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Articles avec le tag ‘Histologie’

Plus d’images du manteau de la Moule

 

Coupe transversale du bord du manteau de la Moule

Coupe transversale du bord du manteau de la Moule

 

Les Délices histologiques de Codex virtualis s’enrichissent d’un nouvel album d’images.

 

Consacré à la structure tissulaire du manteau de la Moule, il vient compléter la page de la rubrique De l’organisation interne dédiée à la structure histologique et aux rôles du manteau de la Moule.

 

Pour accéder à l’album du manteau de la Moule, suivez le lien ! (adresse : http://codexvirtualis.fr/images/index.php?album=delices-histologiques/moule-adulte/manteau

 


Le manteau et la protection

 

La Moule (Mytilus edulis) est un animal dont le corps est protégé par une coquille formée de deux valves, droite et gauche, articulées par une charnière au niveau de laquelle elles sont reliées par un ligament.

 

Sous la coquille, le manteau

 

Manteau de la Moule

Manteau de la Moule (vue latérale)

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Manteau de la Moule

Manteau de la Moule (coupe transversale de Moule)

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Sous la coquille, le corps est enveloppé par un manteau ou pallium formé de deux lobes, droit et gauche.
Il résulte de l’expansion et du repli du tégument de l’animal.

Entre les lobes droit et gauche est ménagée une cavité où circule de l’eau de mer, appelée cavité palléale, dans laquelle pendent les branchies et débouchent les orifices excréteurs, génitaux ainsi que l’anus.

Dorsalement sous le ligament, les lobes droit et gauche du manteau sont en continuité et constituent un sommet, l’isthme palléal, qui borde la masse viscérale.

Ventralement, les bords sont libres et épaissis. De nombreuses fibres musculaires les traversent, responsables de leur rétraction. Leur insertion sur la face interne de la coquille est marquée par une empreinte ou ligne palléale.
Postérieurement toutefois, les bords du manteau fusionnent en un point, déterminant la formation d’une boutonnière.

L’eau de mer pénètre dans la cavité palléale par la face ventrale, entre les bords libres du manteau, et en sort par la boutonnière postérieure, qui correspond à un orifice exhalant.

 

Manteau de la Moule

Manteau de la Moule (coupe transversale)

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Le tégument est constitué d’un épithélium simple, l’épiderme, soutenu par une membrane basale et surmontant du tissu conjonctif. Des fibres musculaires radiales ou parallèles à la surface sont présentes sous la membrane basale ainsi qu’en profondeur où elles n’ont pas d’orientation privilégiée.
Le tissu conjonctif est formé de cellules étoilées ou fusiformes. Il abrite également des hémocytes mobiles, des cellules stockant du glycogène et des cellules glandulaires.

Le manteau est ainsi composé d’un feuillet épithélial du côté de la coquille, de tissu conjonctif et d’un second feuillet épithélial du côté de la cavité palléale.

 

Le bord du manteau : accroissement de la coquille

 

Manteau de la Moule

Bord du manteau de la Moule (coupe transversale)

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Le bord ventral du manteau forme trois lobes ou bourrelets qualifiés d’externe, de médian et d’interne, séparés les uns des autres par des sillons. Il s’agit de replis de l’épithélium.

Le lobe externe est au contact de la coquille.

Chaque valve de la coquille est constituée de l’extérieur vers l’intérieur :
d’une couche externe appelée périostracum, fin revêtement organique ;
d’une couche intermédiaire dite ostracum ou couche prismatique, formée de cristaux de carbonate de calcium orientés obliquement par rapport à la surface de la valve ;
d’une couche interne, l’hypoostracum ou couche de nacre, dans laquelle les cristaux sont organisés en lamelles superposées.

Les trois couches contiennent un ensemble de protéines désignées par le terme de conchyoline.
Le périostracum est principalement composé de scléroprotéine, conchyoline ayant subi un tannage quinonique. En conséquence, il est stable et relativement dur, propriétés essentielles à sa fonction protectrice. L’ostracum et l’hypoostracum sont en revanche constitués de conchyoline soluble, peu tannée, jouant le rôle de matrice organique permettant le dépôt des cristaux de carbonate de calcium.

 

Manteau de la Moule

Épithélium sécréteur du périostracum de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

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Manteau de la Moule

Épithélium sécréteur de l’ostracum de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

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Le périostracum émerge du sillon externe du bord du manteau, également appelé sillon périostracal. Ses composants sont synthétisés et libérés par les cellules épithéliales du fond du sillon alors que les premiers constituants de l’ostracum sont élaborés par les cellules du lobe externe bordant le sillon.

L’accroissement en longueur et en largeur de la coquille résulte de ces sécrétions.

 

Manteau de la Moule

Lobe médian du manteau de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

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Le lobe médian est directement au contact de l’eau du milieu extérieur. Il a une fonction sensorielle, portant organes photorécepteurs (yeux), mécanorécepteurs et chémorécepteurs (papilles et tentacules) selon les espèces de Bivalves considérées.

 

Manteau de la Moule

Lobe interne du manteau de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

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Le lobe interne est particulièrement riche en fibres musculaires. Il est responsable de la motricité du bord du manteau.

 

Manteau de la Moule

Bord du manteau de la Moule (coupe transversale)

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En relation avec ses fonctions motrice et sensorielle, le bord du manteau est parcouru de multiples nerfs.

 

Le sommet du manteau : production de la coquille

 

Manteau de la Moule

Isthme du manteau de la Moule (coupe transversale du sommet du manteau)

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Dorsalement, l’organisation de l’isthme palléal présente des similitudes avec celle des bords du manteau : à droite et à gauche, l’épithélium palléal forme deux lobes séparés par un sillon. Un sillon médian isole les parties droite et gauche.

 

Manteau de la Moule

Épithéliums sécréteurs du périostracum et de l’ostracum de la Moule (coupe transversale du sommet du manteau)

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La sécrétion de la coquille y est réalisée de façon similaire : le sillon localisé entre le lobe externe et le lobe médian élabore le périostracum et l’ostracum.

 

Manteau de la Moule

Lobe externe du sommet du manteau de la Moule (coupe transversale)

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Manteau de la Moule

Lobe interne du sommet du manteau de la Moule (coupe transversale)

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C’est dans la région dorsale que débute la production de la coquille, alors que la croissance en longueur et en largeur est assurée par les sécrétions du bord du manteau.

Par ailleurs à l’avant de l’animal, l’isthme produit le ligament formé de deux couches. La couche externe est principalement constituée de conchyoline tannée, à l’instar du périostracum. Elle est produite par le lobe externe de l’isthme palléal. La couche interne a pour sa part une composition plus proche de celle de l’ostracum et de l’hypoostracum en terme protéique. Elle est élaborée par la région centrale de l’isthme.

 

La face externe du manteau : épaississement de la coquille

 

Manteau de la Moule

Feuillet externe du manteau de la Moule (coupe transversale)

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L’accroissement en épaisseur de la coquille est dû à l’activité de toute la surface du manteau.

À ce niveau, l’épithélium est composé de cellules cubiques non ciliées, alternant avec de nombreux mucocytes. Une fine cuticule le recouvre.

Entre la surface du manteau et les couches déposées par le sillon périostracal de son bord, un faible espace est ménagé, contenant un liquide extrapalléal.

Les cellules épithéliales du feuillet externe du manteau y libèrent de la conchyoline, des enzymes et des ions calcium, générant des conditions favorables à la précipitation du carbonate de calcium. Les cristaux constituant l’ostracum et l’hypoostracum peuvent ainsi se former sous le périostracum.

 

La face interne du manteau : délimitation de la cavité palléale

 

Manteau de la Moule

Feuillet interne du manteau de la Moule (coupe transversale)

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Le feuillet épithélial du manteau au contact de la cavité palléale est composé de cellules prismatiques ciliées ainsi que de cellules caliciformes.
Les premières jouent un rôle dans la circulation de l’eau dans la cavité palléale et l’élimination des particules rejetées par les branchies.
Les secondes, également appelées mucocytes, produisent du mucus et stockent parfois des glucides sous forme de glycogène.
Des cellules mobiles sont par ailleurs présentes.

 

Références :

Beedham G.E., 1958 – Observations on the Mantle of the Lamellibranchia. Quarterly Journal of Microscopical Science, 181-97

Beedham G.E., 1958 – Observations on the Non-calcareous Component of the Shell of the Lamellibranchia. Quarterly Journal of Microscopical Science, 341-58

Brusca R.C., Brusca G.J., 2002 – Invertebrates. Sinauer associates, 936p., Sunderland (USA)

Franc A., 1996 – Mollusques. Encyclopædia universalis

Grassé P.P. (sous la direction de), 1960 – Traité de zoologie. Tome V. Bryozoaires, Brachiopodes, Chétognathes, Pogonophores, Mollusques (deuxième fascicule). Masson, 1054-2219p. Paris

Termier G., Termier H., 1996 – Bivalves. Encyclopædia Universalis

 

Pour trouver la signification des termes du vocabulaire histologique en images, consulter les pages de la rubrique Premiers pas histologiques de Codex virtualis

 

De nouvelles images de panache de Sabelle

 

Coupe transversale de panache de tentacules de Sabelle

Coupe transversale de panache de tentacules de Sabelle

 

Les Délices histologiques de Codex virtualis s’enrichissent d’un nouvel album d’images.

 

Consacré à la structure tissulaire du panache de la Sabelle, il vient compléter les pages du Cabinet de curiosités virtuel et de la rubrique De l’organisation interne dédiées à la prise de nourriture et au rôle des tentacules dans la filtration.

 

Pour accéder à l’album de l’histologie du panache de la Sabelle, suivez le lien ! (adresse : http://codexvirtualis.fr/images/index.php?album=delices-histologiques/sabelle-adulte)

 


Le panache et la filtration

 

La Sabelle (Sabella pavonina) est un animal évoluant dans les herbiers côtiers, à l’intérieur du sédiment. Elle appartient à la faune endogée ou endofaune.
Sédentaire, elle vit à l’intérieur d’un tube qu’elle produit. Elle est qualifiée de tubicole.

Espèce suspensivore, la Sabelle se nourrit en filtrant l’eau de mer grâce à un panache de tentacules. Elle capture ainsi les particules flottant dans l’eau, qui composent son alimentation.

La page Au menu de la Sabelle du Cabinet de curiosités virtuel et l’article de la semaine 37-2014 de Codex virtualis sont consacrés à cette espèce.

 

Le sommet du panache : des tentacules libres

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle

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Le panache de la Sabelle est composé de multiples tentacules qui, déployés, constituent une couronne en forme d’entonnoir. Elle est composée de deux lobes, au sein desquels les tentacules sont insérés selon une spirale lâche.

Au sommet du panache, les tentacules sont libres.
Chacun apparaît formé d’un axe creusé d’un sillon sur sa face interne, et porte de part et d’autre une succession de fines expansions appelées pinnules, orientées vers le cœur de la couronne.

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale d'un tentacule de la Sabelle

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L’axe des tentacules est délimité par un épithélium de revêtement simple, prismatique à cubique, recouvert d’une fine cuticule. Au niveau du sillon, les cellules épithéliales sont ciliées et quelques cellules glandulaires muqueuses sont intercalées.

Le cœur de l’axe des tentacules est occupé par un tissu de soutien de nature cartilagineuse. Il est constitué d’une abondante matrice extracellulaire dans laquelle des cellules dispersées, les chondrocytes, sont localement présentes.
Ce tissu entoure de volumineuses cellules vacuolisées, organisées en files longitudinales et correspondant également à des chondrocytes.

En position interne par rapport au tissu de soutien court un vaisseau sanguin longitudinal surmontant une cavité cœlomique, remplie de liquide et dont la paroi comporte quelques cellules contractiles.
Deux nerfs longitudinaux sont en outre présents de part et d’autre de la cavité cœlomique.
Le déploiement du panache de tentacules est en particulier dû à une augmentation de la pression exercée sur le liquide contenu dans les cavités cœlomiques.

Cette organisation incluant tissu de soutien cartilagineux, vaisseau sanguin et nerfs longitudinaux, définit les radioles, le terme tentacule n’ayant qu’une signification morphologique.

Le sillon creusé sur la face interne de l’axe des tentacules est étroit au fond et plus large en surface. Cet agencement permet le tri, en fonction de la taille, des particules captées par le panache : les petites particules atteignent le fond du sillon, les particules de taille moyenne restent dans sa partie supérieure, et les plus volumineuses n’y pénètrent pas.
Le devenir des particules est déterminé par ce tri : les plus petites sont ingérées alors que les particules moyennes sont incorporées au tube et les plus grosses éliminées.
Les battements des cils du sillon assurent le déplacement des particules vers la base des tentacules, le mucus produit par les cellules glandulaires contribuant à leur agglomération.
En conséquence, le sillon prend le nom de sillon trophique longitudinal.

 

Pinnule de Sabelle

Coupe transversale d'une pinnule de tentacule de la Sabelle

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Les pinnules sont bordées par un épithélium simple, cubique à prismatique, cilié.
Côté externe, les pinnules sont convexes et portent une courte ciliature, qualifiée d’abfrontale. Côté interne, elles sont creusées d’une légère dépression ornée d’une ciliature courte dite frontale, et ourlée de longs cils latérofrontaux.

Les battements ciliaires sont responsables de la mise en mouvement de l’eau entourant le panache : ils sont à l’origine d’un courant traversant la couronne de tentacules de l’extérieur vers l’intérieur et de bas en haut, entraînant les particules en suspension.
Lorsqu’une particule entre en contact avec les cils latéro-frontaux, elle est déviée par leurs mouvements vers la dépression interne de la pinnule, où elle est prise en charge par les cils frontaux.
Leurs battements acheminent la particule vers le point d’insertion de la pinnule sur l’axe du tentacule où elle rejoint le sillon trophique longitudinal.
Des microcourants dus aux battements des cils frontaux, latérofrontaux et abfrontaux parcourent ainsi les pinnules, entraînant les particules apportées par le courant général qui traverse le panache.

 

La base du panache : des tentacules joints et des lèvres dorsales

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

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Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

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Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

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À la base du panache, les tentacules de chaque lobe sont reliés entre eux.

Les marges dorsales des lobes développent des expansions orientées vers le cœur du panache, et en continuité avec les radioles dorsales. En forme de lamelles, localisées entre la base des lobes et le bord dorsal de la bouche, elles correspondent aux lèvres dorsales.

Encadrant partiellement la bouche en position dorsolatérale, les lèvres dorsales portent une ciliature et sont impliquées dans l’orientation des particules captées par le panache.
L’épithélium les délimitant présente des caractéristiques différentes sur les face externe et interne : côté externe, les cellules qui le composent sont prismatiques, hautes, munies de cils longs et nombreux, contiennent des granules de pigments, sont recouvertes d’une cuticule bien visible, alors que côté interne elles sont plus basses, leur ciliature est moins développée en longueur et en densité et la cuticule est très fine.

 

Pour en savoir plus :

Capa M., de Mastos Nogueira J. M. and Cappellani Silva Rossi M., 2011 – Comparative internal structure of dorsal lips and radiolar appendages in Sabellidae (Polychaeta) and phylogenetic implications. Journal of morphology, 272 : 302-319 (adresse : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmor.10914/abstract)
DOI : 10.1002/jmor.10914

la page Au menu de la Sabelle de la rubrique Cabinet de curiosités virtuel de Codex virtualis, consacrée à la morphologie du panache de tentacules

la fiche espèce consacrée à Sabella pavonina du site DORIS-FFESSM (Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques – consulté le 14 juillet 2015)
FEUGAS Marie-Pierre, SCAPS Patrick, LAMARE Véronique, in : DORIS, 15/8/2014 : Sabella pavonina Savigny, 1822 (adresse : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=605)

Turquier Y., 1989 – L’organisme dans son milieu. 1. Les fonctions de nutrition. Doin, 315p. Paris

Turquier Y., Loir M., 1981 – Connaître et reconnaître la faune du littoral. Ouest France, 332p. Rennes

 

Pour d’autres images de la structure histologique du panache de la Sabelle

album d’images de la Sabelle dans la rubriques Délices histologiques de Codex virtualis

 

Les tissus animaux (4)

 

Moelle épinière de Lézard

Moelle épinière de Lézard en coupe transversale (tissu nerveux du système nerveux central)

 

Avec la publication des pages consacrées au tissu nerveux, la rubrique Premiers pas histologiques est désormais complète.

Les quatre tissus composant les organismes animaux y sont décrits et illustrés par des images de coupes histologiques légendées.

L’accent est en particulier mis sur l’unité et la diversité de chaque type de tissu.

Retrouvez grâce aux liens ci-dessous :

le tissu nerveux ;

le tissu musculaire ;

le tissu conjonctif ;

le tissu épithélial.

 


Le tissu nerveux

 

Le tissu nerveux a pour fonctions essentielles :

la perception d’informations provenant du milieu extérieur comme du milieu intérieur ;

l’acheminement des informations ;

l’analyse et l’intégration des informations ;

l’élaboration de réponses adaptées et coordonnées qui sont mises en œuvre par des organes effecteurs.

Il est principalement composé de neurones organisés en réseau. Ils forment la plupart des récepteurs sensoriels, les voies de conduction de l’information ainsi que les sites d’analyse et d’intégration. Leur propriété fondamentale est l’excitabilité.

 

Organisation

L’organisation histologique du système nerveux est relativement constante.

Il est composé de :

cellules nerveuses ou neurones ;

cellules d’accompagnement appelées cellules gliales.

 

Les neurones possèdent de manière caractéristique :

un corps cellulaire ;

deux types de prolongements, les dendrites (acheminant l’information de leur extrémité vers le corps cellulaire) et un axone (acheminant l’information du corps cellulaire vers son extrémité) ;

une arborisation terminale, ramification de l’extrémité de l’axone au niveau de laquelle l’information est transmise à d’autres cellules (neurones ou cellules effectrices comme les cellules musculaires ou glandulaires).

 

Les cellules gliales accompagnent les neurones dans le tissu nerveux. Diverses, elles composent la glie.

Chez les Vertébrés, elles sont en particulier représentées par :

les oligodendrocytes, cellules possédant un petit nombre de prolongements courts et ramifiés, responsables de la formation de la gaine de myéline dans le système nerveux central ;

les cellules de Schwann, formant la gaine de myéline qui entoure les axones dans le système nerveux périphérique ;

les astrocytes, cellules très ramifiées, spécifiques du système nerveux central et très abondantes ;

la microglie, formée de petites cellules peu nombreuses qui constituent le système immunitaire cérébral.

 

Diversité

Le tissu nerveux est le constituant principal du système nerveux.

 

Du point de vue anatomique, le système nerveux est divisé en :

système nerveux central représenté par l’encéphale et la moelle épinière chez les Vertébrés, le cerveau et les ganglions nerveux centraux chez les autres animaux ;

système nerveux périphérique comprenant la majorité des récepteurs sensoriels, les nerfs et les ganglions.

 

Du point de vue fonctionnel, le système nerveux est organisé en :

système nerveux somatique contrôlant les activités volontaires ;

système nerveux autonome contrôlant les fonctions involontaires.

 

Tissu nerveux central

Moelle épinière de Triton en coupe transversale Tissu nerveux central substance grise et neuropile
Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale Tissu nerveux central substance grise
Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale Tissu nerveux central neuropile

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Chez les Vertébrés, au niveau de l’encéphale et de la moelle épinière, le tissu nerveux est organisé en :

substance grise contenant presque tous les corps cellulaires des neurones et les prolongements cellulaires associés ;

substance blanche composée de faisceaux d’axones, également désignés par l’expression fibres nerveuses (axones), souvent myélinisés.

Les régions du tissu nerveux constituées presque exclusivement de prolongements de neurones et sièges des synapses prennent le nom de neuropile.

 

Des cellules gliales sont aussi présentes. Certaines sont agencées en une couche bordant les cavités du système nerveux central (ventricules encéphaliques et canal de l’épendyme de la moelle épinière). Munies de cils et de microvillosités apicales, elles sont désignées par le nom de cellules épendymaires.
Elles jouent les rôles de barrière et de filtre actif entre système nerveux central et liquide céphalo-rachidien.

 

Seuls les vaisseaux sanguins pénétrant dans le tissu nerveux central sont associés à du tissu conjonctif fibreux.

 

Tissu nerveux périphérique

Le tissu nerveux périphérique est présent dans  :

les nerfs ;

les ganglions périphériques ;

les récepteurs sensoriels.

 

Nerfs

Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale Tissu nerveux périphérique nerf
Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale Tissu nerveux périphérique nerf

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Les nerfs sont composés d’axones qui acheminent l’information du système nerveux périphérique vers le système nerveux central (ils sont alors qualifiés d’afférents) ou du système nerveux central vers la périphérie (ils sont alors dits efférents), et relèvent des systèmes nerveux somatique ou autonome.

Les fibres nerveuses myélinisées sont aisément repérées au microscopie photonique alors que les fibres non myélinisées sont plus délicates à observer.
Elles sont associées à des cellules gliales, en particulier à des cellules de Schwann dont le noyau est allongé.

 

Chaque fibre nerveuse est entourée d’un fin tissu conjonctif fibreux, appelé endonèvre.
Les fibres sont associées en faisceaux également enveloppés de tissu conjonctif fibreux, nommé périnèvre.
Les nerfs les plus importants associent plusieurs faisceaux, solidarisés par une couche de tissu conjonctif fibreux formant une gaine cylindrique désignée par le terme épinèvre.

 

Les nerfs sont richement vascularisés : les vaisseaux sanguins pénètrent dans l’épinèvre et le périnèvre avant de se capillariser dans l’endonèvre.

 

Ganglions périphériques

Ganglion nerveux de larve de Triton en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Ganglion nerveux de larve de Triton en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Ganglion rachidien de Lézard en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Ganglion rachidien de Lézard en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Plexus d’Auerbach de l’intestin de Rat en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux

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Les ganglions périphériques sont composés de corps cellulaires de neurones, de leurs prolongements, ainsi que de cellules gliales.
L’ensemble est enveloppé d’une capsule de tissu conjonctif fibreux.

 

Chez les Vertébrés, plusieurs catégories de ganglions périphériques sont distinguées, selon leur localisation anatomique :

les ganglions individualisés, formant des renflements sur le trajet des nerfs comme les ganglions rachidiens ou spinaux situés sur les nerfs reliés à la moelle épinière (ou racines de la moelle épinière), les ganglions sympathiques formant une chaîne courant le long de la colonne vertébrale (chaîne paravertébrale), certains ganglions parasympathiques ;

les ganglions inclus dans les organes, appelés plexus, appartenant au système parasympathique.

 

Récepteurs sensoriels

Bourgeon du goût de larve de Triton en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique récepteur sensoriel

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Les récepteurs sensoriels sont formés de terminaisons nerveuses ou de cellules spécialisées capables de convertir un paramètre physique ou chimique en une information nerveuse.

 

Du point de vue fonctionnel, les récepteurs sensoriels sont classés en :

extérocepteurs répondant à des stimulations externes (pression, température, lumière, vibration, substance chimique, douleur) ;

propriocepteurs situés au niveau du squelette, des muscles, des articulations et de l’oreille, procurant des informations relatives à l’orientation, la position, la tension, le mouvement ;

intérocepteurs sensibles à des stimulation d’origine viscérale (pression, tension, susbtance chimique).

 

Du point de vue histologique, il existe deux grands types de récepteurs sensoriels :

les récepteurs simples, constitués de terminaisons nerveuses libres, ramifiées ou non, présents au niveau de la peau notamment (récepteurs thermiques, récepteurs de la douleur), difficiles à observer en raison de leur petite taille ;

les récepteurs composés, constitués de tissu nerveux et de tissu non nerveux, représentés par les récepteurs encapsulés (comme les corpuscules tactiles de la peau) et les organes des sens complexes (comme l’oreille).

 

La diversité du tissu nerveux périphérique

 

Nerf

Nerfs de Lézard

Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale

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Nerfs de Lézard

Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale

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Ganglion nerveux

Ganglion nerveux de Triton

Ganglion nerveux de larve de Triton

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Ganglion nerveux de Triton

Ganglion nerveux de larve de Triton

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Ganglion nerveux de Lézard

Ganglion rachidien de Lézard

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Ganglion nerveux de Lézard

Ganglion rachidien de Lézard

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Plexus d'Auerbach d'intestin de Rat

Intestin de Rat en coupe transversale avec ganglion nerveux (plexus d’Auerbach – H.-G. Dupuy)

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Récepteur sensoriel

Bourgeon du goût de Triton

Bourgeon du goût de larve de Triton en coupe longitudinale

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La diversité du tissu nerveux central

 

Moelle épinière de Triton

Moelle épinière de Triton en coupe transversale

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Substance grise

Moelle épinière de Grenouille

Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale

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Substance blanche

Moelle épinière de Grenouille

Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale

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Les tissus animaux (3)

 

Œsophage de Souris

Œsophage de Souris en coupe transversale (tissu musculaire strié squelettique)

 

La rubrique Premiers pas histologiques s’est enrichie d’un nouvel opus.

 

Il est consacré au tissu musculaire, dont il décrit les principales caractéristiques mais aussi les différentes déclinaisons :

tissu musculaire strié squelettique ;

tissu musculaire strié cardiaque ;

tissu musculaire lisse.

 

De nombreuses images illustrent particularités et diversité de ce tissu.

 


Le tissu musculaire lisse

 

Intestin de Triton

Intestin de Triton en coupe transversale

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Intestin de Triton

Tuniques de tissu musculaire lisse dans une coupe transversale d’intestin de Triton

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