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Semaine 12-2017

Une citation

« Le commencement de bien vivre, c’est de bien écouter. »

Plutarque

 

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Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

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L’image proposée est issue de l’observation d’une préparation histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Une unité de forme circulaire est partiellement visible, délimitée par une fine enveloppe fibreuse. Elle correspond vraisemblablement à une section transversale de structure tubuleuse.

La paroi du tube apparaît, en coupe transversale, constituée de plusieurs assises de cellules, de formes et de dimensions variées. Les noyaux ont des aspects divers, et ils sont parfois absents.

 

De la périphérie vers la lumière du tube sont présentes des cellules :

de petite taille, ovales, dont l’essentiel du volume est occupé par le noyau finement ponctué ;

de taille légèrement plus importante que celle des précédentes, circulaires, à noyau volumineux, contenant des filaments assez épais semblant agencés en pelote, dont les extrémités sont reliées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

de diamètre important, circulaires, dont le noyau peu visible contient des filaments épais, à localisation centrale ;

de taille semblable à celle des précédentes, dépourvues de noyau mais possédant une structure fibreuse en forme de losange sur laquelle les filaments épais sont disposés, dans la région médiane ;

de dimension importante, allongées, à noyau dense et homogène, long et courbé.

Accolées à la tunique fibreuse du tube, des cellules pyramidales à noyau triangulaire, finement ponctué et présentant une tache circulaire bien visible, sont observées.

 

Les différentes cellules constituant la paroi du tube correspondent respectivement à :

des spermatogonies, cellules proches de la tunique fibreuse, qui par des multiplications conformes donnent naissance à de nouvelles spermatogonies et à des spermatocytes I, cellules évoluant en spermatozoïdes ;

des spermatocytes I qui ont débuté la méiose, possédant des chromosomes individualisés, formés de deux chromatides et associés par paires de chromosomes homologues, dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire, ils ont atteint le stade zygotène de la prophase de la première division de méiose ;

des spermatocytes I dont l’enveloppe nucléaire disparaît alors que le fuseau de division apparaît, les chromosomes sont groupés au centre de la cellule, ils sont au stade diacinèse de la prophase de première division de méiose ;

des spermatocytes I en métaphase de première division de méiose et des spermatocytes II en métaphase de seconde division de méiose, présentant un fuseau de division dans le plan équatorial duquel les chromosomes sont disposés, dans le cas des spermatocytes I les chromosomes à deux chromatides sont associés par paires de chromosomes homologues alors que dans le cas des spermatocytes II les chromosomes à une chromatide sont associés par deux ;

des spermatides allongées, ayant terminé la seconde division de méiose et débuté leur différenciation en spermatozoïdes ou spermiogenèse, elles acquièrent un noyau long et étroit, perdent du cytoplasme et forment un flagelle.

Les cellules pyramidales situées au contact de la tunique fibreuse sont des cellules de Sertoli, jouant un rôle nourricier pour les cellules germinales du tube.

 

La section ainsi décrite correspond à une coupe transversale de tube séminifère, unité structurale et fonctionnelle du testicule des Mammifères, en l’occurrence de la Souris.
La formation des gamètes mâles, les spermatozoïdes, y est réalisée. Ce processus porte le nom de spermatogenèse.

La paroi du tube est constituée de l’association de cellules germinales à différents stades de la spermatogenèse, les cellules les plus avancées étant proches de la lumière du tube et les cellules les moins avancées situées en périphérie. Il s’agit de cellules ayant débuté leurs évolutions avec un décalage temporel.

L’association spermatogonie – spermatocytes I aux stades zygotène et diacinèse de la prophase de la première division de méiose – spermatocytes I et II au stade métaphase de la première et la seconde divisions de méiose – spermatide correspond au stade III’ du cycle spermatogénétique.

Elle est distincte de celles des stades I, II et III ayant fait l’objet des articles de Codex virtualis des semaines 09-2017, 10-2017 et 11-2017 respectivement.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 11-2017

Une citation

« Il est plus aisé d’être sage pour les autres, que de l’être pour soi-même. »

F. de La Rochefoucauld

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une portion de structure circulaire possédant une lumière centrale, suggérant qu’il s’agit d’une coupe transversale réalisée dans une unité tubuleuse.

La paroi de la structure tubuleuse est formée de plusieurs couches de cellules, de dimensions et de formes diverses, dont les noyaux présentent des aspects variés. Elle est entourée d’une enveloppe fine et fibreuse.

 

De la périphérie du tube vers la lumière sont distinguées des cellules :

de petite taille, plates, dont l’essentiel du volume est représenté par un noyau contenant de fines ponctuations ;

de diamètre légèrement plus important que celui des précédentes, circulaires, à noyau volumineux et contenant des filaments bien individualisés, reliés à la face interne de l’enveloppe nucléaire par leurs extrémités ;

de grande taille, à vaste noyau contenant d’épais filaments groupés par deux voire quatre ;

allongées, comportant un noyau homogène, en forme de virgule, localisé dans la région des cellules orientée vers la périphérie du tube.

Au contact de la tunique fibreuse, des cellules pyramidales à noyau triangulaire, relativement homogène mais comprenant une tache nette, sont présentes.

 

Les cellules ainsi décrites correspondent respectivement à des :

spermatogonies, cellules dont la multiplication conforme produit de nouvelles spermatogonies ainsi que des spermatocytes I s’engageant dans la formation de spermatozoïdes ;

spermatocytes I, entrés en prophase de première division de méiose et possédant des chromosomes constitués de deux chromatides, appariés par paires de chromosomes homologues dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire, ils ont atteint le stade zygotène de la prophase ;

spermatocytes I dont les noyaux contiennent des chromosomes formés de deux chromatides, associés par paires de chromosomes homologues, les chromatides devenant visibles, ils constituent des tétrades caractéristiques du stade diplotène de la prophase de la première division de méiose ;

spermatides très allongées, ayant terminé la méiose et débuté leur différenciation en spermatozoïdes, appelée spermiogenèse, consistant en une élimination progressive du cytoplasme, un allongement du noyau et l’acquisition d’un flagelle.

Les cellules pyramidales périphériques sont des cellules de Sertoli. Elles assurent une fonction nourricière vis-à-vis des cellules germinales.

 

L’image illustre le processus de spermatogenèse se déroulant dans les tubes séminifères du testicule. L’animal concerné est ici un Mammifère, la Souris.

Des cellules à divers stades de ce processus sont observées dans la même section de tube séminifère.
Il s’agit de cellules germinales ayant débuté leurs évolutions avec un décalage temporel, en l’occurrence de spermatogonies, de spermatocytes I aux stade zygotène et diplotène de la prophase de la première division de méiose et de spermatides.
Les cellules les moins avancées sont localisées en périphérie du tube, alors que les cellules les plus avancées occupent la lumière.
Leur association définit un stade de l’épithélium séminal, en l’occurrence le stade III.

Sa description vient compléter celles des stades I et II, proposées respectivement en semaines 09-2017 et 10-2017.

 


Semaine 10-2017

Une citation

« Peu importe l’échec dans la vie, la plus grande infortune est l’inertie. »

H. I. Khan

 

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L’image proposée correspond à l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une partie de coupe d’une structure circulaire, possédant une lumière centrale.
Elle résulte vraisemblablement de la section transversale d’une structure tubuleuse.

La structure coupée présente une fine enveloppe externe fibreuse et sa paroi est formée plusieurs assises de cellules de formes et dimensions différentes, à noyaux dissemblables.

 

De la périphérie vers la lumière sont distinguées des cellules :

de petite taille, plates, dont le noyau finement ponctué occupe la plus grande partie du volume ;

de dimension plus importante, circulaires, dont le noyau contient un amas de fibres enchevêtrées et peu distinctes ;

volumineuses, à grand noyau dans lequel d’épais filaments sont présents, dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

allongées, à noyau peu volumineux, circulaire et contenant un amas coloré et quelques fines ponctuations.

 

Les cellules ainsi décrites sont identifiées respectivement comme des :

spermatogonies, cellules présentant un rapport nucléoplasmique important, et donnant naissance à de nouvelles spermatogonies ainsi qu’à des spermatocytes I par des divisions cellulaires conformes ;

spermatocytes I issus de la division de spermatogonies et entrés en prophase de première division de méiose, leurs chromosomes commencent à s’individualiser mais demeurent encore peu visibles, ils sont au stade leptotène ;

spermatocytes I au stade pachytène de la prophase de la première division de méiose, caractérisés par des chromosomes courts et épais, associés par paires dont les extrémités sont liées à l’enveloppe nucléaire ;

spermatides allongées, ayant terminé la seconde division de méiose et engagées dans la différenciation en spermatozoïdes, ou spermiogenèse.

 

L’organe coupé est un testicule de Mammifère, en l’occurrence de Souris.
Il est constitué de tubes séminifères dans lesquels se déroule la formation des gamètes mâles, les spermatozoïdes, appelée spermatogenèse.

Dans la paroi du tube, les cellules germinales les plus avancées dans la spermatogenèse sont proches de la lumière alors que les moins avancées sont situées en périphérie.

Sur une section donnée, la paroi du tube séminifère est formée de cellules à différents stades de la spermatogenèse. Il s’agit de générations de cellules germinales qui ont débuté leurs évolutions avec un décalage dans le temps. Elles forment des associations caractéristiques.
L’image de la semaine 10-2017 illustre une association désignée par le nom de stade II alors que celle de la semaine 09-2017 représente un stade I.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 09-2017

Une citation

« Rien de tel pour le bonheur que d’échanger ses préoccupations contre des occupations. »

R. Wagner

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine est obtenue à partir d’une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une portion de section circulaire et possède une lumière centrale. Il s’agit vraisemblablement d’une coupe transversale d’une structure tubuleuse.

Cette structure est délimitée extérieurement par une tunique fine et fibreuse.

Sa paroi est constituée de plusieurs assises de cellules dont les formes et dimensions sont variées. Leurs noyaux diffèrent également en termes de dimensions et de contenu.

 

De la périphérie vers le centre sont successivement observées des cellules :

de petite taille, dont le noyau finement ponctué occupe l’essentiel du volume ;

légèrement plus volumineuses, possédant un noyau relativement étendu contenant des amas sombres ;

imposantes à noyau important, contenant d’épaisses fibres fortement colorées ;

de dimensions plus réduites, à noyau moins volumineux, finement ponctué à l’exception d’une tache circulaire ;

présentant un flagelle, à noyau fin, allongé et légèrement courbé, uniformément coloré, entouré de peu de cytoplasme.

 

Les cellules ainsi décrites correspondent respectivement à :

des spermatogonies, cellules caractérisées par un rapport nucléoplasmique élevé, dont la reproduction conforme assure le renouvellement de leur propre population et la production de spermatocytes I ;

des spermatocytes I entrant en prophase de la première division de méiose, issus de la multiplication des spermatogonies ;

des spermatocytes I au stade pachytène de la prophase de première division de méiose, identifiés à la présence de chromosomes courts et trapus, organisés en bouquets liés à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

des spermatides jeunes, cellules ayant terminé la méiose et subissant la différenciation finale en spermatozoïdes ;

des spermatozoïdes, gamètes mâles gagnant la lumière du tube.

 

L’image représente une section de tube séminifère de Mammifère en l’occurrence de Souris, unité structurale et fonctionnelle du testicule.

Elle illustre la spermatogenèse.
Les cellules germinales les moins avancées dans ce processus sont localisées au contact de l’enveloppe du tube alors que les plus avancées sont situées dans la lumière.

Les différents stades de la spermatogenèse associés correspondent à cinq générations cellulaires qui ont entamé leurs évolutions avec un décalage temporel.
L’association décrite est désignée par le noms de stade I.

La formation des spermatozoïdes à partir des spermatogonies dure environ 35 jours chez la Souris.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 08-2017

Une citation

« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

O. Wilde

 

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Quels sont ces organes ?

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L’image proposée représente une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle est constituée de structures massives, sectionnées longitudinalement dans la partie supérieure droite et obliquement dans la partie inférieure gauche.

Elles sont traversées par de petits conduits, coupés transversalement et possédant une lumière. Ils contiennent des unités bien délimitées, circulaires et uniformément colorées.

 

Les structures massives apparaissent formées de fibres en coupe longitudinale et présentent des stries transversales.
Elles possèdent de multiples noyaux plats, situés en périphérie.
En coupe oblique, des images similaires mais moins nettes sont visibles.
La constitution fibreuse et régulière, striée et plurinucléée est caractéristique du tissu musculaire strié squelettique.

Les conduits sectionnés transversalement possèdent une paroi très fine dans laquelle un noyau plat est parfois visible. Il révèle que la paroi est formée d’un épithélium simple et pavimenteux qui correspond à un endothélium.

La lumière est occupée par des cellules dépourvues de noyau. Il s’agit d’hématies, globules rouges ou érythrocytes sans noyau, caractéristiques des Mammifères.

Ces structures sont des vaisseaux sanguins de très faible diamètre, désignés par le terme capillaires et caractérisés par la possession d’une paroi formée d’un seul endothélium. Ils sont ici sectionnés transversalement.
Irriguant les organes, ils sont le siège d’échanges entre le sang qu’ils véhiculent et les tissus environnants.

 

Pour en savoir plus, consulter :

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Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 07-2017

Une citation

« Chaque coup de colère est un coup de vieux, chaque sourire est un coup de jeune. »

Proverbe chinois

 

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Quels sont ces organes ?

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L’image proposée est obtenue à partir d’une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle présente des structures allongées, orientées du coin supérieur gauche au coin inférieur droit, entre lesquelles courent de fins conduits contenant des unités formant des files régulières.

 

Les structures orientées du haut en gauche au bas à droite de l’image sont constituées de fibrilles longitudinales et présentent des stries transversales disposées à intervalles réguliers. Elles possèdent également plusieurs noyaux plats et périphériques. Ces caractéristiques permettent d’identifier du tissu musculaire strié squelettique.

 

Les conduits présents entre les fibres musculaires striées squelettiques sont délimités par une paroi très fine, dans laquelle un noyau plat est visible de loin en loin.
Les noyaux appartiennent à des cellules épithéliales pavimenteuses agencées en une unique couche. Elles constituent un endothélium, seule tunique formant la paroi des tubes.

La lumière est occupée par des structures disposées en files.
La plupart d’entre elles sont dépourvues de noyau et correspondent à des hématies, érythrocytes ou globules rouges sans noyau, caractéristiques des Mammifères.
Certaines, rares, possèdent un noyau et sont des leucocytes ou globules blancs.

Les fins conduits sont des vaisseaux sanguins de très faible diamètre, qualifiés de capillaires, caractérisés par la possession d’une paroi réduite à un endothélium. Ils sont ici présentés en section longitudinale.
Localisés à l’intérieur des organes, ils sont le siège d’échanges entre le sang et les tissus environnants.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 06-2017

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« Ce qui te manque,
Cherche-le dans ce que tu as. »

K. Zen

 

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Quel est cet organe ?

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L’image proposée correspond à une coupe histologique observée au grossissement x400 du microscope photonique.

Elle représente plusieurs sections de forme circulaire ou ovale, possédant une lumière centrale dans laquelle de petites structures sont visibles, agglomérées les unes avec les autres.
Il s’agit de coupes transversales d’organes tubuleux.

 

La section circulaire dont le diamètre est le plus important présente une paroi formée, du centre vers la périphérie :

d’une assise de cellules plates au contact de la lumière, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux ;

d’une lame ondulée ne comportant pas de cellule ;

d’une tunique constituée de fibres musculaires lisses circulaires, agencées en deux couches, entrelacées avec des faisceaux de fibres de collagène de tissu conjonctif fibreux ;

d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux.

Les sections circulaires ou ovales, de diamètres légèrement inférieurs, possèdent une paroi constituée du centre vers la périphérie :

d’une assise de cellules plates au contact de la lumière, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux semblable au précédent ;

d’une tunique formée de fibres musculaires lisses circulaires organisées en une couche, entre lesquelles du tissu conjonctif fibreux est présent ;

d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux.

 

Les structures agglomérées présentes dans la lumière des tubes sectionnés sont des cellules sanguines, correspondant pour la plupart à des globules rouges dépourvus de noyau, des hématies. Elles indiquent que les tubes sectionnés sont des vaisseaux sanguins, de Mammifère en raison du caractère anucléé des globules rouges et de leur diamètre de 7 µm environ.

Les conduits observés en coupe transversale ont tous une paroi formée de trois tuniques concentriques :

une intima située au contact du sang et constituée d’un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, reposant sur une très fine couche sous-endothéliale de tissu conjonctif fibreux ;

une média entourant l’intima, constituée de fibres musculaires lisses circulaires et de tissu conjonctif fibreux ;

une adventice externe de nature conjonctive, en continuité avec le tissu conjonctif fibreux environnant.

Cette organisation est caractéristique de la paroi des vaisseaux sanguins des Vertébrés.

 

Des traits distinctifs permettent d’identifier deux catégories de vaisseaux :

le vaisseau de section circulaire et dont le diamètre est le plus important possède une paroi relativement épaisse par rapport à son rayon, et présente entre l’intima et la média une limitante élastique interne ondulée, la média est en outre assez large, comprenant des fibres musculaires lisses agencées en deux couches ;

les vaisseaux de section circulaire ou ovale et dont le diamètre est plus faible possèdent des parois relativement fines par rapport à leurs rayons, et présentent une média fine, formée d’une couche de fibres musculaires lisses, entourée d’une adventice plus épaisse, la limitante élastique interne est absente.

Le premier vaisseau correspond à une petite artère ou artériole, les caractéristiques de sa paroi rappellent celles décrites pour l’artère musculaire ayant fait l’objet de l’article de Codex virtualis de la semaine 04-2017. Avec la diminution du diamètre des artères la limitante élastique externe disparaît.

Les seconds vaisseaux correspondent à de petites veines ou veinules. Leur paroi présente d’importantes similitudes avec celle de la veine décrite dans l’article de la semaine 05-2017.

 

Sur cette coupe, une disposition remarquable de l’artériole et des veinules est observée : les vaisseaux courent parallèlement les uns aux autres, et l’artériole occupe une position centrale, se trouvant entourée de veinules.

Le sang circule en sens inverse dans l’artériole et les veinules, déterminant un système à contre-courant.

Cet agencement autorise d’importants échanges de chaleur entre les sangs, le sang de l’artériole refroidissant alors que le sang des veinules se réchauffe.
Il est observé dans le sac scrotal des Mammifères, irrigué par un réseau artériel acheminant du sang refroidi et drainé par un réseau veineux dans lequel le sang se réchauffe.
Cela permet de maintenir l’environnement des testicules à une température légèrement inférieure à celle du corps, favorable à la formation des spermatozoïdes.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 05-2017

Une citation

« Nous voyons les choses non pas telles qu’elles sont mais telles que nous sommes. »

E. Kant

 

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Quel est cet organe ?

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L’image proposée représente une section d’organe observée au microscope photonique au grossissement x400.

De forme ovale ou circulaire en coupe transversale, l’organe est creux et délimité par une paroi.

 

La paroi a une épaisseur très inférieure à la valeur du rayon de la lumière.

Elle est constituée du centre vers la périphérie :

d’une assise continue de cellules plates, correspondant à un épithélium ;

d’une fine tunique associant fibres musculaires lisses et de tissu conjonctif fibreux ;

d’une épaisse couche de tissu conjonctif fibreux, continue avec celle de l’environnement.

 

Cet agencement est caractéristique des veines de diamètre important, tissulaires ou libres, responsables du drainage du sang des organes comme le côlon.

Elles possèdent une paroi formée de trois tuniques concentriques :

une intima, au contact du sang, représentée par un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, reposant sur une fine couche conjonctive sous-endothéliale ;

une média, entourant l’intima, et formée de quelques fibres musculaires lisses circulaires baignées dans un tissu conjonctif fibreux abondant ;

une adventice externe, épaisse et de nature conjonctive, fusionnée avec le tissu conjonctif de l’organe irrigué.

 

En relation avec la structure de leur paroi, les veines ont la capacité de se dilater et de contenir une importante quantité de sang.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 04-2017

Une citation

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent. »

A. de Saint-Exupéry

 

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Quel est cet organe ?

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L’image proposée est celle d’une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle représente une section de forme ovale à circulaire possédant une lumière centrale, susceptible de correspondre à un organe cylindrique ou sphérique creux, coupé transversalement.

 

La paroi de l’organe a une épaisseur équivalente au rayon de la lumière et apparaît constituée, du centre vers la périphérie :

d’une assise continue de cellules plates au contact de la lumière, formant un épithélium ;

d’une fine structure acellulaire ondulée ;

d’une tunique relativement épaisse faite de plusieurs couches de cellules musculaires lisses à disposition circulaire, entrelacées avec des faisceaux de fibres de collagène appartenant à du tissu conjonctif fibreux ;

d’une seconde fine structure acellulaire ondulée plus discrète que la première ;

de faisceaux de fibres de collagène associées à des fibrocytes, constituant du tissu conjonctif fibreux en continuité avec celui de l’organe alentour.

 

Une telle organisation est caractéristique des artères musculaires de grand diamètre, libres ou tissulaires, assurant l’irrigation des organes, en l’occurrence du côlon.

Leur paroi comporte trois tuniques concentriques :

au contact du sang, l’intima constituée d’un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, surmontant une fine couche sous-endothéliale de tissu conjonctif fibreux ;

autour de l’intima, la média formée de plusieurs couches de fibres musculaires lisses circulaires, associées à du tissu conjonctif fibreux, délimitée par une limitante élastique interne sous l’intima et une limitante élastique externe sur l’adventice, se présentant comme des lames ondulées fenêtrées ;

autour de la média, une épaisse tunique de tissu conjonctif fibreux se confondant avec le tissu conjonctif fibreux de l’organe irrigué dans le cas des artères tissulaires, appelée adventice.

 

En relation avec la constitution de leur paroi, les artères de ce type sont qualifiées de musculaires.

Elles ont la particularité de posséder un diamètre variable selon le degré de contraction des fibres musculaires lisses de la média, et de contribuer ainsi au contrôle du débit sanguin dans les organes qu’elles irriguent.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Plus d’images du manteau de la Moule

 

Coupe transversale du bord du manteau de la Moule

Coupe transversale du bord du manteau de la Moule

 

Les Délices histologiques de Codex virtualis s’enrichissent d’un nouvel album d’images.

 

Consacré à la structure tissulaire du manteau de la Moule, il vient compléter la page de la rubrique De l’organisation interne dédiée à la structure histologique et aux rôles du manteau de la Moule.

 

Pour accéder à l’album du manteau de la Moule, suivez le lien ! (adresse : http://codexvirtualis.fr/images/index.php?album=delices-histologiques/moule-adulte/manteau

 


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