Semaine 22-2017

Une citation

« J’ai décidé que je n’accepterais jamais d’être moins que ce que je pouvais être. »

A. Robbins

 

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Quel est cet organe ?
Quel est cet organe ?

 

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L’image de la semaine 22-2017 résulte de l’observation d’une coupe histologique à l’objectif x100 du microscope photonique.

Elle est constituée d’une structure continue repliée en épingle, dont le cœur est occupé par un tissu discontinu. L’ensemble est entouré d’une lumière.

 

La structure continue est formée d’une unique couche de cellules jointives. Elles sont plus hautes que larges et possèdent un noyau allongé selon leur axe longitudinal. Il s’agit d’un épithélium simple (ou unistratifié) et prismatique (ou cylindrique).

Deux catégories de cellules le constituent :

les cellules les plus nombreuses possèdent une surface apicale formant un liseré strié transversalement, au contact de la lumière ;

les cellules moins fréquentes présentent une partie supérieure, apicale, en forme de poche ovale de couleur bleue.

Le liseré apical porté par les cellules de la première catégorie correspond à une bordure en brosse également appelée plateau strié. Au microscope électronique à transmission, elle apparaît constituée de nombreuses microvillosités, replis membranaires soutenus par des faisceaux de microfilaments. Elle permet, dans un volume donné, le développement d’une importante surface de contact entre cellules et lumière.
La poche ovale occupant l’apex des cellules de la seconde catégorie résulte de l’accumulation de substances synthétisées par la cellule. L’analyse histochimique de ces substances révèle qu’elles correspondent à du mucus.

L’épithélium ainsi décrit repose sur un tissu discontinu, dans lequel les cellules sont isolées les unes des autres, séparées par des espaces contenant des structures fibreuses. Il est parcouru de vaisseaux sanguins.
Il s’agit de tissu conjonctif fibreux lâche.

 

L’association d’un épithélium et d’un tissu conjonctif fibreux, au contact d’une lumière représentant le milieu extérieur, définit une muqueuse.

L’épithélium simple et prismatique comportant des cellules à bordure en brosse et des cellules productrices de mucus est caractéristique de l’intestin grêle des Mammifères, en l’occurrence de Rat. Les cellules à bordure en brosse portent le nom d’entérocytes et les cellules productrices de mucus celui de mucocytes.

Le tissu conjonctif sous-jacent est appelé chorion (ou lamina propria).

L’épithélium soutenu par le chorion forme des replis désignés par le terme villosités.

Une image de l’organisation de la paroi de l’intestin grêle de Rat est disponible dans l’album Délices histologiques de Codex virtualis.

 

L’intestin grếle est, chez les Vertébrés, un organe de l’appareil digestif dans la lumière duquel intervient la phase finale de la digestion des aliments. Les enzymes digestives produites par le pancréas y sont déversées et réalisent la décomposition des molécules alimentaires complexes en molécules simples et de dimension réduite.

Les molécules simples sont alors absorbées par les entérocytes, qui les transfèrent aux vaisseaux sanguins ou lymphatiques du chorion, parfois après modification.
Les villosités de la muqueuse et les microvillosités des entérocytes, par la surface de contact avec le contenu de la lumière importante qu’elles déterminent, contribuent à augmenter la capacité d’absorption de l’intestin grêle.

Les mucocytes libèrent le mucus qu’ils produisent à la surface de l’épithélium. Il joue un rôle protecteur vis-à-vis de l’action des enzymes.

 

Pour en savoir plus, consulter :

les pages Premiers pas histologiques de Codex virtualis (adresse : http://codexvirtualis.fr/codex/de-lorganisation-interne/premiers-pas-histologiques)

Burkitt H.G., Young B., Heath J.W., 1993 – Histologie fonctionnelle Wheater. Arnette, 408p. Paris

Heusser S., Dupuy H.G., 2015 – Atlas biologie animale. Dunod, 220p. Paris