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De nouvelles images de panache de Sabelle

 

Coupe transversale de panache de tentacules de Sabelle

Coupe transversale de panache de tentacules de Sabelle

 

Les Délices histologiques de Codex virtualis s’enrichissent d’un nouvel album d’images.

 

Consacré à la structure tissulaire du panache de la Sabelle, il vient compléter les pages du Cabinet de curiosités virtuel et de la rubrique De l’organisation interne dédiées à la prise de nourriture et au rôle des tentacules dans la filtration.

 

Pour accéder à l’album de l’histologie du panache de la Sabelle, suivez le lien ! (adresse : http://codexvirtualis.fr/images/index.php?album=delices-histologiques/sabelle-adulte)

 


Le panache et la filtration

 

La Sabelle (Sabella pavonina) est un animal évoluant dans les herbiers côtiers, à l’intérieur du sédiment. Elle appartient à la faune endogée ou endofaune.
Sédentaire, elle vit à l’intérieur d’un tube qu’elle produit. Elle est qualifiée de tubicole.

Espèce suspensivore, la Sabelle se nourrit en filtrant l’eau de mer grâce à un panache de tentacules. Elle capture ainsi les particules flottant dans l’eau, qui composent son alimentation.

La page Au menu de la Sabelle du Cabinet de curiosités virtuel et l’article de la semaine 37-2014 de Codex virtualis sont consacrés à cette espèce.

 

Le sommet du panache : des tentacules libres

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle

Voir l’image légendée

 

Le panache de la Sabelle est composé de multiples tentacules qui, déployés, constituent une couronne en forme d’entonnoir. Elle est composée de deux lobes, au sein desquels les tentacules sont insérés selon une spirale lâche.

Au sommet du panache, les tentacules sont libres.
Chacun apparaît formé d’un axe creusé d’un sillon sur sa face interne, et porte de part et d’autre une succession de fines expansions appelées pinnules, orientées vers le cœur de la couronne.

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale d'un tentacule de la Sabelle

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L’axe des tentacules est délimité par un épithélium de revêtement simple, prismatique à cubique, recouvert d’une fine cuticule. Au niveau du sillon, les cellules épithéliales sont ciliées et quelques cellules glandulaires muqueuses sont intercalées.

Le cœur de l’axe des tentacules est occupé par un tissu de soutien de nature cartilagineuse. Il est constitué d’une abondante matrice extracellulaire dans laquelle des cellules dispersées, les chondrocytes, sont localement présentes.
Ce tissu entoure de volumineuses cellules vacuolisées, organisées en files longitudinales et correspondant également à des chondrocytes.

En position interne par rapport au tissu de soutien court un vaisseau sanguin longitudinal surmontant une cavité cœlomique, remplie de liquide et dont la paroi comporte quelques cellules contractiles.
Deux nerfs longitudinaux sont en outre présents de part et d’autre de la cavité cœlomique.
Le déploiement du panache de tentacules est en particulier dû à une augmentation de la pression exercée sur le liquide contenu dans les cavités cœlomiques.

Cette organisation incluant tissu de soutien cartilagineux, vaisseau sanguin et nerfs longitudinaux, définit les radioles, le terme tentacule n’ayant qu’une signification morphologique.

Le sillon creusé sur la face interne de l’axe des tentacules est étroit au fond et plus large en surface. Cet agencement permet le tri, en fonction de la taille, des particules captées par le panache : les petites particules atteignent le fond du sillon, les particules de taille moyenne restent dans sa partie supérieure, et les plus volumineuses n’y pénètrent pas.
Le devenir des particules est déterminé par ce tri : les plus petites sont ingérées alors que les particules moyennes sont incorporées au tube et les plus grosses éliminées.
Les battements des cils du sillon assurent le déplacement des particules vers la base des tentacules, le mucus produit par les cellules glandulaires contribuant à leur agglomération.
En conséquence, le sillon prend le nom de sillon trophique longitudinal.

 

Pinnule de Sabelle

Coupe transversale d'une pinnule de tentacule de la Sabelle

Voir l’image légendée

 

Les pinnules sont bordées par un épithélium simple, cubique à prismatique, cilié.
Côté externe, les pinnules sont convexes et portent une courte ciliature, qualifiée d’abfrontale. Côté interne, elles sont creusées d’une légère dépression ornée d’une ciliature courte dite frontale, et ourlée de longs cils latérofrontaux.

Les battements ciliaires sont responsables de la mise en mouvement de l’eau entourant le panache : ils sont à l’origine d’un courant traversant la couronne de tentacules de l’extérieur vers l’intérieur et de bas en haut, entraînant les particules en suspension.
Lorsqu’une particule entre en contact avec les cils latéro-frontaux, elle est déviée par leurs mouvements vers la dépression interne de la pinnule, où elle est prise en charge par les cils frontaux.
Leurs battements acheminent la particule vers le point d’insertion de la pinnule sur l’axe du tentacule où elle rejoint le sillon trophique longitudinal.
Des microcourants dus aux battements des cils frontaux, latérofrontaux et abfrontaux parcourent ainsi les pinnules, entraînant les particules apportées par le courant général qui traverse le panache.

 

La base du panache : des tentacules joints et des lèvres dorsales

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

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Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

Voir l’image légendée

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

Voir l’image légendée

 

À la base du panache, les tentacules de chaque lobe sont reliés entre eux.

Les marges dorsales des lobes développent des expansions orientées vers le cœur du panache, et en continuité avec les radioles dorsales. En forme de lamelles, localisées entre la base des lobes et le bord dorsal de la bouche, elles correspondent aux lèvres dorsales.

Encadrant partiellement la bouche en position dorsolatérale, les lèvres dorsales portent une ciliature et sont impliquées dans l’orientation des particules captées par le panache.
L’épithélium les délimitant présente des caractéristiques différentes sur les face externe et interne : côté externe, les cellules qui le composent sont prismatiques, hautes, munies de cils longs et nombreux, contiennent des granules de pigments, sont recouvertes d’une cuticule bien visible, alors que côté interne elles sont plus basses, leur ciliature est moins développée en longueur et en densité et la cuticule est très fine.

 

Références :

Capa M., de Mastos Nogueira J. M. and Cappellani Silva Rossi M., 2011 – Comparative internal structure of dorsal lips and radiolar appendages in Sabellidae (Polychaeta) and phylogenetic implications. Journal of morphology, 272 : 302-319 (adresse : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmor.10914/abstract)
DOI : 10.1002/jmor.10914

la page Au menu de la Sabelle de la rubrique Cabinet de curiosités virtuel de Codex virtualis, consacrée à la morphologie du panache de tentacules

la fiche espèce consacrée à Sabella pavonina du site DORIS-FFESSM (Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques – consulté le 14 juillet 2015)
FEUGAS Marie-Pierre, SCAPS Patrick, LAMARE Véronique, in : DORIS, 15/8/2014 : Sabella pavonina Savigny, 1822 (adresse : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=605)

Turquier Y., 1989 – L’organisme dans son milieu. 1. Les fonctions de nutrition. Doin, 315p. Paris

Turquier Y., Loir M., 1981 – Connaître et reconnaître la faune du littoral. Ouest France, 332p. Rennes

 

Pour d’autres images de la structure histologique du panache de la Sabelle :

album d’images de la Sabelle dans la rubriques Délices histologiques de Codex virtualis

 

Les tissus animaux (4)

 

Moelle épinière de Lézard

Moelle épinière de Lézard en coupe transversale (tissu nerveux du système nerveux central)

 

Avec la publication des pages consacrées au tissu nerveux, la rubrique Premiers pas histologiques est désormais complète.

Les quatre tissus composant les organismes animaux y sont décrits et illustrés par des images de coupes histologiques légendées.

L’accent est en particulier mis sur l’unité et la diversité de chaque type de tissu.

Retrouvez grâce aux liens ci-dessous :

le tissu nerveux ;

le tissu musculaire ;

le tissu conjonctif ;

le tissu épithélial.

 


Le tissu nerveux

 

Le tissu nerveux a pour fonctions essentielles :

la perception d’informations provenant du milieu extérieur comme du milieu intérieur ;

l’acheminement des informations ;

l’analyse et l’intégration des informations ;

l’élaboration de réponses adaptées et coordonnées qui sont mises en œuvre par des organes effecteurs.

Il est principalement composé de neurones organisés en réseau. Ils forment la plupart des récepteurs sensoriels, les voies de conduction de l’information ainsi que les sites d’analyse et d’intégration. Leur propriété fondamentale est l’excitabilité.

 

Organisation

L’organisation histologique du système nerveux est relativement constante.

Il est composé de :

cellules nerveuses ou neurones ;

cellules d’accompagnement appelées cellules gliales.

 

Les neurones possèdent de manière caractéristique :

un corps cellulaire ;

deux types de prolongements, les dendrites (acheminant l’information de leur extrémité vers le corps cellulaire) et un axone (acheminant l’information du corps cellulaire vers son extrémité) ;

une arborisation terminale, ramification de l’extrémité de l’axone au niveau de laquelle l’information est transmise à d’autres cellules (neurones ou cellules effectrices comme les cellules musculaires ou glandulaires).

 

Les cellules gliales accompagnent les neurones dans le tissu nerveux. Diverses, elles composent la glie.

Chez les Vertébrés, elles sont en particulier représentées par :

les oligodendrocytes, cellules possédant un petit nombre de prolongements courts et ramifiés, responsables de la formation de la gaine de myéline dans le système nerveux central ;

les cellules de Schwann, formant la gaine de myéline qui entoure les axones dans le système nerveux périphérique ;

les astrocyte, cellules très ramifiées, spécifiques du système nerveux central et très abondantes ;

la microglie, formée de petites cellules peu nombreuses qui constituent le système immunitaire cérébral.

 

Diversité

Le tissu nerveux est le constituant principal du système nerveux.

 

Du point de vue anatomique, le système nerveux est divisé en :

système nerveux central représenté par l’encéphale et la moelle épinière chez les Vertébrés, le cerveau et les ganglions nerveux centraux chez les autres animaux ;

système nerveux périphérique comprenant la majorité des récepteurs sensoriels, les nerfs et les ganglions.

 

Du point de vue fonctionnel, le système nerveux est organisé en :

système nerveux somatique contrôlant les activités volontaires ;

système nerveux autonome contrôlant les fonctions involontaires.

 

Tissu nerveux central

Moelle épinière de Triton en coupe transversale Tissu nerveux central substance grise et neuropile
Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale Tissu nerveux central substance grise
Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale Tissu nerveux central neuropile

Cliquer sur l’image pour l’agrandir et sur le titre pour accéder à l’image légendée

 

Chez les Vertébrés, au niveau de l’encéphale et de la moelle épinière, le tissu nerveux est organisé en :

substance grise contenant presque tous les corps cellulaires des neurones et les prolongements cellulaires associés ;

substance blanche composée de faisceaux d’axones, également désignés par l’expression fibres nerveuses (axones), souvent myélinisés.

Composée presque exclusivement de prolongements de neurones, la substance blanche prend le nom de neuropile.

 

Des cellules gliales sont aussi présentes. Certaines sont agencées en une couche bordant les cavités du système nerveux central (ventricules encéphaliques et canal de l’épendyme de la moelle épinière). Munies de cils et de microvillosités apicales, elles sont désignées par le nom de cellules épendymaires.
Elles jouent le rôle barrière et filtre actif entre système nerveux central et liquide céphalo-rachidien.

 

Seuls les vaisseaux sanguins pénétrant dans le tissu nerveux central sont associés à du tissu conjonctif fibreux.

 

Tissu nerveux périphérique

Le tissu nerveux périphérique est présent dans  :

les nerfs ;

les ganglions périphériques ;

les récepteurs sensoriels.

 

Nerfs

Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale Tissu nerveux périphérique nerf
Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale Tissu nerveux périphérique nerf

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Les nerfs sont composés d’axones qui acheminent l’information du système nerveux périphérique vers le système nerveux central (ils sont alors qualifiés d’afférents) ou du système nerveux central vers la périphérie (ils sont alors dits efférents), et relèvent des systèmes nerveux somatique ou autonome.

Les fibres nerveuses myélinisées sont aisément repérées au microscopie photonique alors que les fibres non myélinisées sont plus délicates à observer.
Elles sont associées à des cellules gliales, en particulier à des cellules de Schwann dont le noyau est allongé.

 

Chaque fibre nerveuse est entourée d’un fin tissu conjonctif fibreux, appelé endonèvre.
Les fibres sont associées en faisceaux également enveloppés de tissu conjonctif fibreux, nommé périnèvre.
Les nerfs les plus importants associent plusieurs faisceaux, solidarisés par une couche de tissu conjonctif fibreux formant une gaine cylindrique désignée par le terme épinèvre.

 

Les nerfs sont richement vascularisés : les vaisseaux sanguins pénètrent dans l’épinèvre et le périnèvre avant de se capillariser dans l’endonèvre.

 

Ganglions périphériques

Ganglion nerveux de larve de Triton en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Ganglion nerveux de larve de Triton en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Ganglion rachidien de Lézard en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Ganglion rachidien de Lézard en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux
Plexus d’Auerbach de l’intestin de Rat en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique ganglion nerveux

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Les ganglions périphériques sont composés de corps cellulaires de neurones, de leurs prolongements, ainsi que de cellules gliales.
L’ensemble est enveloppé d’une capsule de tissu conjonctif fibreux.

 

Chez les Vertébrés, plusieurs catégories de ganglions périphériques sont distinguées, selon leur localisation anatomique :

les ganglions individualisés, formant des renflements sur le trajet des nerfs comme les ganglions rachidiens ou spinaux situés sur les nerfs reliés à la moelle épinière (ou racines de la moelle épinière), les ganglions symathiques formant une chaîne courant le long de la colonne vertébrale (chaine paravertébrale), certains ganglions parasympathiques ;

les ganglions inclus dans les organes, appelés plexus, appartenant au système parasympathique.

 

Récepteurs sensoriels

Bourgeon du goût de larve de Triton en coupe longitudinale Tissu nerveux périphérique récepteur sensoriel

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Les récepteurs sensoriels sont formés de terminaisons nerveuses ou de cellules spécialisées capables de convertir un paramètre physique ou chimique en une information nerveuse.

 

Du point de vue fonctionnel, les récepteurs sensoriels sont classés en :

extérocepteurs répondant à des stimulations externes (pression, température, lumière, vibration, substance chimique, douleur) ;

propriocepteurs situés au niveau du squelette, des muscles, des articulations et de l’oreille, procurant des informations relatives à l’orientation, la position, la tension, le mouvement ;

intérocepteurs sensibles à des stimulation d’origine viscérale (pression, tension, susbtance chimique).

 

Du point de vue histologique, il existe deux grands types de récepteurs sensoriels :

les récepteurs simples, constitués de terminaisons nerveuses libres, ramifiées ou non, présents au niveau de la peau notamment (récepteurs thermiques, récepteurs de la douleur), difficiles à observer en raison de leur petite taille ;

les récepteurs composés, constitués de tissu nerveux et de tissu non nerveux, représentés par les récepteurs encapsulés (comme les corpuscules tactiles de la peau) et les organes des sens complexes (comme l’oreille).

 

La diversité du tissu nerveux périphérique

 

Nerf

Nerfs de Lézard

Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale

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Nerfs de Lézard

Nerfs de Lézard en coupes transversale et longitudinale

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Ganglion nerveux

Ganglion nerveux de Triton

Ganglion nerveux de larve de Triton

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Ganglion nerveux de Triton

Ganglion nerveux de larve de Triton

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Ganglion nerveux de Lézard

Ganglion rachidien de Lézard

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Ganglion nerveux de Lézard

Ganglion rachidien de Lézard

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Plexus d'Auerbach d'intestin de Rat

Intestin de Rat en coupe transversale avec ganglion nerveux (plexus d’Auerbach – H.-G. Dupuy)

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Récepteur sensoriel

Bourgeon du goût de Triton

Bourgeon du goût de larve de Triton en coupe longitudinale

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La diversité du tissu nerveux central

 

Moelle épinière de Triton

Moelle épinière de Triton en coupe transversale

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Substance grise

Moelle épinière de Grenouille

Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale

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Substance blanche

Moelle épinière de Grenouille

Moelle épinière de Grenouille en coupe longitudinale

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Les tissus animaux (3)

 

Œsophage de Souris

Œsophage de Souris en coupe transversale (tissu musculaire strié squelettique)

 

La rubrique Premiers pas histologiques s’est enrichie d’un nouvel opus.

 

Il est consacré au tissu musculaire, dont il décrit les principales caractéristiques mais aussi les différentes déclinaisons :

tissu musculaire strié squelettique ;

tissu musculaire strié cardiaque ;

tissu musculaire lisse.

 

De nombreuses images illustrent particularités et diversité de ce tissu.

 


Le tissu musculaire lisse

 

Intestin de Triton

Intestin de Triton en coupe transversale

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Intestin de Triton

Tuniques de tissu musculaire lisse dans une coupe transversale d’intestin de Triton

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La diversité des tissus musculaires striés

 

Tissu musculaire strié squelettique

Muscle strié squelettique de Lézard

Muscle strié squelettique de Lézard

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Muscle strié squelettique de Lézard

Muscle strié squelettique de Lézard en coupe longitudinale

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Muscle strié squelettique de Lézard

Muscle strié squelettique de Lézard en coupe transversale

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Tissu musculaire strié cardiaque

Cœur de Lézard

Cœur de Lézard en coupe transversale

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Cœur de Lézard

Muscle strié cardiaque de Lézard en coupe longitudinale

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Cœur de Lézard

Muscle strié cardiaque de Lézard en coupe transversale

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Le tissu musculaire

 

Le tissu musculaire est responsable du mouvement de l’organisme dans son milieu ou des structures au sein de l’organisme. Il est ainsi associé au squelette, aux viscères et aux composants de l’appareil circulatoire contenant le liquide circulant (sang, hémolymphe), dont il assure la mise en mouvement.

Si de nombreuses cellules des organismes pluricellulaires ont la propriété de se contracter, certaines sont spécialisées dans la réalisation de cette fonction. Elles sont appelées cellules musculaires ou myocytes, et également désignées par l’expression fibres musculaires.
Leurs capacités contractiles sont liées à la présence, dans leur cytoplasme, de protéines fibreuses reliées par des ponts intermoléculaires, et capables de glisser les unes par rapport aux autres.

Organisation

Le tissu musculaire est formé de :

cellules musculaires, riches en cytosquelette et ayant la propriété de se contracter, en réponse à une stimulation ou spontanément ;

matériel extra-cellulaire peu abondant, représenté notamment par les membranes basales entourant les cellules musculaires.

Il est étroitement associé à du tissu conjonctif fibreux par l’intermédiaire duquel il est innervé et irrigué.

 

Diversité

Divers types de tissus musculaires sont distingués chez les Vertébrés selon :

l’aspect présenté par le cytoplasme des cellules musculaires qui le composent sur des préparations histologiques, strié ou lisse ;

les structures anatomiques auxquelles ils sont associés, squelette, cœur ou viscères ;

la nature du contrôle de leur activité, volontaire ou involontaire.

La distinction entre tissus musculaires strié et lisse est étendue à l’ensemble du monde animal.

 

Tissu musculaire strié

Le tissu musculaire strié est qualifié ainsi du fait de la disposition régulière dans les myocytes des protéines impliquées dans la contraction, qui lui confère un aspect strié en coupe longitudinale observée au microscope photonique.
Ces protéines sont par ailleurs regroupées en unités cytoplasmiques longitudinales appelées myofibrilles.

 

Deux catégories de tissus musculaires striés sont présentes chez les Vertébrés :

le tissu musculaire strié squelettique, volontaire ;

le tissu musculaire strié cardiaque, involontaire.

 

Tissu musculaire strié squelettique

Muscle strié squelettique Coupe de muscle squelettique de Lézard Tissu musculaire strié squelettique volontaire
Muscle strié squelettique Coupe longitudinale de muscle squelettique de Lézard Tissu musculaire strié squelettique volontaire
Muscle strié squelettique Coupe transversale de muscle squelettique de Lézard Tissu musculaire strié squelettique volontaire

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Ce tissu musculaire strié est qualifié de squelettique car il est responsable des mouvements du squelette, mais également de certains organes (langue, œil). Il réalise des contractions assez importantes, de courte durée.
Du fait de son mode de contrôle, il est également qualifié de volontaire.

 

Chez les Vertébrés, le tissu musculaire strié squelettique est composé de cellules plurinucléées de grande taille dont le diamètre est compris entre 10 et 100 µm, pour une longueur pouvant atteindre 35 cm.

 

En coupe longitudinale, les myocytes apparaissent :

de forme cylindrique, allongée ;

munis de noyaux aplatis, disposés en périphérie à intervalles réguliers ;

formés de sous-unités longitudinales, les myofibrilles ;

pourvus de striations transversales qui traduisent la distribution des protéines impliquées dans la contraction.

 

En coupe transversale, les myocytes apparaissent :

ovales ou polyédriques selon la technique de préparation employée ;

munis de plusieurs noyaux en position périphérique ;

ponctués de points sombres correspondant aux myofibrilles, groupes de protéines impliquées dans la contraction.

 

Chaque cellule musculaire est par ailleurs entourée de tissu conjonctif appelé endomysium.

Les faisceaux musculaires, composés de groupes de cellules musculaires parallèles, sont quant à eux emballés par un tissu conjonctif lâche désigné par le terme périmysium, en continuité avec l’endomysium.

Enfin, la plupart des muscles sont composés de multiples faisceaux musculaires et l’ensemble est enveloppé d’une gaine conjonctive appelée épimysium.

Dans le tissu conjonctif associé au tissu musculaire strié squelettique courent des vaisseaux sanguins et les fibres nerveuses commandant la contraction musculaire.

 

Tissu musculaire strié cardiaque

Muscle strié cardiaque Coupe transversale de cœur de Lézard Tissu musculaire strié cardiaque involontaire
Muscle strié cardiaque Coupe longitudinale de muscle cardiaque de Lézard Tissu musculaire strié cardiaque involontaire
Muscle strié cardiaque Coupe transversale de muscle cardiaque de Lézard Tissu musculaire strié cardiaque involontaire

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Présent au niveau du cœur, le tissu musculaire strié cardiaque assure la contraction de cet organe, permettant la mise en mouvement du sang dans l’appareil circulatoire.
Il développe des contractions puissantes et spontanées. Son activité est cependant contrôlée par le système nerveux autonome, il est dit involontaire.

 

Chez les Vertébrés, les cellules musculaires cardiaques sont allongées et de forme cylindrique.

Leurs extrémités sont ramifiées et entrent en contact avec celles de fibres voisines. De ce fait, elles forment un réseau tridimensionnel continu. À ce niveau, des jonctions intercellulaires sont observées, visibles au microscope photonique. Elles forment des stries scalariformes.
Points d’ancrage des protéines impliquées dans la contraction, ces stries sont également le siège de la propagation des messages provoquant la contraction.

Les cellules musculaires cardiaques possèdent un ou deux noyaux, en position centrale.

 

En coupe longitudinale, les myocytes cardiaques apparaissent :

organisés en réseau irrégulier ;

munis d’un noyau médian ;

avec une striation irrégulière, du fait de leur ramification ;

joints par des structures fines et sombres, les stries scalariformes.

 

En coupe transversale, les myocytes cardiaques apparaissent :

de section irrégulière ;

munis d’un noyau arrondi et central ;

ponctués de petits points sombres correspondant à des myofibrilles, groupes de protéines impliquées dans la contraction.

 

Les fibres musculaires cardiaques sont entourées de tissu conjonctif fibreux parcouru de vaisseaux sanguins et de fibres nerveuses.

 

Tissu musculaire lisse viscéral

Intestin de Triton Coupe transversale d’intestin de Triton Tissu musculaire lisse viscéral involontaire
Tuniques musculaires de l'intestin de Triton Coupe des tuniques musculaires d’intestin de Triton Tissu musculaire lisse viscéral involontaire

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Le tissu musculaire lisse est ainsi nommé car, observées au microscope photonique, les cellules qui le composent ne présentent aucune striation cytoplasmique. Elles contiennent des protéines impliquées dans la contraction, mais celles-ci n’ont pas une disposition régulière comme dans le tissu musculaire strié.

Le tissu musculaire lisse est responsable des mouvements des viscères. Il est aussi qualifié de viscéral.
Il développe des contractions continues, de basse puissance. Il est doué de contractilité spontanée, rythmique ou par ondes.

Le tissu musculaire lisse est contrôlé par le système nerveux autonome (mais aussi le système endocrinien et les métabolites locaux). De ce fait, il est qualifié d’involontaire.

 

Les cellules musculaires lisses sont des cellules de petite taille, allongées, fusiformes, parfois bifides, et leurs extrémités sont effilées.

Elles possèdent un seul noyau, allongé, situé au centre du cytoplasme, dans la zone la plus large de la cellule.

Elles sont reliées par des jonctions intercellulaires.

 

En coupe longitudinale, les myocytes lisses apparaissent :

fusiformes ;

munis d’un noyau médian et allongé.

 

En coupe transversale, les myocytes lisses apparaissent :

de section arrondie ;

munis parfois d’un noyau central et arrondi (selon le plan de coupe).

 

Les cellules musculaires lisses sont associées à une charpente de tissu conjonctif fibreux dans laquelle courent vaisseaux sanguins et fibres nerveuses.

Dans certains organes comme l’intestin, elles sont disposées très régulièrement et il devient difficile de les distinguer les unes de autres. Elles constituent des tuniques circulaires ou longitudinales ; l’association de ces tuniques d’orientations différentes permet le développement de mouvements péristaltiques.

 

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