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Semaine 17-2017

Une citation

« Qui ne connaît la vérité n’est qu’un imbécile.
Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel. »

B. Brecht

 

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Quel est cet organe ?

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L’image de la semaine 17-2017 provient de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x40 du microscope photonique.

Elle comporte de multiples sections de forme circulaire ou allongée, qui possèdent une paroi relativement épaisse entourant une lumière.
Il s’agit de coupes transversales et longitudinales de structures de forme tubuleuse.

 

La plupart des tubules de l’image présentent une paroi constituée d’une unique couche de cellules, aussi hautes que larges et à noyau circulaire, entourée de fibres. Il s’agit d’un épithélium simple et cubique, reposant sur du tissu conjonctif fibreux.

Dans la majorité des tubules, les cellules épithéliales possèdent un plateau apical strié, au contact de la lumière, appelé bordure en brosse.
En outre, leur cytoplasme montre des stries verticales, localisées du côté basal, à l’opposé de la lumière.

 

La bordure en brosse visible au microscope photonique apparaît formée de multiples replis membranaires soutenus par des faisceaux de microfilaments d’actine au microscope électronique à transmission. Il s’agit de microvillosités, contribuant à augmenter la surface de contact entre cellule et contenu de la lumière.

De même les stries basales reflètent la présence de replis membranaires basaux associés à des mitochondries régulièrement disposées. La surface de contact entre cellule et milieu intérieur en est augmentée.

 

Les tubules ainsi décrits sont des tubules contournés proximaux des néphrons des Mammifères, en l’occurrence de Rat.

Le néphron est l’unité fonctionnelle du rein de Vertébré, responsable de la production de l’urine.
Il est constitué d’une capsule de Bowman (qui, en association avec un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires, forme le corpuscule de Malpighi ayant fait l’objet des articles des semaines 15-2017 et 16-2017 de Codex virtualis) et d’un tubule urinaire.

Le tubule urinaire est divisé en plusieurs régions. Chez les Mammifères, ce sont le tubule contourné proximal, localisé dans le cortex rénal et relié à la capsule de Bowman, l’anse de Henlé située dans la profondeur du rein, et le tubule contourné distal cortical (une vue du cortex de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis).
Les tubules contournés proximal et distal sont qualifiés de contournés en raison de leurs circonvolutions, et dits proximal et distal selon leur situation, à proximité ou à distance, par rapport à la capsule de Bowman.

 

Le tubule contourné proximal prend en charge l’urine primitive produite dans le corpuscule de Malpighi et l’achemine jusqu’à l’anse de Henlé.
Il en modifie la composition en réalisant la réabsorption vers le milieu intérieur de molécules organiques comme le glucose et les acides aminés, mais également de nombreux ions inorganiques comme les ions sodium et chlorure, ainsi que d’eau. Inversement, il effectue la sécrétion vers l’urine de composés comme les ions ammonium.
Ces échanges de matière sont favorisés par l’importante surface des cellules du tubule contourné proximal et l’énergie nécessaire à certains transferts est fournie par les mitochondries basales.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 16-2017

Une citation

« Soyez réaliste : demandez l’impossible. »

E. Che Guevara

 

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L’image proposée correspond à une photographie de coupe histologique observée à l’objectif x40 du microscope photonique.

De même que l’image de la semaine 15-2017, elle représente une section de cortex de rein de Rat avec au centre un corpuscule de Malpighi.

Une vue du cortex de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

 

Le corpuscule de Malpighi est formé par l’association d’une capsule de Bowman et d’un glomérule.

La capsule de Bowman est, avec le tubule urinaire qui lui fait suite, une structure constitutive du néphron, unité fonctionnelle du rein des Vertébrés responsable de la production de l’urine.

Le glomérule est un bouquet de vaisseaux sanguins capillaires ramifiés, émanant d’une artériole afférente et convergeant en une artériole efférente. Le glomérule est un système admirable, les vaisseaux sanguins capillaires qui le constituent étant intercalés entre deux artérioles.

 

La capsule de Bowman apparaît formée d’un épithélium simple et pavimenteux périphérique, entouré de tissu conjonctif fibreux, et d’un épithélium enserrant les vaisseaux sanguins capillaires du glomérule.

Appelés respectivement feuillet pariétal et feuillet viscéral, ils délimitent un espace, l’espace de Bowman.

Les vaisseaux sanguins capillaires sont délimités par un endothélium, épithélium simple et pavimenteux, et contiennent des hématies.

 

L’artériole afférente pénètre dans le corpuscule de Malpighi en un point qui est également le point d’émergence de l’artériole efférente.
Il est désigné comme pôle vasculaire du corpuscule de Malpighi.

À l’opposé, la capsule de Bowman est en continuité avec le tubule urinaire. La région de transition est appelée pôle urinaire.

 

Le corpuscule de Malpighi est une structure au sein de laquelle l’appareil circulatoire et l’appareil excréteur sont étroitement associés.

L’urine y est produite par ultrafiltration du sang à travers une barrière de filtration formée de la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et le feuillet viscéral de la capsule de Bowman.
La filtration est due à la différence de pression existant entre le sang des vaisseaux sanguins capillaires et l’urine, dite primitive, de l’espace de Bowman.

L’urine ainsi produite est prise en charge par le tubule urinaire émergeant au pôle urinaire du corpuscule de Malpighi, l’espace de Bowman et la lumière du tubule étant en continuité.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 15-2017

Une citation

« Un sentiment, c’est de la vie organisée selon nos rêves. »

J.F. Somain

 

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L’image de la semaine 15-2017 a été obtenue par observation et photographie, à l’objectif x40 du microscope photonique, d’une coupe histologique.

Elle est centrée sur une structure de forme circulaire, reliée dans sa partie inférieure à un conduit courbé. Il s’agit vraisemblablement d’une unité sphérique sectionnée.

Elle apparaît entourée de formes allongées ou circulaires comportant une lumière centrale délimitée par des parois d’épaisseurs diverses. Elles correspondent à des coupes de tubules, d’orientations transversale ou longitudinale par rapport à leur axe.

 

La structure centrale est délimitée par une unique couche de cellules peu épaisses à noyau plat.
Il s’agit d’un épithélium simple et pavimenteux.
Il est entouré d’une tunique fibreuse correspondant à du tissu conjonctif fibreux.

L’épithélium est isolé d’une masse d’organisation complexe par un espace dépourvu de cellules, semblant vide.

Le cœur de la structure centrale est occupé par un ensemble dense de tubes coupés transversalement ou longitudinalement, dont la lumière contient de petites unités translucides individualisées par une fine limite externe.
La paroi de ces tubes est formée d’une couche de cellules peu épaisses à noyau plat.
Il s’agit de vaisseaux sanguins capillaires, dans lesquels des hématies sont visibles. Ils forment un réseau complexe, relié à un vaisseau de diamètre plus important qui émane de la structure centrale.

Les vaisseaux sanguins capillaires sont associés à des cellules possédant un noyau renflé, qui semblent les recouvrir.

 

La structure ainsi décrite est un corpuscule de Malpighi de rein de Mammifère, en l’occurrence de Rat.

Situé dans la région périphérique du rein, appelée cortex (une image de cortex de rein de Rat est proposée dans la rubrique Mammifère adulte de l’album Délices histologiques), le corpuscule de Malpighi est constitué de deux unités associées : la capsule de Bowman du néphron et le glomérule, bouquet de vaisseaux capillaires sanguins.

Les néphrons sont les unités fonctionnelles du rein des Vertébrés, responsables de la production de l’urine.
Ils sont formés de deux structures principales, la capsule de Bowman et le tubule urinaire.
La capsule de Bowman, présente sur la coupe, comporte un épithélium externe simple et pavimenteux, dit feuillet pariétal, et un épithélium entourant les vaisseaux capillaires du glomérule, appelé feuillet viscéral, dont seuls les noyaux cellulaires sont visibles.
Le feuillet pariétal est une sorte d’enveloppe externe reposant sur du tissu conjonctif fibreux alors que le feuillet viscéral enserre les vaisseaux sanguins capillaires, ses cellules portant des expansions entremêlées.
L’espace séparant les deux feuillets est appelé espace de Bowman.
L’ensemble a la forme d’une sphère creuse, les deux feuillets séparés par l’espace de Bowman en constituent l’enveloppe.

Les vaisseaux sanguins capillaires du glomérule proviennent de la ramification d’une artériole afférente, qui pénètre dans la sphère au cœur de la capsule de Bowman. Ils se réunissent en une artériole efférente qui émerge de la capsule de Bowman. Un tel agencement, de capillaires présents entre deux artérioles, est appelé système admirable.
L’artériole afférente pénètre dans le corpuscule de Malpighi et l’artériole efférente en émerge en un même point. Il s’agit du pôle vasculaire du corpuscule de Malpighi.

 

Dans le corpuscule de Malpighi, la capsule de Bowman du néphron est étroitement associée aux vaisseaux sanguins capillaires du glomérule.
Il est le siège de la formation de l’urine par ultrafiltration du sang à travers une barrière de filtration formée par la paroi des vaisseaux sanguins capillaires et le feuillet viscéral de la capsule de Bowman.

La filtration est provoquée par la différence de pression existant entre le compartiment sanguin et l’espace de Bowman.
La dimension des mailles du filtre étant très faible, la barrière de filtration est un ultrafiltre à travers lequel seules l’eau et les molécules de faible masse peuvent transiter.

L’urine ainsi formée est qualifiée de primitive.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 14-2017

Une citation

« Seul, j’appartiens à la tristesse, dès que ne m’accapare plus le travail. »

A. Gide

 

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L’image de la semaine 14-2017 provient d’une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une portion de structure de section circulaire possédant une lumière centrale, ce qui suggère qu’il s’agit d’une coupe transversale d’une unité tubuleuse.

La paroi du tube est formée de plusieurs couches de cellules différant par leur taille, leur forme, leur organisation et les caractères de leur noyau.
Elle est entourée d’une tunique fine et fibreuse.

 

De la périphérie vers la lumière du tube sont présentes des cellules ;

de taille peu importante, circulaires, comportant peu de cytoplasme, l’essentiel de leur volume étant occupé par un noyau rond contenant des amas sombres ;

de grande taille, également circulaires et à volumineux noyau rond, contenant des filaments courts et épais, semblant parfois doubles, dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

de dimensions semblables à celles des précédentes, mais possédant un noyau rond plus petit finement ponctué à l’exception d’une tache dense, et un cytoplasme homogène légèrement granuleux ;

constituées d’un corps cellulaire contenant un noyau étroit et allongé, en forme de virgule, entouré de peu de cytoplasme, et portant un flagelle orienté en direction de la lumière.

Au contact de la tunique périphérique des cellules pyramidales à volumineux noyau circulaire, légèrement ponctué et muni d’une tache dense, sont en outre présentes.

 

Les cellules constituant la paroi du tube et ainsi décrites correspondent respectivement à des :

spermatogonies, cellules à fort rapport nucléoplasmique et peu différenciées, susceptibles d’effectuer des divisions conformes et à l’origine de nouvelles spermatogonies ainsi que de spermatocytes I, cellules engagées dans le processus de formation des gamètes mâles, les spermatozoïdes ;

spermatocytes I ayant débuté première division de la méiose et atteint le stade pachytène de la prophase, caractérisé par des chromosomes condensés, constitués de deux chromatides et groupés par paires de chromosomes homologues, dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

jeunes spermatides ayant terminé les deux divisions constituant la méiose et commencé la différenciation en spermatozoïdes, appelée spermiogenèse ;

spermatozoïdes, gamètes mâles, formés d’une corps cellulaire allongé contenant peu de cytoplasme et un noyau fin et courbé, possédant un flagelle locomoteur.

Les cellules pyramidales situées au contact de l’enveloppe du tube sont des cellules de Sertoli, ayant une fonction nourricière pour les cellules germinales.

 

La coupe ainsi décrite est caractéristique d’un tube séminifère, unité structurale et fonctionnelle du testicule, en l’occurrence de la Souris. La spermatogenèse, formation des spermatozoïdes, s’y déroule.

La coupe comporte des cellules ayant atteint différents stades de ce processus, les moins avancées étant périphériques et les plus avancées situées au contact de la lumière. Elles correspondent à des générations de cellules qui ont débuté leurs évolutions à des moments différents.

La section examinée présente des spermatogonies, des spermatocytes I au stade pachytène de la prophase de première division de la méiose, des spermatides jeunes et des spermatozoïdes.
Cette association est définie comme le stade IV’ de l’évolution de l’épithélium séminal.

Il en compte six pour une durée de spermatogenèse de 35 jours chez la Souris.
Les stades I, II, III, III’ et IV ont fait l’objet des articles des semaines 09-2017, 10-2017, 11-2017, 12-2017 et 13-2017 respectivement.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 13-2017

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« Plus on a de bon sens, plus on est difficile à consoler. »

M. d’Arsant de Puisieux

 

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L’image proposée correspond à une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une partie de structure circulaire formée d’une paroi délimitant une lumière centrale. Il s’agit vraisemblablement d’une unité tubuleuse coupée transversalement.

La paroi est constituée d’une fine tunique fibreuse périphérique et de plusieurs couches de cellules. Les tailles, formes et organisations des cellules varient de la périphérie vers la lumière, en particulier les caractéristiques des noyaux.

 

De la périphérie vers la lumière sont successivement observées des cellules :

de petite taille et de forme ovale, possédant un volumineux noyau finement ponctué et peu de cytoplasme ;

de dimensions légèrement supérieures aux précédentes et circulaires, présentant un gros noyau rond à l’intérieur duquel des filaments épais et courts, qui semblent parfois doubles et dont les extrémités sont liées à la face interne de l’enveloppe nucléaire, sont visibles ;

de taille similaire à celle des précédentes, comportant un noyau relativement moins volumineux, finement ponctué et présentant une tache dense, ainsi qu’un cytoplasme homogène finement granuleux ;

allongées, en forme de goutte possédant un flagelle situé du côté de la lumière du tube et contenant un noyau également long et légèrement courbé, de coloration uniforme, excentré à l’opposé du flagelle.

S’y ajoutent, accolées contre l’enveloppe externe du tube, des cellules pyramidales à noyau volumineux et de forme triangulaire, à ponctuations fines et contenant une grosse tache dense.

 

Les cellules ainsi décrites correspondent respectivement à :

des spermatogonies, cellules à rapport nucléoplasmique élevé et peu différenciées, ayant la capacité de réaliser des multiplications conformes donnant naissance à de nouvelles spermatogonies et à des cellules s’engageant dans la formation de spermatozoïdes, les spermatocytes I ;

des spermatocytes I dont le noyau contient des chromosomes courts et épais, constitués de deux chromatides et associés par paires de chromosomes homologues, arrangés en bouquets accolés à la face interne de l’enveloppe nucléaire, agencement caractéristique du stade pachytène de la prophase de la première division de la méiose ;

des spermatides ayant terminé la méiose et débuté la différenciation en spermatozoïdes appelée spermiogenèse, les cellules circulaires à noyau rond sont des spermatides jeunes alors que les cellules allongées à noyau fin et incurvé sont des spermatides âgées qui commencent à acquérir les particularités morphologiques des spermatozoïdes.

Les cellules périphériques triangulaires correspondent à des cellules de Sertoli, jouant un rôle nourricier pour les cellules engagées dans la formation des spermatozoïdes.

 

L’image représente une portion de section de tube séminifère, unité structurale et fonctionnelle du testicule, en l’occurrence de Souris. La spermatogensèse, formation des spermatozoïdes, s’y déroule.

La paroi du tube est constituée de cellules ayant atteint différents états de ce processus. Les cellules les plus avancées sont localisées à proximité de la lumière alors que les cellules les moins avancées sont proches de la tunique externe. Elles correspondent à quatre générations cellulaires ayant débuté leurs évolutions avec un décalage temporel.

L’association décrite, comportant des spermatogonies, des spermatocytes I au stade pachytène, des spermatides jeunes et des spermatides âgées, est désignée comme le stade IV de l’épithélium séminal.
Les stades I, II, III et III’ ont fait l’objet des articles des semaines 09-2017, 10-2017, 11-2017 et 12-2017 de Codex virtualis.

Chez la Souris, la formation des spermatozoïdes à partir des spermatogonies dure environ 35 jours.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 12-2017

Une citation

« Le commencement de bien vivre, c’est de bien écouter. »

Plutarque

 

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L’image proposée est issue de l’observation d’une préparation histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Une unité de forme circulaire est partiellement visible, délimitée par une fine enveloppe fibreuse. Elle correspond vraisemblablement à une section transversale de structure tubuleuse.

La paroi du tube apparaît, en coupe transversale, constituée de plusieurs assises de cellules, de formes et de dimensions variées. Les noyaux ont des aspects divers, et ils sont parfois absents.

 

De la périphérie vers la lumière du tube sont présentes des cellules :

de petite taille, ovales, dont l’essentiel du volume est occupé par le noyau finement ponctué ;

de taille légèrement plus importante que celle des précédentes, circulaires, à noyau volumineux, contenant des filaments assez épais semblant agencés en pelote, dont les extrémités sont reliées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

de diamètre important, circulaires, dont le noyau peu visible contient des filaments épais, à localisation centrale ;

de taille semblable à celle des précédentes, dépourvues de noyau mais possédant une structure fibreuse en forme de losange sur laquelle les filaments épais sont disposés, dans la région médiane ;

de dimension importante, allongées, à noyau dense et homogène, long et courbé.

Accolées à la tunique fibreuse du tube, des cellules pyramidales à noyau triangulaire, finement ponctué et présentant une tache circulaire bien visible, sont observées.

 

Les différentes cellules constituant la paroi du tube correspondent respectivement à :

des spermatogonies, cellules proches de la tunique fibreuse, qui par des multiplications conformes donnent naissance à de nouvelles spermatogonies et à des spermatocytes I, cellules évoluant en spermatozoïdes ;

des spermatocytes I qui ont débuté la méiose, possédant des chromosomes individualisés, formés de deux chromatides et associés par paires de chromosomes homologues, dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire, ils ont atteint le stade zygotène de la prophase de la première division de méiose ;

des spermatocytes I dont l’enveloppe nucléaire disparaît alors que le fuseau de division apparaît, les chromosomes sont groupés au centre de la cellule, ils sont au stade diacinèse de la prophase de première division de méiose ;

des spermatocytes I en métaphase de première division de méiose et des spermatocytes II en métaphase de seconde division de méiose, présentant un fuseau de division dans le plan équatorial duquel les chromosomes sont disposés, dans le cas des spermatocytes I les chromosomes à deux chromatides sont associés par paires de chromosomes homologues alors que dans le cas des spermatocytes II les chromosomes à une chromatide sont associés par deux ;

des spermatides allongées, ayant terminé la seconde division de méiose et débuté leur différenciation en spermatozoïdes ou spermiogenèse, elles acquièrent un noyau long et étroit, perdent du cytoplasme et forment un flagelle.

Les cellules pyramidales situées au contact de la tunique fibreuse sont des cellules de Sertoli, jouant un rôle nourricier pour les cellules germinales du tube.

 

La section ainsi décrite correspond à une coupe transversale de tube séminifère, unité structurale et fonctionnelle du testicule des Mammifères, en l’occurrence de la Souris.
La formation des gamètes mâles, les spermatozoïdes, y est réalisée. Ce processus porte le nom de spermatogenèse.

La paroi du tube est constituée de l’association de cellules germinales à différents stades de la spermatogenèse, les cellules les plus avancées étant proches de la lumière du tube et les cellules les moins avancées situées en périphérie. Il s’agit de cellules ayant débuté leurs évolutions avec un décalage temporel.

L’association spermatogonie – spermatocytes I aux stades zygotène et diacinèse de la prophase de la première division de méiose – spermatocytes I et II au stade métaphase de la première et la seconde divisions de méiose – spermatide correspond au stade III’ du cycle spermatogénétique.

Elle est distincte de celles des stades I, II et III ayant fait l’objet des articles de Codex virtualis des semaines 09-2017, 10-2017 et 11-2017 respectivement.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 11-2017

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« Il est plus aisé d’être sage pour les autres, que de l’être pour soi-même. »

F. de La Rochefoucauld

 

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L’image de la semaine résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une portion de structure circulaire possédant une lumière centrale, suggérant qu’il s’agit d’une coupe transversale réalisée dans une unité tubuleuse.

La paroi de la structure tubuleuse est formée de plusieurs couches de cellules, de dimensions et de formes diverses, dont les noyaux présentent des aspects variés. Elle est entourée d’une enveloppe fine et fibreuse.

 

De la périphérie du tube vers la lumière sont distinguées des cellules :

de petite taille, plates, dont l’essentiel du volume est représenté par un noyau contenant de fines ponctuations ;

de diamètre légèrement plus important que celui des précédentes, circulaires, à noyau volumineux et contenant des filaments bien individualisés, reliés à la face interne de l’enveloppe nucléaire par leurs extrémités ;

de grande taille, à vaste noyau contenant d’épais filaments groupés par deux voire quatre ;

allongées, comportant un noyau homogène, en forme de virgule, localisé dans la région des cellules orientée vers la périphérie du tube.

Au contact de la tunique fibreuse, des cellules pyramidales à noyau triangulaire, relativement homogène mais comprenant une tache nette, sont présentes.

 

Les cellules ainsi décrites correspondent respectivement à des :

spermatogonies, cellules dont la multiplication conforme produit de nouvelles spermatogonies ainsi que des spermatocytes I s’engageant dans la formation de spermatozoïdes ;

spermatocytes I, entrés en prophase de première division de méiose et possédant des chromosomes constitués de deux chromatides, appariés par paires de chromosomes homologues dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire, ils ont atteint le stade zygotène de la prophase ;

spermatocytes I dont les noyaux contiennent des chromosomes formés de deux chromatides, associés par paires de chromosomes homologues, les chromatides devenant visibles, ils constituent des tétrades caractéristiques du stade diplotène de la prophase de la première division de méiose ;

spermatides très allongées, ayant terminé la méiose et débuté leur différenciation en spermatozoïdes, appelée spermiogenèse, consistant en une élimination progressive du cytoplasme, un allongement du noyau et l’acquisition d’un flagelle.

Les cellules pyramidales périphériques sont des cellules de Sertoli. Elles assurent une fonction nourricière vis-à-vis des cellules germinales.

 

L’image illustre le processus de spermatogenèse se déroulant dans les tubes séminifères du testicule. L’animal concerné est ici un Mammifère, la Souris.

Des cellules à divers stades de ce processus sont observées dans la même section de tube séminifère.
Il s’agit de cellules germinales ayant débuté leurs évolutions avec un décalage temporel, en l’occurrence de spermatogonies, de spermatocytes I aux stade zygotène et diplotène de la prophase de la première division de méiose et de spermatides.
Les cellules les moins avancées sont localisées en périphérie du tube, alors que les cellules les plus avancées occupent la lumière.
Leur association définit un stade de l’épithélium séminal, en l’occurrence le stade III.

Sa description vient compléter celles des stades I et II, proposées respectivement en semaines 09-2017 et 10-2017.

 


Semaine 10-2017

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« Peu importe l’échec dans la vie, la plus grande infortune est l’inertie. »

H. I. Khan

 

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L’image proposée correspond à l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une partie de coupe d’une structure circulaire, possédant une lumière centrale.
Elle résulte vraisemblablement de la section transversale d’une structure tubuleuse.

La structure coupée présente une fine enveloppe externe fibreuse et sa paroi est formée plusieurs assises de cellules de formes et dimensions différentes, à noyaux dissemblables.

 

De la périphérie vers la lumière sont distinguées des cellules :

de petite taille, plates, dont le noyau finement ponctué occupe la plus grande partie du volume ;

de dimension plus importante, circulaires, dont le noyau contient un amas de fibres enchevêtrées et peu distinctes ;

volumineuses, à grand noyau dans lequel d’épais filaments sont présents, dont les extrémités sont accolées à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

allongées, à noyau peu volumineux, circulaire et contenant un amas coloré et quelques fines ponctuations.

 

Les cellules ainsi décrites sont identifiées respectivement comme des :

spermatogonies, cellules présentant un rapport nucléoplasmique important, et donnant naissance à de nouvelles spermatogonies ainsi qu’à des spermatocytes I par des divisions cellulaires conformes ;

spermatocytes I issus de la division de spermatogonies et entrés en prophase de première division de méiose, leurs chromosomes commencent à s’individualiser mais demeurent encore peu visibles, ils sont au stade leptotène ;

spermatocytes I au stade pachytène de la prophase de la première division de méiose, caractérisés par des chromosomes courts et épais, associés par paires dont les extrémités sont liées à l’enveloppe nucléaire ;

spermatides allongées, ayant terminé la seconde division de méiose et engagées dans la différenciation en spermatozoïdes, ou spermiogenèse.

 

L’organe coupé est un testicule de Mammifère, en l’occurrence de Souris.
Il est constitué de tubes séminifères dans lesquels se déroule la formation des gamètes mâles, les spermatozoïdes, appelée spermatogenèse.

Dans la paroi du tube, les cellules germinales les plus avancées dans la spermatogenèse sont proches de la lumière alors que les moins avancées sont situées en périphérie.

Sur une section donnée, la paroi du tube séminifère est formée de cellules à différents stades de la spermatogenèse. Il s’agit de générations de cellules germinales qui ont débuté leurs évolutions avec un décalage dans le temps. Elles forment des associations caractéristiques.
L’image de la semaine 10-2017 illustre une association désignée par le nom de stade II alors que celle de la semaine 09-2017 représente un stade I.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 09-2017

Une citation

« Rien de tel pour le bonheur que d’échanger ses préoccupations contre des occupations. »

R. Wagner

 

Une image

Quel est cet organe ?

Quel est cet organe ?

 

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L’image de la semaine est obtenue à partir d’une coupe histologique observée à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle représente une portion de section circulaire et possède une lumière centrale. Il s’agit vraisemblablement d’une coupe transversale d’une structure tubuleuse.

Cette structure est délimitée extérieurement par une tunique fine et fibreuse.

Sa paroi est constituée de plusieurs assises de cellules dont les formes et dimensions sont variées. Leurs noyaux diffèrent également en termes de dimensions et de contenu.

 

De la périphérie vers le centre sont successivement observées des cellules :

de petite taille, dont le noyau finement ponctué occupe l’essentiel du volume ;

légèrement plus volumineuses, possédant un noyau relativement étendu contenant des amas sombres ;

imposantes à noyau important, contenant d’épaisses fibres fortement colorées ;

de dimensions plus réduites, à noyau moins volumineux, finement ponctué à l’exception d’une tache circulaire ;

présentant un flagelle, à noyau fin, allongé et légèrement courbé, uniformément coloré, entouré de peu de cytoplasme.

 

Les cellules ainsi décrites correspondent respectivement à :

des spermatogonies, cellules caractérisées par un rapport nucléoplasmique élevé, dont la reproduction conforme assure le renouvellement de leur propre population et la production de spermatocytes I ;

des spermatocytes I entrant en prophase de la première division de méiose, issus de la multiplication des spermatogonies ;

des spermatocytes I au stade pachytène de la prophase de première division de méiose, identifiés à la présence de chromosomes courts et trapus, organisés en bouquets liés à la face interne de l’enveloppe nucléaire ;

des spermatides jeunes, cellules ayant terminé la méiose et subissant la différenciation finale en spermatozoïdes ;

des spermatozoïdes, gamètes mâles gagnant la lumière du tube.

 

L’image représente une section de tube séminifère de Mammifère en l’occurrence de Souris, unité structurale et fonctionnelle du testicule.

Elle illustre la spermatogenèse.
Les cellules germinales les moins avancées dans ce processus sont localisées au contact de l’enveloppe du tube alors que les plus avancées sont situées dans la lumière.

Les différents stades de la spermatogenèse associés correspondent à cinq générations cellulaires qui ont entamé leurs évolutions avec un décalage temporel.
L’association décrite est désignée par le noms de stade I.

La formation des spermatozoïdes à partir des spermatogonies dure environ 35 jours chez la Souris.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


Semaine 08-2017

Une citation

« La beauté est dans les yeux de celui qui regarde. »

O. Wilde

 

Une image

Quels sont ces organes ?

Quels sont ces organes ?

 

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L’image proposée représente une coupe histologique observée au microscope photonique au grossissement x400.

Elle est constituée de structures massives, sectionnées longitudinalement dans la partie supérieure droite et obliquement dans la partie inférieure gauche.

Elles sont traversées par de petits conduits, coupés transversalement et possédant une lumière. Ils contiennent des unités bien délimitées, circulaires et uniformément colorées.

 

Les structures massives apparaissent formées de fibres en coupe longitudinale et présentent des stries transversales.
Elles possèdent de multiples noyaux plats, situés en périphérie.
En coupe oblique, des images similaires mais moins nettes sont visibles.
La constitution fibreuse et régulière, striée et plurinucléée est caractéristique du tissu musculaire strié squelettique.

Les conduits sectionnés transversalement possèdent une paroi très fine dans laquelle un noyau plat est parfois visible. Il révèle que la paroi est formée d’un épithélium simple et pavimenteux qui correspond à un endothélium.

La lumière est occupée par des cellules dépourvues de noyau. Il s’agit d’hématies, globules rouges ou érythrocytes sans noyau, caractéristiques des Mammifères.

Ces structures sont des vaisseaux sanguins de très faible diamètre, désignés par le terme capillaires et caractérisés par la possession d’une paroi formée d’un seul endothélium. Ils sont ici sectionnés transversalement.
Irriguant les organes, ils sont le siège d’échanges entre le sang qu’ils véhiculent et les tissus environnants.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris

 


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