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Semaine 33-2017

Une citation

« Et pour la sottise d’autrui, et même de ses proches, le sage ne se rendra pas malheureux. »

Plotin

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 33-2017 correspond à une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle apparaît formée de deux tuniques principales, superposées.
La tunique située en bas à gauche est constituée d’unités allongées et effilées, délimitées par des structures fibreuses.
Elle est surmontée d’une tunique formée d’unités circulaires ou ovales, également entourées de structures fibreuses.

 

Les unités des deux tuniques correspondent à des cellules. Elles possèdent un noyau central, allongé dans la tunique de gauche et de section circulaire dans la tunique de droite. Leur cytoplasme est relativement homogène.
Les limites cellulaires sont bien visibles en raison de la présence d’une enveloppe fibreuse entourant individuellement chaque cellule.

Cette organisation est caractéristique du tissu musculaire lisse. Il est constitué de cellules musculaires lisses, également appelées fibres, de taille relativement modeste, longues et aux extrémités pointues, contenant un noyau allongé selon leur axe longitudinal et un cytoplasme homogène. Chacune est entourée d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux.
Dans la tunique de gauche, les fibres musculaires sont coupées longitudinalement et dans la tunique de droite, transversalement.

 

L’image représente l’association de deux tuniques de fibres musculaires lisses orientées perpendiculairement l’une par rapport à l’autre.
Une telle disposition est rencontrée dans divers organes tubuleux, les contractions des tuniques musculaires assurant la progression du contenu de la lumière le long du tube.

En l’occurrence, il s’agit des tuniques musculaires lisses du tube digestif de Mammifère, plus précisément du duodénum de l’intestin grêle de Rat. Sa structure a fait l’objet des articles des semaines 27-2017 et 30-2017 de Codex virtualis.
Elles forment la musculeuse, située autour de la sous-muqueuse et entourée de la séreuse.
Dans la couche localisée au contact de la sous-muqueuse les fibres musculaires lisses ont une disposition circulaire, tandis que dans la couche périphérique, leur agencement est longitudinal. La coupe observée est une coupe longitudinale de duodénum.

Les contractions coordonnées et alternées des deux tuniques de fibres musculaires lisses sont à l’origine d’un phénomène appelé péristaltisme.

Alternativement en une région de l’intestin :

le diamètre de la lumière se réduit et la région s’étire quand les fibres circulaires sont contractées et les fibres longitudinales relâchées ;

le diamètre de la lumière augmente et la région raccourcit lorsque les fibres circulaires sont relâchées et les fibres longitudinales contractées.

La première phase permet la propulsion du contenu de la lumière vers l’aval, alors que la région aval est dans la seconde phase, qui permet le remplissage.

Une onde de contractions se propage ainsi le long du tube, correspondant au péristaltisme, sous le contrôle du système nerveux et plus particulièrement du plexus d’Auerbach localisé entre les deux tuniques musculaires.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 32-2017

Une citation

« Échangez l’une contre l’autre : donnez votre montre et prenez votre temps. »

M. Serres

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 32-2017 résulte de l’observation à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte des unités circulaires, ovales ou ramifiées, qui possèdent une paroi relativement épaisse délimitant une lumière, et sont baignées dans un tissu fibreux.

 

Les unités munies d’une lumière centrale sont bordées d’une unique couche de cellules jointives.
Il s’agit vraisemblablement d’un épithélium simple, également qualifié d’unistratifié.
Les cellules qui le constituent sont hautes, allongées perpendiculairement au plan de l’épithélium. Elles possèdent un noyau basal et un cytoplasme abondant dans lequel des amas granuleux sont présents.
Ce phénotype est caractéristique des cellules sécrétrices ou glandulaires. Elles forment ici des unités sécrétrices tubuleuses et ramifiées.
La présence de la lumière suggère que les produits synthétisés par les unités sécrétrices sont libérés à l’extérieur de l’organisme. Ces glandes sont des glandes exocrines tubuleuses ramifiées.
Au regard de la localisation du noyau des cellules et du caractère vacuolisé de leur apex, il est vraisemblable que ces glandes élaborent des sécrétions muqueuses, composées d’eau, d’électrolytes et de glycoprotéines à longues chaînes glucidiques (protéoglycanes). Elles forment un mucus visqueux.

Les unités sécrétrices sont entourées d’un tissu dans lequel des cellules plates de dimension réduite sont présentes. Disjointes, elles sont isolées par un matériel extracellulaire fibreux dans lequel courent des tubes à paroi peu épaisse et contenant des cellules majoritairement dépourvues de noyau. Il s’agit de vaisseaux sanguins capillaires, environnés de tissu conjonctif fibreux.

 

La structure ainsi décrite correspond à la sous-muqueuse du duodénum de Mammifère, en l’occurrence de Rat.
Elle abrite des glandes exocrines tubuleuses ramifiées produisant un mucus basique.
Leur produit de sécrétion est libéré à la surface de l’épithélium de revêtement de l’intestin grêle. Il contribue à la neutralisation du contenu de la lumière, provenant de l’estomac et acide, ainsi qu’à la protection de l’épithélium vis-à-vis des agressions physiques et chimiques.

Leur situation est décrite dans les articles des semaines 27-2017, 30-2017 et 31-2017 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 31-2017

Une citation

« Dans la vie, personne n’a le monopole de la sagesse. »

Proverbe inuit

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 31-2017 représente une coupe histologique observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle est constituée d’unités circulaires, ovales, voire ramifiées, possédant une lumière centrale, bordée d’une paroi relativement épaisse. Il s’agit vraisemblablement de sections transversales ou longitudinales de tubes ramifiés.

Ces unités sont isolées les unes des autres par du matériel fibreux dans lequel des structures à paroi fine et munies d’une lumière contenant des taches homogènes sont visibles.

 

Les cellules constituant la paroi des unités tubuleuses sont agencées en une unique couche et sont jointives. Volumineuses, elles possèdent un cytoplasme abondant et granuleux suggérant qu’elles sont spécialisées dans la synthèse et le stockage de molécules. Leur noyau est basal.
Elles forment un épithélium simple, qualifié de glandulaire ou sécréteur.

Elles déversent vraisemblablement les substances qu’elles élaborent dans la lumière qu’elles bordent, formant des unités sécrétrices exocrines.

Le tissu qui les entoure est constitué de cellules de petite taille, effilées et séparées par des fibres extracellulaires.
Les structures présentant une lumière qui y sont visibles sont délimitées par une couche de cellules plates autour de laquelle des cellules allongées et peu épaisses sont observées. Leur lumière contenant des taches homogènes et dépourvues de noyau, ces structures peuvent être interprétées comme des vaisseaux sanguins, artériels et veineux de faible diamètre, voire capillaires.
Ces aspects sont caractéristiques du tissu conjonctif fibreux.

 

L’organisation ainsi décrite est caractéristique de la sous-muqueuse de l’intestin grêle de Mammifère, en l’occurrence de Rat.

La présence des glandes exocrines tubuleuses ramifiées est spécifique du duodénum, portion de l’intestin grêle faisant suite à l’estomac et dont la paroi a fait l’objet des articles des semaines 27-2017, 28-2017, 29-2017 et 30-2017 de Codex virtualis.

Les glandes, dites de Brünner, sont responsables de la production d’un mucus basique qui est déversé dans la lumière de l’intestin grêle. Il contribue à la neutralisation du chyme provenant de l’estomac et à la protection de l’épithélium de la muqueuse, localisé au contact de la lumière de l’organe et de son contenu.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 30-2017

Une citation

« À quoi sert donc l’utopie ? À cela : elle sert à avancer. »

E. Galeano

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 30-2017 représente une coupe histologique observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de trois tuniques distinctes.
À droite, des unités de forme circulaire ou ovale sont juxtaposées et déterminent une tunique d’organisation homogène.
Au centre sont associés un tissu fibreux et des sections de tubes, à paroi fine ou à paroi épaisse.
À gauche, la tunique est subdivisée en deux régions. La première est formée de structures circulaires de petite taille et la seconde de structures longues et effilées.

Il est vraisemblable que la coupe concerne la paroi d’un organe creux, constituée de tuniques concentriques.

 

Les unités constituant la tunique de droite sont formées d’une couche de cellules jointives entourant une lumière très étroite. Il s’agit d’un tissu épithélial de revêtement replié sur lui-même et formant des tubes, coupés ici transversalement.
Les cellules épithéliales sont plus hautes que larges et possèdent un noyau basal allongé, l’épithélium est qualifié de prismatique. Deux types cellulaires principaux sont distingués : la plupart des cellules sont portent une bordure en brosse apicale peu visible au contact de la lumière, et quelques-unes comportent une poche apicale contenant des produits de sécrétion. Les premières sont des entérocytes et les secondes des mucocytes.
Les tubes sont isolés les uns des autres par un tissu fibreux peu épais et lâche. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux, désigné par le terme de chorion.
La tunique ainsi décrite correspond à la muqueuse de la paroi de l’intestin grêle de Mammifère, en l’occurrence de Rat, dont seule la partie profonde est présente sur l’image. Les tubes délimités par l’épithélium et entourés de tissu conjonctif sont appelés cryptes de Lieberkühn. Les figures de mitose qui y sont observées révèlent que les cellules y prolifèrent, assurant le renouvellement des cellules épithéliales de la région superficielle de la muqueuse.

La tunique du centre de l’image est constituée de tissu conjonctif fibreux dense, riche en faisceaux de fibres de collagène produites par des cellules appelées fibrocytes. Des vaisseaux sanguins artériels et veineux y cheminent, irriguant la paroi intestinale.
Elle correspond à la sous-muqueuse de l’intestin grêle de Mammifère et apparaît isolée de la muqueuse par deux fines couches de cellules musculaires lisses, à disposition circulaire du côté de la muqueuse et longitudinale du côté de la sous-muqueuse. Elles constituent la musculaire de la muqueuse.
La sous-muqueuse de cet organe a la particularité de comporter des unités de forme circulaire ou ovale, parfois ramifiées. Leur lumière centrale est bordée d’une couche de volumineuses cellules à noyau basal et cytoplasme granuleux. Cette organisation est caractéristique de cellules sécrétrices exocrines. Il s’agit d’unités sécrétrices de glandes tubuleuses ramifiées, produisant un mucus basique qui, déversé dans la lumière de l’organe, neutralise son contenu. Appelées glandes de Brünner, elles sont caractéristiques du duodénum.

La tunique de gauche est formée de deux ensembles denses de cellules. Le premier, situé au contact de la sous-muqueuse, est constitué de cellules de diamètre réduit, à noyau central et cytoplasme homogène, isolées les unes des autres par de très fines couches de tissu fibreux. Le second, externe, comporte des cellules longues et effilées, à noyau central et cytoplasme homogène, également de faible diamètre et délimitées par du tissu fibreux.
Il s’agit de fibres musculaires lisses, respectivement coupées transversalement et longitudinalement. De disposition circulaire et longitudinale, elles constituent la musculeuse de l’intestin grêle dont les contractions assurent la progression du contenu de la lumière le long de l’organe.

 

L’image de la semaine 30-2017 est une vue agrandie de la région périphérique de la paroi du duodénum de Rat, décrite dans l’article de la semaine 27-2017 et dont la muqueuse a fait l’objet des articles des semaines 28-2017 et 29-2017.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 29-2017

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« Celui qui a perdu la faculté de s’émerveiller est mort dans son âme. »

A. Men

 

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L’image de la semaine 29-2017 correspond à une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une structure repliée sur elle-même localisée au contact d’une lumière. Il s’agit vraisemblablement d’une section de la paroi d’une cavité corporelle en continuité avec le milieu extérieur.

 

La lumière apparaît bordée d’un tissu principalement formé de cellules, jointives et agencées en une unique couche. Cette organisation est caractéristique d’un tissu épithélial de revêtement, en l’occurrence simple ou unistratifié.
Les cellules qui le composent sont hautes et étroites. Elles possèdent un noyau allongé et situé dans le tiers inférieur du cytoplasme. En conséquence l’épithélium peut être qualifié de prismatique ou cylindrique.
Il forme des replis en doigts de gant coupés longitudinalement ici.

Au creux des replis figure un tissu peu dense, constitué de cellules disjointes et isolées par du matériel extracellulaire fibreux. Il est parcouru de tubes coupés longitudinalement ou transversalement bordés d’une couche de cellules jointives et plates, formant un épithélium simple, ou unistratifié, et pavimenteux. Leur lumière contient des cellules, suggérant qu’il s’agit de vaisseaux sanguins.
Ces caractéristiques permettent d’identifier un tissu conjonctif fibreux.

 

L’association de l’épithélium de revêtement simple et prismatique avec un tissu conjonctif fibreux laisse à penser que l’image représente une muqueuse.

Formant des replis en doigt de gant et comportant un épithélium simple prismatique possédant une bordure en brosse, la muqueuse observée est vraisemblablement la tunique externe de l’intestin grêle des Mammifères. Ses replis sont des villosités.

En l’occurrence, l’image proposée est un agrandissement de la muqueuse du duodénum de Rat décrit dans les articles des semaines 27-2017 et 28-2017 de Codex virtualis.

L’épithélium est constitué de cellules absorbantes, les entérocytes. Elles assurent le transfert des molécules simples issues de la digestion, de la lumière duodénale aux vaisseaux sanguins capillaires et aux vaisseaux lymphatiques du tissu conjonctif fibreux appelé chorion, le cas échéant en effectuant leur transformation.
Il comporte également des celllules caliciformes ou mucocytes, produisant un mucus protégeant l’épithélium vis-à-vis des enzymes contenues dans sa lumière.
Les villosités et la bordure en brosse augmentent la surface de contact entre le contenu de la lumière et la paroi du duodénum, permettant un accroissement des échanges par une surface élevée.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 28-2017

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« L’homme vraiment libre est celui qui refuse une invitation à dîner sans donner d’excuse. »

O. Wilde

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 28-2017 représente une coupe histologique observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

La structure est principalement formée de deux tissus superposés bordant une lumière située à gauche, laissant à penser qu’il s’agit d’une section d’organe creux.

 

Le tissu localisé au contact de la lumière est constitué d’une couche de cellules jointives, allongées en direction de la lumière.
Ces particularités permettent d’identifier un épithélium simple et prismatique.

Deux types cellulaires principaux y sont présents, caractérisés respectivement par :

une section rectangulaire, la possession d’une bordure en brosse apicale, ou plateau strié, et d’un cytoplasme clair, finement granuleux ;

une forme en calice, étroite à la base et évasée à l’apex, la possession d’une poche apicale renflée et vacuolisée, et d’un cytoplasme granuleux foncé.

Le premier correspond à des entérocytes et le second à des mucocytes.

 

Le tissu sous-jacent est constitué de cellules disjointes isolées par un matériel extracellulaire fibreux, dans lequel des vaisseaux sanguins sont présents.

Ces caractéristiques désignent un tissu conjonctif fibreux, en l’occurrence relativement lâche.

 

L’association de l’épithélium et du tissu conjonctif fibreux est une muqueuse, le tissu conjonctif est appelé chorion.

La muqueuse forme ici des replis en doigt de gant faisant saillie dans la lumière et à la base des creux. Ce sont respectivement des villosités et des cryptes de Lieberkühn, caractéristiques de la paroi de l’intestin grêle des Mammifères.
Les entérocytes de l’épithélium sont des cellules absorbantes assurant le transfert, et éventuellement la modification, des molécules simples issues de la digestion des aliments de la lumière vers les vaisseaux sanguins et lymphatiques courant dans le chorion.
Les mucocytes produisent une substance visqueuse protégeant l’épithélium vis-à-vis des enzymes contenues dans la lumière.

L’image de la semaine 28-2017 est une vue agrandie de la muqueuse du duodénum de Rat, dont l’organisation générale de la paroi est décrite dans l’article de la semaine 27-2017 de Codex virtualis.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 27-2017

Une citation

« Le bonheur est dans la joie de l’accomplissement, dans le plaisir de l’effort créateur. »

V. van Gogh

 

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L’image de la semaine 27-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique, réalisée à l’objectif x4 du microscope photonique.

Elle apparaît constituée de trois tuniques superposées, entourant une lumière située en haut à droite.
Il s’agit vraisemblablement d’une section, longitudinale ou transversale, d’un organe creux, tubuleux.

 

De même que la coupe de jéjunum de Rat décrite dans l’article de la semaine 26-2017 de Codex virtualis, la paroi de l’organe présente, de la lumière vers la périphérie :

une tunique constituée d’un tissu dense et continu surmontant un tissu lâche, formant des saillies en doigts de gant dans la lumière et des creux à leur base ;

une couche moyenne formée de structures creuses, bordées d’une assise cellulaire, entourées de tissu lâche ;

une enveloppe externe relativement fine, subdivisée en deux ensembles d’orientations différentes.

 

À l’instar de l’image de la semaine 26-2017, cette image représente une section d’intestin grêle de Mammifère, en l’occurrence de Rat, à faible grossissement.

Au contact de la lumière, la couche de cellules continue correspond à un épithélium de revêtement simple. La forme des cellules, allongées perpendiculairement au plan de l’épithélium, est caractéristique d’un épithélium prismatique.
Il est soutenu par un tissu conjonctif fibreux lâche, le chorion. L’association de l’épithélium et du chorion constitue une muqueuse, dont les replis portent le nom de villosités et les creux, de cryptes de Lieberkühn.

La tunique sous-jacente est constituée de tissu conjonctif fibreux dense. Il s’agit d’une sous-muqueuse.
À la différence de la sous-muqueuse du jéjunum, elle contient des unités tubuleuses ramifiées délimitées par une assise de cellules volumineuses à noyau basal. Cette organisation permet d’identifier des unités sécrétrices de glandes exocrines tubuleuses ramifiées. Elles possèdent des canaux évacuateurs débouchant au niveau des cryptes de la muqueuse.
Appelées glandes de Brünner, ce sont des invaginations de l’épithélium qui s’étendent dans la sous-muqueuse.

L’enveloppe externe est formée de fibres musculaires lisses agencées en deux tuniques concentriques d’orientations perpendiculaires. Au contact de la sous-muqueuse, les fibres ont une disposition circulaire par rapport à l’axe de l’organe alors qu’en périphérie, elles ont une disposition longitudinale.
Les deux tuniques musculaires constituent une musculeuse.

 

La structure ainsi décrite est semblable à celle du jéjunum mais comporte en outre des glandes de Brünner. Elle est caractéristique du duodénum, région de l’intestin grêle intercalée entre l’estomac et le jéjunum.

De même que dans le jéjunum, l’épithélium de revêtement est responsable de l’absorption des molécules simples issues de la digestion des aliments. Elles traversent les cellules épithéliales, y sont éventuellement transformées, avant d’être déversées dans les vaisseaux sanguins et lymphatiques courant dans le chorion et dans la sous-muqueuse.

Les glandes de Brünner sécrètent une substance visqueuse appelée mucus, basique. Elle contribue à neutraliser l’acidité du contenu de l’estomac qui passe dans l’intestin grêle. Elle est également impliquée dans la protection de l’épithélium vis-à-vis des enzymes digestives pancréatiques présentes dans la lumière de l’intestin grêle.

La musculeuse, grâce aux contractions coordonnées des fibres lisses circulaires et longitudinales déterminant un péristaltisme, assure la progression du contenu de la lumière le long de l’intestin grêle.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 26-2017

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« La vie n’illusionne pas l’homme, c’est lui qui s’illusionne sur elle. »

Gurvkyana

 

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L’image de la semaine 26-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique au microscope photonique, à l’objectif x4.

Cette section d’organe apparaît formée de quatre sous-unités bordant une lumière située à gauche. Il pourrait s’agir d’une coupe, longitudinale ou transversale, confectionnée dans un organe creux, tubuleux.

 

De la lumière vers la périphérie se succèdent :

une tunique formant des reliefs et des creux, constituée d’une couche dense au contact de la lumière surmontant une couche lâche ;

une fine tunique fibreuse contenant des structures munies d’une lumière ;

une couche qui semble formée de deux sous-couches distinctes par leurs orientations ;

deux lobes, proches mais indépendants.

 

L’image proposée est une vue à faible grossissement des tuniques de l’intestin grêle de Mammifère explorées dans les articles des semaines 22-2017, 23-2017, 24-2017 et 25-2017 de Codex virtualis.

Il s’agit en l’occurrence d’une coupe longitudinale de jéjunum de Rat.

Elle comporte :

une muqueuse constituée d’un épithélium simple et prismatique situé au contact de la lumière, soutenu par du tissu conjonctif fibreux lâche, correspondant au chorion, elle forme des replis en doigts de gants appelés villosités, associés à des creux dits cryptes de Lieberkühn ;

une sous-muqueuse entourant la muqueuse, formée de tissu conjonctif fibreux dense dans lequel courent des artères se ramifiant en artérioles puis vaisseaux sanguins capillaires dans le chorion, convergeant en veinules puis veines, également parcourue de vaisseaux lymphatiques drainant les vaisseaux capillaires, appelés chylifères, du chorion ;

une musculeuse constituée d’une tunique de fibres musculaires lisses circulaires localisée sous la sous-muqueuse et d’une tunique de fibres musculaires lisses longitudinales située autour de la précédente ;

des lobes du pancréas, présents à proximité de la région antérieure de l’intestin grêle, principalement constitués d’acinus exocrines produisant des enzymes digestives déversées dans l’intestin grêle par un canal pancréatique.

 

L’intestin grêle est le siège d’une importante digestion enzymatique des molécules contenues dans l’alimentation grâce à la présence des enzymes du suc pancréatique.
Les molécules simples provenant de la digestion sont absorbées par l’épithélium puis transférées au sang et à la lymphe circulant dans les vaisseaux capillaires du chorion.

Les vaisseaux capillaires sanguins et lymphatiques sont respectivement drainés par des veines des appareils circulatoire et lymphatique courant dans la sous-muqueuse, acheminant les liquides circulants dans l’ensemble de l’organisme.

Les deux tuniques de fibres musculaires lisses, de par leurs contractions coordonnées et alternées déterminant un péristaltisme, assurent la progression du contenu de la lumière de l’intestin grêle de la région antérieure vers la région postérieure.
Le contrôle des contractions est le fait de ganglions nerveux appelés plexus d’Auerbachh, situés entre les tuniques circulaires et longitudinales.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

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Semaine 25-2017

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« La fausseté n’a jamais empêché une vue de l’esprit de prospérer quand elle est soutenue et protégée par l’ignorance. »

J.-F. Revel

 

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L’image de la semaine 25-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle comporte quatre régions distinctes par leur organisation, qui semblent correspondre à des tuniques concentriques.
La coupe pourrait concerner la paroi d’un organe tubuleux.

 

Du coin supérieur gauche au coin inférieur droit sont observés :

une couche fibreuse dans laquelle peu de cellules sont visibles ;

deux tuniques constituées de cellules bien délimitées, de sections respectivement circulaires et longitudinales ;

entre les deux tuniques, un amas de volumineuses cellules côtoyant des cellules de petite taille, associées à des fibres.

La couche fibreuse est constituée de faisceaux de fibres de collagène et de fibrocytes. Il s’agit de tissu conjonctif fibreux.

Les deux tuniques superposées sont formées de fibres musculaires lisses. Ces cellules sont relativement petites, allongées et effilées. Elles possèdent un noyau allongé et central, entouré d’un cytoplasme souvent homogène semblant localement contenir de fines fibres longitudinales. En coupe transversale, elles présentent une section circulaire, un noyau rond et central, un cytoplasme localement finement ponctué.
Les fibres musculaires lisses sont individuellement entourées de tissu conjonctif fibreux.
Elles sont ici agencées en deux ensembles superposés, d’orientations perpendiculaires l’une par rapport à l’autre. La tunique localisée du côté du tissu conjonctif fibreux est formée de cellules allongées selon la circonférence de l’organe, les fibres musculaires qui la constituent sont circulaires. La tunique externe est formée de cellules allongées selon l’axe longitudinal de l’organe, les fibres musculaires qu’elle comporte sont longitudinales.

L’amas de cellules localisé entre ces tuniques de fibres musculaires correspond à du tissu nerveux.

 

La présence de ces trois tissus superposés est caractéristique de la paroi du tube digestif des Vertébrés, en l’occurrence du jéjunum de Rat coupé longitudinalement.

L’organisation de la paroi de cet organe est décrite dans l’article de la semaine 23-2017 de Codex virtualis.

Les tuniques musculaires lisses constituent la musculeuse. Les contractions alternées et coordonnées des fibres musculaires circulaires et longitudinales provoquent alternativement et localement une diminution du diamètre et une augmentation de la longueur puis une augmentation du diamètre et une diminution de la longueur du tube. Elles déterminent un péristaltisme responsable de la progression du contenu de la lumière le long du tube.

Le tissu nerveux correspond au plexus d’Auerbach. Il s’agit d’un ganglion nerveux localisé au sein de l’organe, impliqué dans le contrôle de l’activité de la musculeuse.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 24-2017

Une citation

« L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, tu as à le permettre. »

A. de Saint-Exupéry

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

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L’image de la semaine 24-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle est constituée de deux régions d’organisations différentes, dense et formée de sous-unités circulaires d’une part, lâche et constituée de structures possédant une lumière d’autre part.

 

La région dense apparaît formée de structures sphériques délimitant une lumière très étroite. Elles sont constituées de cellules accolées, relativement hautes et contenant un noyau allongé.
Il s’agit d’un épithélium simple et prismatique ou cylindrique, replié sur lui-même.

Un tissu fibreux entoure les structures sphériques, comportant de nombreuses cellules disjointes. Il correspond à du tissu conjonctif fibreux.

La limite de l’ensemble est marquée par la présence de cellules allongées et effilées, munies d’un unique noyau central, coupées transversalement ou longitudinalement. Ce sont des fibres musculaires lisses formant une tunique peu épaisse et discontinue.

La région lâche comporte divers espaces possédant une lumière bordée de cellules. Ils correspondent à des sections transversales ou longitudinales de structures tubuleuses.
Trois types de structures sont distingués.

La première présente, de la lumière vers la périphérie :

une couche continue de cellules plates, à noyau légèrement renflé, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux appelé endothélium ;

une tunique dans laquelle des cellules de section circulaire à noyau central sont entourées de tissu fibreux, il s’agit de fibres musculaires lisses longitudinales et de tissu conjonctif qui, associés, constituent une média ;

une enveloppe fibreuse relativement épaisse correspondant à du tissu conjonctif fibreux formant une adventice.

Une telle structure est caractéristique des vaisseaux sanguins, dont la lumière contient du sang. En l’occurrence, l’épaisseur réduite de la média et l’important développement de l’adventice indiquent que le vaisseau est une veine de faible calibre. L’organisation des veines est précisément décrite dans les articles des semaines 05-2017 et 06-2017 de Codex virtualis.

La deuxième est caractérisée par, de la lumière vers la périphérie :

une couche de cellules jointives, plates et à noyau légèrement en relief, formant un épithélium simple et pavimenteux, l’endothélium ;

une bande ondulée continue, dépourvue de cellules, correspondant à une limitante élastique interne ;

une tunique comportant des cellules allongées à noyau central et allongé, entourées de tissu fibreux, il s’agit de fibres musculaires lisses circulaires associées à du tissu conjonctif fibreux, formant une média ;

une enveloppe externe de tissu conjonctif fibreux, constituant une adventice.

Comme la précédente, cette structure est un vaisseau sanguin, dont la lumière contient du sang. La limitante élastique interne, la prépondérance de la média et des fibres musculaires lisses circulaires sont spécifiques des artères musculaires. Leur organisation est décrite dans les articles des semaines 04-2017 et 06-2017 de Codex virtualis.

La troisième structure a la particularité de présenter une lumière vide d’hématies.
Comme la veine de faible calibre, sa paroi est constituée d’un épithélium simple et pavimenteux, correspondant à un endothélium. Il est entourée d’une tunique relativement épaisse de tissu conjonctif fibreux dans laquelle des fibres musculaires lisses sont présentes, sous l’endothélium.
Cette organisation est caractéristique des vaisseaux lymphatiques.

 

Les deux régions ainsi décrites correspondent respectivement à une partie de la muqueuse et à la sous-muqueuse d’une coupe d’intestin grêle grêle de Mammifère, en l’occurrence de jéjunum de Rat, dont la paroi est décrite dans les articles des semaines 22-2017 et 23-2017 de Codex virtualis.

La muqueuse est représentée par les cryptes de Lieberkühn, creux associés aux villosités faisant saillie dans la lumière constitués d’un épithélium et de chorion, ainsi que par la musculaire de la muqueuse.
Cette tunique a pour fonction principale l’absorption des molécules simples issues de la digestion des aliments. Elles transitent par les cellules épithéliales dans lesquelles elles sont parfois transformées avant d’être transférées aux vaisseaux capillaires sanguins ou lymphatiques, appelés vaisseaux chylifères, courant dans le chorion.

Les vaisseaux capillaires sanguins sont des ramifications des artères présentes dans la sous-muqueuse et sont drainés par des veines qui la rejoignent.
Les vaisseaux chylifères sont des structures en cul-de-sac, qui convergent et forment des vaisseaux lymphatiques dans la sous-muqueuse.

Les vaisseaux de la sous-muqueuse traversent les tuniques périphériques et courent dans l’enveloppe séreuse du tube digestif, constituant le mésentère.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


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