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Semaine 42-2017

Une citation

« Dis-toi d’abord ce que tu veux être, puis fais ce qu’il faut pour le devenir. »

Épitècte

 

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Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

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L’image de la semaine 42-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle comporte trois grandes régions, distinctes par leurs structures :

la partie supérieure gauche est occupée par des fibres entrecroisées en un ensemble lâche ;

la zone moyenne est constituée d’unités circulaires, formées d’une paroi délimitant une lumière centrale, et groupées en faisceaux ;

la région inférieure droite est également formée d’unités circulaires possédant une paroi et une lumière centrale, mais elles ne sont pas agencées en faisceaux.

À la limite entre la zone moyenne et la région inférieure droite, des structures ovales présentant une enveloppe, un espace et une masse centrale, sont observées.

 

Les fibres entrelacées constituent l’enveloppe périphérique de l’organe. Il s’agit d’un tissu conjonctif fibreux lâche dans lequel des faisceaux de fibres de collagène sont visibles ainsi que des fibrocytes et des vaisseaux sanguins.

Les structures présentes dans la zone moyenne sont des sections de tubules groupées en faisceaux délimités par du tissu conjonctif fibreux.
De même, la région droite est constituée de sections de tubules sans regroupement particulier.

 

L’image ainsi décrite combine les structures ayant fait l’objet des articles des semaines 41-2017, 40-2017 et 39-2017, correspondant respectivement à la zone fasciculée (ou zone des faisceaux), à la zone sinusale (ou zone des sinus) et aux corpuscules de Malpighi rencontrés dans le rein des Vertébrés élasmobranches.

 

À l’instar du rein des autres Vertébrés, le rein des Élasmobranches est constitué d’unités structurales et fonctionnelles appelées néphrons.
Chaque néphron est formé d’une structure sphérique et creuse, la capsule de Bowman. Elle est associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, le glomérule, l’ensemble constituant un corpuscule de Malpighi. Il est le siège de la production de l’urine par filtration du sang. Les unités localisées entre la zone des faisceaux et la région des sinus correspondent aux corpuscules de Malpighi.

Un tubule urinaire récupère l’urine produite par les corpuscules de Malpighi. Il est constitué d’un court collet cilié, d’un tubule proximal caractérisé par la présence d’une bordure en brosse apicale et divisé en une région P1 à épithélium cubique et une région P2 à épithélium prismatique. Après le tubule proximal sont situés le tubule intermédiaire puis le tubule distal à épithélium cubique dépourvu de bordure en brosse. Ce dernier s’ouvre dans le tubule collecteur de structure semblable mais dont la lumière est fréquemment envahie de sécrétions muqueuses.

Dans le cas particulier des Élasmobranches, le tubule urinaire issu d’un néphron forme des circonvolutions. Une première boucle est constituée par le collet cilié et le tubule proximal, une seconde par le tubule proximal, une troisième par le tubule intermédiaire et le tubule distal, et une quatrième par le tubule distal et le tubule collecteur.

La première et la troisième boucle, ainsi que le tubule collecteur d’un même néphron sont associés en un faisceau, localisé dans la zone fasciculée du rein. Enveloppé de tissu conjonctif fibreux, il présente également un vaisseau sanguin central. L’urine y circule dans trois dispositifs à contre-courant successifs : dans le collet cilié et le tubule proximal, dans les tubules intermédiaire et distal, et dans les tubules distal et collecteur.
Les autres boucles et portions de tubules sont situées dans la zone sinusale.

L’urine produite dans le corpuscule de Malpighi transite dans le tubule urinaire est voit sa composition modifiée par le jeu de réabsorptions et de sécrétions. L’organisation du tubule en boucles dans la zone des faisceaux, dans lesquelles l’urine circule à contre-courant, serait à l’origine de la réabsorption de la majeure partie de l’urée filtrée. Ce processus contribue au maintien d’une concentration élevée d’urée dans le milieu intérieur des Élasmobranches et conduit à l’établissement d’une concentration osmotique importante dans les liquides corporels. Ces animaux sont ainsi en équilibre osmotique avec leur environnement.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010– Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Hyodo S.,Kakumura K., Takagi W., Hasegawa K. and Yamaguchi Y., 2014 – Morphological and functional characteristics of the kidney of cartilaginous fishes: with special reference to urea reabsorption. American journal of physiology, regulation, integrative and comparative physiology. 307: R1381–R1395 (adresse : http://ajpregu.physiology.org/content/early/2014/10/15/ajpregu.00033.2014)
DOI : 10.1152/ajpregu.00033.2014

 


Semaine 41-2017

Une citation

« Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester. »

Proverbe indien

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 41-2017 est issue de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte des ensembles juxtaposés, formés d’unités circulaires ou ovales possédant une lumière centrale bordée d’une paroi d’épaisseur constante. Il s’agit vraisemblablement de sections transversales ou obliques de structures tubuleuses groupées en amas.

 

Les sections de tubes présentent des caractères communs : toutes sont délimitées par des cellules jointives agencées en une unique couche. Elles forment des épithéliums simples ou unistratifiés.
Certaines sont aussi larges que hautes et sont munies d’un noyau circulaire, d’autres sont plus étroites que hautes et possèdent un noyau allongé selon leur axe longitudinal. Les premières déterminent un épithélium cubique et les secondes un épithélium prismatique ou cylindrique.

Les coupes sont cependant distinctes par quelques particularités structurales. Il existe ainsi des tubes bordés d’un épithélium simple :

cubique, dont les cellules portent une ciliature apicale irrégulière ;

prismatique, avec des cellules munies d’une bordure en brosse apicale ;

cubique, formé de cellules présentant une ciliature et une bordure en brosse peu développée ;

cubique, constitué de cellules dépourvues de différenciation apicale ;

prismatique, comportant des cellules qui contiennent des produits de sécrétion dans leur région apicale.

Les sections de tubules ainsi décrites sont groupées en unités enveloppées d’un tissu fibreux et entourent une structure creuse délimitée par une assise de cellules plates, à noyau plat, délimitant une lumière dans laquelle des cellules isolées et nucléées sont visibles.

 

De telles unités sont caractéristiques du rein des Élasmobranches sélaciens. Elles correspondent à des faisceaux délimités par du tissu conjonctif fibreux, dont le centre est occupé par un vaisseau sanguin.

Chez les Vertébrés, le rein est formé d’unités fonctionnelles appelées néphrons. Chaque néphron comporte une capsule de Bowman, étroitement associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires constituant le glomérule. Cette association porte le nom de corpuscule de Malpighi et est le siège de la production de l’urine par filtration du sang.
Le corpuscule de Malpighi du rein d’Élasmobranche est décrit dans l’article de la semaine 39-2017 de Codex virtualis.

L’urine produite par le corpuscule de Malpighi est prise en charge par un tubule urinaire formé d’un collet cilié, d’un tubule proximal, d’un tubule intermédiaire, d’un tubule distal puis d’un tubule collecteur. Tubules proximal et distal sont présentés dans l’article de la semaine 40-2017.

Chez les Élasmobranches, les tubules d’un même néphron sont groupés en faisceaux qui incluent le collet situé entre le corpuscule de Malpighi et le tubule urinaire, la région P1 d’un tubule proximal, le tubule intermédiaire, le tubule distal et le tubule collecteur. Le nombre de tubules peut être supérieur à cinq, dans la mesure où ils sont contournés et susceptibles d’être coupés plusieurs fois.
L’agencement des tubules dans un faisceau est tel que le collet et la région P1 du tubule proximal forment une épingle en U, de même que le tubule intermédiaire et le tubule distal.
Cette organisation provoque une circulation de l’urine à contre-courant dans les segments des épingles et favorise la réabsorption de l’urée de l’urine vers le sang.

Le néphron contribue ainsi au maintien de la concentration de l’urée dans le sang des Élasmobranches à un niveau important. Elle détermine une concentration osmotique du milieu intérieur élevée et similaire à celle du milieu de vie marin. En conséquence, ces animaux sont en équilibre osmotique avec leur milieu de vie et ne subissent ni perte ni gain d’eau à compenser.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010– Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 40-2017

Une citation

« Chaque pas doit être un but en même temps qu’il nous porte en avant. »

J. W. von Goethe

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 40-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

La coupe est constituée de sections circulaires ou ovales de structures présentant une lumière, dont les parois sont d’épaisseur régulière.
Il s’agit vraisemblablement d’unités tubuleuses coupées transversalement ou obliquement, voire longitudinalement.
Elles sont entourées d’un tissu fibreux, qui comble également les espaces qui les séparent.

 

Plusieurs catégories de tubules sont distinguées selon les particularités de leurs parois. Sont ainsi observés des tubules :

bordés d’une assise de cellules jointives, légèrement plus hautes que larges, possédant un noyau ovale allongé parallèlement à l’axe longitudinal des cellules, et munies d’expansions fines et régulières au contact de la lumière
il s’agit d’un épithélium simple prismatique (ou cylindrique) portant une bordure en brosse apicale ;

délimités par une couche de cellules jointives, bien plus hautes que larges, présentant un noyau ovale, dont l’axe longitudinal coïncide avec celui de la cellule, et portant des expansions longues, denses et régulières au contact de la lumière
de même que précédemment, les cellules forment un épithélium simple et prismatique (ou cylindrique) muni d’une bordure en brosse apicale, cependant le caractère prismatique est plus accusé et la bordure en brosse plus dense et haute ;

dont la paroi est constituée d’une couche de cellules aussi hautes que larges, à noyau circulaire et dépourvues d’expansions apicales
elles déterminent un épithélium simple cubique sans différenciation apicale.

Les différents tubules sont entourés d’une tunique fibreuse correspondant à du tissu conjonctif fibreux.

Ils sont isolés les uns des autres par un tissu interstitiel fibreux comportant des faisceaux de fibres et des cellules éparses, traversé de sections de tubes bordés d’une assise de cellules plates, bordant une lumière contenant des cellules isolées.

 

Cette organisation est caractéristique du rein des Vertébrés.

Les unités fonctionnelles de cet organe, appelées néphrons, sont formées d’une capsule de Bowman, sphérique et creuse, associée à un bouquet de vaisseaux capillaires sanguins, le glomérule. L’ensemble constitue un corpuscule de Malpighi, siège de la formation de l’urine primitive par filtration du sang.
Les néphrons possèdent également un tubule urinaire drainant l’urine produite par le corpuscule de Malpighi. Il l’achemine vers le conduit urinaire tout en modifiant sa composition.
Les néphrons d’un rein sont séparés par un tissu interstitiel constitué de tissu conjonctif fibreux dans lequel courent des vaisseaux sanguins, et notamment des capillaires.

Une coupe de rein apparaît constituée de sections de tubules délimités par des épithéliums simples cubiques ou prismatiques. La possession d’une bordure apicale permet d’identifier un tubule proximal, situé peu après la capsule de Bowman dans le néphron. L’absence de bordure en brosse signale un tubule distal, région du tubule urinaire faisant suite au tubule proximal.

En l’occurrence, le tubule proximal présente deux agencements distincts par la hauteur de l’épithélium ainsi que la densité et la régularité de la bordure en brosse. La région à épithélium relativement bas et à bordure en brosse peu régulière est désignée par l’abréviation P1 et la région à épithélium haut et bordure en brosse très régulière par P2.

L’existence de régions distinctes dans le tubule proximal et de globules rouges nucléés dans les vaisseaux sanguins indique que le rein étudié n’appartient pas à un Mammifère. Il s’agit d’un rein d’Élasmobranche sélacien, plus précisément de Petite Roussette, dont le corpuscule de Malpighi a fait l’objet de l’article de la semaine 39-2017 de Codex virtualis.

Chez les Élasmobranches, le tubule proximal réabsorbe depuis l’urine de petites molécules organiques comme le glucose et les acides aminés. Il sécrète par ailleurs dans l’urine des ions divalents comme les ions magnésium et sulfates. Il est également le siège d’échanges d’eau avec le compartiment sanguin.
Le tubule distal assure quant à lui une réabsorption d’urée.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 39-2017

Une citation

« C’est en ayant tué la colère qu’on s’endort en paix. »

Bouddha

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 39-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une structure centrale de forme ovale, nettement délimitée et incluant plusieurs espaces qui semblent vides.
Autour sont disposées des unités circulaires ou allongées possédant une paroi d’épaisseur constante entourant une lumière. Il s’agit vraisemblablement de sections de tubes, transversales ou obliques.

 

La structure centrale est bordée d’une couche continue de cellules jointives et plates, entourée de tissu fibreux. Elle constitue un épithélium simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.
Dans la partie supérieure de l’image, les cellules sont plus hautes et l’épithélium est cubique. Une transition progressive intervient entre les deux catégories d’épithéliums.

Le cœur de la structure centrale est isolé de l’enveloppe externe par un espace qui semble vide. Il est constitué d’unités de formes irrégulières, comportant une large lumière et délimitées par une paroi relativement fine. Ce sont des structures tubuleuses et ramifiées.
Localement, la lumière contient des cellules nucléées, ovales à cytoplasme homogène ou circulaires à cytoplasme granuleux.
La paroi est formée d’une couche de cellules plates à noyau allongé du côté de la lumière, d’une tunique fibreuse et d’une assise de cellules arrondies du côté de l’espace externe. Il s’agit respectivement d’un épithélium simple pavimenteux, de tissu conjonctif fibreux et d’un feuillet de cellules renflées.

 

Les sections de tubes localisées autour de la structure centrale peuvent être classés en deux catégories selon les particularités des cellules formant leurs parois :

certains tubules possèdent une paroi constituée d’une couche de cellules aussi hautes que larges ou plus hautes que larges, à noyau circulaire et hérissées d’expansions au contact de la lumière, elles déterminent un épithélium simple, cubique à prismatique, muni d’une bordure en brosse apicale ;

d’autres tubules sont délimités par une paroi comportant une couche de cellules aussi hautes que larges, à noyau circulaire et dépourvues d’expansions au contact de la lumière, elles forment un épithélium simple et cubique.

Les épithéliums sont entourés d’une tunique fibreuse relativement serrée et les sections de tubules isolées par un tissu fibreux lâche. Ce sont tous deux des tissus conjonctifs fibreux, présentant des densités différentes.

 

La structure centrale correspond à un corpuscule de Malpighi. Son enveloppe externe est le feuillet pariétal de la capsule de Bowman, délimitant un espace appelé espace de Bowman.
Le cœur du corpuscule de Malpighi est occupé par des vaisseaux sanguins capillaires ramifiés, agencés en un bouquet, dans lesquels quelques cellules sanguines sont visibles. L’épithélium simple pavimenteux qui les borde est un endothélium.
Le feuillet formé de cellules renflées correspond au feuillet viscéral de l’espace de Bowman.

L’organisation ainsi décrite est caractéristique du rein des Vertébrés. Il est constitué d’unités fonctionnelles appelées néphrons, assurant la production de l’urine.
Chaque néphron comporte une capsule de Bowman sphérique formée d’un feuillet pariétal et d’un feuillet viscéral délimitant un espace de Bowman.
Le feuillet viscéral est plaqué sur les vaisseaux sanguins capillaires agencés en bouquet, qui constituent le glomérule.
Glomérule et capsule de Bowman forment le corpuscule de Malpighi, responsable de la production de l’urine par filtration du sang à travers l’endothélium des vaisseaux capillaires, la membrane basale et le feuillet viscéral.
L’urine produite, qualifiée de primitive, est accumulée dans l’espace de Bowman puis prise en charge par le tubule urinaire qui le draine. L’origine du tubule urinaire détermine le pôle urinaire du corpuscule de Malpighi visible dans la partie supérieure de l’image.

Les tubules observés correspondent d’une part aux tubules proximaux, présentant une bordure en brosse et faisant suite aux corpuscules de Malpighi, et d’autre part aux tubules distaux dépourvus de bordure en brosse et situés en aval des précédents.
Ils réalisent des modifications de la composition de l’urine primitive, la transformant en urine définitive évacuée hors de l’organisme par les voies urinaires.

La présence de globules rouges nucléés dans les vaisseaux sanguins indique que le rein décrit n’appartient pas à un Mammifère. Il s’agit en l’occurrence d’un rein de Roussette, du groupe des Élasmobranches sélaciens.

Il peut être comparé à celui des Mammifères (Rat) ayant fait l’objet des articles des semaines 15-2017 et 16-2017 de Codex virtualis, ainsi qu’à celui des Téléostéens (Gardon) décrit dans l’article de la semaine 34-2017.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 38-2017

Une citation

« Quand le dernier arbre aura été coupé
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson aura été pêché
Seulement après tout ça
Vous vous apercevrez que l’argent ne se mange pas ! »

Proverbe de la tribu indienne Cree

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 38-2017 correspond à une observation de coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est constituée de structures de section circulaire ou ovale, compactes ou creusées d’une lumière centrale, entourées d’ensembles plus denses.

 

Les unités circulaires compactes, observées en haut à droite et en bas à gauche, sont entourées d’un espace semblant vide et au-delà délimitées par une fine tunique. Leur cœur est dense mais comporte quelques zones apparemment vides.

Il s’agit de corpuscules de Malpighi de rein de Vertébré, formés d’un glomérule central, bouquet de vaisseaux capillaires sanguins, et d’une capsule de Bowman, première portion du néphron, unité fonctionnelle du rein.
Les corpuscules de Malpighi sont le siège de la production de l’urine qualifiée de primitive, par filtration du sang à travers la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et du feuillet viscéral de la capsule de Bowman qui leur est accolé.

L’organisation du corpuscule de Malpighi de ce néphron est décrite dans l’article de la semaine 34-2017 de Codex virtualis.

 

Les structures de section circulaire ou ovale possédant une lumière centrale correspondent vraisemblablement à des coupes transversales ou obliques d’unités tubuleuses.

Leurs parois sont relativement épaisses, constituées d’une unique couche de cellules jointives, plus hautes que larges et à noyau ovale basal, reposant sur une tunique fibreuses plus ou moins large. Cet agencement est caractéristique d’un épithélium simple prismatique, entouré de tissu conjonctif fibreux.

Les particularités des régions apicales des cellules permettent de distinguer :

des tubules proximaux reliés à la capsule de Bowman, dont l’épithélium comporte des cellules principales à bordure en brosse et / ou ciliées, ainsi que quelques cellules sombres, ayant fait l’objet des articles des semaines 35-2017 et 36-2017 ;

des tubules distaux faisant suite aux précédents, dont les cellules sont dépourvues de différenciations apicales, étudiés dans l’article de la semaine 37-2017 ;

des tubules collecteurs intercalés entre tubules distaux et canaux évacuateurs, dont l’épithélium comporte des cellules muqueuses ou mucocytes et des cellules en bâtonnets, et est entouré de tissu conjonctif épais associé à des myocytes musculaires lisses.

L’urine produite par le corpuscule de Malpighi transite dans un tubule urinaire formé successivement d’un tubule proximal, d’un tubule distal et débouchant dans un tubule collecteur. Ils constituent la partie tubuleuse du néphron.
Le tubule urinaire assure l’échange entre urine et sang de diverses substances, réabsorbées de l’urine vers le sang ou sécrétées du sang à l’urine. Le tubule collecteur est en particulier responsable de la réabsorption d’ions monovalents, sodium et chlorures, et assure ainsi la dilution de l’urine.

 

De nombreux vaisseaux sanguins, artères et artérioles, capillaires, veinules et veines, courent dans les espaces situés entre les structures formant le néphron. Ils amènent le sang au glomérule, dont il assure la filtration, et réalisent des échanges avec le tubule urinaire.
Le tissu interstitiel dense, présent entre néphrons et vaisseaux sanguins, a une vocation hématopoïétique donnant naissance aux cellules sanguines.

 

Les organisations du rein et des néphrons indiquent qu’il s’agit d’un rein de Téléostéen, en l’occurrence de Gardon.

 

Pour en savoir plus, consulter :

Sakai T., 1985 – The structure of the kidney from the freshwater teleost Carassius auratus. Anatomy and Embryology, 171:31-39 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00319052)
DOI : 10.1007/BF00319052

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 37-2017

Une citation

« Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez donc l’ignorance. »

A. Lincoln

 

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L’image de la semaine 37-2017 concerne une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte plusieurs structures de forme circulaire ou ovale, possédant une lumière. Il s’agit vraisemblablement de sections transversales ou longitudinales de tubes.
Elles sont isolées par un tissu dense dans lequel des fibres sont visibles ainsi que des espaces semblant vides.

 

Les sections de tubes sont délimitées par une paroi relativement épaisse, constituée de cellules jointives agencées en une unique couche, généralement plus hautes que larges et à noyau ovale et basal. Elles sont entourées d’une structure fibreuse.
Cette organisation est caractéristique d’un épithélium simple prismatique, ou cylindrique, reposant sur une fine tunique de tissu conjonctif fibreux. Aucune différenciation apicale n’est présente au contact de la lumière.

Le tissu dense qui occupe les espaces entre les tubes est formé de nombreuses cellules sans agencement notable, entourées de faisceaux de fibres.
Il correspond à du tissu interstitiel.

Les espaces semblant vides sont bordés d’une fine paroi et contiennent des cellules disjointes, nucléées et pour la plupart ovales.
Ce sont vraisemblablement des vaisseaux sanguins capillaires contenant des érythrocytes également appelés globules rouges ainsi que quelques leucocytes, ou globules blancs.

 

L’organe observé est constitué de tubules, les espaces les séparant sont occupés par du tissu interstitiel et des vaisseaux sanguins.
Cela suggère qu’il s’agit d’un rein de Vertébré. Les érythrocytes possédant un noyau, il n’a pas pour origine un Mammifère. La présence du tissu interstitiel suggère qu’il provient d’un Téléostéen.

Le rein des Vertébrés est formé d’unités fonctionnelles appelées néphrons, constitués d’une capsule de Bowman et d’un tubule urinaire. La première est le siège de la production de l’urine par filtration du sang et le second de la modification de sa composition ainsi que de son acheminement vers les voies urinaires. La capsule de Bowman a fait l’objet de l’article de la semaine 34-2017 de Codex virtualis.

Le tubule urinaire du néphron comporte plusieurs régions, distinctes par les caractéristiques de leurs épithéliums.
Le tubule proximal fait suite à la capsule de Bowman et possède un épithélium simple prismatique, à bordure en brosse et ciliature apicales. Il est décrit dans les articles des semaines 35-2017 et 36-2017.
Le tubule distal est également bordé d’un épithélium simple prismatique, mais les cellules ne présentent pas de différenciation apicale.

Les sections décrites correspondent à des tubules distaux, dans lesquels la composition de l’urine est modifiée, notamment par réabsorption d’ions monovalents. Les cellules épithéliales les prélèvent dans l’urine et les rejettent dans le sang circulant dans les vaisseaux sanguins capillaires. Ce processus contribue à diluer l’urine avant son évacuation.

Le tissu interstitiel joue quant à lui un rôle dans la formation des cellules sanguines. Il est qualifié d’hématopoïétique.

 

Pour en savoir plus, consulter :

Sakai T., 1985 – The structure of the kidney from the freshwater teleost Carassius auratus. Anatomy and Embryology, 171:31-39 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00319052)
DOI : 10.1007/BF00319052

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 36-2017

Une citation

« Tout le monde se plaint de sa mémoire, et personne ne se plaint de son jugement. »

F. de La Rochefoucauld

 

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L’image de la semaine 36-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de deux structures présentant une lumière, l’une allongée et l’autre circulaire. Il s’agit vraisemblablement de sections de tubes, respectivement longitudinale et transversale.
Un ensemble dense dans lequel aucune organisation nette n’est visible occupe les espaces entre les sections de tubes. Il est sillonné de fines structures possédant une lumière.

 

Les sections de tubes sont bordées d’une paroi relativement épaisse, formée d’une unique couche de cellules jointives, correspondant à un épithélium simple. Les cellules sont hautes et possèdent un noyau basal, allongé perpendiculairement au plan de l’épithélium. Il s’agit d’un épithélium prismatique ou cylindrique. Au contact de la lumière, leur apex paraît régulièrement strié longitudinalement, signalant la présence d’une bordure en brosse. Le tube traversant l’image de haut en bas montre en outre un matériel fibreux, long et ondulé, dans la lumière. Il est constitué de longs cils portés par certaines cellules de l’épithélium.

Chaque tube est entouré d’un matériel fibreux peu épais correspondant à du tissu conjonctif fibreux.

 

L’ensemble dense comblant les espaces entre les tubes est un tissu interstitiel, formé de cellules et de tissu conjonctif fibreux. Il est parcouru de structures tubuleuses de faible diamètre possédant une lumière et délimitées par une couche de cellules jointives et plates reposant sur un tissu fibreux. Elles correspondent à des vaisseaux capillaires sanguins, dont la paroi est formée d’un épithélium simple pavimenteux, l’endothélium, associé à du tissu conjonctif fibreux.

 

L’organisation ainsi décrite est caractéristique du rein des Vertébrés. Il est formé d’unités fonctionnelles appelées néphrons, responsables de la production de l’urine.
Un néphron comporte une capsule de Bowman au niveau de laquelle l’urine est élaborée par filtration du sang et un tubule urinaire responsable de la modification de sa composition avant son évacuation.

Les structures bordées d’un épithélium simple prismatique à bordure en brosse et parfois cilié correspondent à des portions de tubule urinaire. En l’occurrence, il s’agit de sections de tubules proximaux identifiés grâce à leur bordure en brosse.
La présence conjointe de cellules à bordure en brosse et de cellules ciliées dans un même épithélium indique que le rein étudié ne provient pas d’un Mammifère mais vraisemblablement d’un Téléostéen. Le rein observé est un rein de Gardon.
Dans ce groupe, le tubule proximal d’un néphron comporte trois régions désignées par les symboles P1, P2 et P3. La région P1 est située à proximité de la capsule de Bowman et la région P3 est reliée à la portion suivante du tubule urinaire, le tubule distal.

Les régions P1 et P2 du tubule proximal de néphron de Téléostéen ont fait l’objet de l’article de la semaine 35-2017 de Codex virtualis, la capsule de Bowman est décrite dans celui de la semaine 34-2017.

L’image de la semaine 36-2017 comprend une coupe de segment P2 et une coupe de segment P3.

Le tubule proximal est le siège de la réabsorption de substances depuis l’urine qui y circule vers le sang des vaisseaux sanguins capillaires situés dans le tissu interstitiel. Ce sont par exemple l’eau, le glucose, des ions divers voire des macromolécules. La bordure en brosse des cellules épithéliales, formée de replis membranaires, constitue une surface de contact de grande dimension favorable à des échanges abondants entre le contenu de la lumière et les cellules la bordant. La ciliature, par les battements qui l’animent, facilite la circulation du liquide dans la lumière.

Le tissu interstitiel est quant à lui principalement formé de cellules à l’origine des cellules sanguines. C’est un tissu hématopoïétique.

 

Pour en savoir plus, consulter :

Sakai T., 1985 – The structure of the kidney from the freshwater teleost Carassius auratus. Anatomy and Embryology, 171:31-39 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00319052)
DOI : 10.1007/BF00319052

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 35-2017

Une citation

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité ; un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté. »

W. Churchill

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 35-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de structures ovales, plus ou moins longues, possédant une lumière centrale étroite ou large. Il s’agit vraisemblablement de sections d’unités tubuleuses. Elles sont entourées d’un tissu dense dans lequel il n’est possible de discerner aucun agencement.

 

Les coupes de tubules à lumière étroite sont délimitées par une paroi formée d’une couche de cellules jointives, entourée d’un tissu fibreux peu épais. La plupart sont hautes, ont un noyau allongé et situé en position basale et possèdent à leur sommet une bande striée. Elles constituent un épithélium simple et prismatique, muni d’une bordure en brosse. Il repose sur du tissu conjonctif fibreux.
Localement, des noyaux sont présents à proximité de la lumière. Ils révèlent la présence d’un second type de cellules, peu abondant, appelées cellules sombres.

 

Les sections de tubules à lumière large sont de même bordées d’une assise de cellules jointives hautes à noyau basal et à bordure en brosse, formant un épithélium simple prismatique. Des cellules à noyau proche de la lumière sont aussi présentes.
Comparés aux tubules à lumière étroite, les tubules à lumière large ont une bordure en brosse plus courte et moins dense, et comportent davantage de cellules sombres.

 

La structure ainsi décrite est caractéristique des tubules proximaux des néphrons.

Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein des Vertébrés, assurant la formation de l’urine. Il est constitué d’une capsule de Bowman associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule, et d’un tubule urinaire.
Le tubule urinaire est formé de plusieurs régions, distinctes par la structure de leur épithélium et leurs fonctions. Le tubule proximal est la portion en relation avec la capsule de Bowman.
L’existence de sections différentes au sein du tubule proximal indique que le rein étudié n’appartient pas à un Mammifère, dont les tubules proximaux ont fait l’objet des articles des semaines 17-2017 et 18-2017 de Codex virtualis. En l’occurrence, il s’agit d’un rein de Gardon, animal du groupe des Téléostéens évoluant en eau douce. La capsule de Bowman et le glomérule du néphron de Gardon sont décrits dans l’article de la semaine 34-2017.

Le tubule proximal des néphrons de Téléostéens comporte généralement une partie droite et une partie circonvoluée qualifiée de contournée. Il est formé de deux ou trois sections désignées par la lettre P suivie d’un nombre (1, 2 ou 3).
Les portions de tubule à lumière étroite correspondent à la section P1 et les portions à lumière large à la section P2.

Le tubule proximal reçoit l’urine primitive déversée dans la capsule de Bowman, après filtration du sang circulant dans le glomérule. Il réalise de multiples réabsorptions depuis l’urine vers le sang des vaisseaux sanguins capillaires courant dans le tissu rénal : eau, glucose, macromolécules, ions monovalents et divalents filtrés regagnent ainsi le milieu intérieur.

Le tissu interstitiel entourant les tubules proximaux comporte une trame conjonctive, des vaisseaux capillaires sanguins ainsi que des cellules hématopoïétiques nombreuses, à l’origine de cellules immunitaires.

 

Pour en savoir plus, consulter :

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p, Versailles

Sakai T., 1985 – The structure of the kidney from the freshwater teleost Carassius auratus. Anatomy and Embryology, 171:31-39 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00319052)
DOI : 10.1007/BF00319052

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 34-2017

Une citation

« Une vision sans action est un rêve mais une action sans vision est un cauchemar. »

Proverbe japonais

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 34-2017 résulte de l’observation à l’objectif x100 du microscope photonique d’une coupe histologique.

Elle présente une structure centrale circulaire en continuité avec une structure allongée et coudée. L’ensemble est entouré de nombreuses cellules juxtaposées.

 

La structure circulaire est entourée d’une fine enveloppe délimitant un espace, l’espace de Bowman, dans lequel une masse dense est présente.

L’enveloppe est formée d’une couche de cellules plates à noyau également aplati. Jointives, elles constituent un épithélium simple et pavimenteux. Quelques cellules plus hautes et portant une ciliature apicale y sont enchâssées.
Elle porte le nom de feuillet pariétal.

La masse centrale comporte un ensemble de structures circulaires ou allongées, creusées d’une lumière contenant parfois des cellules munies d’un noyau. Leur paroi est fine et formée d’une couche de cellules plates à noyau parfois proéminent, entourée d’un tissu fibreux peu épais. Il s’agit d’un épithélium simple pavimenteux reposant sur du tissu conjonctif fibreux.
Elles correspondent à des sections de vaisseaux capillaires sanguins dont l’épithélium est appelé endothélium.
L’ensemble des vaisseaux capillaires, agencés en une sorte de bouquet, constitue un glomérule.

Les vaisseaux capillaires du glomérule sont recouverts de cellules organisées en une nappe appelée feuillet viscéral.

L’ensemble feuillet pariétal, espace de Bowman et feuillet viscéral constitue la capsule de Bowman. Il s’agit d’une structure sphérique et creuse dont le cœur est occupé par le glomérule.
L’association capsule de Bowman et glomérule forme un corpuscule de Malpighi.

 

La structure creuse et coudée connectée au glomérule possède une paroi relativement fine, constituée d’un épithélium simple et pavimenteux reposant sur du tissu fibreux, et comportant localement des cellules périphériques allongées à noyau allongé et cytoplasme homogène. La lumière qu’elle délimite contient des cellules nucléées éparses.

Cette organisation est caractéristique d’un vaisseau sanguin artériel de faible calibre. Il s’agit d’une artériole dont la paroi est formée, de la lumière vers la périphérie, d’un endothélium, de tissu conjonctif fibreux et de fibres musculaires lisses.
Elle amène le sang au glomérule ou le draine. Dans le premier cas, elle est qualifiée d’afférente, dans le second d’efférente.
La présence des artérioles afférente et efférente définit le pôle vasculaire du corpuscule de Malpighi.

 

Le corpuscule de Malpighi apparaît entouré de tissu interstitiel riche en cellules entre lesquelles des espaces clairs et des fibres sont visibles. Les cellules sont variées en termes de taille, de dimension et de forme du noyau, d’abondance et de coloration du cytoplasme.
Le tissu interstitiel correspond à du tissu hématopoïétique, principalement à l’origine des cellules sanguines du système immunitaire. Les cellules sont soutenues par du tissu conjonctif fibreux dans lequel cheminent des vaisseaux sanguins capillaires, sites de passage des cellules immunitaires dans la circulation sanguine.

 

La coupe histologique étudiée concerne un rein de Vertébré, organe excréteur produisant l’urine.

Les unités fonctionnelles du rein sont les néphrons, formés d’une capsule de Bowman entourant un glomérule et d’un tubule urinaire.
Le corpuscule de Malpighi est le siège de la production de l’urine par filtration du plasma sanguin à travers la paroi des vaisseaux sanguins capillaires du glomérule et le feuillet viscéral de la capsule de Bowman, l’ensemble constituant une barrière de filtration. Le liquide formé occupe l’espace de Bowman et porte le nom d’urine primitive.

Le corpuscule de Malpighi ainsi décrit est semblable aux corpuscules de Malpighi du rein de Rat ayant fait l’objet des articles des semaines 15-2017 et 16-2017 de Codex virtualis.
En revanche, le tissu interstitiel hématopoïétique abondant et les cellules sanguines nucléées indiquent que le rein examiné ne provient pas d’un Mammifère. En l’occurrence, il s’agit d’un rein de Gardon, appartenant au groupe des Téléostéens.

 

Pour en savoir plus, consulter :

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010 – Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p, Versailles

Sakai T., 1985 – The structure of the kidney from the freshwater teleost Carassius auratus. Anatomy and Embryology, 171:31-39 (adresse : https://link.springer.com/article/10.1007/BF00319052)
DOI : 10.1007/BF00319052

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 33-2017

Une citation

« Et pour la sottise d’autrui, et même de ses proches, le sage ne se rendra pas malheureux. »

Plotin

 

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L’image de la semaine 33-2017 correspond à une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle apparaît formée de deux tuniques principales, superposées.
La tunique située en bas à gauche est constituée d’unités allongées et effilées, délimitées par des structures fibreuses.
Elle est surmontée d’une tunique formée d’unités circulaires ou ovales, également entourées de structures fibreuses.

 

Les unités des deux tuniques correspondent à des cellules. Elles possèdent un noyau central, allongé dans la tunique de gauche et de section circulaire dans la tunique de droite. Leur cytoplasme est relativement homogène.
Les limites cellulaires sont bien visibles en raison de la présence d’une enveloppe fibreuse entourant individuellement chaque cellule.

Cette organisation est caractéristique du tissu musculaire lisse. Il est constitué de cellules musculaires lisses, également appelées fibres, de taille relativement modeste, longues et aux extrémités pointues, contenant un noyau allongé selon leur axe longitudinal et un cytoplasme homogène. Chacune est entourée d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux.
Dans la tunique de gauche, les fibres musculaires sont coupées longitudinalement et dans la tunique de droite, transversalement.

 

L’image représente l’association de deux tuniques de fibres musculaires lisses orientées perpendiculairement l’une par rapport à l’autre.
Une telle disposition est rencontrée dans divers organes tubuleux, les contractions des tuniques musculaires assurant la progression du contenu de la lumière le long du tube.

En l’occurrence, il s’agit des tuniques musculaires lisses du tube digestif de Mammifère, plus précisément du duodénum de l’intestin grêle de Rat. Sa structure a fait l’objet des articles des semaines 27-2017 et 30-2017 de Codex virtualis.
Elles forment la musculeuse, située autour de la sous-muqueuse et entourée de la séreuse.
Dans la couche localisée au contact de la sous-muqueuse les fibres musculaires lisses ont une disposition circulaire, tandis que dans la couche périphérique, leur agencement est longitudinal. La coupe observée est une coupe longitudinale de duodénum.

Les contractions coordonnées et alternées des deux tuniques de fibres musculaires lisses sont à l’origine d’un phénomène appelé péristaltisme.

Alternativement en une région de l’intestin :

le diamètre de la lumière se réduit et la région s’étire quand les fibres circulaires sont contractées et les fibres longitudinales relâchées ;

le diamètre de la lumière augmente et la région raccourcit lorsque les fibres circulaires sont relâchées et les fibres longitudinales contractées.

La première phase permet la propulsion du contenu de la lumière vers l’aval, alors que la région aval est dans la seconde phase, qui permet le remplissage.

Une onde de contractions se propage ainsi le long du tube, correspondant au péristaltisme, sous le contrôle du système nerveux et plus particulièrement du plexus d’Auerbach localisé entre les deux tuniques musculaires.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


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