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Semaine 17-2018

Une citation

« L’expérience n’est pas ce qui amène à un homme ; c’est ce qu’un homme fait devant ce qui lui arrive. »

A. Huxley

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 17-2018 est le résultat de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente principalement des structures fibreuses enchevêtrées, bordées à droite par de multiples unités circulaires ou ovales.

 

Les structures situées à droite de l’image contiennent généralement une unité circulaire, peu colorée et présentant de multiples granules.
Il s’agit de corps cellulaires comportant un noyau central ou légèrement excentré, baignant dans un cytoplasme granuleux intensément coloré.
Le réseau fibreux correspond aux prolongements de ces cellules étroitement mêlés.

 

Cette organisation est caractéristique du système nerveux central des animaux non Vertébrés.
Il est formé de ganglions nerveux présents à raison d’une paire par métamère chez les animaux métamérisés, reliés par des commissures, et associés à leurs homologues des métamères voisins par des connectifs. Il constitue une chaîne nerveuse ventrale, prolongée à l’avant par deux ganglions cérébroïdes localisés en position dorsale par rapport au tube digestif.

Dans les ganglions sont situés des corps cellulaires de neurones, en périphérie, et des prolongements nerveux, au centre. Ils forment le neuropile, siège de nombreuses synapses, organisé en amas distincts.

 

En l’occurrence, l’image correspond à une section de ganglion cérébroïde de Lombric ou Ver de terre.
Les articles des semaines 15-2018 et 16-2018 de Codex virtualis décrivent leur organisation.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 16-2018

Une citation

« S’il faut se façonner, que cela soit à partir de son propre fond, et non celui du voisin. »

M. Tsvetaïeva

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 16-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle représente une portion d’organe plein, de section circulaire. Il est constitué de deux régions, périphérique comprenant de nombreuses unités circulaires ou ovales de taille relativement importante, et centrale formée de fibres enchevêtrées.
Il est entouré d’une fine couche fibreuse à laquelle des structures allongées semblent attachées.

 

Les unités circulaires ou ovales constituant la zone périphérique de l’organe contiennent chacune une structure centrale ou excentrée, de forme ronde, de couleur claire et finement ponctuée. Elle est entourée d’une couronne intensément colorée et légèrement granuleuse.

Cette organisation est caractéristique d’une cellule animale : la structure centrale correspond à un noyau et la masse granuleuse au cytoplasme.

Les fibres de la zone centrale semblent être des prolongements des cellules périphériques.

Cet agencement correspond à celui des cellules nerveuses : elles comportent un corps cellulaire sphérique ou elliptique, dans lequel est situé le noyau entouré de cytoplasme abondant, et portent de fines expansions.
Il s’agit de dendrites et d’axones, les premières acheminant l’information nerveuse vers le corps cellulaire et les seconds conduisant l’information vers d’autres cellules nerveuses ou des cellules effectrices périphériques. Ils forment un neuropile dans lequel les synapses sont nombreuses.

 

L’organe comportant des corps cellulaires de neurones périphériques et des expansions de neurones centrales est interprété comme un ganglion nerveux d’un animal non Vertébré. En l’occurrence, il s’agit d’un ganglion cérébroïde de Lombric, décrit dans l’article de la semaine 15-2018 de Codex virtualis.

 

Il est entouré de tissu conjonctif fibreux auquel sont attachées quelques fibres musculaires lisses.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 15-2018

Une citation

« Pour obtenir ce que l’on veut de la vie, il faut absolument commencer par le commencement : savoir ce que l’on veut. »

B. Stein

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 15-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de deux structures ovales et massives accolées, au sein desquelles des unités circulaires sont présentes, localisées autour d’une masse fibreuse.
L’ensemble est entouré d’une tunique formée de fibres de dimensions diverses, comportant localement des sections circulaires possédant une lumière remplie d’une masse uniforme.

 

Les unités circulaires situées en périphérie des structures accolées possèdent une ponctuation centrale claire correspondant à un noyau. Il s’agit de corps cellulaires de divers types, comme le révèle la diversité des couleurs de leurs cytoplasmes.
La masse fibreuse centrale regroupe de fines expansions émanant des corps cellulaires.
Les cellules formées d’un corps cellulaire relié à de fines expansions correspondent à des neurones, cellules du système nerveux. Leurs expansions sont appelées fibres nerveuses.
Le cœur fibreux, principalement constitué de fibres nerveuses, porte le nom de neuropile.

L’enveloppe fibreuse entourant les structures accolées est formée de fibres musculaires lisses associées à du tissu conjonctif fibreux dans lequel des vaisseaux sanguins sont présents.

 

L’organisation ainsi décrite, comprenant des corps cellulaires de neurone et du neuropile, est caractéristique des centres nerveux. La localisation périphérique des corps cellulaires et l’accolement de deux massifs semblables suggère qu’il s’agit de ganglions nerveux d’animaux non Vertébrés. En l’occurrence, il s’agit des ganglions antérieurs et dorsaux du système nerveux du Lombric ou Ver de terre, une Annélide oligochète.
Ils portent le nom de ganglions cérébroïdes.

 

Le tissu nerveux constituant le système nerveux assure le traitement des informations dans les organismes animaux. Il consiste en la réception, l’acheminement, l’intégration et la production des informations.
Les neurones sont des cellules excitables, propriété leur permettant de réaliser ce traitement.

Du point de vue anatomique, les récepteurs sensoriels sont le siège de la sensibilité ou réception des informations, les nerfs sont responsables de l’acheminement des informations et les centres nerveux de l’intégration. Les neurones y sont nombreux et de multiples synapses, sites de transmission intercellulaire de l’information nerveuse, sont localisées dans le neuropile.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 14-2018

Une citation

« Parler de la liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre. »

G. Orwell

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 14-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comprend deux espaces contenant de petites unités disjointes intensément colorées, séparés par une lame de matériel fibreux.

 

Les structures disjointes occupant les deux espaces correspondent à des cellules sanguines, la plupart d’entre elles sont dépourvues de noyau. Il s’agit d’hématies, globules rouges anucléés caractéristiques des Mammifères.

La lame de matériel fibreux est bordée sur chacune de ses faces par une unique assise de cellules jointives, formant un épithélium de revêtement simple. Plates et à noyau aplati dans le plan de l’épithélium, elles constituent un épithélium pavimenteux.
Localisé au contact du sang, cet épithélium est appelé endothélium. Il est soutenu par une fine couche de tissu conjonctif fibreux, la couche sous-endothéliale.

 

La grande dimension des espaces contenant le sang suggère que la coupe est confectionnée dans le cœur, organe de l’appareil circulatoire responsable de la propulsion du sang. En l’occurrence, il s’agit d’un cœur de Rat, dont l’organisation est décrite dans les articles des semaines 10-2018, 11-2018, 12-2018 et 13-2018 de Codex virtualis.
L’endothélium et la couche sous-endothéliale forment l’endocarde, revêtement des parois cardiaques bordant les cavités.

La lame fibreuse marque la limite entre deux cavités cardiaques, oreillette et ventricule. Il s’agit d’une valvule auriculo-ventriculaire, formée de tissu conjonctif fibreux dense.

Ses bords libres orientés vers la cavité du ventricule, la valvule auriculo-ventriculaire est ouverte lors de la contraction de l’oreillette alors que la pression y est élevée, et autorise l’écoulement du sang dans le ventricule.
À l’inverse, elle est fermée lors de la contraction du ventricule alors que la pression y est élevée, et empêche le reflux du sang vers l’oreillette.
Ainsi de par ses propriétés et sa situation, la valvule auriculo-ventriculaire oriente le flux sanguin dans le cœur.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 13-2018

Une citation

« Avoir du génie sans avoir du cœur est un non-sens. »

W.A. Mozart

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 13-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle apparaît formée de deux unités situées à droite et à gauche, comprenant chacune une cavité dont la lumière est remplie de structures ponctuelles intensément colorées, bordée d’une paroi relativement fine à droite et épaisse à gauche.
Les deux unités sont isolées par une lame fibreuse faiblement colorée.

 

Les structures ponctuelles occupant les cavités correspondent à des cellules sanguines, en l’occurrence la plupart sont des hématies, globules rouges ou érythrocytes dépourvus de noyaux et spécifiques des Mammifères. Les cavités contiennent du sang.

Le tissu bordant les cavités est formé de fibres de dimension relativement importante, coupées longitudinalement ou transversalement selon leur localisation. Elles sont associées à de nombreux vaisseaux sanguins.
Il s’agit de tissu musculaire.

La paroi des cavités est bordée extérieurement ainsi que du côté du sang par des tuniques peu épaisses comportant des fibres fines.

Une telle organisation est caractéristique du cœur des Mammifères. Il s’agit en l’occurrence d’une coupe de cœur de Rat.
L’unité de droite est une section d’oreillette à paroi musculeuse mince, et celle de gauche une coupe de ventricule à paroi musculeuse épaisse.
Le cœur est entouré d’une fine enveloppe appelée péricarde et au contact du sang, délimité par un endocarde.

La structure générale du cœur de Rat est décrite dans l’article de la semaine 10-2018 de Codex virtualis, et celle du muscle cardiaque ou myocarde dans les articles des semaines 11-2018 et 12-2018.

 

La lame fibreuse séparant l’oreillette du ventricule correspond à une valvule auriculo-ventriculaire. Au contact du sang, elle est bordée d’endocarde en continuité avec l’endocarde des cavités cardiaques. Il délimite un tissu conjonctif fibreux relativement dense constituant l’essentiel de la valvule.
Cette structure est reliée à des piliers charnus du myocarde ventriculaire par des fibres tendineuses.

Ouverte lors de la contraction de l’oreillette en raison de la pression plus élevée dans l’oreillette que dans le ventricule, elle autorise le passage du sang de l’oreillette au ventricule. Fermée lors de la contraction du ventricule du fait de la pression plus importante dans le ventricule que dans l’oreillette, elle empêche le reflux du sang du ventricule à l’oreillette.

La valvule auriculo-ventriculaire est alternativement ouverte et fermée en relation avec la différence entre les pressions régnant dans l’oreillette et dans le ventricule. Elle permet ainsi d’orienter le flux sanguin dans le cœur, de l’oreillette au ventricule.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 12-2018

Une citation

« Il existe une sottise d’époque à laquelle tous les contemporains, grands et petits, et eussent-ils du génie, participent. »

F. Mauriac

 

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L’image de la semaine 12-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît formée d’une épaisse tunique constituée de petites sous-unités circulaires ou ovales, et délimitée par des couches fibreuses, à gauche relativement épaisse et à droite fine, au contact d’une masse hétérogène.

 

Les sous-unités constituant l’épaisse tunique centrale contiennent parfois une structure circulaire centrale, contenant des masses sombres. Il s’agit de noyaux, situés au centre de cellules. Ils sont entourés d’un anneau coloré présentant de fines granulations régulières, correspondant à un cytoplasme ponctué.

Les cellules ainsi décrites sont de diamètre peu important et sont isolées les unes des autres par un matériel fibreux parcouru de structures à paroi fine, bordant une lumière parfois occupée par des amas uniformes de petite taille. Il s’agit respectivement de tissu conjonctif fibreux et de vaisseaux sanguins capillaires contenant du sang, et plus particulièrement des globule rouges ou érythrocytes dépourvus de noyaux, appelés hématies et caractéristiques des Mammifères.

 

Les cellules de taille peu importante, munies d’un unique noyau central entouré d’un cytoplasme ponctué, et isolées les unes des autres par du tissu conjonctif fibreux sont des cellules musculaires striées cardiaques, ou cardiomyocytes, coupées transversalement.
Elles constituent le muscle cardiaque ou myocarde, dont les contractions assurent la propulsion du sang dans les vaisseaux sanguins artériels.

La paroi cardiaque est formée de myocarde entouré extérieurement du péricarde, formé de deux épithéliums simples et pavimenteux associés à du tissu conjonctif fibreux et délimitant une étroite cavité péricardique.
Les cavités cardiaques contenant le sang sont pour leur part bordées d’un épithélium simple et pavimenteux correspondant à un endothélium, soutenu par une fine couche de tissu conjonctif fibreux constituant une couche sous-endothéliale. L’ensemble est appelé endocarde.

 

L’organisation générale du cœur de Mammifère est décrite à travers l’exemple du cœur de Rat, dont le détail est présenté ici, dans l’article de la semaine 10-2018 de Codex virtualis, et celle des sections longitudinales des cardiomyocytes dans l’article de la semaine 11-2018.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

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Semaine 11-2018

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« Dire ce que nous sentons, pas ce que nous devrions dire. »

W. Shakespeare

 

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L’image de la semaine 11-2018 est issue de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de structures allongées isolées par des espaces vides ou dans lesquels de petites unités uniformes sont présentes, régulièrement disposées.

 

Les structures allongées sont de dimensions relativement limitées. Elles possèdent des extrémités ramifiées, engrenées avec celles de leurs voisines au niveau de régions matérialisées par des stries sombres.
Elles présentent une unité centrale allongée, ponctuée de couleur foncée, ainsi que des stries transversales.

Bien individualisées en raison de leur association avec des fibres périphériques, elles sont isolées les unes des autres par des espaces dont certains sont occupés par des structures allongées à paroi fine, contenant des unités uniformément et densément colorées.

 

Les structures allongées, ramifiées et striées transversalement, correspondent à des cellules ou fibres musculaires striées. L’unité allongée et ponctuée occupant leur centre est un noyau, et leur limite externe est associée à du tissu conjonctif fibreux.

L’agencement ainsi décrit est caractéristique du tissu musculaire strié cardiaque rencontré dans le muscle cardiaque, également appelé myocarde, des Vertébrés.
Les cellules, ramifiées, striées transversalement et à noyau unique, sont reliées par les stries scalariformes, et constituent un réseau structural et fonctionnel. Elles portent le nom de cardiomyocytes.

Elles ménagent entre elles des espaces, occupés par du tissu conjonctif fibreux dans lequel courent de nombreux vaisseaux sanguins capillaires. Leur lumière dans laquelle des hématies, globules rouges ou érythrocytes dépourvus de noyau, sont présentes et dont la paroi est fine, permet de les identifier. Les hématies indiquent que le cœur ayant servi à la confection de la coupe provient d’un Mammifère, en l’occurrence d’un Rat.

 

L’organisation générale du cœur de Mammifère est décrite dans l’article de la semaine 10-2018 de Codex virtualis. Elle permet de situer les cardiomyocytes dans l’organe.

L’alternance des contractions, appelées systoles, et des relâchements, appelés diastoles, du muscle cardiaque est liée aux propriétés contractiles des cardiomyocytes. Elles sont dues à la présence dans leur cytoplasme de filaments du cytosquelette très abondants et régulièrement disposés, ce qui explique l’existence des stries transversales. Leur coulissement provoque un raccourcissement du cardiomyocyte et ainsi sa contraction.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 10-2018

Une citation

« L’habitude, ce confort mortel. »

F. Mitterrand

 

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L’image de la semaine 10-2018 résulte de l’observation d’une coupe histologique au stéréomicroscope.

L’organe sectionné apparaît formé d’une masse ovoïde comportant deux étroites cavités contenant un matériel compact. Une expansion triangulaire lui est reliée, également creusée d’une cavité en continuité avec l’une des précédentes. Une seconde expansion, partiellement sectionnée est visible en bas à gauche.
Les cavités sont délimitées par une épaisse paroi, dont la structure est localement fibreuse.

 

L’organe ayant servi à la confection de la coupe est constitué de quatre compartiments creux communiquant deux à deux : une excroissance est en continuité avec un compartiment de la masse ovoïde. Deux lames fibreuses sont présentes à la jonction entre deux compartiments en continuité.

Un tel agencement est caractéristique du cœur des Mammifères coupé longitudinalement, mais il existe également chez les Oiseaux.

Les deux excroissances correspondent aux deux oreillettes et les deux compartiments de la masse ovoïde sont les deux ventricules.
Le contenu compact des cavités est du sang.

Dans le cœur des Mammifères, oreillette et ventricule d’un même côté (droite ou gauche) sont en continuité. Les lames fibreuses situées à la jonction entre les deux compartiments forment la valvule, ou valve, auriculoventriculaire. Ouverte, elle autorise le passage du sang de l’oreillette au ventricule. Fermée, elle empêche le reflux du sang du ventricule à l’oreillette. Elle oriente le flux sanguin.

 

La paroi des chambres cardiaques est épaisse et compacte. Elle est formée du muscle cardiaque appelé myocarde, correspondant à du tissu musculaire strié cardiaque.
Constitué de cellules allongées, le myocarde se présente tour à tour sous forme de fibres sectionnées longitudinalement apparaissant longues et étroites, obliquement ayant une forme effilée et transversalement de section circulaire.

Cette diversité résulte de la disposition spiralée des fibres musculaires dans le myocarde. Elle permet une contraction sans déformation du cœur.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 09-2018

Une citation

« Des réunions. Toujours des réunions. Des réunions ennuyeuses, une des raisons pour lesquelles c’étaient des réunions. L’ennui aime la compagnie. »

T. Pratchett

 

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L’image de la semaine 09-2018 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle montre une structure creuse à paroi épaisse, de forme circulaire, séparée par un espace d’une autre structure, massive.

 

La paroi de la structure creuse est formée de multiples cellules de dimensions et d’organisations variées.

Elle est délimitée, en périphérie comme en bordure de la cavité, par une couche de cellules jointives, plutôt plates et possédant un noyau plat ou légèrement renflé. Elles correspondent à deux épithéliums de revêtement, simples et pavimenteux.
Elle est comblée par un ensemble de fibres et de petites cellules fusiformes constituant du tissu conjonctif fibreux, dans lequel courent des vaisseaux sanguins.

Entre les deux épithéliums et entourées de tissu conjonctif fibreux, les cellules sont groupées par deux, trois ou quatre. De taille importante, elles sont munies d’un noyau volumineux dans lequel des filaments sont visibles. Il s’agit de chromosomes condensés, indiquant que les cellules sont en cours de division.
Ils se présentent de manières diverses : plus ou moins épais, en touffes, en fibres distinctes et reliées à l’enveloppe nucléaire par exemple. Ces états représentent différents stades de la division cellulaire.
En l’occurrence, il s’agit de stades de la prophase de première division de méiose.

 

La méiose est une succession de deux divisions cellulaires précédée d’une seule duplication du matériel génétique, intervenant dans la formation des gamètes, ovules ou spermatozoïdes.
Les cellules entrant en méiose sont diploïdes, elles possèdent deux exemplaires de chaque chromosome. Suite à la duplication, chaque chromosome comporte deux chromatides.
Chacune des deux divisions de le méiose comprend plusieurs étapes appelées prophase, métaphase, anaphase et télophase. La première division distribue un exemplaire de chaque chromosome à chacune des deux cellules qui en sont issues. La deuxième division distribue une chromatide de chaque chromosome aux cellules. Finalement, les cellules nées de la méiose sont haploïdes, et ne possèdent qu’un seul exemplaire de chaque chromosome, formé d’une unique chromatide.

La prophase de la première division de méiose est longue et compliquée. Elle est subdivisée en quatre phases appelées leptotène, zygotène, pachytène et diplotène, au cours desquelles les chromosomes se condensent, s’apparient par paires alors que leurs extrémités sont liées à la face interne de l’enveloppe nucléaire et forment des bouquets puis se libèrent de l’enveloppe nucléaire et se séparent.

Les figures observées sur la coupe relèvent des différents stades de la prophase de première division de méiose. Les cellules concernées sont des ovocytes et l’organe qui les contient est un ovaire. La cavité qu’il contient indique qu’il s’agit d’un ovaire de Vertébré mais pas de Mammifère, ici d’une Grenouille du groupe des Lissamphibiens, en cours de métamorphose.

La structure massive proche de l’ovaire correspond au rein.

 

L’organisation de l’ovaire de Grenouille en cours de métamorphose et des ovocytes qu’il contient est décrite dans les articles des semaines 06-2018, 07-2018 et 08-2018 de Codex virtualis.
Quelques stades ultérieurs de l’évolution des ovocytes sont présentés dans les articles des semaines 02-2018, 03-2018, 04-2018 et 05-2018.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 08-2018

Une citation

« L’amitié est à l’estime ce qu’une fleur est à la tige qui la soutient. »

J. Droz

 

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L’image de la semaine 08-2018 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle est constituée de structures de forme circulaire ou ovale, groupées par deux, trois ou quatre, en unités également circulaires ou ovales et entourées de matériel fibreux.
L’ensemble apparaît dense et délimité par deux espaces vides, localisés en haut à droite et dans la partie inférieure de l’image.

 

Les structures de forme circulaire ou ovale ont un diamètre de l’ordre de 20 µm. Leur région centrale, clairement délimitée, est elle-même circulaire et renferme des filaments le plus souvent épais et sans agencement discernable.

Ces structures sont des cellules animales dont le noyau central contient des chromosomes condensés et visibles. Leur présence indique que les cellules sont en cours de division.

Selon le groupe de cellules considéré, les chromosomes possèdent des caractéristiques différentes : ils sont parfois très fins et organisés en touffes, peu visibles, ou encore très épais et dispersés. Ces différences révèlent que les cellules sont à des stades distincts de division et que les groupes associent des cellules ayant atteint le même stade.

 

Les figures de division ainsi décrites sont spécifiques de la première phase, appelée prophase, de la première division de méiose. L’enveloppe nucléaire est présente alors que les chromosomes sont condensés. Ils sont alors formés de deux chromatides résultant d’une duplication intervenue peu avant la méiose.

Filaments grêles, ils adoptent une distribution en touffe au début de la prophase, lors du stade leptotène. Leurs extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire.
Au stade suivant, désigné par le terme zygotène, ils sont plus épais et ils s’organisent par paires, les chromosomes homologues s’associant progressivement. Des bivalents sont ainsi formés. Leurs extrémités étant toujours accolées à l’enveloppe nucléaire, ils forment des bouquets.
Au cours du stade pachytène qui lui fait suite, la condensation est accrue et les bivalents sont bien constitués. Leurs extrémités se désolidarisent de l’enveloppe nucléaire et les bouquets disparaissent.
Le dernier stade de la prophase de première division de méiose, appelé diplotène, montre les chromatides constitutives des chromosomes devenues visibles, alors que les chromosomes des bivalents se séparent progressivement.

La méiose est une succession de deux divisions cellulaires intervenant pendant la formation des gamètes, ovules ou spermatozoïdes, chez les animaux. L’organe à partir duquel la coupe a été confectionnée est une gonade, ovaire ou testicule.

La présence de cellules plates et à noyau plat semblant entourer les cellules en division, de deux bordures épithéliales de part et d’autre de l’organe, ainsi que de cellules au stade diplotène à noyau comportant plusieurs nucléoles et à cytoplasme granuleux abondant, suggère que la coupe est réalisée dans un ovaire creux de Vertébré. Les cellules plates sont des cellules folliculaires, les bordures épithéliales délimitent l’organe et une cavité centrale, et les cellules au stade diplotène entrent dans une période de vitellogenèse, accumulation de réserves métaboliques et informationnelles.
En l’occurrence, il s’agit d’un ovaire de Grenouille en cours de métamorphose. Son organisation générale est décrite dans l’article de la semaine 06-2018 de Codex virtualis.
Les cellules en division sont des ovocytes I en prophase de première division de méiose, également étudiés dans l’article de la semaine 07-2018.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


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