l’objet de l’article de la semaine 22-2017 de Codex virtualis.

 

La muqueuse est entourée d’une tunique de tissu conjonctif fibreux dans laquelle courent les vaisseaux sanguins et lymphatiques dont les ramifications s’étendent dans le chorion. Elle est désignée par le terme sous-muqueuse.

 

La tunique la plus externe, formée de petites cellules rondes clairement délimitées puis de cellules longues et effilées bien individualisées, comporte des fibres musculaires lisses circulaires, coupées transversalement, et des fibres musculaires lisses longitudinales, coupées longitudinalement. L’ensemble de ces fibres musculaires forme la musculeuse de l’organe.

 

L’image de la semaine 23-2017 représente une coupe longitudinale d’intestin grêle de Mammifère, en l’occurrence de jéjunum de Rat.

Comme décrit dans l’article de la semaine 22-2017, cet organe est le siège de la digestion chimique des molécules d’origine alimentaire et de l’absorption des molécules simples qui en sont issues.

Les molécules absorbées par les entérocytes sont éventuellement modifiées avant d’être transférées aux vaisseaux sanguins ou lymphatiques du chorion qui convergent vers des vaisseaux de plus grande dimension de la sous-muqueuses puis du mésentère.

La musculeuse est responsable de la progression des molécules d’origine alimentaire dans la lumière du tube. La contraction des fibres musculaires circulaires provoque une diminution locale du diamètre de l’intestin grêle et une augmentation de sa longueur. À l’inverse la contraction des fibres musculaires longitudinales provoque une augmentation locale du diamètre de l’organe et son raccourcissement.
Les contractions alternées et coordonnées de ces deux populations de fibres musculaires lisses sont responsables d’un mouvement appelée péristaltisme, responsable du déplacement du contenu du tube digestif de l’avant vers l’arrière.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 22-2017

Une citation

« J’ai décidé que je n’accepterais jamais d’être moins que ce que je pouvais être. »

A. Robbins

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 22-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle est constituée d’une structure continue repliée en épingle, dont le cœur est occupé par un tissu discontinu. L’ensemble est entouré d’une lumière.

 

La structure continue est formée d’une unique couche de cellules jointives. Elles sont plus hautes que larges et possèdent un noyau allongé selon leur axe longitudinal. Il s’agit d’un épithélium simple (ou unistratifié) et prismatique (ou cylindrique).

Deux catégories de cellules le constituent :

les cellules les plus nombreuses possèdent une surface apicale formant un liseré strié transversalement, au contact de la lumière ;

les cellules moins fréquentes présentent une partie supérieure, apicale, en forme de poche ovale de couleur bleue.

Le liseré apical porté par les cellules de la première catégorie correspond à une bordure en brosse également appelée plateau strié. Au microscope électronique à transmission, elle apparaît constituée de nombreuses microvillosités, replis membranaires soutenus par des faisceaux de microfilaments. Elle permet, dans un volume donné, le développement d’une importante surface de contact entre cellules et lumière.
La poche ovale occupant l’apex des cellules de la seconde catégorie résulte de l’accumulation de substances synthétisées par la cellule. L’analyse histochimique de ces substances révèle qu’elles correspondent à du mucus.

L’épithélium ainsi décrit repose sur un tissu discontinu, dans lequel les cellules sont isolées les unes des autres, séparées par des espaces contenant des structures fibreuses. Il est parcouru de vaisseaux sanguins.
Il s’agit de tissu conjonctif fibreux lâche.

 

L’association d’un épithélium et d’un tissu conjonctif fibreux, au contact d’une lumière représentant le milieu extérieur, définit une muqueuse.

L’épithélium simple et prismatique comportant des cellules à bordure en brosse et des cellules productrices de mucus est caractéristique de l’intestin grêle des Mammifères, en l’occurrence de Rat. Les cellules à bordure en brosse portent le nom d’entérocytes et les cellules productrices de mucus celui de mucocytes.

Le tissu conjonctif sous-jacent est appelé chorion (ou lamina propria).

L’épithélium soutenu par le chorion forme des replis désignés par le terme villosités.

Une image de l’organisation de la paroi de l’intestin grêle de Rat est disponible dans l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

 

L’intestin grếle est, chez les Vertébrés, un organe de l’appareil digestif dans la lumière duquel intervient la phase finale de la digestion des aliments. Les enzymes digestives produites par le pancréas y sont déversées et réalisent la décomposition des molécules alimentaires complexes en molécules simples et de dimension réduite.

Les molécules simples sont alors absorbées par les entérocytes, qui les transfèrent aux vaisseaux sanguins ou lymphatiques du chorion, parfois après modification.
Les villosités de la muqueuse et les microvillosités des entérocytes, par la surface de contact avec le contenu de la lumière importante qu’elles déterminent, contribuent à augmenter la capacité d’absorption de l’intestin grêle.

Les mucocytes libèrent le mucus qu’ils produisent à la surface de l’épithélium. Il joue un rôle protecteur vis-à-vis de l’action des enzymes.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 21-2017

Une citation

« Certaines personnes sèment le bonheur partout où elles vont ; et d’autres, chaque fois qu’elles s’en vont. »

O. Wilde

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 21-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte de nombreuses sections allongées ou circulaires, bordées d’une paroi relativement fine délimitant une lumière centrale.
Elles correspondent à des coupes longitudinales ou transversales de structures tubuleuses.

 

La paroi des tubules est constituée d’une unique couche de cellules. Dans certains cas, les cellules sont plates et possèdent un noyau également plat, alors que dans d’autres, les cellules sont de section carrée et munies d’un noyau circulaire.
Il s’agit d’épithéliums simples, respectivement pavimenteux et cubique.
Une fine tunique fibreuse entoure les épithéliums, correspondant à du tissu conjonctif fibreux.

La lumière des tubules est parfois remplie de petites unités translucides, ou semble vide.

 

Les tubules présentant un épithélium simple et pavimenteux, dont la lumière est occupée par les unités translucides, sont des vaisseaux sanguins capillaires. Leur contenu correspond à des hématies, ou globules rouges.

Les tubules dont l’épithélium est simple et pavimenteux, et dont la lumière semble vide, sont des anses de Henlé de néphrons de Mammifère, en l’occurrence de Rat.
Selon la section, la paroi est très fine ou légèrement épaissie. Dans le premier cas, le tubule est appelé branche grêle et dans le second cas, branche large.

Des tubules contournés distaux et des tubules collecteurs sont également présents. Ils ont fait l’objet des articles des semaines 18-2017 et 19-2017 de Codex virtualis, respectivement.

L’association étroite des anses de Henlé des néphrons et des vaisseaux sanguins capillaires, ainsi que la présence de tubules contournés distaux et de tubules collecteurs, indique que l’image représente une section de la partie profonde du rein appelée médulla. L’organisation générale du rein de Rat est illustrée dans la rubrique Mammifère de l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

 

L’anse de Henlé et son fonctionnement sont décrits dans l’article de la semaine 20-2017.
Elle contribue à mettre en place un gradient de concentration osmotique cortico-médullaire dans l’interstitium rénal, par le jeu d’échanges actifs et passifs d’ions et d’eau.

Dans la médulla rénale, les anses de Henlé sont étroitement associées à des vaisseaux sanguins capillaires. Issus de la ramification de l’artériole efférente du glomérule, ils sont agencés en un vaisseau rectiligne descendant apportant le sang du cortex vers la médulla et un vaisseau rectiligne ascendant drainant le sang de la médulla vers le cortex, reliés par des vaisseaux transverses.

La paroi des vaisseaux sanguins capillaires étant perméable à l’eau et aux solutés, le sang qui y circule est en équilibre avec l’interstitium en termes de concentrations en solutés et osmotique.
En conséquence, le sang descendant dans les vaisseaux droits tend à perdre de l’eau et à diluer le milieu interstitiel, alors que le sang ascendant tend à gagner des solutés et à les entraîner vers le cortex.

Le flux sanguin continuel traversant la médulla est à l’origine d’un lavage du gradient cortico-médullaire.
Cependant, la disposition parallèle des vaisseaux droits descendants et ascendants permet à l’eau de passer des uns vers les autres sous l’effet d’une différence de concentration osmotique, les vaisseaux ascendants contenant un liquide plus concentré que les vaisseaux descendants.
Ce mouvement génère un court-circuit qui réduit progressivement le débit sanguin alors que les vaisseaux s’enfoncent dans la médulla limitant ainsi le lavage du gradient.
Simultanément, les solutés passent des vaisseaux ascendants aux vaisseaux descendants par un transfert direct à chaque niveau de la médulla.
Ces mouvements sont à l’origine d’un recyclage des solutés qui évite qu’ils soient ramenés de la profondeur de la médulla vers sa surface.

Une barrière fonctionnelle entre les zones corticale et médullaire est ainsi établie, limitant le lavage du gradient cortico-médullaire de concentration osmotique.

En présence d’hormone antidiurétique, la réabsorption d’eau de l’urine circulant dans les tubes collecteurs vers l’interstitium peut alors être réalisée.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 20-2017

Une citation

« Ce qui fait la vraie valeur d’un être humain, c’est de s’être délivré de son petit moi. »

A. Einstein

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 20-2017 correspond à une coupe histologique d’organe observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est constituée de sections circulaires ou ovales, possédant une lumière bordée d’une paroi généralement peu épaisse.
Il s’agit de structures tubuleuses coupées transversalement ou longitudinalement.

 

La paroi des tubules est formée d’une unique couche de cellules, et est entourée d’une tunique fibreuse.
Elle correspond à un épithélium simple reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

De nombreux tubules sont délimités par un épithélium dont les cellules sont plates et présentent un noyau allongé parallèlement au plan de l’épithélium. Il s’agit d’un épithélium pavimenteux.
La lumière de certains d’entre eux est occupée par de nombreuses petites structures translucides dépourvues de noyau, quelquefois associées à des cellules circulaires, alors que d’autres possèdent une lumière semblant vide.

Quelques tubules ont une paroi formée de cellules aussi hautes que larges, à noyau de section circulaire. Il s’agit d’un épithélium cubique.

 

Les tubules à épithélium simple et pavimenteux dont la lumière semble vide correspondent à des anses de Henlé de néphrons de Mammifères, en l’occurrence de Rat.
Elles sont entremêlées avec des tubules à épithélium simple et pavimenteux dont la lumière n’est pas vide. Ce sont des vaisseaux capillaires sanguins, les structures translucides qu’ils contiennent étant des hématies ou globules rouges alors que les cellules rondes les accompagnant sont des leucocytes ou globules blancs. Leur épithélium porte le nom d’endothélium.

L’association des anses de Henlé et des vaisseaux sanguins capillaires est caractéristique de la région profonde du rein des Mammifères, désignée par le terme médulla.
Une vue de la médulla de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

Des sections de tubules contournés distaux et de tubules collecteurs y sont également présents. Ils sont respectivement décrits dans les articles des semaines 18-2017 et 19-2017 de Codex virtualis.

 

Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein des Vertébrés, responsable de la production de l’urine.
Chez les Mammifères, il est constitué successivement :

d’une capsule de Bowman qui, en association avec un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule, forme un corpuscule de Malpighi cortical décrit dans les articles des semaines 15-2017 et 16-2017 ;

d’un tubule contourné proximal également localisé principalement dans le cortex, se terminant par une portion droite s’enfonçant dans la médulla, étudié dans l’article de la semaine 17-2017 ;

d’une anse de Henlé médullaire formée de deux branches rectilignes, descendante et ascendante, se faisant face et déterminant une forme en épingle
bordées d’un épithélium simple et pavimenteux sur la plus grande partie de leur longueur, elles sont qualifiées de grêles, la région terminale de la branche ascendante possédant un épithélium plus épais est quant à elle dite large ;

d’un tubule contourné distal commençant par une portion droite à la jonction entre médulla et cortex ;

d’un tubule collecteur essentiellement localisé dans le cortex, s’ouvrant sur un tube collecteur qui s’enfonce dans la médulla.

 

La branche descendante de l’anse de Henlé reçoit l’urine du tubule contourné proximal alors que la branche ascendante l’amène au tubule contourné distal.

Les cellules de l’épithélium bordant la branche descendante sont perméables à l’eau et aux solutés dans une moindre mesure, à la différence de celles de la branche ascendante, imperméables à l’eau.

Les cellules de l’épithélium de la branche large ascendante réalisent un transfert actif d’ions chlorures et sodium de l’urine vers le tissu environnant, appelé interstitium.
En conséquence, l’urine contenue dans la branche ascendante voit sa concentration en solutés diminuer au fur et à mesure de sa progression. La concentration en solutés de l’interstitium augmente parallèlement.

La branche descendante située face à la branche ascendante baigne dans un interstitium dans lequel la concentration en solutés est supérieure à celle de l’urine qu’elle contient. Sa paroi étant perméable à l’eau, de l’eau quitte l’urine et gagne le tissu environnant. L’urine voit sa concentration en solutés augmenter progressivement alors qu’elle circule dans la branche descendante, en raison de cette perte d’eau.

Finalement, en relation avec la disposition et les propriétés des branches descendante et ascendante de l’anse de Henlé, l’urine voit sa concentration en solutés augmenter alors qu’elle parcourt la branche descendante puis diminuer lorsqu’elle emprunte la branche ascendante. L’urine parvenant au tubule contourné distal est moins concentrée en solutés que celle provenant du tubule contourné proximal.

Les échanges d’eau et de solutés sont réalisés entre l’urine et l’interstitium. La branche descendante de l’anse de Henlé étant perméable à l’eau, les concentrations en solutés sont semblables dans l’urine de cette branche et dans l’interstitium.
Les processus décrits conduisent ainsi à l’établissement d’un gradient de concentration en solutés cortico-médullaire, la concentration en solutés de l’interstitium rénal augmentant du cortex à la profondeur de la médulla.

Ce gradient rend possible la réabsorption d’eau, de l’urine vers le sang, dans le tube collecteur en présence d’hormone antidiurétique, et la concentration finale de l’urine.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

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Semaine 19-2017

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« Être libre, c’est être maître de soi. »

T. d’Aquin

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 19-2017 correspond à une coupe histologique d’organe observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est constituée de sections circulaires, allongées voire en forme de Y. Elles sont bordées par une paroi relativement épaisse et régulière, délimitant une lumière.
Il s’agit de tubules coupés transversalement ou longitudinalement, qui le cas échéant confluent en tubules d’ordre supérieur.

 

La paroi des tubules est, de manière générale, formée d’une unique couche de cellules, dont hauteur et largeur sont semblables, et présentant un noyau circulaire. Elle est entourée d’une enveloppe fibreuse.

Elle correspond à un épithélium simple et cubique, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

 

Si l’épithélium de la plupart des tubules est constitué de cellules semblables les unes aux autres, la section en forme de Y a la particularité de comporter deux types de cellules épithéliales.
Certaines sont peu colorées et possèdent un apex arrondi faisant saillie dans la lumière, elles sont dites cellules claires.
D’autres sont plus intensément colorées et présentent un apex plat et irrégulier, elles sont appelées cellules intercalaires.

 

Au microscope électronique à transmission, les cellules claires apparaissent pauvres en organites ce qui explique leur coloration pâle.
À l’inverse, les cellules intercalaires sont riches en mitochondries et montrent une membrane apicale hérissée de microvillosités, l’abondance des organites étant à l’origine de la coloration foncée du cytoplasme.

 

Le tubule présentant ces caractères est un tubule collecteur de rein de Mammifère, en l’occurrence de Rat.

Le rein des Vertébrés est constitué de deux régions : le cortex périphérique et la médulla centrale. Des vues de l’organisation du rein sont proposées dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

Il est formé d’unités fonctionnelles appelées néphron. Elles comprennent une capsule de Bowman et un tubule urinaire.

Associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, le glomérule, la capsule de Bowman forme le corpuscule de Malpighi localisé dans le cortex rénal, siège de la production de l’urine primitive.
Il a fait l’objet des articles des semaines 15-2017 et 16-2017 de Codex virtualis.

Chez les Mammifères, le tubule urinaire est divisé en trois zones.
Le tubule contourné proximal situé dans le cortex reçoit l’urine primitive produite par le corpuscule de Malpighi.
L’anse de Henlé court dans la médulla.
Le tubule contourné distal également cortical récupère l’urine au terme de son transit dans l’anse de Henlé.
Le tubule urinaire est responsable d’une modification de la composition de l’urine primitive, ainsi que d’une diminution de son volume.
Tubules contournés proximal et distal sont décrits dans les articles des semaines 17-2017 et 18-2017.

Les tubules collecteurs corticaux reçoivent l’urine des tubules contournés distaux. Ils s’enfoncent dans la profondeur du cortex, en direction de la médulla du rein et convergent, formant des tubules dont le diamètre augmente progressivement. Ils donnent ainsi naissance à des tubes collecteurs courant dans la médulla.
Au cours de son transit dans le réseau de conduits collecteurs et en présence d’hormone antidiurétique, l’urine subit une réabsorption d’eau. Elle est ainsi concentrée et transformée en urine définitive.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 18-2017

Une citation

« C’est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. »

V. Hugo

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 18-2017 correspond à une coupe histologique d’organe observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de sections de forme allongée ou circulaire, délimitées par une paroi d’épaisseur régulière et relativement importante, entourant une lumière centrale.
Il s’agit de coupes longitudinales et transversales de structures en forme de tubules.

 

La plupart des tubules présentent une paroi constituée d’une unique couche de cellules, aussi hautes que larges, à noyau circulaire, enveloppée d’une tunique fibreuse.
Elle correspond à un épithélium simple et cubique, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

Certains tubules sont bordés de cellules dont la surface apicale au contact de la lumière est lisse, et la région basale opposée envahie de stries orientées selon l’axe apicobasal.

 

Les stries basales sont la manifestation de la présence de replis de la membrane plasmique basale des cellules, entre lesquels de nombreuses mitochondries sont insérées, visibles au microscope électronique à transmission.

 

Les tubules possédant ces caractéristiques sont les tubules contournés distaux des néphrons des Mammifères, ici du Rat.

Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein des Vertébrés, responsable de la production de l’urine.
Il est constitué d’une capsule de Bowman formant, en association avec un groupe de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule, un corpuscule de Malpighi, et d’un tubule urinaire.
Chez les Mammifères, le tubule est divisé en trois régions qui sont successivement le tubule contourné proximal, l’anse de Henlé et le tubule contourné distal.

Corpuscule de Malpighi, tubules contournés proximal et distal sont situés dans la partie périphérique du rein, le cortex, tandis que l’anse de Henlé est localisée dans la profondeur de l’organe, la médulla. Une vue du cortex de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

Le corpuscule de Malpighi a fait l’objet des articles de Codex virtualis des semaines 15-2017 et 16-2017. Le tubule contourné proximal est décrit dans l’article de la semaine 17-2017.

 

Le tubule contourné distal, ainsi désigné en raison de ses circonvolutions et de sa position distante par rapport à la capsule de Bowman, reçoit l’urine provenant de l’anse de Henlé.
Il est le siège d’une réabsorption d’ions sodium de l’urine vers le sang et d’une sécrétion d’ions potassium et hydronium du sang vers l’urine, en présence de l’hormone aldostérone.
Il est également impliqué dans la réabsorption d’eau contrôlée par l’hormone antidiurétique et la sécrétion d’ions ammonium.

Ces échanges sont favorisés par la présence des replis membranaires basaux qui augmentent la surface de contact entre les cellules épithéliales et le milieu interstitiel, les mitochondries fournissant l’énergie nécessaire à certains de ces transferts.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 17-2017

Une citation

« Qui ne connaît la vérité n’est qu’un imbécile.
Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel. »

B. Brecht

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 17-2017 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte de multiples sections de forme circulaire ou allongée, qui possèdent une paroi relativement épaisse entourant une lumière.
Il s’agit de coupes transversales et longitudinales de structures de forme tubuleuse.

 

La plupart des tubules de l’image présentent une paroi constituée d’une unique couche de cellules, aussi hautes que larges et à noyau circulaire, entourée de fibres. Il s’agit d’un épithélium simple et cubique, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

Dans la majorité des tubules, les cellules épithéliales possèdent un plateau apical strié, au contact de la lumière, appelé bordure en brosse.
En outre, leur cytoplasme montre des stries verticales, localisées du côté basal, à l’opposé de la lumière.

 

La bordure en brosse visible au microscope photonique apparaît formée de multiples replis membranaires soutenus par des faisceaux de microfilaments d’actine au microscope électronique à transmission. Il s’agit de microvillosités, contribuant à augmenter la surface de contact entre cellule et contenu de la lumière.

De même les stries basales reflètent la présence de replis membranaires basaux associés à des mitochondries régulièrement disposées. La surface de contact entre cellule et milieu intérieur en est augmentée.

 

Les tubules ainsi décrits sont des tubules contournés proximaux des néphrons des Mammifères, en l’occurrence de Rat.

Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein de Vertébré, responsable de la production de l’urine.
Il est constitué d’une capsule de Bowman (qui, en association avec un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, forme le corpuscule de Malpighi ayant fait l’objet des articles des semaines 15-2017 et 16-2017 de Codex virtualis) et d’un tubule urinaire.

Le tubule urinaire est divisé en plusieurs régions. Chez les Mammifères, ce sont le tubule contourné proximal, localisé dans le cortex rénal et relié à la capsule de Bowman, l’anse de Henlé située dans la profondeur du rein, et le tubule contourné distal cortical (une vue du cortex de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis).
Les tubules contournés proximal et distal sont qualifiés de contournés en raison de leurs circonvolutions, et dits proximal et distal selon leur situation, à proximité ou à distance, par rapport à la capsule de Bowman.

 

Le tubule contourné proximal prend en charge l’urine primitive produite dans le corpuscule de Malpighi et l’achemine jusqu’à l’anse de Henlé.
Il en modifie la composition en réalisant la réabsorption vers le milieu intérieur de molécules organiques comme le glucose et les acides aminés, mais également de nombreux ions inorganiques comme les ions sodium et chlorure, ainsi que d’eau. Inversement, il effectue la sécrétion vers l’urine de composés comme les ions ammonium.
Ces échanges de matière sont favorisés par l’importante surface des cellules du tubule contourné proximal et l’énergie nécessaire à certains transferts est fournie par les mitochondries basales.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 16-2017

Une citation

« Soyez réaliste : demandez l’impossible. »

E. Che Guevara

 

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Quel est cet organe ?

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L’image proposée correspond à une photographie de coupe histologique observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

De même que l’image de la semaine 15-2017, elle représente une section de cortex de rein de Rat avec au centre un corpuscule de Malpighi.

Une vue du cortex de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

 

Le corpuscule de Malpighi est formé par l’association d’une capsule de Bowman et d’un glomérule.

La capsule de Bowman est, avec le tubule urinaire qui lui fait suite, une structure constitutive du néphron, unité fonctionnelle du rein des Vertébrés responsable de la production de l’urine.

Le glomérule est un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires ramifiés, émanant d’une artériole afférente et convergeant en une artériole efférente. Le glomérule est un système admirable, les vaisseaux sanguins capillaires qui le constituent étant intercalés entre deux artérioles.

 

La capsule de Bowman apparaît formée d’un épithélium simple et pavimenteux périphérique, entouré de tissu conjonctif fibreux, et d’un épithélium enserrant les vaisseaux sanguins capillaires du glomérule.

Appelés respectivement feuillet pariétal et feuillet viscéral, ils délimitent un espace, l’espace de Bowman.

Les vaisseaux sanguins capillaires sont délimités par un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, et contiennent des hématies.

 

L’artériole afférente pénètre dans le corpuscule de Malpighi en un point qui est également le point d’émergence de l’artériole efférente.
Il est désigné comme pôle vasculaire du corpuscule de Malpighi.

À l’opposé, la capsule de Bowman est en continuité avec le tubule urinaire. La région de transition est appelée pôle urinaire.

 

Le corpuscule de Malpighi est une structure au sein de laquelle l’appareil circulatoire et l’appareil excréteur sont étroitement associés.

L’urine y est produite par ultrafiltration du sang à travers une barrière de filtration formée de la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et le feuillet viscéral de la capsule de Bowman.
La filtration est due à la différence de pression existant entre le sang des vaisseaux sanguins capillaires et l’urine, dite primitive, de l’espace de Bowman.

L’urine ainsi produite est prise en charge par le tubule urinaire émergeant au pôle urinaire du corpuscule de Malpighi, l’espace de Bowman et la lumière du tubule étant en continuité.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


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