Codex virtualis
Qui sont ils ?
En-tête
Calendrier
juin 2018
L M M J V S D
« Mai    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  
Archives

Articles avec le tag ‘Histologie’

Semaine 25-2018

Une citation

« Négliger les petites choses sous prétexte qu’on voudrait en faire des grandes, c’est l’excuse des lâches. »

A. David-Néel

 

Une image

 

VoirIl s’agit respectivement d’une enveloppe de tiss l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 25-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente une paroi bordant une lumière, située en bas à droite, et correspond vraisemblablement à la section transversale d’une structure tubuleuse autour de laquelle un vaste espace vide est présent.

 

La lumière est bordée d’une tunique formée d’une unique couche de cellules accolées, déterminant un épithélium simple.
Allongées perpendiculairement au plan de l’épithélium, elles possèdent chacune un noyau allongé de même. La plupart présentent des stries apicales constituant une bordure en brosse, mais certaines arborent d’abondantes et volumineuses granulations cytoplasmiques.
Le phénotype des premières est caractéristique de cellules spécialisées dans la réalisation d’échanges, alors que celui des secondes est typique des cellules sécrétrices.

 

En périphérie sont situées :

une tunique fibreuse, dans laquelle de rares cellules fusiformes disjointes sont observées, ainsi que d’importantes sections de tubes au contenu homogène, correspondant à des vaisseaux sanguins ;

une tunique constituée d’unités allongées et effilées, à cytoplasme homogène et à noyau également allongé.

Il s’agit respectivement d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux parcouru de vaisseaux sanguins bien développés et d’une tunique de fibres musculaires lisses.

 

Un tel agencement rappelle celui de la paroi du tube digestif des Vertébrés, formée d’un épithélium, reposant sur du tissu conjonctif fibreux et des fibres musculaires lisses, décrite dans les articles des semaines 26-2017 et 27-2017 de Codex virtualis.

 

Tout autour de la structure décrite, de volumineuses cellules piriformes sont présentes. Elles possèdent un noyau excentré dans leur région effilée et un cytoplasme contenant d’abondantes et grandes granulations.

 

L’organisation ainsi décrite correspond à celle du tube digestif, et plus précisément de l’intestin, d’une Annélide oligochète, en l’occurrence du Lombric communément appelé Ver de terre.

Il s’agit d’un organe responsable de la digestion des molécules alimentaires et de l’absorption des substances nutritives issues de la digestion. Les cellules glandulaires, grâce à leurs sécrétions, sont impliquées dans la digestion alors que les cellules de revêtement à bordure en brosse sont principalement le siège de l’absorption.

Les substances absorbées sont prises en charge par les vaisseaux sanguins de la tunique conjonctive tandis que les fibres musculaires contribuent à la progression du contenu de la lumière le long du tube digestif.

 

Les volumineuses cellules accolées en périphérie du tube digestif correspondent à des chloragocytes ou cellules chloragogènes. Elles ont une fonction de stockage des lipides et des glucides, mais contribuent aussi à l’élimination des déchets azotés et à la détoxication.

Elles sont capables de se détacher de la paroi digestive et de migrer dans les cavités cœlomiques en direction du tégument à travers lequel elles se déversent hors de l’organisme ou des métanéphridies excrétrices dans lesquelles elles déchargent leur contenu.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Leake L. D., 1975 – Comparative histology, an introduction to the microscopic structure of animals. Academic press, 738p. London, New York, San Francisco

 


Semaine 24-2018

Une citation

« Ne jamais laisser notre savoir prendre le dessus sur ce qui demeure le plus important, notre ignorance. »

H. D. Thoreau

 

Une image

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 24-2018 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle apparaît formée de plusieurs structures superposées et bien délimitées. Du bas à droite au haut à gauche se succèdent une fine couche homogène, une épaisse tunique constituée d’unités dissemblables, une étroite bande fibreuse et un ensemble de larges fibres.

 

L’épaisse tunique est formée de quatre principaux types de structures. Toutes contiennent une unité circulaire ou ovale finement ponctuée, correspondant à un noyau. Il s’agit de cellules animales accolées les unes aux autres.

De nombreuses cellules superficielles présentent à leur apex une poche vacuolisée de taille réduite. Elle contient un produit élaboré par la cellule, stocké avant d’être libéré en surface. Cette organisation est caractéristique de cellules à mucus.
Elles sont intercalées entre des cellules étroites et hautes, à cytoplasme homogène et peu coloré. Ce sont des cellules de revêtement.

Les cellules profondes ont des dimensions importantes. Le cytoplasme occupe une grande part de leur volume et contient de nombreuses granulations. Elles correspondent également à des substances synthétisées par la cellule et temporairement accumulées. En l’occurrence, il s’agit de cellules élaborant et libérant de l’albumine.

Des cellules intermédiaires possèdent un cytoplasme intensément coloré et finement granuleux. Leur phénotype est de même de type sécréteur. Elle produisent les composants d’une enveloppe appelée cocon.

L’ensemble décrit est formé de cellules accolées et agencées en plusieurs couches, entre lesquelles aucun matériel extracellulaire n’est visible. Il s’agit d’un épithélium pluristratifié. Les cellules de revêtement sont hautes et étroites, déterminant un épithélium prismatique.
Au contact du milieu extérieur, il est surmonté d’une fine couche correspondant à une cuticule. Il s’agit d’un épiderme, constituant du revêtement corporel externe. Outre un rôle protecteur, il joue vraisemblablement une fonction sécrétrice en relation avec l’abondance des cellules sécrétrices qu’il comporte.

 

La couche fibreuse sur laquelle repose l’épithélium est un tissu conjonctif fibreux parcouru de quelques fins vaisseaux sanguins.

Lui-même surmonte une tunique de fibres épaisses correspondant à des fibres musculaires lisses.

 

L’organisation ainsi exposée est caractéristique du tégument des segments 32 à 37 du Lombric ou Ver de terre, ayant atteint la maturité sexuelle. Les segments 32 à 37 développent alors un renflement tégumentaire appelé clitellum, riche en cellules sécrétrices. Certaines produisent du mucus impliqué dans l’accouplement, d’autres une enveloppe protégeant les œufs appelée cocon et les dernières des substances de réserve comme l’albumine déposées dans le cocon.

À titre de comparaison, la structure générale du tégument de Lombric est décrite dans l’article de la semaine 23-2018 de Codex virtualis.

 

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 23-2018

Une citation

« Les vieilleries de notre grenier psychologique nous les traînons alors qu’il faudrait apprendre à s’en débarrasser. »

P. Rabhi

 

Une image

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 23-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est formée d’une bande relativement épaisse et hétérogène, surmontée d’une fine couche uniforme et reposant sur une fine structure fibreuse. L’ensemble est supporté par des fibres épaisses entre lesquelles des unités circulaires ou ramifiées au contenu uniforme sont présentes.

 

La bande épaisse apparaît constituée d’unités hautes et étroites contenant chacune une structure ovale et finement ponctuée. Il s’agit respectivement de cellules et de noyaux.
Les cellules sont accolées et agencées en une unique couche. Elles constituent un tissu exclusivement formé de cellules, dépourvu de matériel extracellulaire et de vaisseaux sanguins. Plus hautes que larges, elles forment un épithélium simple et prismatique (ou cylindrique). Deux types cellulaires sont présents : des cellules de revêtement et des cellules dont l’apex comporte une poche vacuolisée, correspondant à des cellules à mucus. L’ensemble constitue un épiderme.

Le fin dépôt superficiel est une cuticule sécrétée par les cellules de l’épiderme.

 

L’épiderme et sa cuticule reposent sur une fine tunique fibreuse correspondant à du tissu conjonctif fibreux.
Elle-même surmonte un tissu comportant des fibres épaisses, fusiformes et de contenu uniforme. Ce sont des fibres musculaires lisses organisées en une tunique circulaire par rapport à l’axe longitudinal de l’organisme.
Elle est traversée par des structures tubuleuses de faible diamètre, se ramifiant en surface, sous l’épiderme. Il s’agit de vaisseaux sanguins de faible diamètre, à travers la paroi desquels sont réalisés les échanges de gaz respiratoires avec le milieu environnant.

 

L’image de la semaine 23-2018 représente un tégument d’animal, situé à l’interface avec le milieu. Le caractère simple et prismatique de l’épiderme, dans lequel se côtoient des cellules de revêtement et des cellules à mucus, surmontées d’une cuticule et surmontant du tissu conjonctif fibreux et des fibres musculaires lisses richement irrigué suggère qu’il s’agit du tégument d’une Annélide. En l’occurrence la coupe a été confectionnée dans un Lombric communément appelé Ver de terre, appartenant au groupe des Oligochètes.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 22-2018

Une citation

« Le réel,c’est quand on se cogne. »

J. Lacan

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 22-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est essentiellement constituée d’une structure massive et ovale dont seule une partie est visible. Elle est entourée de deux tuniques, la plus interne est relativement homogène alors que la plus externe est composite.

 

La structure principale apparaît formée de deux régions.

Sa périphérie est occupée par des unités en forme de goutte ou ovales, finement granuleuses. Elles contiennent chacune une structure circulaire pâle, ponctuée d’amas sombres et présentant une tache rouge pour certaines.
Cette organisation est caractéristique des cellules animales, qui possèdent un noyau correspondant à la structure circulaire peu colorée. Un nucléole y est parfois visible de même que des amas de chromatine condensée, composant les chromosomes, représentés respectivement par la tache rouge et les amas sombres. Le noyau est entouré de cytoplasme granuleux, l’ensemble étant délimité par une membrane plasmique.

Son centre est majoritairement formé de fibres groupées en faisceaux, entre lesquelles sont dispersées quelques petites unités sombres, ovales ou circulaires.
Les fibres correspondent à des expansions des cellules localisées à la périphérie de la structure, et les unités dispersées à des cellules d’accompagnement.

Parmi les cellules portant des expansions figurent les neurones, unités structurales et fonctionnelles du système nerveux. Ils assurent la réception, la conduction et l’intégration des informations dans l’organisme.
La structure décrite est constituée de neurones, dont les corps cellulaires sont périphériques et les prolongements centraux, formant un neuropile.
L’agencement des expansions des neurones en groupes indique qu’il s’agit d’un centre nerveux d’animal non Vertébré, en l’occurrence un ganglion.

 

Le ganglion nerveux est entouré d’une première tunique fibreuse homogène formée de tissu conjonctif fibreux.

Autour une enveloppe hétérogène est présente, comportant des fibres épaisses d’orientation diverses. Elles correspondent à des fibres musculaires lisses, entrelacées de tissu conjonctif fibreux parcouru de vaisseaux sanguins.

 

L’image de la semaine 22-2018 est un agrandissement de l’image de la semaine 21-2018. Elle représente un ganglion sous-œsophagien de Lombric, relié antérieurement aux ganglions cérébroïdes dorsaux et postérieurement aux ganglions de la chaîne nerveuse ventrale, décrits respectivement dans les articles des semaines 15-2018, 16-2018, 17-2018 et 19-2018, 20-2018.

 

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 21-2018

Une citation

« Le monde est plein de gens qui ont raison, c’est pour ça qu’il écœure. »

L.-F. Céline

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 21-2018 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x20 du microscope photonique.

Elle comporte une structure centrale pleine, de forme ovale, délimitée par une tunique fibreuse et extérieurement par des massifs fibreux. Elle contient d’une part de fines fibres centrales et d’autre part des unités ovoïdes de dimensions relativement importantes.

 

L’agencement de la structure centrale est caractéristique d’un centre nerveux. Il est constitué de neurones, ou cellules nerveuses, spécialisées dans le traitement de l’information. Elles possèdent un volumineux corps cellulaire oblong ou sphérique, contenant le noyau présentant parfois un nucléole marqué, et un cytoplasme abondant et granuleux. Le corps cellulaire est relié à de multiples fibres, conduisant l’information soit en sa direction soit en direction opposée. Elles portent respectivement les noms de dendrites et axones et ne peuvent être distinguées les unes des autres sans mise en évidence spécifique.
En l’occurrence, les corps cellulaires sont périphériques et les fibres centrales. Tous sont entremêlés avec des vaisseaux sanguins circulaires dont la lumière contient une masse homogène et de petites cellules d’accompagnement appelées cellules gliales.
La disposition décrite ainsi que la forme de l’organe permettent d’identifier un ganglion nerveux.

 

L’enveloppe fibreuse du ganglion est constituée de tissu conjonctif fibreux. Il est entouré de massifs de fibres musculaires lisses entrelacés avec des vaisseaux sanguins dont le contenu est homogène et ne présente pas de cellule.

En haut à droite de l’image, un épithélium simple prismatique borde une lumière. Il s’agit d’une coupe longitudinale de tube digestif.

 

Le ganglion nerveux de l’image apparaît localisé sous le tube digestif et entouré de tissu conjonctif fibreux, de fibres musculaires lisses et de vaisseaux sanguins.
Il est caractéristique de la chaîne nerveuse ventrale des Annélides et correspond en l’occurrence à un ganglion sous-œsophagien, la section de tube digestif localisée en position dorsale étant une portion antérieure. L’animal à partir duquel la coupe a été confectionnée est un Lombric ou Ver de terre.

 

Le système nerveux central des Annélides est constitué d’une paire de ganglions par segment, reliés entre eux par des nerfs appelés commissures, disparaissant souvent en raison de l’accolement des ganglions.
Les ganglions des segments successifs sont reliés, d’un même côté, par des nerfs appelés connectifs.

La première paire de ganglions nerveux, antérieure, est située en position dorsale par rapport au tube digestif. Elle correspond aux ganglions cérébroïdes décrits dans les articles des semaines 15-2018, 16-2018 et 17-2018 de Codex virtualis.

Lui fait suite une paire de ganglions sous-œsophagiens localisée en position ventrale par rapport au tube digestif, qui fait l’objet de l’article de la semaine 21-2018.

Elle est reliée à la chaîne nerveuse ventrale comportant une paire de ganglions par segment et décrite dans les articles des semaines 19-2018 et 20-2019.

Chaque ganglion du système nerveux central est relié à des organes périphériques par des nerfs, dont l’organisation est examinée dans l’article de la semaine 18-2018.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 20-2018

Une citation

« La simplicité est la sophistication extrême. »

L. de Vinci

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 20-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée d’un groupe de trois volumineuses structures dont le contenu est peu dense voire semble vide. Elles surmontent deux masses symétriques, formées d’amas ponctués ou fibreux dans lesquels de petites unités circulaires denses sont présentes.

L’ensemble est entouré d’une fine tunique fibreuse s’insinuant dans l’organe, associée à des fibres massives et des espaces circulaires dont la lumière contient une masse colorée homogène.

 

Les deux masses symétriques sont en fait constituées d’amas de fines fibres, coupées transversalement ou longitudinalement, produisant respectivement des figures ponctuées ou fibreuses.
Les unités circulaires denses qui y sont dispersées correspondent à de petites cellules.

Cet agencement est caractéristique du neuropile du tissu nerveux, formé des expansions fibreuses des corps cellulaires des neurones, axones et dendrites, associées à des cellules gliales.
L’organisation en amas révèle qu’il s’agit de centres nerveux.

L’enveloppe fibreuse correspond à du tissu conjonctif fibreux parcouru de vaisseaux sanguins se présentant sous forme de sections circulaires contenant du sang, masse colorée homogène.
Des fibres musculaires lisses y sont insérées.

 

Les trois volumineuses structures supérieures sont également des fibres nerveuses, en l’occurrence des axones. En raison de leur diamètre, compris entre 50 et plus de 100 µm, elles sont qualifiées de géantes.
Leur limite externe est visible, entourée de tissu conjonctif fibreux lâche, et leur cytoplasme granuleux mais peu dense.
La fibre centrale semble divisée en deux par une limite courbée. Il s’agit de la zone d’affrontement des extrémités de deux fibres nerveuses géantes, au niveau de laquelle le message nerveux est transféré de l’une à l’autre. Elle porte le nom de synapse septale, en raison de sa fonction de transfert intercellulaire de l’information nerveuse et de la cloison qui divise la fibre nerveuse en deux régions superposées.

 

L’image de la semaine 20-2018 représente la région dorsale et médiane d’une paire de ganglions de la chaîne nerveuse ventrale d’une Annélide, en l’occurrence le Lombric ou Ver de terre.

Le système nerveux central de cet animal comporte une paire de ganglions nerveux par segment corporel. Dans un segment, les ganglions droit et gauche sont accolés. D’un segment à l’autre, les ganglions d’un même côté sont reliés les uns aux autres par des connectifs.
La paire de ganglions antérieure est située dorsalement par rapport au tube digestif. Elle correspond aux ganglions cérébroïdes décrits dans les articles des semaines 15-2018, 16-2018 et 17-2018 de Codex virtualis.
Les paires suivantes sont localisées en position ventrale par rapport au tube digestif et forment une chaîne nerveuse ventrale. L’organisation d’une paire de ganglions de la chaîne nerveuse ventrale est exposée dans l’article de la semaine 19-2018.

Au sein de la chaîne nerveuse, les corps cellulaires sont situés en périphérie, principalement ventralement et latéralement. L’espace central est occupé par les fibres nerveuses constituant le neuropile. Des fibres nerveuses géantes sont présentes en position dorsale, au nombre de trois, et ventrale, au nombre de deux.

Les fibres géantes dorsales courent sur toute la longueur du corps, et font synapse entre elles au niveau des ganglions. Conduisant les messages nerveux à une vitesse élevée, en relation avec leur diamètre important, sur toute la longueur du corps, elles sont impliquées dans le contrôle des activités intersegmentaires rapides.

D’autres neurones sont responsables du contrôle des activités segmentaires ou intersegmentaires plus lentes.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 19-2018

Une citation

« L’ingratitude ne doit pas empêcher de faire du bien. »

C. de Suède

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 19-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte une structure de forme ovale, aux extrémités effilées, comprenant deux régions symétriques par rapport à un plan médian et surmontées de trois cavités relativement volumineuses, semblant vides.

Bien délimitée par une enveloppe fibreuse, elle est ceinte d’unités fibreuses dispersées ainsi que de structures circulaires présentant une lumière et une fine paroi.

L’ensemble est entouré d’un vaste espace libre.

 

La structure ovale apparaît constituée de fines fibres agencées en massifs isolés par des prolongements de l’enveloppe fibreuse périphérique. De petites unités circulaires sont dispersées dans les massifs de fibres.

Le pourtour de la structure ovale est occupé par de volumineuses unités circulaires granuleuses contenant elles-mêmes une sous-unité circulaire finement ponctuée. Elles correspondent à des corps cellulaires.

Cette association de fines fibres et de volumineux corps cellulaires est caractéristique du tissu nerveux, constitué de neurones comprenant un corps cellulaire portant des prolongements fibreux.
En l’occurrence, la coupe montre une paire ganglions nerveux accolés. Chacun est formé d’une couronne de corps cellulaires au cœur de laquelle des fibres nerveuses sont présentes, correspondant à du neuropile.
Les amas de fibres du neuropile constituent des concentrations nerveuses. Leur regroupement est à l’origine des centres nerveux, en l’occurrence des ganglions nerveux.

Les trois cavités surmontant le neuropile sont également des fibres nerveuses. D’un diamètre variant de 50 à plus de 100 µm, elles sont appelées fibres nerveuses géantes.

L’extrémité effilée émanant du ganglion à droite de l’image, formé de fibres nerveuses parallèles, est un nerf.

 

Le tissu fibreux entourant les ganglions et formant les cloisons internes est un tissu conjonctif fibreux.

Il est associé à des fibres musculaires lisses et des vaisseaux sanguins assurant l’irrigation des ganglions nerveux.

 

L’organisation des ganglions nerveux ainsi décrite, avec des fibres géantes, associée à la présence d’une vaste cavité autour de ces organes, indique que la coupe est confectionnée dans une Annélide, en l’occurrence un Lombric.

Le système nerveux de cet animal comporte des centres nerveux groupés en ganglions.
À l’avant du corps, une paire de ganglions qualifiés de cérébroïdes est située en position dorsale par rapport au tube digestif. Elle a fait l’objet des articles des semaines 15-2018, 16-2018 et 17-2018 de Codex virtualis.
Dans le reste du corps, chaque segment contient une paire de ganglions ventrale.
Les ganglions d’un même côté sont reliés d’un segment à l’autre par des nerfs appelés connectifs. Ils sont également en relation avec des nerfs les connectant aux organes des segments.
L’ensemble des ganglions nerveux forme ainsi une chaîne nerveuse ventrale.

Dans la chaîne nerveuse, certains neurones assurent le contrôle nerveux des activités des organes du segment dans lequel est localisé leur corps cellulaire. Ils déterminent un contrôle des activités qualifié de segmentaire. D’autres, possédant des prolongements dans les ganglions situés à l’avant et à l’arrière du ganglion contenant leur corps cellulaire, sont responsables du contrôle des activités impliquant plusieurs segments. Ils réalisent un contrôle des activités dit intersegmentaire.
Ainsi, le fonctionnement des segments corporels du Lombric est à la fois autonome et intégré à l’échelle de l’organisme.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 17-2018

Une citation

« L’expérience n’est pas ce qui amène à un homme ; c’est ce qu’un homme fait devant ce qui lui arrive. »

A. Huxley

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 17-2018 est le résultat de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente principalement des structures fibreuses enchevêtrées, bordées à droite par de multiples unités circulaires ou ovales.

 

Les structures situées à droite de l’image contiennent généralement une unité circulaire, peu colorée et présentant de multiples granules.
Il s’agit de corps cellulaires comportant un noyau central ou légèrement excentré, baignant dans un cytoplasme granuleux intensément coloré.
Le réseau fibreux correspond aux prolongements de ces cellules étroitement mêlés.

 

Cette organisation est caractéristique du système nerveux central des animaux non Vertébrés.
Il est formé de ganglions nerveux présents à raison d’une paire par métamère chez les animaux métamérisés, reliés par des commissures, et associés à leurs homologues des métamères voisins par des connectifs. Il constitue une chaîne nerveuse ventrale, prolongée à l’avant par deux ganglions cérébroïdes localisés en position dorsale par rapport au tube digestif.

Dans les ganglions sont situés des corps cellulaires de neurones, en périphérie, et des prolongements nerveux, au centre. Ils forment le neuropile, siège de nombreuses synapses, organisé en amas distincts.

 

En l’occurrence, l’image correspond à une section de ganglion cérébroïde de Lombric ou Ver de terre.
Les articles des semaines 15-2018 et 16-2018 de Codex virtualis décrivent leur organisation.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 16-2018

Une citation

« S’il faut se façonner, que cela soit à partir de son propre fond, et non celui du voisin. »

M. Tsvetaïeva

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 16-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente une portion d’organe plein, de section circulaire. Il est constitué de deux régions, périphérique comprenant de nombreuses unités circulaires ou ovales de taille relativement importante, et centrale formée de fibres enchevêtrées.
Il est entouré d’une fine couche fibreuse à laquelle des structures allongées semblent attachées.

 

Les unités circulaires ou ovales constituant la zone périphérique de l’organe contiennent chacune une structure centrale ou excentrée, de forme ronde, de couleur claire et finement ponctuée. Elle est entourée d’une couronne intensément colorée et légèrement granuleuse.

Cette organisation est caractéristique d’une cellule animale : la structure centrale correspond à un noyau et la masse granuleuse au cytoplasme.

Les fibres de la zone centrale semblent être des prolongements des cellules périphériques.

Cet agencement correspond à celui des cellules nerveuses : elles comportent un corps cellulaire sphérique ou elliptique, dans lequel est situé le noyau entouré de cytoplasme abondant, et portent de fines expansions.
Il s’agit de dendrites et d’axones, les premières acheminant l’information nerveuse vers le corps cellulaire et les seconds conduisant l’information vers d’autres cellules nerveuses ou des cellules effectrices périphériques. Ils forment un neuropile dans lequel les synapses sont nombreuses.

 

L’organe comportant des corps cellulaires de neurones périphériques et des expansions de neurones centrales est interprété comme un ganglion nerveux d’un animal non Vertébré. En l’occurrence, il s’agit d’un ganglion cérébroïde de Lombric, décrit dans l’article de la semaine 15-2018 de Codex virtualis.

 

Il est entouré de tissu conjonctif fibreux auquel sont attachées quelques fibres musculaires lisses.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 15-2018

Une citation

« Pour obtenir ce que l’on veut de la vie, il faut absolument commencer par le commencement : savoir ce que l’on veut. »

B. Stein

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image de la semaine 15-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de deux structures ovales et massives accolées, au sein desquelles des unités circulaires sont présentes, localisées autour d’une masse fibreuse.
L’ensemble est entouré d’une tunique formée de fibres de dimensions diverses, comportant localement des sections circulaires possédant une lumière remplie d’une masse uniforme.

 

Les unités circulaires situées en périphérie des structures accolées possèdent une ponctuation centrale claire correspondant à un noyau. Il s’agit de corps cellulaires de divers types, comme le révèle la diversité des couleurs de leurs cytoplasmes.
La masse fibreuse centrale regroupe de fines expansions émanant des corps cellulaires.
Les cellules formées d’un corps cellulaire relié à de fines expansions correspondent à des neurones, cellules du système nerveux. Leurs expansions sont appelées fibres nerveuses.
Le cœur fibreux, principalement constitué de fibres nerveuses, porte le nom de neuropile.

L’enveloppe fibreuse entourant les structures accolées est formée de fibres musculaires lisses associées à du tissu conjonctif fibreux dans lequel des vaisseaux sanguins sont présents.

 

L’organisation ainsi décrite, comprenant des corps cellulaires de neurone et du neuropile, est caractéristique des centres nerveux. La localisation périphérique des corps cellulaires et l’accolement de deux massifs semblables suggère qu’il s’agit de ganglions nerveux d’animaux non Vertébrés. En l’occurrence, il s’agit des ganglions antérieurs et dorsaux du système nerveux du Lombric ou Ver de terre, une Annélide oligochète.
Ils portent le nom de ganglions cérébroïdes.

 

Le tissu nerveux constituant le système nerveux assure le traitement des informations dans les organismes animaux. Il consiste en la réception, l’acheminement, l’intégration et la production des informations.
Les neurones sont des cellules excitables, propriété leur permettant de réaliser ce traitement.

Du point de vue anatomique, les récepteurs sensoriels sont le siège de la sensibilité ou réception des informations, les nerfs sont responsables de l’acheminement des informations et les centres nerveux de l’intégration. Les neurones y sont nombreux et de multiples synapses, sites de transmission intercellulaire de l’information nerveuse, sont localisées dans le neuropile.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Portraits

Images et poésies


Albums d’images

Biodiversité urbaine
Le Souci

 

 

 

 

 

Délices histologiques
Panache de la Sabelle

À visiter

Des fleurs à notre porte