Codex virtualis
Qui sont ils ?
En-tête
Calendrier
février 2017
L M M J V S D
« Jan    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728  
Archives

Articles avec le tag ‘Histologie’

Semaine 08-2017

Une citation

« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

O. Wilde

 

Une image

Quels sont ces organes ?

Quels sont ces organes ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image proposée représente une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle est constituée de structures massives, sectionnées longitudinalement dans la partie supérieure droite et obliquement dans la partie inférieure gauche.

Elles sont traversées par de petits conduits, coupés transversalement et possédant une lumière. Ils contiennent des unités bien délimitées, circulaires et uniformément colorées.

 

Les structures massives apparaissent formées de fibres en coupe longitudinale et présentent des stries transversales.
Elles possèdent de multiples noyaux plats, situés en périphérie.
En coupe oblique, des images similaires mais moins nettes sont visibles.
La constitution fibreuse et régulière, striée et plurinucléée est caractéristique du tissu musculaire strié squelettique.

Les conduits sectionnés transversalement possèdent une paroi très fine dans laquelle un noyau plat est parfois visible. Il révèle que la paroi est formée d’un épithélium simple et pavimenteux qui correspond à un endothélium.

La lumière est occupée par des cellules dépourvues de noyau. Il s’agit d’hématies, globules rouges ou érythrocytes sans noyau, caractéristiques des Mammifères.

Ces structures sont des vaisseaux sanguins de très faible diamètre, désignés par le terme capillaires et caractérisés par la possession d’une paroi formée d’un seul endothélium. Ils sont ici sectionnés transversalement.
Irriguant les organes, ils sont le siège d’échanges entre le sang qu’ils véhiculent et les tissus environnants.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 07-2017

Une citation

« Chaque coup de colère est un coup de vieux, chaque sourire est un coup de jeune. »

Proverbe chinois

 

Une image

Quels sont ces organes ?

Quels sont ces organes ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image proposée est obtenue à partir d’une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle présente des structures allongées, orientées du coin supérieur gauche au coin inférieur droit, entre lesquelles courent de fins conduits contenant des unités formant des files régulières.

 

Les structures orientées du haut en gauche au bas à droite de l’image sont constituées de fibrilles longitudinales et présentent des stries transversales disposées à intervalles réguliers. Elles possèdent également plusieurs noyaux plats et périphériques. Ces caractéristiques permettent d’identifier du tissu musculaire strié squelettique.

 

Les conduits présents entre les fibres musculaires striées squelettiques sont délimités par une paroi très fine, dans laquelle un noyau plat est visible de loin en loin.
Les noyaux appartiennent à des cellules épithéliales pavimenteuses agencées en une unique couche. Elles constituent un endothélium, seule tunique formant la paroi des tubes.

La lumière est occupée par des structures disposées en files.
La plupart d’entre elles sont dépourvues de noyau et correspondent à des hématies, érythrocytes ou globules rouges sans noyau, caractéristiques des Mammifères.
Certaines, rares, possèdent un noyau et sont des leucocytes ou globules blancs.

Les fins conduits sont des vaisseaux sanguins de très faible diamètre, qualifiés de capillaires, caractérisés par la possession d’une paroi réduite à un endothélium. Ils sont ici présentés en section longitudinale.
Localisés à l’intérieur des organes, ils sont le siège d’échanges entre le sang et les tissus environnants.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 06-2017

Une citation

« Ce qui te manque,
Cherche-le dans ce que tu as. »

K. Zen

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quels sont ces organes ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image proposée correspond à une coupe histologique observée au grossissement x400 du microscope photonique.

Elle représente plusieurs sections de forme circulaire ou ovale, possédant une lumière centrale dans laquelle de petites structures sont visibles, agglomérées les unes avec les autres.
Il s’agit de coupes transversales d’organes tubuleux.

 

La section circulaire dont le diamètre est le plus important présente une paroi formée, du centre vers la périphérie :

d’une assise de cellules plates au contact de la lumière, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux ;

d’une lame ondulée ne comportant pas de cellule ;

d’une tunique constituée de fibres musculaires lisses circulaires, agencées en deux couches, entrelacées avec des faisceaux de fibres de collagène de tissu conjonctif fibreux ;

d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux.

Les sections circulaires ou ovales, de diamètres légèrement inférieurs, possèdent une paroi constituée du centre vers la périphérie :

d’une assise de cellules plates au contact de la lumière, correspondant à un épithélium simple et pavimenteux semblable au précédent ;

d’une tunique formée de fibres musculaires lisses circulaires organisées en une couche, entre lesquelles du tissu conjonctif fibreux est présent ;

d’une enveloppe de tissu conjonctif fibreux.

 

Les structures agglomérées présentes dans la lumière des tubes sectionnés sont des cellules sanguines, correspondant pour la plupart à des globules rouges dépourvus de noyau, des hématies. Elles indiquent que les tubes sectionnés sont des vaisseaux sanguins, de Mammifère en raison du caractère anucléé des globules rouges et de leur diamètre de 7 µm environ.

Les conduits observés en coupe transversale ont tous une paroi formée de trois tuniques concentriques :

une intima située au contact du sang et constituée d’un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, reposant sur une très fine couche sous-endothéliale de tissu conjonctif fibreux ;

une média entourant l’intima, constituée de fibres musculaires lisses circulaires et de tissu conjonctif fibreux ;

une adventice externe de nature conjonctive, en continuité avec le tissu conjonctif fibreux environnant.

Cette organisation est caractéristique de la paroi des vaisseaux sanguins des Vertébrés.

 

Des traits distinctifs permettent d’identifier deux catégories de vaisseaux :

le vaisseau de section circulaire et dont le diamètre est le plus important possède une paroi relativement épaisse par rapport à son rayon, et présente entre l’intima et la média une limitante élastique interne ondulée, la média est en outre assez large, comprenant des fibres musculaires lisses agencées en deux couches ;

les vaisseaux de section circulaire ou ovale et dont le diamètre est plus faible possèdent des parois relativement fines par rapport à leurs rayons, et présentent une média fine, formée d’une couche de fibres musculaires lisses, entourée d’une adventice plus épaisse, la limitante élastique interne est absente.

Le premier vaisseau correspond à une petite artère ou artériole, les caractéristiques de sa paroi rappellent celles décrites pour l’artère musculaire ayant fait l’objet de l’article de Codex virtualis de la semaine 04-2017. Avec la diminution du diamètre des artères la limitante élastique externe disparaît.

Les seconds vaisseaux correspondent à de petites veines ou veinules. Leur paroi présente d’importantes similitudes avec celle de la veine décrite dans l’article de la semaine 05-2017.

 

Sur cette coupe, une disposition remarquable de l’artériole et des veinules est observée : les vaisseaux courent parallèlement les uns aux autres, et l’artériole occupe une position centrale, se trouvant entourée de veinules.

Le sang circule en sens inverse dans l’artériole et les veinules, déterminant un système à contre-courant.

Cet agencement autorise d’importants échanges de chaleur entre les sangs, le sang de l’artériole refroidissant alors que le sang des veinules se réchauffe.
Il est observé dans le sac scrotal des Mammifères, irrigué par un réseau artériel acheminant du sang refroidi et drainé par un réseau veineux dans lequel le sang se réchauffe.
Cela permet de maintenir l’environnement des testicules à une température légèrement inférieure à celle du corps, favorable à la formation des spermatozoïdes.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 05-2017

Une citation

« Nous voyons les choses non pas telles qu’elles sont mais telles que nous sommes. »

E. Kant

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image proposée représente une section d’organe observée au microscope photonique au grossissement x400.

De forme ovale ou circulaire en coupe transversale, l’organe est creux et délimité par une paroi.

 

La paroi a une épaisseur très inférieure à la valeur du rayon de la lumière.

Elle est constituée du centre vers la périphérie :

d’une assise continue de cellules plates, correspondant à un épithélium ;

d’une fine tunique associant fibres musculaires lisses et de tissu conjonctif fibreux ;

d’une épaisse couche de tissu conjonctif fibreux, continue avec celle de l’environnement.

 

Cet agencement est caractéristique des veines de diamètre important, tissulaires ou libres, responsables du drainage du sang des organes comme le côlon.

Elles possèdent une paroi formée de trois tuniques concentriques :

une intima, au contact du sang, représentée par un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, reposant sur une fine couche conjonctive sous-endothéliale ;

une média, entourant l’intima, et formée de quelques fibres musculaires lisses circulaires baignées dans un tissu conjonctif fibreux abondant ;

une adventice externe, épaisse et de nature conjonctive, fusionnée avec le tissu conjonctif de l’organe irrigué.

 

En relation avec la structure de leur paroi, les veines ont la capacité de se dilater et de contenir une importante quantité de sang.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 04-2017

Une citation

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent. »

A. de Saint-Exupéry

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

Voir l’image de plus grande taille

 

Voir l’image légendée

 

L’image proposée est celle d’une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle représente une section de forme ovale à circulaire possédant une lumière centrale, susceptible de correspondre à un organe cylindrique ou sphérique creux, coupé transversalement.

 

La paroi de l’organe a une épaisseur équivalente au rayon de la lumière et apparaît constituée, du centre vers la périphérie :

d’une assise continue de cellules plates au contact de la lumière, formant un épithélium ;

d’une fine structure acellulaire ondulée ;

d’une tunique relativement épaisse faite de plusieurs couches de cellules musculaires lisses à disposition circulaire, entrelacées avec des faisceaux de fibres de collagène appartenant à du tissu conjonctif fibreux ;

d’une seconde fine structure acellulaire ondulée plus discrète que la première ;

de faisceaux de fibres de collagène associées à des fibrocytes, constituant du tissu conjonctif fibreux en continuité avec celui de l’organe alentour.

 

Une telle organisation est caractéristique des artères musculaires de grand diamètre, libres ou tissulaires, assurant l’irrigation des organes, en l’occurrence du côlon.

Leur paroi comporte trois tuniques concentriques :

au contact du sang, l’intima constituée d’un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, surmontant une fine couche sous-endothéliale de tissu conjonctif fibreux ;

autour de l’intima, la média formée de plusieurs couches de fibres musculaires lisses circulaires, associées à du tissu conjonctif fibreux, délimitée par une limitante élastique interne sous l’intima et une limitante élastique externe sur l’adventice, se présentant comme des lames ondulées fenêtrées ;

autour de la média, une épaisse tunique de tissu conjonctif fibreux se confondant avec le tissu conjonctif fibreux de l’organe irrigué dans le cas des artères tissulaires, appelée adventice.

 

En relation avec la constitution de leur paroi, les artères de ce type sont qualifiées de musculaires.

Elles ont la particularité de posséder un diamètre variable selon le degré de contraction des fibres musculaires lisses de la média, et de contribuer ainsi au contrôle du débit sanguin dans les organes qu’elles irriguent.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Plus d’images du manteau de la Moule

 

Coupe transversale du bord du manteau de la Moule

Coupe transversale du bord du manteau de la Moule

 

Les Délices histologiques de Codex virtualis s’enrichissent d’un nouvel album d’images.

 

Consacré à la structure tissulaire du manteau de la Moule, il vient compléter la page de la rubrique De l’organisation interne dédiée à la structure histologique et aux rôles du manteau de la Moule.

 

Pour accéder à l’album du manteau de la Moule, suivez le lien ! (adresse : http://codexvirtualis.fr/images/index.php?album=delices-histologiques/moule-adulte/manteau

 


Le manteau et la protection

 

La Moule (Mytilus edulis) est un animal dont le corps est protégé par une coquille formée de deux valves, droite et gauche, articulées par une charnière au niveau de laquelle elles sont reliées par un ligament.

 

Sous la coquille, le manteau

 

Manteau de la Moule

Manteau de la Moule (vue latérale)

Voir l’image légendée

 

Manteau de la Moule

Manteau de la Moule (coupe transversale de Moule)

Voir l’image légendée

 

Sous la coquille, le corps est enveloppé par un manteau ou pallium formé de deux lobes, droit et gauche.
Il résulte de l’expansion et du repli du tégument de l’animal.

Entre les lobes droit et gauche est ménagée une cavité où circule de l’eau de mer, appelée cavité palléale, dans laquelle pendent les branchies et débouchent les orifices excréteurs, génitaux ainsi que l’anus.

Dorsalement sous le ligament, les lobes droit et gauche du manteau sont en continuité et constituent un sommet, l’isthme palléal, qui borde la masse viscérale.

Ventralement, les bords sont libres et épaissis. De nombreuses fibres musculaires les traversent, responsables de leur rétraction. Leur insertion sur la face interne de la coquille est marquée par une empreinte ou ligne palléale.
Postérieurement toutefois, les bords du manteau fusionnent en un point, déterminant la formation d’une boutonnière.

L’eau de mer pénètre dans la cavité palléale par la face ventrale, entre les bords libres du manteau, et en sort par la boutonnière postérieure, qui correspond à un orifice exhalant.

 

Manteau de la Moule

Manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

Le tégument est constitué d’un épithélium simple, l’épiderme, soutenu par une membrane basale et surmontant du tissu conjonctif. Des fibres musculaires radiales ou parallèles à la surface sont présentes sous la membrane basale ainsi qu’en profondeur où elles n’ont pas d’orientation privilégiée.
Le tissu conjonctif est formé de cellules étoilées ou fusiformes. Il abrite également des hémocytes mobiles, des cellules stockant du glycogène et des cellules glandulaires.

Le manteau est ainsi composé d’un feuillet épithélial du côté de la coquille, de tissu conjonctif et d’un second feuillet épithélial du côté de la cavité palléale.

 

Le bord du manteau : accroissement de la coquille

 

Manteau de la Moule

Bord du manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

Le bord ventral du manteau forme trois lobes ou bourrelets qualifiés d’externe, de médian et d’interne, séparés les uns des autres par des sillons. Il s’agit de replis de l’épithélium.

Le lobe externe est au contact de la coquille.

Chaque valve de la coquille est constituée de l’extérieur vers l’intérieur :
d’une couche externe appelée périostracum, fin revêtement organique ;
d’une couche intermédiaire dite ostracum ou couche prismatique, formée de cristaux de carbonate de calcium orientés obliquement par rapport à la surface de la valve ;
d’une couche interne, l’hypoostracum ou couche de nacre, dans laquelle les cristaux sont organisés en lamelles superposées.

Les trois couches contiennent un ensemble de protéines désignées par le terme de conchyoline.
Le périostracum est principalement composé de scléroprotéine, conchyoline ayant subi un tannage quinonique. En conséquence, il est stable et relativement dur, propriétés essentielles à sa fonction protectrice. L’ostracum et l’hypoostracum sont en revanche constitués de conchyoline soluble, peu tannée, jouant le rôle de matrice organique permettant le dépôt des cristaux de carbonate de calcium.

 

Manteau de la Moule

Épithélium sécréteur du périostracum de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

Voir l’image légendée

 

Manteau de la Moule

Épithélium sécréteur de l’ostracum de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

Voir l’image légendée

 

Le périostracum émerge du sillon externe du bord du manteau, également appelé sillon périostracal. Ses composants sont synthétisés et libérés par les cellules épithéliales du fond du sillon alors que les premiers constituants de l’ostracum sont élaborés par les cellules du lobe externe bordant le sillon.

L’accroissement en longueur et en largeur de la coquille résulte de ces sécrétions.

 

Manteau de la Moule

Lobe médian du manteau de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

Voir l’image légendée

 

Le lobe médian est directement au contact de l’eau du milieu extérieur. Il a une fonction sensorielle, portant organes photorécepteurs (yeux), mécanorécepteurs et chémorécepteurs (papilles et tentacules) selon les espèces de Bivalves considérées.

 

Manteau de la Moule

Lobe interne du manteau de la Moule (coupe transversale du bord du manteau)

Voir l’image légendée

 

Le lobe interne est particulièrement riche en fibres musculaires. Il est responsable de la motricité du bord du manteau.

 

Manteau de la Moule

Bord du manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

En relation avec ses fonctions motrice et sensorielle, le bord du manteau est parcouru de multiples nerfs.

 

Le sommet du manteau : production de la coquille

 

Manteau de la Moule

Isthme du manteau de la Moule (coupe transversale du sommet du manteau)

Voir l’image légendée

 

Dorsalement, l’organisation de l’isthme palléal présente des similitudes avec celle des bords du manteau : à droite et à gauche, l’épithélium palléal forme deux lobes séparés par un sillon. Un sillon médian isole les parties droite et gauche.

 

Manteau de la Moule

Épithéliums sécréteurs du périostracum et de l’ostracum de la Moule (coupe transversale du sommet du manteau)

Voir l’image légendée

 

La sécrétion de la coquille y est réalisée de façon similaire : le sillon localisé entre le lobe externe et le lobe médian élabore le périostracum et l’ostracum.

 

Manteau de la Moule

Lobe externe du sommet du manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

Manteau de la Moule

Lobe interne du sommet du manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

C’est dans la région dorsale que débute la production de la coquille, alors que la croissance en longueur et en largeur est assurée par les sécrétions du bord du manteau.

Par ailleurs à l’avant de l’animal, l’isthme produit le ligament formé de deux couches. La couche externe est principalement constituée de conchyoline tannée, à l’instar du périostracum. Elle est produite par le lobe externe de l’isthme palléal. La couche interne a pour sa part une composition plus proche de celle de l’ostracum et de l’hypoostracum en terme protéique. Elle est élaborée par la région centrale de l’isthme.

 

La face externe du manteau : épaississement de la coquille

 

Manteau de la Moule

Feuillet externe du manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

L’accroissement en épaisseur de la coquille est dû à l’activité de toute la surface du manteau.

À ce niveau, l’épithélium est composé de cellules cubiques non ciliées, alternant avec de nombreux mucocytes. Une fine cuticule le recouvre.

Entre la surface du manteau et les couches déposées par le sillon périostracal de son bord, un faible espace est ménagé, contenant un liquide extrapalléal.

Les cellules épithéliales du feuillet externe du manteau y libèrent de la conchyoline, des enzymes et des ions calcium, générant des conditions favorables à la précipitation du carbonate de calcium. Les cristaux constituant l’ostracum et l’hypoostracum peuvent ainsi se former sous le périostracum.

 

La face interne du manteau : délimitation de la cavité palléale

 

Manteau de la Moule

Feuillet interne du manteau de la Moule (coupe transversale)

Voir l’image légendée

 

Le feuillet épithélial du manteau au contact de la cavité palléale est composé de cellules prismatiques ciliées ainsi que de cellules caliciformes.
Les premières jouent un rôle dans la circulation de l’eau dans la cavité palléale et l’élimination des particules rejetées par les branchies.
Les secondes, également appelées mucocytes, produisent du mucus et stockent parfois des glucides sous forme de glycogène.
Des cellules mobiles sont par ailleurs présentes.

 

Références :

Beedham G.E., 1958 – Observations on the Mantle of the Lamellibranchia. Quarterly Journal of Microscopical Science, 181-97

Beedham G.E., 1958 – Observations on the Non-calcareous Component of the Shell of the Lamellibranchia. Quarterly Journal of Microscopical Science, 341-58

Brusca R.C., Brusca G.J., 2002 – Invertebrates. Sinauer associates, 936p., Sunderland (USA)

Franc A., 1996 – Mollusques. Encyclopædia universalis

Grassé P.P. (sous la direction de), 1960 – Traité de zoologie. Tome V. Bryozoaires, Brachiopodes, Chétognathes, Pogonophores, Mollusques (deuxième fascicule). Masson, 1054-2219p. Paris

Termier G., Termier H., 1996 – Bivalves. Encyclopædia Universalis

 

Pour trouver la signification des termes du vocabulaire histologique en images, consulter les pages de la rubrique Premiers pas histologiques de Codex virtualis

 

De nouvelles images de panache de Sabelle

 

Coupe transversale de panache de tentacules de Sabelle

Coupe transversale de panache de tentacules de Sabelle

 

Les Délices histologiques de Codex virtualis s’enrichissent d’un nouvel album d’images.

 

Consacré à la structure tissulaire du panache de la Sabelle, il vient compléter les pages du Cabinet de curiosités virtuel et de la rubrique De l’organisation interne dédiées à la prise de nourriture et au rôle des tentacules dans la filtration.

 

Pour accéder à l’album de l’histologie du panache de la Sabelle, suivez le lien ! (adresse : http://codexvirtualis.fr/images/index.php?album=delices-histologiques/sabelle-adulte)

 


Le panache et la filtration

 

La Sabelle (Sabella pavonina) est un animal évoluant dans les herbiers côtiers, à l’intérieur du sédiment. Elle appartient à la faune endogée ou endofaune.
Sédentaire, elle vit à l’intérieur d’un tube qu’elle produit. Elle est qualifiée de tubicole.

Espèce suspensivore, la Sabelle se nourrit en filtrant l’eau de mer grâce à un panache de tentacules. Elle capture ainsi les particules flottant dans l’eau, qui composent son alimentation.

La page Au menu de la Sabelle du Cabinet de curiosités virtuel et l’article de la semaine 37-2014 de Codex virtualis sont consacrés à cette espèce.

 

Le sommet du panache : des tentacules libres

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle

Voir l’image légendée

 

Le panache de la Sabelle est composé de multiples tentacules qui, déployés, constituent une couronne en forme d’entonnoir. Elle est composée de deux lobes, au sein desquels les tentacules sont insérés selon une spirale lâche.

Au sommet du panache, les tentacules sont libres.
Chacun apparaît formé d’un axe creusé d’un sillon sur sa face interne, et porte de part et d’autre une succession de fines expansions appelées pinnules, orientées vers le cœur de la couronne.

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale d'un tentacule de la Sabelle

Voir l’image légendée

 

L’axe des tentacules est délimité par un épithélium de revêtement simple, prismatique à cubique, recouvert d’une fine cuticule. Au niveau du sillon, les cellules épithéliales sont ciliées et quelques cellules glandulaires muqueuses sont intercalées.

Le cœur de l’axe des tentacules est occupé par un tissu de soutien de nature cartilagineuse. Il est constitué d’une abondante matrice extracellulaire dans laquelle des cellules dispersées, les chondrocytes, sont localement présentes.
Ce tissu entoure de volumineuses cellules vacuolisées, organisées en files longitudinales et correspondant également à des chondrocytes.

En position interne par rapport au tissu de soutien court un vaisseau sanguin longitudinal surmontant une cavité cœlomique, remplie de liquide et dont la paroi comporte quelques cellules contractiles.
Deux nerfs longitudinaux sont en outre présents de part et d’autre de la cavité cœlomique.
Le déploiement du panache de tentacules est en particulier dû à une augmentation de la pression exercée sur le liquide contenu dans les cavités cœlomiques.

Cette organisation incluant tissu de soutien cartilagineux, vaisseau sanguin et nerfs longitudinaux, définit les radioles, le terme tentacule n’ayant qu’une signification morphologique.

Le sillon creusé sur la face interne de l’axe des tentacules est étroit au fond et plus large en surface. Cet agencement permet le tri, en fonction de la taille, des particules captées par le panache : les petites particules atteignent le fond du sillon, les particules de taille moyenne restent dans sa partie supérieure, et les plus volumineuses n’y pénètrent pas.
Le devenir des particules est déterminé par ce tri : les plus petites sont ingérées alors que les particules moyennes sont incorporées au tube et les plus grosses éliminées.
Les battements des cils du sillon assurent le déplacement des particules vers la base des tentacules, le mucus produit par les cellules glandulaires contribuant à leur agglomération.
En conséquence, le sillon prend le nom de sillon trophique longitudinal.

 

Pinnule de Sabelle

Coupe transversale d'une pinnule de tentacule de la Sabelle

Voir l’image légendée

 

Les pinnules sont bordées par un épithélium simple, cubique à prismatique, cilié.
Côté externe, les pinnules sont convexes et portent une courte ciliature, qualifiée d’abfrontale. Côté interne, elles sont creusées d’une légère dépression ornée d’une ciliature courte dite frontale, et ourlée de longs cils latérofrontaux.

Les battements ciliaires sont responsables de la mise en mouvement de l’eau entourant le panache : ils sont à l’origine d’un courant traversant la couronne de tentacules de l’extérieur vers l’intérieur et de bas en haut, entraînant les particules en suspension.
Lorsqu’une particule entre en contact avec les cils latéro-frontaux, elle est déviée par leurs mouvements vers la dépression interne de la pinnule, où elle est prise en charge par les cils frontaux.
Leurs battements acheminent la particule vers le point d’insertion de la pinnule sur l’axe du tentacule où elle rejoint le sillon trophique longitudinal.
Des microcourants dus aux battements des cils frontaux, latérofrontaux et abfrontaux parcourent ainsi les pinnules, entraînant les particules apportées par le courant général qui traverse le panache.

 

La base du panache : des tentacules joints et des lèvres dorsales

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

Voir l’image légendée

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

Voir l’image légendée

 

Panache de Sabelle

Coupe transversale du panache de la Sabelle (base)

Voir l’image légendée

 

À la base du panache, les tentacules de chaque lobe sont reliés entre eux.

Les marges dorsales des lobes développent des expansions orientées vers le cœur du panache, et en continuité avec les radioles dorsales. En forme de lamelles, localisées entre la base des lobes et le bord dorsal de la bouche, elles correspondent aux lèvres dorsales.

Encadrant partiellement la bouche en position dorsolatérale, les lèvres dorsales portent une ciliature et sont impliquées dans l’orientation des particules captées par le panache.
L’épithélium les délimitant présente des caractéristiques différentes sur les face externe et interne : côté externe, les cellules qui le composent sont prismatiques, hautes, munies de cils longs et nombreux, contiennent des granules de pigments, sont recouvertes d’une cuticule bien visible, alors que côté interne elles sont plus basses, leur ciliature est moins développée en longueur et en densité et la cuticule est très fine.

 

Pour en savoir plus :

Capa M., de Mastos Nogueira J. M. and Cappellani Silva Rossi M., 2011 – Comparative internal structure of dorsal lips and radiolar appendages in Sabellidae (Polychaeta) and phylogenetic implications. Journal of morphology, 272 : 302-319 (adresse : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/jmor.10914/abstract)
DOI : 10.1002/jmor.10914

la page Au menu de la Sabelle de la rubrique Cabinet de curiosités virtuel de Codex virtualis, consacrée à la morphologie du panache de tentacules

la fiche espèce consacrée à Sabella pavonina du site DORIS-FFESSM (Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques – consulté le 14 juillet 2015)
FEUGAS Marie-Pierre, SCAPS Patrick, LAMARE Véronique, in : DORIS, 15/8/2014 : Sabella pavonina Savigny, 1822 (adresse : http://doris.ffessm.fr/fiche2.asp?fiche_numero=605)

Turquier Y., 1989 – L’organisme dans son milieu. 1. Les fonctions de nutrition. Doin, 315p. Paris

Turquier Y., Loir M., 1981 – Connaître et reconnaître la faune du littoral. Ouest France, 332p. Rennes

 

Pour d’autres images de la structure histologique du panache de la Sabelle

album d’images de la Sabelle dans la rubriques Délices histologiques de Codex virtualis

 

Les tissus animaux (4)

 

Moelle épinière de Lézard

Moelle épinière de Lézard en coupe transversale (tissu nerveux du système nerveux central)

 

Avec la publication des pages consacrées au tissu nerveux, la rubrique Premiers pas histologiques est désormais complète.

Les quatre tissus composant les organismes animaux y sont décrits et illustrés par des images de coupes histologiques légendées.

L’accent est en particulier mis sur l’unité et la diversité de chaque type de tissu.

Retrouvez grâce aux liens ci-dessous :

le tissu nerveux ;

le tissu musculaire ;

le tissu conjonctif ;

le tissu épithélial.

 


Portraits

Images et poésies


Albums d’images

Biodiversité urbaine
Azuré commun

 

 

 

 

 

Délices histologiques
Tégument

À visiter

Des fleurs à notre porte