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Semaine 50-2017

Une citation

« Il faut allier l’enthousiasme de la science à la précision de la poésie. »

V. Nabokov

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 50-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est formée d’un ensemble de structures circulaires ou ovales, présentant une lumière centrale. Il s’agit vraisemblablement de sections de tubes, transversales, obliques ou longitudinales.

 

Les tubules constituant la coupe sont de manière générale délimités par une unique couche de cellules jointives, entourée d’une tunique fibreuse. Elles forment des épithéliums simples reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

D’un tubule à l’autre, les caractères des cellules épithéliales diffèrent :

certaines sont plus hautes que larges, possèdent un noyau circulaire basal, un cytoplasme pâle et des limites marquées notamment au contact de la lumière, déterminant un épithélium simple prismatique ;

d’autres sont relativement plates, leur noyau circulaire voire légèrement aplati occupe toute leur hauteur et leur cytoplasme est plutôt sombre, elles définissent un épithélium simple, cubique mais bas ;

les dernières sont plates, à noyau allongé mais légèrement saillant, et délimitent une lumière contenant des cellules nucléées éparses.

 

L’organisation ainsi décrite, formée de tubules juxtaposés isolés par un fin tissu conjonctif fibreux, est caractéristique du rein des Vertébrés.

Ses unités structurales et fonctionnelles assurent la production de l’urine. Ce sont des néphrons comportant une capsule de Bowman sphérique étroitement associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule. L’ensemble capsule de Bowman – glomérule, nommé corpuscule de Malpighi, est responsable de la formation de l’urine par filtration du sang.
Le néphron se poursuit par un long tubule urinaire présentant plusieurs régions. Elles sont désignées par les termes tubule proximal, en continuité avec la capsule de Bowman, tubule intermédiaire, tubule distal et tubule collecteur, débouchant dans un canal collecteur ouvert sur un uretère.

L’image de la semaine 50-2017 correspond à une partie de rein de Vertébré dans laquelle seules des sections de tubules sont présentes.
Les tubules à épithélium simple prismatique sont des tubules collecteurs et les tubules à épithélium cubique plat sont des tubules intermédiaires formant une anse de Henlé.
Des sections de tubules distaux, à épithélium cubique dépourvu de bordure en brosse, et de tubules proximaux, dont l’épithélium cubique porte une bordure en brosse, sont également observées, éparses et principalement en périphérie. Ils sont décrits plus précisément dans l’article de la semaine 49-2017 de Codex virtualis, les corpuscules de Malpighi ayant fait l’objet des articles des semaines 47-2017 et 48-2017.
Le tissu conjonctif entourant les tubules constitue un interstitium parcouru de vaisseaux sanguins représentés par les sections tubuleuses à épithélium simple et pavimenteux, contenant des cellules éparses, sanguines.

Les différentes régions du tubule urinaire modifient la composition de l’urine formée dans le corpuscule de Malpighi, par le biais d’échanges avec le sang, réabsorptions et sécrétions sélectives.

Les globules rouges nucléés contenus dans la lumière des vaisseaux sanguins indiquent que le rein décrit n’est pas celui d’un Mammifère. Il s’agit en l’occurence d’un rein d’Oiseau, le Poulet.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Beaumont A., Lahlou B., Mayer-Gostan N., Payan P., 2000 – Osmorégulation et excrétion. Belin Sciences sup, 256p. Paris

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 49-2017

Une citation

« Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Beaucoup d’ennuis te seront épargnés. »

Confucius

 

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L’image de la semaine 49-2017 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de multiples structures circulaires ou ovales, creusées d’une lumière centrale. Il s’agit vraisemblablement de sections de tubes, transversales, obliques ou longitudinales.

 

De manière générale, les sections de tubules sont bordées d’une paroi relativement épaisse, entourée d’une tunique fibreuse.
Elle est formée d’une unique couche de cellules jointives, entre lesquelles aucun matériel extracellulaire n’est visible. Elles constituent un épithélium de revêtement simple. Aussi hautes que larges et possédant un noyau de forme circulaire, elles définissent un épithélium cubique. Des stries sont souvent visibles dans le cytoplasme basal.
La tunique fibreuse sur laquelle repose l’épithélium correspond à un tissu conjonctif fibreux.

L’épithélium de certains tubes présente au contact de la lumière une fine bande striée transversalement. Il s’agit d’une bordure en brosse.

 

La présence et l’absence de bordure en brosse permettent de distinguer deux populations de tubules :

les tubules proximaux sont bordés d’un épithélium simple cubique, possédant une bordure en brosse et des stries basales ;

les tubules distaux sont délimités par un épithélium simple cubique avec stries basales mais dépourvu de bordure en brosse.

Ils sont isolés les uns des autres par un interstitium constitué de tissu conjonctif fibreux riche en vaisseaux sanguins.

 

Une telle organisation est caractéristique du tubule urinaire du néphron du rein des Vertébrés.
Unité structurale et fonctionnelle du rein, le néphron assure la production de l’urine à partir du sang.
Il est formé d’une capsule de Bowman étroitement associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule, l’ensemble constituant un corpuscule de Malpighi.
Siège de la filtration du sang à l’origine de l’urine primitive, il est ouvert sur le tubule urinaire. Celui-ci est responsable de la modification de la composition de l’urine primitive par la mise en œuvre de réabsorptions et de sécrétions sélectives. Il la transforme en urine définitive, éliminée dans le milieu.

En l’occurrence, la coupe concerne un rein de Vertébré non mammalien, comme en atteste la présence de globules rouges nucléés dans les vaisseaux sanguins. Il s’agit d’une coupe de rein d’Oiseau, dont les corpuscules de Malpighi sont décrits dans les articles des semaines 48-2017 et 47-2017 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Beaumont A., Lahlou B., Mayer-Gostan N., Payan P., 2000 – Osmorégulation et excrétion. Belin Sciences sup, 256p. Paris

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 48-2017

Une citation

« Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

B. Brecht

 

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L’image de la semaine 48-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte une structure circulaire compacte, entourée d’unités de forme circulaire ou ovale possédant une lumière centrale, dont seules des portions sont généralement visibles.

 

La structure circulaire centrale, vraisemblablement de forme sphérique, apparaît entourée d’une fine enveloppe fibreuse. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux.
Elle est délimitée par une assise continue de cellules plates à noyau également plat. Elles constituent un épithélium simple et pavimenteux.
Il est séparé de la masse centrale par un étroit espace.

La masse centrale comporte plusieurs sections à paroi fine, munies d’une lumière dans laquelle quelques cellules libres sont visibles. Leur paroi est constituée d’une ou deux cellules jointives, peu épaisses, à noyau légèrement saillant.
Elles sont étroitement associées à un ensemble de cellules volumineuses, à noyau circulaire.

Dans la région inférieure, un groupe de cellules allongées, à noyau relativement plat, semble pénétrer dans la masse centrale.

 

En bas et à gauche de l’image, une unité ovale présentant une lumière vide est accolée à la structure circulaire centrale. Il s’agit vraisemblablement d’une section de tubule.

Entourée d’une fine tunique fibreuse, sa paroi comporte une unique couche de cellules jointives, de forme carrée, à noyau rond et présentant des stries basales.
Elles constituent un épithélium simple et cubique, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

 

L’organisation décrite est caractéristique du rein de Vertébré. Il est formé d’unités structurales et fonctionnelles appelées néphrons, étroitement associées à l’appareil circulatoire.
Un néphron comporte une capsule de Bowman, formée d’une feuillet pariétal, d’un espace de Bowman et d’un feuillet viscéral. Ils délimitent une structure sphérique creuse dans laquelle est logé un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule, alimenté et drainé par deux artérioles. L’ensemble constitue le corpuscule de Malpighi. Un tubule urinaire fait suite à la capsule de Bowman, comportant plusieurs régions, proximale et distale notamment.
Le corpuscule de Malpighi est le siège de la formation de l’urine, qualifiée de primitive. Elle résulte de la filtration du sang circulant dans les vaisseaux sanguins capillaires du glomérule, à travers la paroi de ces vaisseaux et le feuillet viscéral. Recueillie dans l’espace de Bowman, elle transite ensuite dans le tubule urinaire, où sa composition est modifiée par des sécrétions et réabsorptions, la transformant en urine définitive.

La structure circulaire centrale de l’image de la semaine 48-2017 correspond à un corpuscule de Malpighi. L’épithélium simple et pavimenteux est le feuillet pariétal, l’étroit espace est l’espace de Bowman, les sections dont la lumière contient des cellules libres sont les vaisseaux sanguins capillaires du glomérule bordés d’un endothélium et les cellules volumineuses associées forment le feuillet viscéral. Le groupe de cellules allongées semblant pénétrer dans le corpuscule de Malpighi appartient à l’une des artérioles du glomérule, elle définit le pôle vasculaire du corpuscule de Malpighi.

Le tubule accolé au corpuscule de Malpighi est un tubule distal. Son trajet l’amène à proximité du corpuscule de Malpighi du néphron auquel il appartient.

La présence dans les vaisseaux sanguins de globules rouges, ou érythrocytes, nucléés indique que le rein étudié n’appartient pas à un Mammifère. Il s’agit en l’occurrence d’un rein d’Oiseau.
L’environnement des corpuscules de Malpighi des néphrons de rein d’Oiseau est décrit dans l’article de la semaine 47-2017 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Beaumont A., Lahlou B., Mayer-Gostan N., Payan P., 2000 – Osmorégulation et excrétion. Belin Sciences sup, 256p. Paris

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 47-2017

Une citation

« Ainsi, au lieu de se donner la peine de rechercher la vérité, on préfère généralement adopter des idées toutes faites. »

Thucydide

 

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L’image de la semaine 47-2017 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte trois structures circulaires, situées au centre. Elles sont entourées de multiples unités de section circulaire ou ovale possédant un espace central clair. Il s’agit vraisemblablement de coupes de tubes.

 

Les structures centrales apparaissent délimitées par une fine enveloppe autour de laquelle une tunique fibreuse est présente. Elle est isolée de la masse centrale par un étroit espace.
L’ensemble correspond vraisemblablement à une structure sphérique coupée transversalement.

L’enveloppe externe est constituée d’une couche de cellules jointives, de forme aplatie et présentant un noyau plat. Elles déterminent un épithélium simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

La masse centrale comprend de petits espaces contenant des cellules isolées, bordés d’une fine paroi formée d’une ou deux cellules plates à noyau plat constituant un épithélium simple pavimenteux. Cet agencement est caractéristique d’une section de vaisseau sanguin capillaire, l’épithélium étant un endothélium et l’espace central une lumière dans laquelle circulent des cellules sanguines.
Les vaisseaux sanguins capillaires sont associés à des cellules possédant un corps cellulaire circulaire muni d’un noyau également circulaire. L’ensemble forme un amas compact.

 

Les parois des tubules apparaissent constituées d’une couche de cellules jointives, de section carrée ou rectangulaire, contenant un noyau circulaire ou légèrement ovale. Elles sont entourées d’une fine tunique fibreuse. Elles forment un épithélium cubique ou prismatique reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

L’épithélium de certains tubules présente une bande apicale striée transversalement, correspondant à une bordure en brosse, alors que celui d’autres tubules en est dépourvu.

 

L’organisation des structures centrales est caractéristique du corpuscule de Malpighi du rein de Vertébré.
Il est constitué d’une capsule de Bowman et d’un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, le glomérule.
La capsule de Bowman comporte un feuillet pariétal, épithélium simple pavimenteux, en continuité avec un feuillet viscéral dont il est séparé par un espace dit de Bowman. Feuillet pariétal et feuillet viscéral forment la double enveloppe de la capsule de Bowman, de forme sphérique, au cœur de laquelle est situé le glomérule. Le feuillet viscéral est étroitement associé aux vaisseaux sanguins capillaires du glomérule.

Cette organisation est semblable à celle des corpuscules de Malpighi des reins de Grenouille, de Petite Roussette, de Gardon et de Rat, décrits dans les articles des semaines 43-2017, 39-2017, 34-2017 et 16-2017 respectivement.

Le corpuscule de Malpighi assure la formation de l’urine par filtration du sang.
Le sang circulant dans les vaisseaux sanguins capillaires du glomérule, apporté par une artériole afférente, est filtré à travers la paroi des vaisseaux et le feuillet viscéral de la capsule de Bowman. Le liquide en résultant est recueilli dans l’espace de Bowman. Il s’agit de l’urine primitive.

 

La capsule de Bowman du rein de Vertébré appartient au néphron, unité structurale et fonctionnelle rénale. Elle en constitue la région initiale, et s’ouvre sur un tubule urinaire.
Il est formé de plusieurs portions. La première, appelée tubule proximal, est bordée d’un épithélium simple cubique ou prismatique, dont les cellules sont munies d’une bordure en brosse apicale. Elle est responsable d’une modification de la composition de l’urine primitive, réalisant des réabsorptions et sécrétions sélectives de diverses substances. L’urine transite ensuite dans un tubule qualifié de distal, dont l’épithélium est également simple, cubique ou prismatique, mais dépourvu de bordure en brosse. De même que le précédent, il est responsable d’une modification de la composition de l’urine.

 

L’image de la semaine 47-2017 représente ainsi une coupe de rein de Vertébré. En l’occurrence, il s’agit d’une rein d’Oiseau, le Poulet. Les globules rouges nucléés indiquent qu’il ne peut s’agir d’un Mammifère.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Beaumont A., Lahlou B., Mayer-Gostan N., Payan P., 2000 – Osmorégulation et excrétion. Belin Sciences sup, 256p. Paris

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 46-2017

Une citation

« Savoir que l’on sait ce que l’on sait et qu’on ne sait pas ce que l’on ne sait pas, voilà le vrai savoir. »

Confucius

 

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L’image de la semaine 46-2017 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte d’une part des structures circulaires ou ovales, présentant un espace central vide ou contenant des amas vivement colorés, et d’autre part des masses compactes entrelacées avec des fibres.

 

Les unités possédant un espace central correspondent vraisemblablement à des structures tubuleuses coupées transversalement ou obliquement.

Les premières, dont la lumière est vide, présentent une paroi relativement épaisse. Elle est formée de cellules jointives plus hautes que larges et munies d’un noyau allongé parallèlement à leur axe longitudinal. Agencées en une unique couche dépourvue de matériel extracellulaire, elles déterminent un épithélium de revêtement simple et prismatique, ou cylindrique. Au contact de la lumière, elles sont bordées d’un liseré strié, correspondant à une bordure en brosse, tandis que leur base comprend des stries longitudinales. Elles sont entourées d’une fine tunique fibreuse. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux.
Cette organisation est caractéristique du tubule proximal du rein de Vertébré.

Les secondes structures tubuleuses, dont la lumière contient des amas colorés, sont délimitées par une paroi fine comportant une unique assise de cellules plates reposant sur une fine couche fibreuse. Elles constituent un épithélium simple pavimenteux, associé à du tissu conjonctif fibreux.
Le contenu de la lumière est un ensemble de cellules oblongues, possédant un noyau allongé et un cytoplasme homogène. Il s’agit de globules rouges, ou érythrocytes. La présence d’un noyau indique de la coupe histologique provient d’un Vertébré différent d’un Mammifère, dont les globules rouges sont dépourvus de noyau et appelés hématies.
Les tubes ainsi décrits correspondent à des vaisseaux sanguins capillaires, dont la paroi comporte un épithélium appelé endothélium, reposant sur une tunique conjonctive qualifiée de sous-endothéliale.

 

Les masses compactes, situées entre les tubules proximaux et les vaisseaux sanguins capillaires, sont formées de cellules juxtaposées associées à des fibres.
Certaines cellules sont volumineuses et possèdent un noyau dont la forme rappelle celle d’un rein, qualifié de réniforme, d’autres présentent un cytoplasme granuleux.
Des cellules de petite taille et munies d’un noyau ovale qui occupe l’essentiel de leur volume sont également visibles, ainsi que des figures de mitose, avec des chromosomes condensés.

Cette organisation est caractéristique du tissu hématopoïétique, à l’origine des cellules sanguines (globules rouges et globules blancs).

Les cellules à noyau réniforme sont vraisemblablement des monocytes alors que les cellules à cytoplasme granuleux pourraient être des granulocytes.
Les cellules dont le volume nucléaire est important par rapport à celui du cytoplasme, c’est-à-dire à rapport nucléoplasmique élevé, sont semblables à des lymphocytes ou à des cellules souches des cellules sanguines. Les figures de mitose révèlent que des cellules capables de divisions sont présentes, confirmant l’hypothèse de l’existence de cellules souches.

 

Une telle coupe, constituée de tubules proximaux entre lesquels un tissu interstitiel hématopoïétique est présent, est confectionnée à partir d’un rein de Vertébré non amniote.
En l’occurrence, elle provient d’un rein de Grenouille, dont le néphron a fait l’objet des articles des semaines 43-2017, 44-2017 et 45-2017 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 45-2017

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« Si nous faisions tout ce que nous sommes capables de faire, nous en serions abasourdis. »

T. Edison

 

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L’image de la semaine 45-2017 est obtenue par l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte de multiples unités circulaires ou ovales, possédant une lumière vide ou contenant des cellules. Du tissu interstitiel diffus les isole les unes des autres.
Les unités ainsi décrites correspondent à des tubes de faible diamètre coupés transversalement ou obliquement, dont la paroi est relativement peu épaisse. Elle est formée d’une couche de cellules jointives, entourée d’une couche basale fibreuse. Il s’agit respectivement d’un tissu épithélial de revêtement simple et d’une tunique de tissu conjonctif fibreux.

 

Selon les particularités de leurs épithéliums, plusieurs types de tubules sont distingués :

certains possèdent un épithélium dont les cellules sont plus hautes que larges et munies de stries basales ainsi que d’une fine bordure apicale striée
prismatique et à bordure en brosse (ou plateau strié), il est caractéristique d’un tubule qualifié de proximal ;

d’autres sont délimités par un épithélium dont les cellules sont aussi hautes que larges, présentent des stries basales mais aucune spécialisation apicale
de type cubique il est représentatif des tubules dits distaux ;

quelques-uns présentent un épithélium formé de cellules aussi hautes que larges, dépourvues de strie basale et de spécialisation apicale
cubique il est spécifique des tubules collecteurs ;

les derniers, dont la lumière contient des cellules dissociées, sont bordés d’une fine couche de cellules plates, à noyaux aplatis dans le plan de l’épithélium, spécifique de la paroi d’un vaisseau sanguin capillaire dont la lumière est occupée par des globules rouges.

Le tissu comblant les espaces entre ces structures est un tissu conjonctif fibreux.

 

L’organisation ainsi décrite, comportant des sections de tubules proximaux, distaux et collecteurs ainsi que de vaisseaux sanguins, est caractéristique du rein des Vertébrés. La présence dans les vaisseaux sanguins de globules rouges possédant un noyau indique qu’il ne s’agit pas d’un organe de Mammifère. En l’occurrence, l’image correspond à une coupe de rein d’un Lissamphibien anoure, la Grenouille verte.

 

Le rein est formé d’unités structurales et fonctionnelles appelées néphrons, constitués d’une capsule de Bowman et d’un tubule urinaire.
La capsule de Bowman du néphron des Lissamphibiens anoures est décrite dans l’article de la semaine 43-2017 de Codex virtualis. En association avec un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires appelé glomérule, elle forme le corpuscule de Malpighi. La production de l’urine primitive par ultrafiltration du sang y est réalisée.
L’urine primitive est ensuite prise en charge par le tubule urinaire qui en assure la transformation en urine définitive par des réabsorptions et sécrétions sélectives. Elle est alors éliminée dans le milieu extérieur. Le tubule proximal est le siège d’une réabsorption d’eau et de substances dissoutes, organiques et inorganiques. Le tubule distal effectue également des échanges d’eau et d’ions entre lumière et sang. Ils sont sous contrôle hormonal, de même que la réabsorption d’eau dans le tubule collecteur et la vessie.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

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Semaine 44-2017

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« Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. »

R. M. Rilke

 

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L’image de la semaine 44-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée d’unités de forme circulaire ou ovales, présentant une lumière étroite ou large, délimitée par une paroi assez peu épaisse. Il s’agit vraisemblablement de tubes coupés transversalement ou obliquement.

Entre les tubes, des fibres sont visibles ainsi que des espaces contenant des structures oblongues, fortement et uniformément colorées.

 

La paroi des tubules présentant une lumière étroite est formée de cellules accolées, entre lesquelles aucun matériel extracellulaire n’est visible. Elles constituent un tissu épithélial de revêtement. Il comporte une unique couche de cellules, allongées perpendiculairement à sa surface et munies d’un noyau allongé dans la même direction. Il est en conséquence qualifié d’épithélium simple et prismatique ou cylindrique. Ses cellules portent une fine bande striée apicale, correspondant à une bordure en brosse, ainsi que des stries basales orientées parallèlement à leur axe longitudinal, reflétant la présence de replis membranaires basaux associés à des mitochondries.

 

La paroi des tubules à large lumière est de même formée de cellules jointives, non associées à du matériel extracellulaire. L’épithélium de revêtement qu’elles constituent comporte une unique couche cellulaire, aussi hautes que larges voire légèrement plus hautes que larges, munies d’un noyau circulaire.
Elles déterminent un épithélium simple, cubique à prismatique. L’apex des cellules ne présente pas de structure spécialisée.
Les cellules de certaines sections de tubules possèdent à leur base des stries orientées dans le même sens que la cellule alors que d’autres tubules en sont dépourvus.

 

Le tissu fibreux entourant les tubules est un tissu conjonctif fibreux dans lequel des vaisseaux sanguins sont observés. Ils sont identifiés à la présence de globules rouges. Leur forme oblongue et la présence d’un noyau allongé indique que la coupe n’a pas été confectionnée à partir d’un organe de Mammifère, mais vraisemblablement de Lissamphibien.

 

L’organisation ainsi décrite est caractéristique du tubule urinaire, constituant du néphron de rein de Vertébré.

Le néphron est l’unité structurale et fonctionnelle du rein des Vertébrés. Il est constitué d’une sphère appelée capsule de Bowman, formée de deux feuillets, pariétal et viscéral, séparés par un espace dit de Bowman. La capsule de Bowman englobe un bouquet de vaisseaux capillaires sanguins, le glomérule, l’ensemble correspondant au corpuscule de Malpighi décrit dans l’article de la semaine 43-2017 de Codex virtualis. Cette structure est responsable de la production de l’urine à partir du sang, par un processus de filtration. L’urine primitive en résultant est recueillie dans l’espace de Bowman avant de s’écouler dans le tubule urinaire.

Le tubule urinaire comprend un collet cilié puis un tubule proximal dont l’épithélium est simple, prismatique, et porte une bordure en brosse ainsi que des stries basales. Il est le siège de réabsorptions de glucose, d’acides aminés, d’eau et de protéines, ainsi que de la sécrétion d’acides et de bases organiques.
Lui fait suite un tubule distal dont l’épithélium est dépourvu de bordure en brosse mais possède des stries basales. Il est impliqué dans quelques transferts d’ions et la sécrétion d’ammoniaque.
Il communique avec le tubule collecteur, siège de réabsorptions d’eau et d’ions.

La coupe ainsi décrite correspond à une section de rein de Grenouille adulte, dans une région où seuls les tubules urinaires sont présents.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 43-2017

Une citation

« Vous donnez peu lorsque vous donnez de vos biens. C’est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez vraiment. »

G. K. Gibran

 

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L’image de la semaine 43-2017 résulte de l’observation, à l’objectif x40 du microscope photonique, d’une coupe histologique d’organe animal.

Elle apparaît formée :

de deux structures circulaires, présentant une fine enveloppe périphérique, un espace et un ensemble central massif et hétérogène ;

de nombreuses sections ovales, possédant une lumière centrale, délimitées par une paroi relativement peu épaisse.

 

Les structures circulaires sont entourées d’une couche continue de cellules plates, autour de laquelle une enveloppe fibreuse est observée. Cet agencement est caractéristique d’un épithélium de revêtement simple et pavimenteux, reposant sur du tissu conjonctif fibreux. L’épithélium est désigné par l’expression feuillet pariétal.

Le cœur de ces structures est occupé par un espace contenant un ensemble d’unités présentant une lumière dans laquelle des cellules allongées, munies d’un noyau allongé et à cytoplasme intensément et uniformément coloré, sont visibles. Elles sont associées à des cellules semblant les border.
Les unités creuses correspondent à des vaisseaux sanguins capillaires contenant des érythrocytes (globules rouges). Elles forment un bouquet appelé glomérule. Il est recouvert de cellules agencées en un feuillet qualifié de viscéral.

Feuillet pariétal et feuillet viscéral sont séparés par un espace dit espace de Bowman et l’ensemble constitue une structure appelée capsule de Bowman. Elle englobe le glomérule, bouquet de vaisseaux sanguins capillaires.
Capsule de Boman et glomérule forment un corpuscule de Malpighi.

 

Les sections ovales localisées autour des corpuscules de Malpighi correspondent à des coupes obliques de tubules. Chacun est délimité par une assise de cellules jointives, hautes et étroites ou carrées. Il s’agit d’un épithélium simple, prismatique dans le premier cas et cubique dans le second. Selon les particularités de leurs parois, plusieurs catégories de tubules sont distinguées :

les tubules à épithélium cubique, reliés aux corpuscules de Malpighi et possédant une longue ciliature dans la lumière, sont des collets ciliés ;

les tubules à épithélium prismatique, muni d’un plateau strié apical, sont des tubules proximaux ;

les tubules à épithélium cubique présentant des stries basales mais pas de plateau strié apical sont des tubules distaux.

Du tissu conjonctif fibreux court entre les sections de tubules, dans lequel sont enchâssés des vaisseaux sanguins.

 

L’organisation ainsi décrite est caractéristique du rein des Vertébrés. Il est constitué d’unités structurales et fonctionnelles appelées néphrons, formées d’une capsule de Bowman et d’un tubule urinaire.

La capsule de Bowman entoure un glomérule constitué d’un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires. L’ensemble est un corpuscule de Malpighi au niveau duquel intervient une filtration du sang circulant dans le glomérule, à travers la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et le feuillet viscéral. Elle produit l’urine primitive qui est accumulée dans l’espace de Bowman.
L’urine emprunte alors le tubule urinaire, comportant successivement le collet cilié, le tubule proximal, le tubule distal puis un tubule collecteur. Elle y connaît des réabsorptions et des sécrétions la transformant progressivement en urine définitive, émise dans le milieu.

L’organisation du néphron ainsi décrite, comme la présence d’érythrocytes nucléés dans les vaisseaux sanguins, indique que le rein étudié n’est pas un rein de Mammifère. Il s’agit en l’occurrence d’un rein de Lissamphibien anoure, la Grenouille verte (Pelophylax kl. esculenta).

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 42-2017

Une citation

« Dis-toi d’abord ce que tu veux être, puis fais ce qu’il faut pour le devenir. »

Épitècte

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

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L’image de la semaine 42-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x10 du microscope photonique.

Elle comporte trois grandes régions, distinctes par leurs structures :

la partie supérieure gauche est occupée par des fibres entrecroisées en un ensemble lâche ;

la zone moyenne est constituée d’unités circulaires, formées d’une paroi délimitant une lumière centrale, et groupées en faisceaux ;

la région inférieure droite est également formée d’unités circulaires possédant une paroi et une lumière centrale, mais elles ne sont pas agencées en faisceaux.

À la limite entre la zone moyenne et la région inférieure droite, des structures ovales présentant une enveloppe, un espace et une masse centrale, sont observées.

 

Les fibres entrelacées constituent l’enveloppe périphérique de l’organe. Il s’agit d’un tissu conjonctif fibreux lâche dans lequel des faisceaux de fibres de collagène sont visibles ainsi que des fibrocytes et des vaisseaux sanguins.

Les structures présentes dans la zone moyenne sont des sections de tubules groupées en faisceaux délimités par du tissu conjonctif fibreux.
De même, la région droite est constituée de sections de tubules sans regroupement particulier.

 

L’image ainsi décrite combine les structures ayant fait l’objet des articles des semaines 41-2017, 40-2017 et 39-2017, correspondant respectivement à la zone fasciculée (ou zone des faisceaux), à la zone sinusale (ou zone des sinus) et aux corpuscules de Malpighi rencontrés dans le rein des Vertébrés élasmobranches.

 

À l’instar du rein des autres Vertébrés, le rein des Élasmobranches est constitué d’unités structurales et fonctionnelles appelées néphrons.
Chaque néphron est formé d’une structure sphérique et creuse, la capsule de Bowman. Elle est associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, le glomérule, l’ensemble constituant un corpuscule de Malpighi. Il est le siège de la production de l’urine par filtration du sang. Les unités localisées entre la zone des faisceaux et la région des sinus correspondent aux corpuscules de Malpighi.

Un tubule urinaire récupère l’urine produite par les corpuscules de Malpighi. Il est constitué d’un court collet cilié, d’un tubule proximal caractérisé par la présence d’une bordure en brosse apicale et divisé en une région P1 à épithélium cubique et une région P2 à épithélium prismatique. Après le tubule proximal sont situés le tubule intermédiaire puis le tubule distal à épithélium cubique dépourvu de bordure en brosse. Ce dernier s’ouvre dans le tubule collecteur de structure semblable mais dont la lumière est fréquemment envahie de sécrétions muqueuses.

Dans le cas particulier des Élasmobranches, le tubule urinaire issu d’un néphron forme des circonvolutions. Une première boucle est constituée par le collet cilié et le tubule proximal, une seconde par le tubule proximal, une troisième par le tubule intermédiaire et le tubule distal, et une quatrième par le tubule distal et le tubule collecteur.

La première et la troisième boucle, ainsi que le tubule collecteur d’un même néphron sont associés en un faisceau, localisé dans la zone fasciculée du rein. Enveloppé de tissu conjonctif fibreux, il présente également un vaisseau sanguin central. L’urine y circule dans trois dispositifs à contre-courant successifs : dans le collet cilié et le tubule proximal, dans les tubules intermédiaire et distal, et dans les tubules distal et collecteur.
Les autres boucles et portions de tubules sont situées dans la zone sinusale.

L’urine produite dans le corpuscule de Malpighi transite dans le tubule urinaire est voit sa composition modifiée par le jeu de réabsorptions et de sécrétions. L’organisation du tubule en boucles dans la zone des faisceaux, dans lesquelles l’urine circule à contre-courant, serait à l’origine de la réabsorption de la majeure partie de l’urée filtrée. Ce processus contribue au maintien d’une concentration élevée d’urée dans le milieu intérieur des Élasmobranches et conduit à l’établissement d’une concentration osmotique importante dans les liquides corporels. Ces animaux sont ainsi en équilibre osmotique avec leur environnement.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010– Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

Hyodo S.,Kakumura K., Takagi W., Hasegawa K. and Yamaguchi Y., 2014 – Morphological and functional characteristics of the kidney of cartilaginous fishes: with special reference to urea reabsorption. American journal of physiology, regulation, integrative and comparative physiology. 307: R1381–R1395 (adresse : http://ajpregu.physiology.org/content/early/2014/10/15/ajpregu.00033.2014)
DOI : 10.1152/ajpregu.00033.2014

 


Semaine 41-2017

Une citation

« Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester. »

Proverbe indien

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 41-2017 est issue de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte des ensembles juxtaposés, formés d’unités circulaires ou ovales possédant une lumière centrale bordée d’une paroi d’épaisseur constante. Il s’agit vraisemblablement de sections transversales ou obliques de structures tubuleuses groupées en amas.

 

Les sections de tubes présentent des caractères communs : toutes sont délimitées par des cellules jointives agencées en une unique couche. Elles forment des épithéliums simples ou unistratifiés.
Certaines sont aussi larges que hautes et sont munies d’un noyau circulaire, d’autres sont plus étroites que hautes et possèdent un noyau allongé selon leur axe longitudinal. Les premières déterminent un épithélium cubique et les secondes un épithélium prismatique ou cylindrique.

Les coupes sont cependant distinctes par quelques particularités structurales. Il existe ainsi des tubes bordés d’un épithélium simple :

cubique, dont les cellules portent une ciliature apicale irrégulière ;

prismatique, avec des cellules munies d’une bordure en brosse apicale ;

cubique, formé de cellules présentant une ciliature et une bordure en brosse peu développée ;

cubique, constitué de cellules dépourvues de différenciation apicale ;

prismatique, comportant des cellules qui contiennent des produits de sécrétion dans leur région apicale.

Les sections de tubules ainsi décrites sont groupées en unités enveloppées d’un tissu fibreux et entourent une structure creuse délimitée par une assise de cellules plates, à noyau plat, délimitant une lumière dans laquelle des cellules isolées et nucléées sont visibles.

 

De telles unités sont caractéristiques du rein des Élasmobranches sélaciens. Elles correspondent à des faisceaux délimités par du tissu conjonctif fibreux, dont le centre est occupé par un vaisseau sanguin.

Chez les Vertébrés, le rein est formé d’unités fonctionnelles appelées néphrons. Chaque néphron comporte une capsule de Bowman, étroitement associée à un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires constituant le glomérule. Cette association porte le nom de corpuscule de Malpighi et est le siège de la production de l’urine par filtration du sang.
Le corpuscule de Malpighi du rein d’Élasmobranche est décrit dans l’article de la semaine 39-2017 de Codex virtualis.

L’urine produite par le corpuscule de Malpighi est prise en charge par un tubule urinaire formé d’un collet cilié, d’un tubule proximal, d’un tubule intermédiaire, d’un tubule distal puis d’un tubule collecteur. Tubules proximal et distal sont présentés dans l’article de la semaine 40-2017.

Chez les Élasmobranches, les tubules d’un même néphron sont groupés en faisceaux qui incluent le collet situé entre le corpuscule de Malpighi et le tubule urinaire, la région P1 d’un tubule proximal, le tubule intermédiaire, le tubule distal et le tubule collecteur. Le nombre de tubules peut être supérieur à cinq, dans la mesure où ils sont contournés et susceptibles d’être coupés plusieurs fois.
L’agencement des tubules dans un faisceau est tel que le collet et la région P1 du tubule proximal forment une épingle en U, de même que le tubule intermédiaire et le tubule distal.
Cette organisation provoque une circulation de l’urine à contre-courant dans les segments des épingles et favorise la réabsorption de l’urée de l’urine vers le sang.

Le néphron contribue ainsi au maintien de la concentration de l’urée dans le sang des Élasmobranches à un niveau important. Elle détermine une concentration osmotique du milieu intérieur élevée et similaire à celle du milieu de vie marin. En conséquence, ces animaux sont en équilibre osmotique avec leur milieu de vie et ne subissent ni perte ni gain d’eau à compenser.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Genten F., Terwinghe E., Danguy A., 2010– Histologie illustrée du poisson. Quae, 505p. Versailles

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


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